ahmed bencherif écrivain et poète

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28
oct 2017
Posté dans Non classé par bencherif à 11:24 | 1 réponse »

ma BPCO

Sévère  Bulle géante

Hommage au Professeur Lacheheb

Etablissement hospitalier universitaire

USTO Oran

 

Voilà 12 ans que le pneumologue a posé son diagnostic hélas tardif d’une B PCO emphysème bulleux sévère. Et depuis je subis les agressions diverses et multiples d’un emphysème diffus pan lobulaire sur mon organisme. Elles se traduisent par la dégradation de mon état général, de la dyspnée à l’effort. Elles réduisent drastiquement mon dynamisme, évincent ma volonté, me fragilisent à un degré inimaginable. Tout ce qui était à la portée naturelle de ma main devient alors pour moi un exploit herculéen.

Devant la gravité, j’avais cherché à me faire opérer. Néanmoins, le médecin traitant m’ avait déclaré que l’emphysème diffus n’était pas opérable et que je devais  suivre à vie des bronchodilatateurs inhalés. De plus, il m’avait recommandé de fournir le moindre effort et de cesser tout effort intellectuel, soit tuer en moi ma passion d’écrire.

Très tôt, je m’étais aperçu que le traitement pharmacologique ne suffisait pas et ne me donnait pas l’énergie nécessaire à mes ambitions d’écriture littéraire, n i à celles de mes activités culturelles. Cela me fragilisait à un point in imaginable et je devenais de plus irritable et donc mes poumons prenaient à chaque fois un coup et se congestionnaient.

Je m’étais retrouvé face à un dilemme : soit accepter cette fatalité de maladie silencieuse qui tue à petit feu ou mener mon combat pour m’y accommoder ou plus précisément la rendre moins grave mois pénible moins évolutive.

Donc je m’étais engagé dans un combat permanent, combien lourd et contraignant, harassant aussi. J’avais cessé de fumer, puisque le tabagisme en était la cause directe.  Je faisais la marche et je courais cent mètres, j’allais au bain maure, je prenais ma douche. Cela me donnait bien sur le sentiment que rien en moi  n’était changé et que je menais ma vie le plus normalement du monde, comme je la menais, sauf que j’avais perdu ma fonction  ‘ d’Hercule’. Alors je m’étais orienté vers une recherche thérapeutique par les plantes. J’en avais sélectionné du chardon marie, du sésame, graines de lin, fenouil. Puis depuis quatre ans, j’ai adopté une nouvelle phytothérapie : curcuma, gingembre, cannelle, miel, citron, romarin, camomille.

Je suis resté cinq années je crois pour gagner une forme physique bonne eu égard à ma maladie chronique. En effet, j’avais repris du poids, des couleurs, enfin mon état général était satisfaisant. Je voyageais, je donnais des conférences, des interviews, des émissions télé, je prenais l’avion. Je me fatiguais bien sur mais je résistais et je repoussais à chaque fois les limites de mon endurance et de mes capacités physiologiques.

Mon emphysème avait généré des bulles géantes, principalement à droite. Sauf que mon médecin traitant n’avait pas éveillé mon alerte pour voir plus clair et chercher une thérapie appropriée. Cette année je fis ma première exacerbation, fort heureusement modérée. Alors la douleur était intense, le  besoin en oxygène devenait vital. Un pneumologue en consultant un scanner me dit que j’avais fait un pneumothorax. Alors commença un autre parcours du combattant, je me fais hospitalisé dans un CHU et leur diagnostic récusait totalement le pneumothorax et posait comme diagnostic bulle d’emphysème.  Alors j’avais supplié de faire ablation de la bulle géante. C’était demander quelque chose qu’il ne pouvait me donner. Il m’avait répondu que la résection pulmonaire était quasiment non faisable en Algérie.

Bien entendu, je m’instruisais à fond sur la maladie et ses lourdes conséquences. Je constatais que la résection pulmonaire était tout indiquée et enregistrait des progrès et réussites en France, en Belgique…puis j’avais commencé les prospections au cours de l’année 2017 bien sur. J’avais trouvé un  chirurgien thoracique ; néanmoins, il pratique à temps partiel dans les cliniques privées, apparemment non outillées pour ce genre de chirurgie.

Alors le hasard m’a conduit vers EHU 1Novembre Usto Oran. Le chef de service , le Professeur Lacheheb me proposa de faire consultation préopératoire au niveau de son service. C’est ce que je fis et je sera hospitalisé en novembre 2017 pour évaluation préopératoire. Je lui rends un insigne hommage et je tiens à le remercier pour l’espoir et l’espérance qu’il fit naitre en mois durant cette année sombre 2017 durant laquelle ma maladie était devenue angoissante nourrissant des idées noires, plus tragiques que celles de Charles Baudelaire. Je souhaite de tout mon cœur et mon  âme que cette chirurgie réussisse et me compense ces douloureuses années de maladie chronique que j’avais vécues .

 

Ahmed Bencherif

Auteur de Marguerite

Ecrivain poète

Ainsefra

 

16
oct 2017
Posté dans Poésie par bencherif à 9:16 | Pas de réponses »

Passiflore

 

Passiflore Quand de nuit, la lune gibbeuse navigue,

Dans le ciel constellé de pierres précieuses,

Que tombent mes stances déjouant l’intrigue,

De multiples fragilités anxieuses,

Que monte aux éthers ma triste complainte,

Un concert funèbre de l’âme déchirée,

D’un grand cœur oppressé, du souffle en descente,

D’un crane sous marteau, d’un beau corps torturé,

Les échos silencieux me renvoient le tourment,

A travers les ondes en gaz lourd saturé,

De la muse adorée qui me fit le serment,

Un bouquet de grenadille à la main,

Symbole de passion des dieux Aztèques,

Remède aux apnées, un doux breuvage sain,

La vertu d’aérer le mal comprimé et sec

Myriam ! Me vois-tu au bout de ton optique,

Pour capter la grosse platine aboutie

Dont le reflet tombe à la mer d’Ibiza,

Aux rivages féeriques et de hauts palmiers sertis,

Couverts de passiflores et d’hortensias,

Ne vois-tu encore mon cœur qui crie ton nom

Sur ton télescope, explorant ses abysses,

Ses rivières rouges, son roman feuilleton,

Sa soif de vivre, son courage immense.

 

 

16
oct 2017

Moha abandonna sa monture à un pieu et entra au logis. Il remit le sac de provisions à sa femme. Elle était près du feu et préparait le diner. Elle lui dit bonsoir. Il hocha la tête sans plus, puis il passa voir son père et sa mère, dans l’antichambre, éclairée par un quinquet. Tous les deux égrenaient leur chapelet. Ils étaient sereinement silencieux. Il dit bonsoir, tout en mâchant ce mot simple et unique. « Bonsoir mon fils, répondit le père ; qu’as-tu ? Es-tu malade ? Ton visage est blême ».

Son teint était pale. Il restait muet. Son secret était trop lourd à dire, trop fort à garder pour lui-même. D’un ultime effort, il révéla son crime et énonça les circonstances dans lesquelles il fut amené à le commettre. Ses parents en furent bouleversés. Sa mère le serra fort dans ses bras, comme si cette marque d’amour allait le sauver de la potence. Son père pria dieu pour le sauver. Moha dit qu’il allait s’exiler au Grand Sahara. Sa femme entra, comme éjectée par une catapulte. Elle était furieuse, ses yeux ressemblaient à des braises incandescentes.         

 

- Quoi ? Tu as tué un homme pour sauver une danseuse de cabaret, reprocha Assia. Tu veux encore abandonner ta famille et fuir comme un lâche au pays du sable, y vivre sans attaches familiales. Tu as le courage de tuer, tu n’as pas le courage d’expier. Quel genre d’homme, tu es Moha. C’est fini entre nous. Je ne suis plus ta femme. Répudie-moi sur le champ. Je ne veux pas être la femme d’un lâche.

 

- Quoi, demanda-t-il avec émotion ? Je ne réfléchis pas avant d’agir et souvent je fais des dommages irrémédiables.

- tu obéis à ton impulsivité criminelle, voilà ton drame. Tu ne parviens pas à contrôler

tes nerfs, c’est très grave. Répudie-moi et que finisse cette vie de rien avec toi. Je ne resterai pas un jour de plus avec toi.

-          Soit, tu es répudiée, dit-il avec consternation et regret.

28
sept 2017
Posté dans Non classé par bencherif à 6:56 | Pas de réponses »

Aux primes aurores, naissaient tous les jours les premiers bruits du douar, situé à vingt lieues de la côte à vol d’oiseau, perché sur le versant sud de la montagne, qui domine les immenses et généreuses plaines de la vallée du Chélif. Ils se propageaient distinctement au loin, poussés par le vent qui hululait. Les hommes et les femmes se réveillaient dans la pénombre, réglés comme une horloge par habitude. Ils dormaient tôt la nuit, se réveillaient tôt le jour. Rien ne pouvait les aider à veiller tardivement. Seuls, les nouvelles en assemblée et les contes en famille y avaient droit de cité et s’épuisaient vite. Il ne leur restait plus que le sommeil, suffisamment long, pour tuer le temps.

Le douar comptait trois cents âmes. Une trentaine de gourbis le formait, disséminés sur le versant de la montagne, distants les uns des autres, au moins de cent mètres, tous construits en dur et à un seul  niveau, néanmoins fragiles et très peu résistants aux pluies diluviennes.  Il avait sa petite école coranique dont l’enseignant était originaire de l’ouest, que désertaient les garçons à la huitième année, pour entrer dans la vie active champêtre. Quant à la salle de prière, elle était inexistante. L’unique place centrale aménagée y suppléait. Comme partout ailleurs, un mausolée était édifié, à la mémoire du saint patron dont une fraction de la tribu descendait. Un bain thermale à proximité le privilégiait et drainait quelques malades souffrant de rhumatismes.

Les troupeaux partaient aux pacages, les bêtes serrées contre les autres. Ils étaient conduits par des adolescents vers la colline, accompagnés par leurs chiens. Leurs  cris  faisaient un bruit assourdissant, dans une totale confusion : les vaches mugissaient, les  brebis bêlaient, les chèvres chevrotaient, les ânes brayaient. Leurs pattes fendaient le sol asséché, depuis la dernière pluie du mois d’août et la canicule de l’été. Des tourbillons de poussière dansaient dans l’air qu’ils polluaient.

Séminaire algéro-tunisien

A hammamat Tunisie

Du  14 au 17 aout 2017

 

Nous étions particulièrement heureux de constater que la société civile eût prendre à sa charge d’organiser un séminaire dont l’importance est particulièrement notée, aux lieux et places de structures étatiques dont les lenteurs administratives restent un obstacle majeur pour assembler autant de monde sur une idée scientifique, en un  temps record. Il s’agit de la Cnefa (coté algérien )  et la Atf (coté tunisien) , qui eurent cet insigne honneur.

En effet, ce séminaire tenu à Hamammat ( Tunisie) était éminemment scientifique, disons didactique pour être plus précis. Des spécialistes de l’enseignement ( inspecteurs, enseignants, directeurs, doctorants algéro-tunisien avaient contribué par leurs communications à faire un regard croisé sur les réformes de l’enseignement du Français menées dans chacun des deux pays. La qualité de ces interventions était excellente et le  niveau était académique.

Nous dirons d’emblée notre satisfaction pour un séjour de quatre jours dans un  hôtel 4 étoiles African Queen, résultat d’une longue et harassante prospection menée par la présidente de la Aft Madame Sana Marzouki, notre hôtesse, pour répondre aux souhaits ambitieux présentés par la secrétaire générale de la Cnefa, Madame Fatiha Bousmaha et donner ainsi pleine satisfaction aux membres de cette expédition scientifique au premier plan, touristique au second.

Notre séminaire, qui s’était déroulé du 14 au 17 aout 2017, se prévalait d’une fraternité  exemplaire ouvertement exprimée par la nécessité de voir le Grand Maghreb unifié par ses peuples, tant que leur histoire est commune, leur culture et leur géographie similaires. C’est là une ambition légitime pour créer un grand ensemble géopolitique pour être compétitif dans une ère où les grands ensembles font émergence à la satisfaction de leurs peuples.

Mener l’utile à l’agréable, dit-on. En effet, le loisir nous donnait une bouffée d’oxygène méritée avec la canicule de cette année. Si les matinées étaient consacrées aux travaux de  notre séminaire, les après-midi étaient réservées au tourisme et  nous avaient permis de visiter des sites historiques et d’antiquité dont  Carthage et la mosquée illustre de Zitouna, et d’autres sites n on moins fabuleux. Nous avions eu droit également à un concert de la diva  Isirème Djura dont la voix mélodique nous émerveillait, mais aussi à un récital poétique au cours duquel s’était distingué le poète tunisien Ammar Akermi.

Tous espéraient voir éditer à l’avenir d’autres séminaires ou colloques aussi bien sur la didactique que sur la littérature francophone maghrébine, dans un pays ou l’autre, bien sur les moyens financiers réunis au préalable.

Enfin, nous remercions tous les membres de cette belle aventure dont  nous gardons des souvenirs impérissables. C’est ce qui compte plus que tout.

Notre reconnaissance va droit à la nefa représentée par son président Monsieur Outahar Mohand, sa secrétaire générale représentée par Madame Fatiha Bousmaha et aussi le modérateur du séminaire Monsieur Said  Boumendjel.

Je dirai : « Vive Nous artisans de cet exploit ».

26
juil 2017

Le ciel s’assombrit soudain. De gros nuages gris l’envahirent, en cachèrent le plus petit point bleue. Ils l’étouffaient, roulaient trop bas, lourdement. Lesoleil s’y engloutit. La matinée avait mu en nuit. La visibilité était médiocre. L’éclair émit ses phosphorescences en zigzag, brutalement, l’instant de secondes, puis il s’éteignit. Le tonnerre gronda, ses explosions se succédèrent. Puis, la pluie tombait par nappes énormes. Les branches des arbres craquaient, se brisaient, se fracassaient bruyamment au  sol. Les flots dégringolaient de la montagne à une vitesse foudroyante, arrachaient la terre arable, charriaient des débris de roche. Le vent soufflait à une vitesse foudroyante, hurlait lugubrement, rasait les herbes, arrachait des arbres, projetait des projectiles. Les bêtes mugissaient au loin, traquées par la catastrophe. Les cris des hommes terrorisés se confondaient à cette chorale sinistre.

 

Zouina fut prise de panique. Elle tournait et se retournait à gauche, à droite, toujours sur place, immobilisée. Elle cherchait désespérément un refuge. Il n’y avait nul abri dans son carré, même pas un arbrisseau et la forêt poussait en plus haute altitude. Elle était déjà transie de froid. Elle était trempée et ses vêtements s’étaient alourdis. La jeune femme n’avait d’issue que de rentrer au gourbi. Elle s’en alla en courant aussi vite qu’elle pouvait. Ses pieds pataugeaient dans la boue, ralentissaient sa course. Elle trébuchait et tombait, mordait la terre, se blessait aux mains et aux genoux, puis elle se relevait en un ultime effort.  L’eau dégringolait de la montagne, formait des marres sur le sentier. Une multitude de rus coulait précipitamment.

26
juil 2017

Il ne se passe rien.

 

 

Il ne se passe rien. Il ne se passe rien dans le bled qui, sitôt libéré, tomba entre les canines acérées des loups, au lieu d’être un gage entre des mains vertueuses, intelligentes, dignes de bonne foi, laborieuses. Une terrible contradiction que l’histoire n’en ait répertoriée peut-être dans aucun pays. Tôt, le pouvoir despotique s’installa et s’érigea en système pour mieux brimer, mieux briser les autres, mieux profiter du fruit de l’indépendance. Tôt la démagogie servit d’alibi à l’effet d’asservir le peuple, sorti meurtri par une guerre désastreuse de libération, sorti encore par une longue nuit coloniale d’obscurantisme et d’illettrisme, de misère  et d’exactions. Puis à une indépendance fraiche, on viole la loi fondamentale pour entrer dans un long règne de l’illégalité qui, accommodée et accommodante, s’érigea en système totalitaire où toute voix discordante est muselée, brimée, neutralisée jusqu’à se tacher les mains de sang.

Les loups de ma patrie, amour, l’aimaient-ils ? Ils l’aimaient à leur façon, comme on aime une prostituée sans la payer. Quand le peuple était dans l’euphorie des drapeaux qui flottaient partout, les loups dévalisaient les villas et les dépôts, occupaient les grandes surfaces, les usines, les parcs, qui furent les propriétés des colons français, partis précipitamment par survie en France. Rien n’était épargné, même pas une modeste table de nuit, un boudoir, les draps de satin. Qui pouvait commettre de pillage, sinon de véritables loups Ils n’avaient pas cependant occupé les écoles, les lycées, les universités. Ils n’en avaient cure. Ils ne pouvaient ni apprendre, ni réapprendre, ni se recycler. Ils possédaient leurs propres diplômes supérieurs, acquis dans les voies douteuses, dans les couloirs étroits des complots. A l’école, on n’apprend pas à pisser dans la rue. Eux, ils pissaient partout : dans la rue, dans un jardin public, dans l’eau de source.

-Qui ouvrit ce ballet des rapines, me dit-il.

-          Tu veux dire la porte des enfers, une autre porte plus violente, plus dévastatrice,

répondis-je. Un jour je t’affranchirai de ton ignorance.

Je le quittais sur sa soif de savoir, une curiosité intelligente de savoir d’où venait le mal qui rongeait notre pays. C’était un patriote qui aimait voir sa nation briller de beauté devant les autres, toujours parmi les premières qui donneraient le bel exemple aux quatre coins de la planète, surtout parmi les plus grandes puissances internationales .Comment lui expliquer sur le champ ? Il lui faudrait des heures d’assimilation, avec de gros risque d’occultation ou de fantasmes, non que je ne sois pas pédagogue, mais cela vient du fait que notre histoire n’était pas écrite. Et ceux qui nous ont raconté des épisodes, ils les ont toujours maquillés, par égocentrisme. Moi-même, je n’avais pas assez de temps pour lui en fournir la toute première page dont j’aurai pu lui donner le titre et je regrette sincèrement cette lacune. Mais aurait-il su, si je lui avais dit que c’était l’adjudant et rien de plus. Il n’aurait pas saisi et m’aurait assailli de questions auxquelles je ne pouvais répondre spontanément. Car il y avait de la confusion dans tous les rôles : qui était le chef, qui avait commencé à écrire l’histoire, qui avait trahi. Ouf mille questionnements de quoi ennuyer un sourd.

26
juil 2017
Posté dans Poésie par bencherif à 8:08 | Pas de réponses »

Sous la lune

 

 

Le soir tu vas danser, admirer les concerts,

Admirer les tableaux, flâner dans les ruelles,

Et lasse, te poster sous un vieux réverbère,

Ta main dans la main de ton amie, vous deux belles.

 

Tu aimes ce silence grossi par le gel

Du trafic des bourgs fous par leurs bruits insensés ;

Tu aimes écouter les augures du ciel,

Invoquer ses grâces, voguer dans tes pensées,

Cueillir l’étoile filante dans sa course,

Dans la fluorescence de la lune rousse

Par l’immense éther mille fois constellé,

L’admirer, la baiser tendrement sans trembler,

La mettre dans ton cœur, en garder les éclats

Comme habit de charme qui t’offre réjouissance

Et parfums enivrants du lys et des lilas,

Epanouis dans les champs, dans leur magnificence.

26
juil 2017
Posté dans Poésie par bencherif à 8:07 | Pas de réponses »

Elle était

 

 

 

Elle était dans les bois aérés et fleuris,

Au bord des lacs bleus où miroitait son portrait,

Aux longs cheveux ni blonds, ni noirs, mais pleins d’attraits,

Qui couvraient son nombril, affolés et fournis.

 

Sa blanche main puisant de l’eau fraîche et douce,

En rossant les seins, les jambes et le nombril,

Puis elle nageait sans bruire dans le silence

De mère nature endormie sur l’île.

 

Toi, Claire, sur la mer calme et bleue en été,

Tu vas, à l’envie, battre les flots écumeux,

Moitié nue, tes tendres seins à l’avant pointés,

Gardés de satin bleu, en cône savoureux,

De jour quand le soleil ardent hale la peau,

Que le sable fin des plages est recherché,

Que la fraîcheur océanique vaut le prix haut

Et du spleen quotidien, on se sent arraché.

 

26
juil 2017

 

Comment croire l’adieu

Quand bleus étaient nos cieux,

Dans quel pli de ton cœur

Se terrait-il songeur

Et de surcroit sournois

Pour frapper fort mon moi

Comment se séparer

Sur nos rives dorées

Quand de ta bouche

Tombait ton suc farouche

Limon de mes vergers

Quand tous deux allongés

Au palais des miroirs

Romance de nos soirs

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