ahmed bencherif écrivain et poète

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Assemblée populaire nationale est transformée en ring politique pour les boxeurs députés de l’alliance présidentielle. ils veulent la tête de leur président; pressenti par le Président de la République et élu par la majorité. ils font signer par leurs pairs une motion de retrait de confiance qui n’est pas prévu par la Constitution ni par le règlement intérieur. en effet, la loi édicte pour qu’il y ait vacance et donc pourvoi soit la démission ou le décès ou une maladie. or on n’est pas dans ce cas de figure. ce procédé est un précédent grave qui affaiblira sans nul doute cette institution législative névralgique indispensable . mais l’irresponsabilité crie son nom au palais dépasse nos frontières pour retentir en écho nauséabond et défavorable au niveau des parlements arabe africain,,mondial. et du coup l’image de marque de l’Algérie ou de ce qu’il en reste est vraiment écorchée. les députés et les partis de l’alliance présidentielle sont mouillés jusqu’au cou. c’est comme qui dirait un braquage de banque bien gardé et bien riche
la Présidence de la République se trouve bien mal par ce procédé au vu et au su de tous un gangstérisme qui déplait dégoute l’opinion publique . franchement n est écœuré de voir la chambre basse malmenée comme la plus médiocre des communes par une mesure de retrait de confiance légale ily a deux ou trois ans et qui bloquait purement et simplement la commune dont les intérets de citoyens en pâtissaient. cette mesure a été abrogée par la loi et voilà qu’elle est mise en pratique de facto à la chambre basse. .
qui est à l’origine de c choléra politique de ce grand désordre qui colle partout en Algérie. c’est l’opacité totale dans les affaires publiques. mais tout finit par se savoir et

12
août 2018
Posté dans Poésie par bencherif à 6:28 | Pas de réponses »

Ma femme

 

 

Ton regard  lumineux dans ton œil de gazelle,

Esquisse d’acajou, comble de tendresse,

Tableau féerique, divine aquarelle,

Un verger exotique, samba dans ma tristesse

Havre de mes peines, le chantre de ma joie,

Source de mon label, tambour de mon combat,

Gardien de mon cœur toujours amoureux de toi,

Le plus beau faisceau de mes nuits ici-bas

Le pacte de nos amours scellées sous serment

Un cinq août, dans le fief, au pied de la dune,

Echo bien sonore de nos plus  beaux moments,

Livre ouvert de nos veillées sous la pleine lune

Sa jalousie vis-à-vis de  ces fées  nombreuses,

Sa fureur prompte, dieu soit loué,  passagère

Comme léger nuage par nuit orageuse

Immense noblesse, tolérance salutaire,

Ma chanson inédite de l’amour ressourcé,

L’évasion de mon âme au lointain firmament,

Rappel à notre vie commune bien pensée,

Pardon de mes péchés, immensément clément,

Tes yeux, un arc-en-ciel au chatoyant couchant,

Enviés par l’ange, jalousées par la femme,

Deux pierres précieuses encensées par mes chants,

Mélodie de nos soirs dans la joie et le calme,

Leur beau lac, clair comme la lune de l’été,

Un cristal où je bois le vin de ton amour

Facile à déborder quand je suis attristé

Ma fragilité, aussi, et ce depuis toujours

Souviens-toi ma chérie de mon amour pour toi,

Immense, sincère, fécond et ressourcé

C’est une légende évoqué chaque fois

Par tes concurrentes depuis lors délaissées.

 

9
août 2018

Drame et marasme en Algérie

 

Où sommes-nous ? Est-ce bien en Algérie, celle des martyrs, des opprimés, des humiliés, des braves, des amoureux de la liberté ou bien celle des cireurs à bottes, des gardes-chiourmes, des imposteurs, des artificieux, des travestis, des illusionnistes ratés, un mégalomane ? L’Algérie est malade : la sécheresse et la désertification l’envahissent, frappent aux portes du Tell, ravagent les populations du Sud, frappées durement par la tyrannie et la partialité des pouvoirs, entre les mains du Nord, alors qu’elles sont les gardiennes des richesses, à peine visible à leurs yeux nus. La société algérienne est malade : nos jeunes s’occupent des équipes de foot européennes, les Salafistes attendent que le semblant d’état tombe pour qu’ils s’en accaparent à leur tour, en font la propriété privée comme les simulateurs de laïcité et de démocratie, violent les filles dans la rue, dans la montagne,  dans une grotte au nom, proclamer le califat, gommer les droits de l’homme, les droits de la femme, de l’enfant, effacer les droits civiques.

Que sommes-nous devenus ? Nous sommes tous des harragas en puissance, les médiocres, les iniques nous ont poussés à haïr notre patrie et nous n’avons qu’un seule et aucun  autre pays ne nous prendra pour ses propres fils, mais comme des transfuges. Le mari, sa femme, leurs enfants s’embarquent sur une chaloupe à leur risque et péril pour fuir un tableau chaotique créé par une caste qui a pris l’Algérie en otage, par un président invalide qui espère encore gouverner pour un autre mandat pour cinq ans ou pour l’éternité s’il est lui-même éternel, soit un dieu.

L’Algérie ne rêve même pas. son âme a été tuée par ses mauvais garçons, elle ne rêve plus devenir les USA, la France, la Grande Bretagne, pays de richesse, de loi, d’égalité de droits et de chances pour tous. Elle ne rêve pas même de l’Andalousie et de sa grandeur, ni de paradis. Elle vit dans l’enfer et se suffit comme elle est. Pourquoi tous les responsables sont issus d’une même ville ? Quel vil esprit de corps nous vivons encore dans le néfaste tribalisme. Une colonisation française de cent trente deux ans n’a pas suffi à l’enrayer.

L’Algérie est devenue la Colombie et les émules de Pablo Escobar sont nombreux, ramifiés partout et jusque dans les arènes du pouvoir Dieu préservez mon pays. Ils se font la guerre sourde et rien ne dit que leurs balles ne crépiteront pas dans la rue. C’est le drame de notre nation la cocaïne rien que ça.

Président Abdelaziz Boureflika, ceci se passe sous votre règne et c’est votre constat d’échec vos serviteurs rétorqueront que vous avez un programme de logements. Ne savez-vous pas que le pécule de ma retraite est dérisoire et je m’endette de plus en plus, à tel point que j’ai vendu ce qui me revenait d’héritage, pas grand-chose bien sur. Dites-moi alors comment me voyez-vous vivre en tant qu’écrivain et poète ? vous nous aimez vivre dans la misère et le besoin pour que nos sollicitations, à nous autres écrivains, restent exclusivement matériels, et point du tout politiques pour revendiquer la démocratie, l’alternance au pouvoir, des élections libres, des promotions selon le mérite.

Président Abdelaziz Boutefloka, vous n »’avez pas voulu me nommer chef de daira en 2005 ; pourtant mes compétences sont avérées ainsi que mon intégrité, ma droiture ; mes ambitions. Dieu soit loué je n’ai pas eu à servir, assumer une haute responsabilité dans le tableau chaotique décrié ci-dessus. Alors, je  vous annonce que je serai votre concurrent à l’élection présidentielle 2019. Je vous défie de jouer franc jeu avec moi et vous verrez si   vous seriez élu.

الجمهورية الجزائرية الديمقراطية الشعبية

وزارة الثقافة

إتحاد الكتاب الجزائريين

الفرع المحلي بالنعامة

 

ملتقى دولى حول إيزابيل ابرهات، الطبعة الثانية

التصوف و التعايش الديني : من النزعة الإسلامية إلى النزعة الإنسانية.

الديباجة:

     أنتج عالمنا المبني على الحاجات الاستهلاكية قيما مادية بحيث تتميز الحقبة التي نعيشها بالوصول إلى قمة الماديات و سهولة الوصول إلى رفاهية أكثر والتي غالبا ما تكون مخادعة ومدمرة للإنسان و الأنظمة البيئية معا. في المقابل  يتيح التصوف للإنسان  الاستكثار من المال ، معرفة الحقيقة، زيادة التدين و تعاظم الروح الأخوية و إيثار الأخر.  يتجسد التصوف في القدوة التي ينبغي إتباع نهجها على غرار أئمة الصوفية و عمداء الطرقية الذين يقومون بدور تربوي  و تعليمي و ينشرون حب القريب و البعيد و يساعدون النفوس المضطهدة على التطهر من الحقد و الكره و من روح الانتقام و زرع الشر.

لقد ترك عالمنا يصارع لوحده ما أدى إلى بروز المتناقضات الفتاكة والتي غذيت بجشع و طمع البعض و حرضت على اندلاع الحروب التي لا تبقي و لا تذر مخلفة عواقب وخيمة  غالبا ما يدفع ثمنها الأرامل و الأيتام، أناس بدون مأوى و اللاجئين و المتشردين ماديا أو نفسيا.

لم تتمكن الفلسفة المادية من الإجابة على إرهاصات الألم المتعددة التي يتكبدها الإنسان سواء كان ضحية أو متسبب فيها وهذا ما شجع بعض النخب الغربية على البحث عن إجابات خارج هذه الفلسفة. و بالفعل استكشف بعض الرجال والنساء سواء كانوا أدباء أو فلاسفة مفهوم التصوف حتى تذوقوه و انصهروا فيه ثم اعتنقوا الإسلام و انتهجوا التصوف كنموذج حياتي و دليل لهم في رحلة البحث عن الحقيقة.

محاور الملتقى:

-         دور التصوف في حوار الديانات.

-         التصوف كشكل من أشكال العيش المشترك.

-         تجليات الأدب و الشعر في الاسلام الروحي » التصوف ».

-         الشيخ بن يعقوب : شاعر صوفي ( معاصر لإزابيل ابرهارت و الشيخ بوعمامة).

-         التسامي الروحي كوسلسية للتسامح: دراسة حالة الوئام المدني في الجزائر كمثال يحتذى به.

-         تأثير التصوف في النخب الغربية على غرار لإزابيل ابرهارت و غيرها.

-         تنقية النفس و تزكيتها من الأحقاد و الكره و روح الانتقام.

-         الدور التربوي التعليمي الثقافي و الاجتماعي الذي لعبته الزوايا في المغرب العربي عبر العصور.

 

République Algérienne démocratique Populaire

 

Ministère de la  Culture

Union des Ecrivains Algériens

Section  locale de Naama

 

Colloque international Isabelle Eberhardt

Colloque international Isabelle Eberhardt, deuxième édition

A la Bibliothèque Nationale Hamma Alger

Le 21 et 22 octobre 2018

Le soufisme et la coexistence religieuse : de l’islamisme  à  l’humanisme

Sous le haut patronage de Monsieur le Président de la République

Notre monde, bâti sur des éléments consuméristes, a engendré des valeurs matérialistes, dont notre époque en a donné toute son expression et les voies d’atteindre cette prospérité sournoise et ravageuse pour l’homme et l’éc o-système. Or Le soufisme espère pour l’humanité une part abondante du bien et de la  vérité, la religion et la spiritualité, la fraternité et l’altruisme. Cette voie est incarnée par des modèles à suivre qui sont les imams du soufisme, les maitres confrériques. Ils éduquent, instruisent, sèment l’amour du prochain, aident les âmes persécutées à se purifier de la haine, de la vengeance, du mal.

Le monde, livré à lui-même, a généré ses propres contradictions destructives par  cupidité et avidité pour fomenter des guerres dont les plus grands dommages sont les veuves et les orphelins, les sans abri, des réfugiés, des errants psychiquement ou matériellement. La philosophie matérialiste n’a pas su ni répondre à ces identifications de malheurs divers, ni au fait que l’homme soit coupable ou victime du malheur, à telle enseigne que, comme une riposte à cela, des élites intellectuelles occidentales ont gouté et apprécié la voie du soufisme, hommes et femmes bien sûr, philosophes et écrivains. Ils se sont convertis à l’islam et ont adopté le soufisme comme mode de vie dans leur quête de l’absolu.

Axes proposés :

1      Le Soufisme et son rôle dans le dialogue des religions.

2       Le soufisme comme expression du vivre ensemble.

3         Littérature et poésie dans l’islam spirituelle «  Soufisme »

le cheikh Benyakoub,  poète soufi  ( Ainsefra contemporain d’Isabelle Eberhardt )  cheikh Bouamama

4       La  transcendance spirituelle  un moyen de pardon le cas de la concorde civile en

Algérie, comme modèle à suivre.

 

5         Influence du soufisme sur des élites occidentales, telle Isabelle Eberhardt

6          Epuration de l’âme de tous les ressentiments haine vengeance, le mal et le vice

7          Rôle socio-éducatif et culturel  des zaouïas à travers  les siècles au Grand Maghreb

 

 

 

 

Encadrement et organisateur du colloque

 

 

 

Président du colloque :     Ahmed Bencherif auteur président section union des écrivains

 

Comité scientifique

Coordinatrice                :        Docteure  Chetouani Noura

Membre                         :        Docteur Hichem Bencherif

Membre                         :        Mahiedinne Abderahim chercheur

 

 

 

 

                                                                                         Naama  le 18 mai 2018

Le Président du colloque

Ahmed Bencherif

Crash de l’avion militaire de transport à Boufarik

11 avril 218 à 8 heures 30 mn.

 

Dans les moments difficiles de ton histoire tragique, que l’on retrouve, ô mon grand peuple, ta spontanéité dans la solidarité la générosité l’entre-aide pour panser les plaies de tes enfants, venir en aide à tes victimes des tragédies localisées ou nationales, reconstruire les maisons, lever des campements, déblayer les gravats et les pierres, sauver des vies humaines de par-dessous les décombres, éteindre les feux gigantesques au sceau par sceau d’eau en appoint aux soldats du feu. Tu dresses des cuisines sur les sites frappés de catastrophes naturelles ou celles plus insensées commises par la main de l’homme. Oui tu es grand dans le malheur, tu te lèves comme un seul homme, la main sur le cœur, la main dans la poche.  Ton cœur et ton esprit sont au label si plein d’humanisme dont tu donnes des leçons à plus de nations les plus rodées dans cette mission volontaire et volontariste.

Des voix se lèvent pour punir les négligences commises, ou le manquement aux normes sécuritaires des uns ou des autres. Non ce n’est pas le moment de chercher les responsabilités, car nous vivons le deuil au plus profond de nous-mêmes depuis ce mercredi noir au matin du 11 avril 2018, dès l’annonce du crash de l’avion militaire de transport et de logistique qui transportait des passagers, des militaires, des familles de militaires, des malades Sahraoui qui revenaient à Tindouf, leur territoire d’exil, après avoir suivi des soins dans nos prestigieux hôpitaux de notre capitale, Alger la Blanche. Nous sommes rivés à nos écrans télévision afin de suivre le sauvetage des corps en fragments sur cette ferme verte qui évoque comme par hasard le paradis vert. Suivre encore les in formations sur l’identification des corps.

Dès quinze heures, Monsieur le Président de la République a officialisé notre deuil par un décret de trois jours de deuil national, qualifiant le crash de tragédie nationale. Nous le saluons pour ce cas précis d’avoir eu la perspicacité du classement de ce crash en tragédie nationale, ainsi pour permettre l’indemnisation des familles des victimes. Le ramassage des corps se poursuivait toujours pour les ramener à l’hôpital militaire d’Alger, afin de permettre à ses praticiens de les mettre en cercueil, après avoir rassemblé les fragments des corps et après les avoir identifiés. En effet, la tache est ardue, car les soldats du feu les secouristes bénévoles avaient retrouvé des cranes coupés et éjectés loin du site du  crash.
Je  voudrais te dire ô mon grand peuple que tu dois aussi te lever comme un seul homme pour le bien de la patrie, chaque fois que cela sera nécessaire et je voudrais aussi que tu reviennes ce peuple laborieux, pugnace, ingénieux, vigoureux c comme l’avait remarqué pendant les premières années de la conquête française le général Bugeaud qui avait demandé à son gouvernement de transplanter des peuples aussi vigoureux que toi
gloire à toi ô mon peuple gloire à nos martyrs tous nos martyrs de toutes les épreuves vécues subies

Que vive l’Algérie

Que vive mon peuple

Le 12/4/ 2018

Ahmed Bencherif

Critères d’éligibilité à l’élection présidentielle ou fardeau de documents

Les critères d’éligibilité à l’élection présidentielle rebutent les candidats les plus hardis et les plus persévérants. Ils démotivent et montrent à quel point l’ascension aux fonctions magistrales suprêmes soit le fait d’une caste réservée exclusivement à leur favori consensuel. Ce n’est pas un dossier simple et léger que le candidat doit déposer au conseil constitutionnel, mais des cartons pleins de documents et de pièces dont on ne comprend ni l’on voit l’utilité. On sent, on palpe le totalitarisme alors que cette caste chante haut l’hymne de la démocratie. Il faut bien leurrer le peuple et surtout les ONG dont ces oligarques ont une peur bleue. En effet, l’on sent tout le poids de cette bureaucratie nous écraser, nous démotiver, à tel point que cette ascension parait impossible au commun des Algériens. Il faut être des leurs pour y prétendre, c’est ce qui explique leur volonté pour faire écueil sur écueil dans l’objectif de jouir de tranquillité sociale et surtout des richesses du pays, au détriment de la nation et du peuple.

Pas moins de cinquante documents sont exigibles pour se porter candidat. Il faut un temps long pour les collecter, auprès des administrations, dont l’autorité est exorbitante et n’est nullement assujettie aux principes de démocratie. Cette autorité n’est qui agit par consensus au lieu et à la place  de l’état. Aucune démocratie, digne de ce nom, n’exige tant d’efforts, de patience et du temps, de son citoyen, lesquels seraient mieux mis à profit dans d’autres domaines, pour mieux servir les intérêts suprêmes de la collectivité  nationale. En effet, seul le totalitarisme du parti unique, qui a été ressuscité, pour mieux servir les appétits insatiables  du clan au pouvoir. Lire et étudier ces critères d’éligibilité provoque la colère volcanique, le ressentiment grave et surtout le constat amer selon lequel l’inégalité des chances entre les Algériens n’est qu’un mythe.

L’article 139 de la loi électorale du 16/10 du 25 aout 2016 nous montre que le législateur ruse, louvoie, reste dans le vague et l’imprécision dont il fait une recette pour attenter à l’empire et à la force de la loi, pour plaire à son maitre.  Ce même législateur, réputé au service de la nation, se trouve rabaissé à un agent enregistreur du gouvernement pour garder son pécule outrageant et briguer plusieurs mandats successifs, pourtant conscient qu’il met à mal l’Algérie.

Pour avoir une idée sur ce fardeau de critères, nous en analyserons quelques uns seulement qui obéissent à une volonté délibérée de perpétuer l’inégalité des chances entre les citoyens, de faire appel à la ruse et à l’imprécision.

1        la nationalité :

Il faut être de nationalité algérienne d’origine et n’avoir jamais possédé une autre nationalité. Il faut avoir résidé pendant dix ans au moins en Algérie, sans interruption, précédant immédiatement le dépôt de la candidature.

Le législateur renie totalement l’Algérien émigré qui a pu se frayer un chemin en politique dans le pays d’accueil, telle la France. Il use de pouvoir exorbitant pour créer le fossé entre les fils de la même nation, qui ont des ambitions, légitimes au demeurant. Il crée l’inégalité dans le but d’éloigner ces Algériens qui ont réussi dans le pays d’accueil. Non, le législateur ne les envie pas. Iil a peur de cette diaspora fort imprégnée de valeurs démocratiques, sociales, humaines dont le membre élu président fera tout pour asseoir ces mêmes valeurs.

La nationalité d’origine du conjoint, du père et de la mère est également requise. Quelle est l’utilité de ces documents ?

2        un certificat médical délivré par des médecins assermentés.

Quel est ce certificat médical. Aucune précision, hélas, n’est donnée par ce texte de loi. Est-ce possible ? Comment le législateur ait-il pu élaborer une disposition législative d’imprécision caractérisée ? Etait-il ivre ou dopé à tel point qu’il avait perdu son sens de discernement et son savoir ?  Non, pas du tout. C’était rédigé à bon escient pour permettre au président candidat de fournir ce document vague et le faire valoir en cas de besoin.

3        patriotisme

Une attestation de participation à la Révolution du 1 er novembre 1954 pour les candidats nés avant le 1 juillet 1942.

Si l’attestation de participation à la Révolution du 1er novembre 1954 pour les candidats né avant le 1 er juillet 1942 ne soulève aucune objection. Elle ne risque pas de faire consensus.  En effet, que dire des citoyens qui observaient une attitude neutre ? on peut les taxer de lâches, de prudents. Est-ce cependant un critère d’évaluation du patriotisme ? Non. Ils n’avaient pas une attitude hostile à la guerre de libération.  Cette hypothèse est implicitement admise par l’autre critère d’éligibilité dans le chapitre du patriotisme.

Une attestation de non implication des parents du candidat, nés après le 1 juillet 1942, dans des actes hostiles à la Révolution du 1 Novembre 1954. Dans ce cadre, le caractère de neutralité n’est pas exclu. Qui est alors habilité à délivrer cette attestation ? Sans nul doute, c’est l’organisation nationale des Moudajahidine. Est-ce alors une forme de parrainage ? je  crois que oui. Le Président ne peut alors sortir que des rangs de cette honorable organisation.

4        l’alternance au pouvoir.

Il est précisé : « le respect de l’alternance démocratique au pouvoir par la voie du libre choix du peuple algérien ».

On se demande bien comment se concrétise cette alternance, lorsque l’on sait que la Constitution de 1996 qui prévoyait deux mandats, a été modifiée et a introduit le caractère illimité des mandats. Ce qui avait permis au Président en exercice de briguer jusqu’ici quatre mandats et envisage le cinquième, dans le cadre de l’actuelle constitution qui limite les mandats à deux seulement. Pourquoi cette limitation ? Est-ce le remords ? Si c’était le cas, il aurait organisé une élection présidentielle anticipée. Force est de croire que l’on joue avec la loi fondamentale du pays comme on joue au billard et on se joue du peuple.

5        Les signatures

Le candidat doit présenter :

Soit une liste de 600 signatures d’élus locaux ou nationaux réparties dans au moins 25 wilaya.

Soit une liste de 60.000 signatures recueillies dans au moins 25 wilaya avec un nombre minimal de 1500 dans chaque wilaya.

Si le candidat du changement opte pour les 600 signatures, il ne risque pas de les avoir. Car les partis d’allégeance ( FLN ? RND ? MPA ? TADJ ?) ont emporté la quasi totalité des sièges et donc il ne récoltera si peu de signatures auprès des autres partis, qui eux aussi veillent à leurs intérêts partisans.

Il sera alors tenté vers l’option des 60.000 signatures individuelles, qui nécessite des moyens financiers et humains considérables.

Cette disposition des signatures à récolter réintroduit implicitement le candidat unique.

Quand on pense que l’écrivain Yasmina Khadra qui s’était porté candidat à l précédente élection présidentielle n’avait pas obtenu les signatures individuelles et donc sa candidature n’av ait pas été retenue.  Il faut qu’il y ait miracle pour avoir ces signatures. Sommes-nous au temps des miracles ? Je ne crois pas. Néanmoins, la patrie exige l’engagement.

Autour de ces critères que nous n’avons pas éclairés, il y a beaucoup à dire. Mais les principales observations sont celles-ci-dessus analysées.

 

Le 09/03/2018

Ahmed Bencherif

6
mar 2018
Posté dans Non classé par bencherif à 6:43 | Pas de réponses »

J’actionne la sonnerie. Elle vient m’ouvrir en trainant le pas que j’entends distinctement. Je perçois aussi un clic : elle allume le hublot en plastique de l’avant-cour. Elle ouvre la porte à demi. Je la regarde : son air est crispé. J’entre gauchement en me frottant les mains, feignant d’avoir froid, seulement pour détendre l’atmosphère qui ne présageait rien de bon. J’arbore un discret sourire qui va plutôt heurter le mur que de la ramener à un sentiment avenant. Je referme la porte, quant à elle, elle s’engouffre dans la cuisine d’où parvenaient le ronronnement d’une marmite et le sifflement de la cocotte-minute que honnit l’homme par anti goût et qu’adore la femme par gain de temps. L’air était difficilement respirable avec un accès évident de haute tension électrique. Alors gare ! Sous le calme apparent d’une femme, une tempête  couve toujours  heureusement mes trois enfants vinrent à ma rencontre, très bruyants et joyeux. Des bises, des accolades, des câlins. Enfin toutes ces attentions qui prouvent l’amour réciproque, sans lesquelles l’incompréhension prendrait de solides racines, puis le doute s’installerait et viennent à l’esprit les pires questionnements.

Elle boude, je boude. C’est de bonne guerre, je suppose. C’est une façon pour elle de s’exprimer, surtout pour se mettre en valeur, évaluer mes attentions à son égard. Néanmoins, elle n’a souhaité aucun vœu à exaucer, ni désir à satisfaire. C’est une question, je crois, existentielle pour elle. Je n’y accorde aucun crédit, car elle finira par rompre son mutisme d’elle-même, dans un laps de temps très court, consciente que tout prolongement risque de faire dégénérer les choses négativement. Donc, je ne l’interpelle pas, ni la provoque. C’est ce qu’il y a de mieux à faire pour la bonne entente de notre couple. A chacun son fantasme, son champ de liberté aussi.

Comme c’est démocratiquement faux, quand Monsieur le Ministre de l’Intérieur, Nouredin  Bedoui, nous parle de démocratie participative dans ses discours de réformes communales, départementales. Il en est tellement fier, que l’on croirait que le citoyen est vraiment impliqué dans l’élaboration des lois. Si le citoyen élit ses représentants, il n’est pas sollicité entre les joutes électorales périodiques, où le gouvernement établit des projets de loi, le plus souvent contre les intérêts d’une population donnée sur un  territoire donnée et sans même la consulter, tant le dommage est manifestement considérable. Ce fut le cas de la loi relative à l’exploitation du gaz de schiste en 2012.

En effet, l’autre volet de la démocratie participative reste totalement méconnu du gouvernement. Le citoyen en est marginalisé, considéré comme très peu connaisseur. Ainsi le pouvoir opère cette fuite en avant dont il finit toujours par payer les frais. Définissons ce concept.

la démocratie participative se définit comme un ensemble de dispositifs et de procédures mis à la disposition du peuple pour améliorer le quotidien du citoyen, et surtout la possibilité de faire des débats autour de question de l’heure avec le pouvoir, mais aussi adresser des pétitions sur telle ou telle question non solutionnée par la législation , lesquelles pétitions sont adoptées comme des lois à part entière. or ceci on ne l’a pas connu avec nos gouvernants qui ressassent ce concept de démocratie participative.

L’exemple le plus illustrant, c’est le gaz de schiste qui avait mobilisé les citoyens de la petite ville d’AinSalah, dans un vaste mouvement de contestation pacifique écologique. Il fut   hélas ignoré totalement par le pouvoir, lequel s’était suffi de dépêcher des émissaires, sans engager vraiment un débat pour solutionner si l’on admet le ministre de l’énergie comme émissaire, peut-on admettre comme tel le directeur général de la police te le chef de la région militaire. Non pas du tout. Pour les contestataires et de tout autre esprit libre, le chef de la police et le chef de la région militaire sont un langage d’intimidation. Les contestataires n’avaient pas faibli, malgré cette menace sans nom et avaient même adressé un moratoire à Monsieur le Président de la République qui n’a pas rendu sa décision pour l’arrêt de l’exploitation du gaz de schiste. Le chantier fut abandonné et le mouvement de contestation prit fin.

Si la démocratie participative était pratiquée, cette situation ne se serait pas produite. Ceci dénote le peu de souci du gouvernement pour faire adhérer le citoyen à l’élaboration des lois, à partager son souci de préserver l’environnement et l’écologie.

5/03/2018

On  nous bourre de textes de loi

 

On nous bourre de textes de lois, caractérisés de non sens et d’imprécisions, d’ambigüités. Ainsi la loi, qui est sensée assurer l’égalité entre les citoyens, introduit des discriminations que le parlement valide, sans étudier vraiment ces mesures et sans y apporter d’amendements, malgré sa souveraineté en matière législative.

Dans ce contexte, c’est la loi électorale qui nous intéresse. Pour qu’il y ait une élection, il faut au préalable des inscriptions sur des listes électorales. Ainsi la loi Adopte le principe d’inscription et en fixe les conditions pour chaque citoyen, parmi lesquelles :on va citer celles qui empêchent l’inscription, en vertu de la loi 16/10 du 25 avril 2016.

-    Ne doit pas être inscrit sur les listes électorales, celui qui avait pendant la  révolution de libération nationale une conduite contraire aux intérêts de la patrie.

Ouvrons une parenthèse. D’abord la tranche d’âge avant 1942 est déjà vielle. Pourquoi alors, le législateur intègre cette disposition ? Tout simplement pour renforcer le caractère différentiel entre les citoyens, les Majorés et les sous classés, après près de 60 ans d’indépendante. Nous condamnons bien sur les traitres de la Nation passés et présents et nous condamnerons les traitres futurs.

Par un coup de plume, la loi a privé cette catégorie de personnes, qui se compte en quelques milliers peut-être, de leur citoyenneté, alors qu’il est détendeur de la nationalité algérienne. En quoi ce refus de les inscrire peut-il influer sur des millions d’électeurs ? Il n’influe en rien. Mais il perpétue la domination d’un catégorie de personnes sur d’autres catégories.

Or, il s’agit là d’un droit civique,  reconnu dans le  cadre du protocole des droits civils et politiques de l’ONU en 1966 et auquel avaient adhéré les états membres en 1976. A l’article 25, le droit de voter et d’être élu aux élections périodiques au suffrage universel. De plus, seule une juridiction est habilitée à interdire un droit civique total ou partiel n’excédant pas 10 ans.

Que dire alors de l’amnistie générale décrétée par l’état algérien en 1963, en  direction de cette catégorie de personnes dont la quasi-totalité était restée vivre en Algérie, sans être inquiétée ni craindre pour leur vie. Avons-nous fait un recul dans la pensée, dans la concorde  civile dont elle était une parfaite illustration, plus audacieuse que  celle qui avait suivi la décennie noire.

Ne doit pas être inscrit sur la liste électorale une personne condamnée pour un crime et non réhabilitée. Voilà une autre aberration. Car il n’existe aucun lien entre ce crime et l’inscription électorale.

Ne doit pas être inscrit sur la liste électorale une personne condamnée pour un délit à une peine d’emprisonnement avec une interdiction de l’exercice du droit électoral.

Ne doit pas être inscrite sur la liste électorale une personne qui a fait faillite et non réhabilités. (Que dire alors pour ceux qui on t fait la faillite de l’Algérie)

Il est à noter une discrimination caractérisée entre la personne interdite à ‘s’inscrire sur la liste électorale conformément à la loi électorale ou celle qui est en privée par voie judiciaire.

Puis viennent les internés et les interdits par voie judiciaire.

Cette loi électorale conçue ainsi pour s’inscrire sur la liste électorale montre la discrimination qu’elle enracine dans la société entre des citoyens, la répression qu’elle rend automatique à l’égard d’une catégorie de personnes, pourtant amnistiée au lendemain de l’indépendance, quand les armes étaient encore chaudes.

 

Le 03/03/2018

Ahmed Bencherif

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