ahmed bencherif écrivain et poète

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5
mai 2017

Le muezzin chante son appel à la prière du crépuscule. Il commence à faire noir déjà.  Les bons pratiquants se précipitent vers la mosquée du quartier. Ils ne sont pas nombreux cependant. Je vide ma tasse de café, je règle la note et je libère ma chaise, fabriquée en matière plastique qui a conquis la ville et la campagne. Moi aussi je marche précipitamment. Mais j’ai une autre direction, sacrée quand même : c’est ma maison. Eux cherchent à doter considérablement leur capital en observances strictement religieuses avec Dieu, moi j’espère sa clémence pour mon manque d’assiduité de musulman pratiquant. Il faut dire aussi qu’ils ne sont pas nombreux, juste assez pour aligner trois ou quatre rangées de croyants, le reste de l’espace assez grand et étonnamment vide. Parmi eux, vous trouverez beaucoup d’individus qui ont des choses à se reprocher vis-à-vis de la société, des fautes graves punies par la loi positive qui conduisent à des peines de prison lourdes. Mais ils savent détourner la loi et profitent ainsi de l’impunité, quant au peuple il ne se fait pas justice et espère lui aussi que les malfaiteurs soient punis par Dieu. Pourtant ce peuple avait fait une prestigieuse révolution en 1871 où il s’était fait justice lui-même, en créant des comités révolutionnaires qui réformaient les jugements des juridictions coloniales, des commissions disciplinaires, de certains cadis qui étaient à la solde de leurs maitres de l’heure, comme ils jugeaient les délits et les crimes de haute trahison, commis par leurs concitoyens.

21
fév 2017

Joyeux anniversaire, Assia

Mercredi, jour  béni par le Saint Auguste,

Fut le don de ta vie, ton premier cri,

Tes yeux encore fermés, bébé illustre,

Baptisé, Assia, dans les premiers écrits,

Tes gestes au hasard cherchant la tendresse

De  celle qui ce jour-là t’expulsa

De ses entrailles au prix d’efforts intenses,

Te donna le baiser, te couvrit,  t’encensa,

Allégresse au logis de noble famille,

Youyous d’allégresse des femmes du sérail,

Des joies masculines fusent sans faille,

Sacrifice au rendez-vous au sublime bercail,

Joyeux anniversaire, être exceptionnel,

Courtois et avenant, rehaussant l’amitié,

Altruiste et clément, sublime et spirituel,

Joie de sa galerie, virtuose altier.

Aurore boréale dans son vaste milieu,

Miracle de beauté, sagesse des mages,

Attributs suprêmes à toi confiés par Dieu,

Aux toutes premières secondes de ton âge.

 

21
fév 2017
Posté dans Poésie par bencherif à 7:43 | Pas de réponses »

 

Mirage

 

 

Au désert brulé par le soleil de midi,

L’infini se jette aux lointains rivages,

Le chant mugissant du vent en psalmodie,

L’air lourd et desséché ne permet ancrage,

Partout l’horizon plat à perte de vue,

Ciel et terre en jonction, pas âme qui vive,

Champignons en pierre, des ombres en revue,

Lumière aveuglante, des couleurs vives,

Chaleur torride,  dard d’aplomb, tourbillons,

Havre nulle part,  arbrisseaux squelettiques,

Marche dans le doute sans moindre trait d’union,

Espérance de vie courte et chimérique,

21
fév 2017
Posté dans Poésie par bencherif à 7:41 | Pas de réponses »

Œil de la Garonne

 

 

Du haut des Pyrénées, tes larmes coulent à flots,

De fracas énorme, Impétueux et bien hauts,

Pour se jeter dans l’océan, en  descente calme,

Laissant sur ton sillage  verdure de charme,

Mais tes flots n’égalent le torrent de mes yeux,

Qui roule sur mon corps, abondant et furieux

Echoue fatalement dans mon cœur inondé

Qui se noie, convulsé, déchiré, érodé,

Loin de ma  bien-aimée, en larmes soudaines,

O ma déesse,  pénitence, pardon ma souveraine.

Tes blanches cascades se jettent dans ton lit,

Arrosent les prairies, jonchées de fleurs de lys,

Les miennes, tombent sans bruit dans mon désert

A l’instant évaporées vers les lointains éthers,

Les miennes sont noires comme du charbon chaud

Sous le poids du remords que ne  blanchisse la chaux,

Sous la torpeur qui  vide le corps et l’esprit,

Et fait vibrer ma plume pour mon élégie.

Oh ! Combien n’ont aimé ! Moi, j’aime à la folie,

Sans elle, je plonge dans la mélancolie,

Sans elle, Assia, la femme de mes rêves,

Raison de ma vie, son  idéal, sa sève.

9
fév 2017

Tu cherches un ailleurs

Tu cherches un ailleurs

Peut-être le meilleur

Ta vision est trouble

L’absolu ne te comble

L’aventure te hante

La fantaisie te tente

Indécise dans tes choix

Le bonheur ne t’échoit

Ta persécution certaine

Ton expérience vaine

La vie est don du ciel

L’amour offre du miel

Cœur changeant souffre

Et l’esprit s’engouffre

Déception arrive fortuite

Après passion détruite

Confusion sentimentale

Perturbation mentale

9
fév 2017

Oui je te sublime, loin de moi l’idée de te dominer. C’est parce que je suis amoureux de toi et je mets ma poésie dans cette noble mission de te sublimer. Ma poésie est un art qui parle à ton coeur. Ce sont de belles expressions et métaphores, de supérieurs sentiments, des rimes envoutantes, des vers lyriques ou romantiques.  Tu n’y trouveras ni colère ni mot abject, seul un ruisseau qui  charrie pour toi des diamants. Quand je te parle de lune,  c’est toi ; quand je te parle de soleil, c’est toi.

Ainsi, je laisse ta féminité s’épanouir, te confie la voie de te sentir égale à moi-même pour que tu puisses exprimer tes vrais ressentis, sans les refouler. Alors nous incarnons l’identité réelle de deux amants, ainsi nous garantissons la pérennité de notre amour. Car la relation dominant-dominé n’existe pas. Tu te sens vivre pleinement sans crainte à mon autorité masculine qui dans cette dimension de sublimation aura été tout simplement anéantie. Donc tu  vogueras sur un  vaisseau spatial appelée douceur. Cette douceur rejette nécessairement des mots durs, arrogants, rabaissant, qui sont la conséquence directe de la relation dominant-dominé. Même mes faits et gestes sont étudiés pour que justement tu ressentes ta plénitude féminine.

30
jan 2017

Seul ! Seul avec moi-même, je suis devenu, en ces instants vides de sens et d’inspiration, une ombre imperceptible dans la nuit noire et froide. Mon esprit a perdu la notion des couleurs même celles qui symbolisent le bonheur, l’amour, la joie, la tristesse. Mon cœur semble dormir comme dans un coma. il ne bat ni trop  vite, ni trop peu. Rien ne semble l’emballer, l’enthousiasmer, le distraire, l’attrister. Une grave indifférence s’en est emparée depuis ton absence, cruauté pour moi, loisir pour toi. Comme c’est dur d’aimer, comme c’est dur d’aimer à la folie. Dès que l’être cher nous manque, c’est le néant qui règne sur nous-mêmes. C’est le néant où ma vie semble bien suspendue dans le temps, mon esprit figé dans ses connaissances, mon cœur attaché à la dernière image que l’être cher a laissée avant d’aller dans un voyage de loisir, ma raison semble entrer dans une phase de neutralisation toujours suspendue à ses mots d’au revoir.

Seul ! Seul avec moi-même, le jour et la nuit se mesurent pour moi en distances que ne puisse traverser en un jour et une nuit le plus rapide des vaisseaux spatiaux, mais en millénaires. Qui peut vivre des millénaires, subir leur poids stressant, parcourir leur longueur géométrique, percevoir leur lumière et leur obscurité, revisiter leurs souvenirs ? N’est-ce pas trop demander à mon cœur qui ne peut  vivre sans toi l’espace de secondes ?

Si au moins, messager était venu, ma peine serait moindre et j’aurais vu ce lien d’attachement me reliant à mon unique port d’attache qui est ton propre être, représenté par ton esprit lumineux et ton corps épanoui.

Tout cet état d’âme, qui m’affaisse de son poids énorme, explique bien mon apathie. Je mue fatalement en fantôme qui ne ressent point ces beaux sentiments liés à l’amour, qui sont la jalousie, parfois le doute ou la suspicion. Car des moyens modernes, un quelconque message situé à l’autre b out du monde puisse apporter ou la joie ou la tristesse. Mais toi, tu ne fais pas actionner tous ces moyens modernes pour me rassurer, me tranquilliser. Comprends bien alors pourquoi, je me permets de parler de doute ou de suspicion, Quoiqu’au fond de moi-même, ils  n’existent peut-être pas.

 

 

 

 

27
jan 2017

Cléopâtre et Antoine

 

Quelle intimité, dans ton espace Reine Cléopâtre. Une douillette flamme brule dans un  vase de bronze et jalouse la lueur brillante de tes yeux. Elle est tamisée un fond blanc sur le rouge du store baissé, fleuri et dentelé, rouge comme une rose. Dans un autre vase brule l’encens dont la senteur dope l’esprit et murmure au  cœur. Les parfums exotiques de la Perse adoucissent l’air ; ta voix, chant de canari, fredonne une chanson d’amour, tes atours sont au plus modeste, une quasi nudité à ton amant.

Tes noirs cheveux d’ébène soyeux, lâchés sur les deux cotés, sont le point saillant dans le rouge et le blanc de ton espace intime.  Tu règnes en maitresse du cœur de ton amant Antoine que tu attends avec une impatience visible sur tes joues empourprées. Sur ton lit royal, tu es allongée, telle une déesse grecque, déesse de l’amour, la tête relevée, la poitrine dévoilée. Tes gros seins sont hauts et fermes, voluptueux et appétissants, couronnés chacun par une  cerise. Ils balancent, dansent sensuellement à chaque fluxion de tes reins. Ils sont la folie de ton amant qu’il aime soigner en caresses, invoquer divinement, leur réserver une belle culture érotique. Ton sourire de fée dégage une sensualité pour mieux le séduire et l’attirer à partager ta couche. Ton abdomen harmonieux sans excès de chair, gardé par ton  nombril mince, est sa tentation pour se livrer corps et âme à tes pulsions amoureuses.   Plus bas hélas, ton intimité reste secrète, mystérieuse sous ton drap blanc de soie. En vain, Antoine active son imagination sans pour autant découvrir ta secrète intimité.

Comme tu es belle Cléopâtre, une somme arithmétique de sensualité  et d’érotisme, une douceur et une tendresse, l’amour et la passion, que malgré lui, Antoine a délaissés pour aller  venger ton honneur, t’introniser de nouveau dans ton royaume spolié. Pour ta beauté ensorcelante, il livra une guerre inégale à ton adversaire, plus audacieux pour te ravir et te posséder. Antoine, battu sans espoir de revanche, gardera à vie tes souvenirs, gravés dans sa mémoire, comme sculptés dans un marbre.

23
jan 2017
Posté dans Poésie par bencherif à 8:11 | Pas de réponses »

Ne me quitte pas

 

 

Ne me quitte pas, je ne saurai survivre,

Toi, mes sources vitales multiples,

Toutes mes facultés, mon copieux livre,

Mon art poétique, mon verbe intarissable,

L’esprit et le cœur, l’âme ivre dans ton ciel,

Corps sans vie, inerte, fantôme sur terre,

Se mouvant dans la nuit, privé de l’essentiel,

Ton amour, miracle de ma plaie sévère.

Je ne saurai t’oublier, aimer de nouveau,

Une fée, la plus merveilleuse du monde,

Toi, ma huitième merveille que rien ne vaut,

Toi, mon fruit exotique qui abonde.

Le chagrin sera mon compagnon exclusif,

Les soucis en légion, morte, béatitude,

Mélancolie, ma maitresse, rien d’attractif,

Ni folie, sagesse, raison en servitude,

Je vivrai dans ton souvenir mirifique,

Sans présent, ni avenir, mais dans ton passé,

Tes atours, attributs, sourire angélique,

Ces dons de dieu parfaits, œuvre d’art encensée.

 

 

 

 

 

11
jan 2017
Posté dans Poésie par bencherif à 10:57 | Pas de réponses »

Le lac

 

Regarde, contemple ta belle hôtesse,

Venue courtiser tes plages poudreuses,

Flâner sur tes berges, en  noble comtesse,

De sa voix fluette,  te chanter la berceuse,

Regarde sa beauté de nymphe habillée,

En pantalon et veste, un châle noir au cou,

A rayures blanches finement émaillées

Un bonnet de laine doublée à très bon goût,

Plût à toi de veiller Assia, mon amour,

En Elle, réunies, les trois Grâces du bonheur,

Joie et Grace, Beauté sans de moindres atours,

Huitième merveille, singulière splendeur,

Assure son loisir en joies endimanchées,

Sur ta berge en amont de tes verdoyants sapins,

Au plaisir du barbecue, son feu, enclenché,

Ses fumées diffusées vers tes sommets alpins.

Digne  héritière des nymphes antiques,

La pudeur avérée, le verbe pondéré,

Ses charmes envoutants, ses grâces mirifiques,

Sa courtoisie en exemple, ses gestes modérés,

Mire des regards émerveillés et déférents,

Pétillante de vie, un printemps éternel,

Ame poétique, un fantastique roman,

Ourdie et experte, passionnée au label

Elle te rend grâce en foulant tes sables,

En admirant tes eaux bleues, froides et calmes,

Allongée sur un  banc, à l’ombre d’un érable,

Elle médite, le cœur pris, conquise son âme.

 

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