26 janvier, 2010
Maria
Dans ce petit bois aéré, aux arbres hautes et sveltes, de feuillage vert clair, de branches fines et légères, de lianes inclinées et grimpantes, inondé de soleil doux, de blancheur éclatante, tapissé d’herbes tendres encore naissantes, une fleur opulente exhalait ses parfums enivrants, une cirée qui promenait sa joie et sa sensualité dans ce haut lieu sublime et solitaire, habillée de cape courte, légère comme la soie, rouge comme une marguerite dans un pré qui souffle l’amour comme du feu, couvrant à peine les cuisses opulentes comme les mollets en fuseau, ses cheveux un peu roux et défaits retombant sur ses épaules, son beau visage rond où brillent doucereusement ses yeux verts et l’émail blanc de dents rangés admirablement, ses lèvres bouffonnes en attente de lèvres dévoreuses et ses joues en far lumineuses, portant dans la main gauche un petit panier en oseille à moitié plein d’effets en satin blanc ocellé, se penchant vers le sol pour couper quelques herbes, grisée de plaisir sensuel, elle en fait la démonstration la plus expressive en laissant ses gros seins nus pendant hors de son corsage blanc, aux mamelons très fins, ceints d’auréoles de couleur marron effacée qui ponctue la blancheur de la peau, heureuse de ses attributs en chair qui lui donnent ce charme émouvant et cette envie forte d’assouvir le désir le plus fou, souriante comme une fille brûlée en quête d’amour, veillée par une ombre mystérieuse dans ces rivages romanesque et solitaires où de partout chante la muse des odes de jeunesse, des chants langoureux, des vers harmonieux entre la nature et la femme, l’amour charnel et l’amour divin.
Par bencherif le 26 janvier, 2010 dans
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1 janvier, 2010
Najoua
Au printemps de ta vie, tu connus du chagrin,
Un chagrin de l’amour qui n’aura pas vécu
Le temps de l’éclosion d’une fleur au matin,
Comme il en meurt toujours, quand le lien est tenu.
Tu le portes en toi, dans ton cœur et ton âme,
Eprouvant de douleur qui mine l’énergie,
Brouille les facultés, perturbe le calme,
Et toi dans ta quête de magie en magie.
Déçue tu espères retrouver son ombre
Et tu cours sur le pas d’un mirage trompeur,
Qui ne finit jamais et tu rêves sous l’arbre
Qu’un beau jour vienne te combler le bonheur.
Qui a trompé ton cœur mérite le poteau,
Il n’est point chevalier digne de te ravir
De toucher ton cheveu sous un beau rameau
Sur une pelouse qui sente l’élixir.
Devrais-tu encore en porter le trophée
Très présent dans le pli de tes jours et nuits
Pour commencer ton mot combien désespéré
Pour toucher tes amis et tuer ton ennui.
Oublie ce souvenir d’un être immonde,
Coureur d’aventures et chercheur de dote ;
Change ce symbole qui te tient en corde,
Libère ton être d’une âme sotte.
Monte ton beau vaisseau et vogue sur la mer,
En quête du bonheur qui t’attend sur un port :
Tu es adorable, bénie par les éthers.
Va comme l’aquilon, confiante de ton sort
L’homme de ton rêve t’attend sur la plage,
Au sable fin doré sous les cocotiers
Par un ciel bleu pur, sans moindre nuage
Où flottent d’allègres séraphins altiers.
Tes universités te montrent le chemin,
Cultivent ton savoir, t’arment de patience,
Te gardent du piège d’individus malins,
Renforcent en tout temps ta persévérance.
Relève les défis d’atteindre le sommet
De la connaissance léguée par les doctes,
D’emporter le titre de la chair élevée,
Fruit de ton label et d’années d’attente.
Par bencherif le 1 janvier, 2010 dans Non classé
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29 décembre, 2009
Gaza ou la grande prison : deux millions d'êtres peinent de jour comme de nuit à trouver un bout de pain à mettre sous la dent, un médicament pour soigner une maladie ou lutter contre une infection et pour nombre d'entre eux attendent de trouver un gite de fortune fait en terre, que LONU fait construire, à défaut de matériaux de construction que le blocus de l'Etat d'Israel ne laisse entrer, ou encore de l'aide financière internationale promise par la communauté internationale, conditioonnée elle aussi hélas, par la conciliation des mouvements clés le FATH ET le HAMAS. Il faut ajouter à tout cela les insalubrités de la vie qu'engendrent l'absence de l'eau potable, de l'électricité produite en infime partie. Le tableau est noir et on ne pourrait décrire en peu de mots la détresse de deux millions d'hommes et de femmes, d'enfants et de viellards, de malades et d'invalides, d'orphelins et de veuves. On ne pourrait décrire le ressentiment de ces gens à l'égard de la communauté internationale, occupée par ses propres dividendes, ses courtoisies et ses échanges proocolaires qui lui font oublier la conscience humaine. Dans ce silence, qui n'est que complice du mal atroce subi par ces misérables, imposé par la puissance d'occupation qui doit selon le droit international veiller à en préserver les conditions de vie et la dignité, on ne peut que se révolter positivement.
Une caravne a eu l'audace pourtant d'aller porter secours à tous ces résidents de la grande prison. elle est baptisée ' les Veines de la vie, formée de plus de 1300 activistes de la fraternité, de plus de 250 véhicules affrétant des vivres et des médicaments. Elle se compose d'illustres personnalités parlementaires dont Georges Gallaoui, d'anciens ministres, venant de quarante deux pays toutes confessions confondues, chrétiennes, muslumanes, juives. Constituée en Europe, creuset des révolutions sociales, elle le traversa au bout de plusieurs jours et arriva en Syrie , puis en Jordanie, au port de Akaba d'où il lui reste trois heures pour etre au point de transit de Rafah l'égyptienne, en accostant sur le port égyptien Nouibaa. Mais le pouvoir égyptien refuse de permmettre à la caravane de prendre cette voie maritime et lui enjoint de prendre la voie maritime du port de Alaarich en Egypte et de là poursuivre sa route vers Gaza. Le ministre des afaires étrangères de l'Egypte enjoint aussi à la caravane de faire demi tour, traverser la Jordanie, la Syrie, se procurer des bateaux pour afréter toutes ces marchandises et embarquer ces militants de la fraternité universelle.
Comme toujours les gouvernants du monde observent un silence radio sauf quelques médiations çà et là pour infléchir la décison du pouvoir égyptien et faire parvenir au plus tôt l'aide humanitaire aux résidents de la grande prison, au nom peut-etre de non ingérence dans les affaires intérieures d'un pays tiers. Devons-nous alors ensevelir l'humanisme, la charité universelle, l'aide aux souffrants. En tout cas, le président Moubarek vient de le faire dans son propre pays, en s'obstinant à dresser des écueils à l'aide humanitaire.
Non monsieur le Président, votre décision va à l'encontre des valeurs universelles, à l'encontre de votre religion musulmane qui ordonne de faire le bien, à l'encontre de la morale de votre Etat qui ne reconnait pas le mal dans ses lois, qui priviligie les vertus dans ses lois. Savez-vous seulement que le souvenir de cet épisode de gouvernement vivra longtemps en vous et que le repentir vous hantera. Je me refuse de croire qu'il n'existe dans votre coeur aucun iota d'humanisme; vous etes un humain, touché peut-etre négativement par les affaires d'Etat. De plus, vous etes l'héritier d'une ancienne civilisation dont témoignent les vestiges encore présents. Alors sortez de la tourmente dans laquelle vous etes happé, raisonnez en humain, puisque en prince vous considérez les actes sous un environnement qui obéit à une logique d'Etat, inappropriée en la circonstance. Un peu de bonne volonté vous hissera aux sphères de la grandeur, si vous en suivez le chemin.
Par bencherif le 29 décembre, 2009 dans Non classé
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22 décembre, 2009
Présentation analytique
Marguerite tome 2
Si le premier tome, le personnage principal, Hamza, a développé sa personnalité dans un quotidien rude pour ses gens, ces indigènes de parole confisquée et soumis aux plus injustes des exactions, dans le premier tome il est déjà un contestataire majeur, à l’age de dix sept ans au plus. C’est donc en 1901, qu’il est appelé à évoluer dans la société de Marguerite, petit village mixte, à prépondérance indigène. Il entre dans une étape cruciale de sa vie qu’il a décidé déjà de sacrifier pour que vivent ses gens dans la dignité, ou tout au mois rappeler crûment aux colons que la flamme de la révolution n’était pas morte et que l’espérance d’arracher l’indépendance existait toujours mais, juste en y mettant les moyens de sa libération, soit le recours à la violence. Dans son adolescence, il rêvait de révolution vigoureuse, de grande échelle sur une aire géographique assez étendue, au moins dans sa propre région. Dans sa prime jeunesse, il revient malgré lui aux évidences incontournables. Son projet révolutionnaire, devient modeste, à la hauteur d’une révolte locale. Dans le camp adversaire, les choses évoluent avec une grande vitesse. Les colons veulent définitivement gouverner à eux seuls, loin d’immixtion de la métropole. Ils commencent alors une véritable stratégie pour parvenir à leurs fins. Ils ciblent la frange de société la plus faible, soit les Juifs qui avaient été proclamés citoyens français par le décret Crémieux. Il fallait mettre mal à
la France, en s’attaquant aux Juifs d’Algérie qui passèrent des moments difficiles. En effet, ils furent victimes de violences excessives : leurs magasins ont saccagés et pillés ; quant à eux, ils furent agressés et on compta plusieurs blessés parmi et un mort, selon Ageron et deux selon d’autres sources. Les colons étaient puissants et disposaient de relais influents au parlement. Ils bloquaient l’action administrative des gouverneurs généraux successifs et des trois préfets, lesquels ne pouvaient que courber l’échine, sinon ils tombaient en disgrâce. Sur ce fond de drame des Juifs, était né le mouvement révolutionnaire du parti colonial sous l’impulsion des gros propriétaires dont le premier congrès en 1897 constituait une assise de revendications majeures ; puis en 1898, le mouvement estudiantin prit le relais et organisa des meetings et des manifestations populaires ; le chef de file en était un jeune, beau comme un dieu, fille d’une veuve très riche qui le pourvoyait en tout et pour tout. Bien sur, il laissait sa faculté de droit et mobilisait les masses ; comme partout dans le monde, les étudiants furent maîtres de la rue et menèrent le combat de façon irréductible. Ils brûlèrent aussi les effigies de Dreyfus et d’Emile Zola. Il y eut confrontation avec les services de l’ordre qui n’essayèrent vraiment pas de les contenir de façon musclée. Le gouverneur général était dépassé par les évènements, ainsi que les trois préfets de département. Le mémorandum des révolutionnaires fut levé au parlement qui en était favorable et le gouvernement en était absolument outré et s’opposait à l’octroi de l’indépendance d’Algérie. Le parti colonial frappa encore fort et oeuvra à faire tomber en disgrâce le gouverneur général. Il y parvint sans difficultés et obtint fin décembre 1900, l’autonomie financière avec institution de délégation financière, sorte de parlement local. Le mouvement insurrectionnel indigène, incarné en la personne de Hamza et de Mabrouk, deux figures complémentaires, suivait l’évolution politique. Il tint à marquer son refus à donner plus de pouvoir aux colons qui oppressaient le peuple. Tous deux préparent la révolte et se cotisent pour acheter les armes à feu ; accompagnés de quelques militants de la cause, ils font un long voyage à l’est du pays, paqssent à Elhamel (Bou-saada) pour demander bénédiction à lala zineb, la moqadema de la rahmaniya dont mabrouk était affidé. La cheikha ne leur dit rien et eux-mêmes ne dévoilent pas leur projet. Au 26 avril 1901, les 125 insurgés armés de fusils et de sabres assiégèrent le village de Marguerite. Mabrouk était une sorte de derviche et dans la colère, ils exigèrent des colons rassemblés dans la lace de se convertir à l’islam, sous peine d’être égorgés. Cinq colons ne se prêtèrent pas à cette conversion ; ou ils n’avaient pas copris l’arabe ou ils avaient carrément refusé l’apostasie. Le soir les renforts vinrent de Meliana ; il y eut une confrontation avec les insurgés dans la périphérie du village, puis dans la forêt. Les révolutionnaires furent vaincus et arrêtés.La cour d’assises fut contrainte de différer le jugement, car la pression de l’opinion publique était forte et exigeait un lynchage sur la place publique, sans tarder et sans information judiciaire. Cet évènement fut une explosion dans un ciel serein et les médias français saisirent vite l’affaire et conclurent à un acte de désespoir des indigènes brimés. La cour de cassation retira le dossier à la cour d’assises d’Alger et le confia à celle de Montpellier et ce sous la pression de l’opinion publique française qui était scandalisée par les fers dans lesquels étaient tenus les indigènes et la tribu des Righa insurgée. Des politiques français épris de justice plaidèrent la cause des indigènes écrasés par l’impôt et privés du droit naturel élémentaire ; car les indigènes n’étaient ni sujets, ni citoyens ; mais des sous-hommes auxquels toute clémence ou parole était bannie. Le procès fut célèbre en son temps et dura presque deux ans, au terme duquel un jugement clément a été prononcé pour les insurgés ; c'est-à-dire des peines de réclusion allant de 7 à 15 ans ; les deux héros moururent deux ans après en prison. Journée du 21 décembre 2009, sous l’auspice de lAssociation Safia Kettou à la l’auberge de jeunes Tyout ; Ahmed Bencherif
Par bencherif le 22 décembre, 2009 dans Non classé
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18 décembre, 2009
Copenhague ou le ballet dansant des gouvernants au détriment du réchauffement de notre mre, la planète verte, l'unique où il n'est donné de vivre. C'est le clivage dramatique entre les pas riches et les pays pauvres. Les grands pollueurs luttent opiniatrement pour se désengager de leurs resonsabiolités morales, pour faire supporter aux non pollueurs toues les retombées négatives de l'ère industrielle, acculer les non pollueurs à une forme de dérision, en essayant de leur donner une miette et en gardant pour eux toute la galette.
On est sidéré de voir le degré d'inconscience de nos gouvernants, de leurindisponibilté spontané dans des engagements majeurs pour la planète; certains n'écoutent aps,, les autres ne parviennent pas à convaincre; certains pensent déjà avec égoisme à leur aura politique et pourquoi pas faire de la propagande électoraliste;
que pouvonsnous? Nous avons à crier notre indignation, nous avons à continuer à dénoncer ces politicards tergiversants pour la survie de notre plante; il ne sagit pas ici de donner un logement social, un emploi ou de désenclaver une agglomération; c'est hémlas plus grave; c'est la alédiction d'une industrialisation anarchique qui ne réduit pas les gaz polluants;
les scientifiques ont parlé, tiré la sonete d'alarme; on a vu comment le climat de régions froides a changé en régions chaudes; des secousses telluriques qui frappent des régions jamais touchées auparavant, des dérives de glaciers, es inondations en terres arides, ;
non on ne doit pas se taire, on doit parler haut, exiger la modération des industriels; ensemble on peut faire changer les choses;
gloire à ces masses qui maifesten,t dans le froid et la confrontation policière à Copenhaguen
http://www.avaaz.org/fr/savecopenhagen
Par bencherif le 18 décembre, 2009 dans Non classé
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4 novembre, 2009
La mariée entra, sidérée par l’accueil illustré par un grand tintamarre. Elle se cachait le visage par un voile blanc, marchait maladroitement et d’un pas hésitant. Elle fut tout au long de sa parade comblée de compliments, de congratulations et de bénédictions : « elle est belle, élégante, bourgeoise, que Dieu la préserve et rende son ventre généreux ». Elle fut introduite dans sa chambre nuptiale, se reposa un long moment. Puis, vint sa tante maternelle qui ramenait deux bassines en cuivre pour lui faire la grande ablution, avant de se faire sauter les verrous. Elle remplit la grande bassine ronde en eau tiède, dévêtit la mariée qui se laissait faire comme si elle fût dopée. En se découvrant entièrement, celle-ci se sentit outragée. Elle se cacha les petits seins dans ses deux mains croisées, se serra les cuisses pour dissimuler son appareil génital rasé de son duvet. Son visage ressemblait à un feu de braises, l’épreuve en elle-même étant insolente, quoique réputée purificatrice sur le plan religieux. Ayant terminé le bain sacré, la tante manda une autre dame et, toutes les deux, elles habillèrent Safiya de sa robe cérémoniale de velours, la parèrent, de collier avec pendentif, de diadème et de bracelets de poings et de chevilles. Ensuite, elles l’emmenèrent au patio. La mariée prit place sur un fauteuil. Elle était merveilleusement belle, vêtue de façon féerique et partout sur son corps l’or brillait. Tous les yeux se braquèrent sur elle comme des feux dardant dont il était impossible de distinguer les regards d’envie ou d’admiration.
A la tombée de la nuit, la mariée fut conduite vers son sort. Dans sa chambre, les dames arrangeaient la literie pour une dernière fois, encensaient et parfumaient pour faire de l’instant fatidique un rêve inoubliable. Elles lui donnaient d’ultimes conseils pour évincer ses craintes. Quelques fois, il arrivait qu’un marié novice n’usât ni de charme, ni de patience et il violait littéralement la mariée, l’abandonnant évanouie et en sang. Ce cauchemar demeurait très vivant dans les mémoires et aucune fille ne le souhaitait sur son lit d’inauguration sexuelle. Un peu plus tard, elles laissèrent la voie libre à Hamza qui entra, enveloppé dans son burnous, capuchon rabattu sur le visage, afin d’éviter de croiser un regard quelconque, par crainte de subir un mauvais sort. On dit que des envieux attendent cet instant pour fermer un cadenas ensorcelé pour affaiblir la vigueur sexuelle du marié. Dans ce cas là, il faut recourir au savoir des taleb pour la restaurer. Hamza n‘eut aucune peine à ouvrir la route et remit la chemise immaculée de quelques gouttes de sang à la foule féminine qui rompit son silence stoïque et commença ses chants explosifs de joies.
Par bencherif le 4 novembre, 2009 dans
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7 octobre, 2009
Marguerite tome 2 vient de paraître. Si au premier tome, le héros, Hamza, encore adolescent, avait affirmé sa personnalité et s’était peu à peu aguerri au contact d’épreuves dramatiques que connaissait son peuple, vivant sous le joug colonial. Ses rêves avaient aussi pris peu à peu la forme d’un projet fiable pour mener sa révolution, idéal qu’il nourrissait en son corps et âme. Au second tome, Hamza est prêt pour l’action armée. Cependant, la réalité était beaucoup plus complexe et sa révolution ne prend l’allure que d’une insurrection, à localisation géographique réduite. La préparation de celle-ci s’était déroulée dans un état de violence qui avait contribué à l’explosion de colère d’une poignée d’hommes, résolument engagés pour faire entendre leur voix confisquée. Donc le tome 2 détaille cette insurrection, fort peu connue du grand public et peut-être dans son propre milieu, Marguerite à Meliana, à l’exception de la tribu des Righa qui avait fomenté la révolte dite de Marguerite.
L’état de violence, qui l’avait précédé, était grave et dramatique. Le parti colonial, qui exerçait presque tous les pouvoirs et possédait presque toutes les terres et se comportai en vrai tyran, menait des actions violentes pour obtenir l’indépendance de l’Algérie, affranchi de la tutelle de
la France et réduisant les indigènes à plus d’esclavage. De plus, il voulait réduire à l’indigénat les Juifs qui avaient accédé à la citoyenneté française par le décret Crémieux. Ainsi il provoqua la crise, dite anti-juive, qui avait embrasé l’Algérie. Les colons s’étaient déchaînés sur les Juifs dans presque toutes les villes entre 1887 et 1898 : Oran, Tlemcen, Alger, Ain-témouchent, Saint-Denis-du-Sig…Leurs magasins furent pillés, saccagés. En 1898, c’est la véritable crise, pendant laquelle Alger était devenu un champ de bataille, difficile à imaginer : leurs magasins furent saccagés et pillés et des marchandises furent transportés à dos de mulet. Parmi la communauté juive, il y’eut plusieurs blessés graves et deux morts. C’était l’anarchie, car l’armée laissait faire, encore secouée par l’affaire Dreyfus. L’Etat français fut dépassé par les évènements et pour briser la révolution des colons, il céda aux exigences du parti colonial et conféra l’autonomie de l’Algérie. Oui, c’était bien la révolution des colons qui s’attaquait à la communauté juive, afin de la priver la citoyenneté française. Sur ce point, l’Etat français ne céda pas cependant.
Ainsi ce tome 2 nous permet de comprendre la psychologie du colon et de voir clair dans des épisodes qui restent plus ou moins obscurs, sauf pour les historiens qui ont étudié à fond ces tragédies.
Marguerite tome 2 par Ahmed Bencherif.
Edition Edilivre, 56 rue de Londres
75008 Paris.
Par bencherif le 7 octobre, 2009 dans
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9 août, 2009
Florence
Florence, doux rêve qui vient la nuit
Chanter la romance au son de la lyre,
Curer l’âme troublée par l’affreux ennui,
Guérir la plaie du cœur, chasser le délire,
Ouvrir les horizons au-delà des grands flots,
Elire le logis dans les bois verdoyants,
Cultiver le jasmin, épandre le pavot,
Insuffler dans ma vie ses charmes attrayants.
La lune disparaît lorsque tu apparais :
La voûte céleste est alors brillante,
Constellée en grappes par tes beaux attraits,
Œuvre d’art grandiose, sublime et fascinante.
Au clair de Florence, la romance est chantée,
La sonate est jouée, les notes se plaignent,
Les houris évoluent en danses envoûtées
Et dans l’eau bleue du lac les cygnes se baignent.
Ta beauté surpasse les pierres précieuses,
Rouges et violacées, vertes et bleues, argentées,
Astre magnifique, de couleurs berceuses,
De radiations tendres, à jamais attestées.
Le soleil se couche, lorsque tu apparais ;
Alors le ciel est bleu, baigné de lumière,
La nature active dans ses plus beaux attraits,
Les jolis passereaux chantent leur grand concert,
Les fleurs s’épanouissent, les lys et les lilas,
Les herbes renaissent, les moissons durent l’an,
Les branchages valsent malgré leurs entrelacs,
Les senteurs enivrent, charriées par les vents.
Tes dards brûlent l’aigle dans son lointain envol
Et soufflent l’air chaud sur la neige qui fond.
Ma main ne brûle au feu de forêts des saules,
Mais brûle sur ta joue, jusqu’au derme profond.
Les fleurs épanouissent à ta seule haleine,
Avec précocité et de meilleurs éclats.
Mon talent s’enflamme de poésie pleine,
Par ton hale qui tient mon être dans ses appâts.
Par bencherif le 9 août, 2009 dans Poésie
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15 juillet, 2009
C’était le premier dimanche du mois d’août de la même année. La nature endormie se réveillait paresseusement. Le soleil dessinait au levant un mélange de couleurs fantastiques, les unes timides, les autres conquérantes. Dans les bois, les oiseaux s’agitaient et criaient précipitamment, avant d’aller becqueter un vers de terre ou une cerise, de voltiger dans le ciel avec beaucoup de grâce et de perfection. Le monde rural était levé : une vache qu’on trayait à sang mugissait, se débattait et tentait de fuir la main implacable ; une femme battait du lait, une autre cueillait des roses dans son jardin. Le village semblait désert à cette heure matinale. Les artères commerçantes propres : dès l’aube, le cantonnier avait ramassé à dos d’âne les papiers charriés par le vent et les cartons d’emballage vides en alfa, heureux de les emporter et de les donner à brouter à une ou deux brebis soudanaises, qu’il élevait pour leur portée pluriannuelle. Les bars et les commerces européens étaient fermés, en raison du caractère religieux de la journée, bien plus que par un repos hebdomadaire mérité. Il faisait frais et l’astre du jour ne flambait pas. Sur la terrasse du café maure, quelques clients buvaient lentement du café à la fraîcheur matinale, les boutiquiers indigènes arrosaient les devantures, quelques uns remplissaient d’eau des jarres enchâssées au mur. Ils chômaient tous car personne ne songeait à faire ses emplettes de sitôt.
Dans ce silence de campagne, l’église rappela aux fidèles l’auguste moment pour vénérer le Dieu et récolter la bénédiction dont ils avaient besoin pour se prémunir contre de fâcheux aléas. La cloche, qui tintait pour le rassemblement spirituel, symbolisait la purification et la piété, ses puissantes notes se répercutaient à la ronde et chacun se démenait pour être à l’heure et se prosterner à la puissance divine, on y donnait son cœur pour être aux premiers rangs afin de mieux laver ses pêchers et ses tourments. On aimait la maison du Seigneur et en retour, elle réconfortait les âmes perdues, par une simple prière qui descendait comme un baume, par la bouche du curé. On acceptait son enseignement de morale que chacun appliquait selon ses propres impulsions, mais en respectant toujours la pudeur. Dans les rues, qui s’animaient peu à peu, deux grands courants humains flottaient et se côtoyaient dans une compréhension réciproque idéale : les chrétiens allaient faire la messe et passaient le plus normalement du monde devant les musulmans qui leur réservaient une attitude respectueuse, l’échange des Salamlec étant d’usage. Les uns et les autres étaient convaincus qu’ils détenaient la vérité absolue, sans le penser tout haut, car la tolérance cultivée à travers les ages finit par triompher et les amenait à raisonner, à éviter des désagréments inutiles qui n’entamaient la foi, ni des uns, ni des autres, les douloureux souvenirs de confrontation d’ordre religieux ayant été effacés depuis longtemps. L’age des guerres saintes était révolu et l’homme de cette confession ou de l’autre ne tenait plus à brandir le javelot. Il évolua et assimila convenablement sa propre religion. Les enfants, qui accompagnaient leurs parents, étaient adorables et mignons, heureux d’aller sentir la chaude ambiance religieuse. Comme de petits anges, Ils avaient la pureté de l’âme, croyaient à une vie merveilleuse, avaient hâte de grandir, pour en cueillir des roses sans épines. Ils portaient leurs plus beaux habits pour la circonstance et sentaient un bon parfum. Les fillettes tenaient la main de leurs mamans, les petits gosses apprenaient à s’en affranchir. Tout au long de l’itinéraire, ils n’entendaient parler que de la douceur de Sidna Aissa, Jésus, de charité chrétienne, de foi et de toutes les belles choses qui existent sur terre ; ils assimilaient dans leur jeune age la morale, afin de marcher toujours dans le droit chemin. L’un espérait devenir prêtre, une fillette rêvait d’être une sœur blanche.
L’église était au cœur du village, comme l’était le Christ au cœur des Chrétiens. Son bel ensemble architectural gothique et musulman initiait aux méditations philosophiques sur le rapprochement des peuples. L’homme, cet éternel incompris, s’ingénie à assembler les matières et échoue à assembler les vertus. Sur un fond de mosaïque africaine, la Vierge Marie purifiée, la lalla Meriem (Marie) sanctifiée, était émouvante, son enfant dans ses bras. Le crucifix chagrinait les âmes dont quelques unes, prises d’attendrissement, versaient un ou deux pleurs. Les cierges étaient allumés et l’encens exhalait son parfum. L’atmosphère était chaudement pieuse et les fidèles prenaient un air d’innocence pour demander le Pardon. Elle rappelait, en outre, le perpétuel combat entre le tentateur et la sagesse. L’orgue, qui était une récente charité de la mère de Fernandez, émettait ses notes plaintives et fortes. Vêtu de soutane blanche et auréolé d’un long chapelet qui retombait sur sa poitrine, le Père Nardi officiait la cérémonie. C’était un homme de grande piété qui suivait l’évolution de son temps et augurait même sur l’avenir. Par des paroles pondérées, sa verve intarissable abordait les différents maux de la société. Rien n’échappait à son esprit clairvoyant, ni l’adultère, ni une autre infamie. Il savait pourtant qu’il nageait à contre courant et que l’Etat moderne oeuvrait pour le progrès et son corollaire, l’émancipation des mœurs, comme si les deux dimensions, tenues pour indissociables par nature, formaient un seul rail, sans lequel le train déraillait infailliblement. L’homme moderne tendait de s’affranchir de la décence, de donner libre cours à ses instincts, moins pudiques que ceux des animaux qui, pour leurs accouplements, opèrent d’un charme recherché et persévérant.
Le son musical se tut, le père ouvrit l’Evangile et invita à la lecture de l’Epître de Paul aux Romains au paragraphe 26 :
« C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions infâmes ; car leurs femmes ont changé l’usage naturel en celui qui est contre nature ; et de même les hommes, abandonnant l’usage naturel de la femme, sont enflammés dans leurs désirs les uns pour les autres, commettant homme avec homme des choses infâmes, et recevant en eux-mêmes le salaire qui méritait leur égarement »
« Comme ils ne se sont pas souciés de connaître Dieu, Dieu les a livrés à leur sens réprouvé pour commettre des choses indignes, étant remplis de toute espèce d’injustice, de méchanceté, de cupidité, de malice ».
L’instant était à la repentance. Chacun se jurait de ne plus commettre de mauvaises actions, de préserver vaille que vaille le serment indéniable à Jésus, de suivre l’exemple des Apôtres qui furent accablés de mille persécutions, d’être fidèles aux martyres, combien nombreux, hommes, femmes ou enfants, jetés aux bêtes féroces dans un amphithéâtre bondés de milliers de spectateurs et de courtisanes nues, ou encore décapités, nus, dans les places publiques, déchiquetés en lambeaux entre deux arbres, fouettés à mort aux verges. Le christianisme, qui fut combattu, à outrance par les idolâtres finit par triompher et donna l’espérance aux hommes qui modérèrent leurs mœurs et diffusèrent la vertu, la fraternité et l’amour du prochain. Avec un cœur lourd, le Père Nardi ferma l’Evangile, leva ses deux mains au ciel et récita à haute voix l’espérance de Paul pour réconforter les âmes :
« Que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ soit avec vous tous. Amen. Que le Dieu de l’espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi, pour que vous abondiez en espérance, par la puissance du Saint Esprit ».
La messe terminée, on attendit patiemment un moment aussi solennel, le sacrement de deux époux. Ce serment, qui les liait dans la fidélité réciproque, pour la vie, pour la mort, dans le meilleur et dans le pire, était émouvant. Le Père Nardi louait toujours Dieu pour cette coutume qui défiait les ages et qu’il imputait à un sentiment de religiosité vif. Les deux époux étaient très heureux : Madeleine était ravissante dans sa robe blanche ; Gustave était élégant dans son costume bleu. Ils passèrent à l’autel. Là, le curé célébra la cérémonie d’usage et les déclara unis, selon les lois sacrées du mariage. Ils échangèrent leurs alliances et sortirent, suivis par l’assistance qui criait d’émotion : « vive la mariée ! »
Tout le monde était parti et il n’en restait plus que Juliana et un jeune homme qui tentait désespérément de lui tenir compagnie, d’essayer de la réconforter dans ses moments de solitude et d’abattement. Elle le connaissait, le croisait souvent sur son chemin, faisait parfois une courte promenade avec lui dans le jardin public. Il la prévenait d’attentions douces et la comblait de compliments mérités. C’était un gentil garçon plein de finesse qui l’épatait ; son humour ingénu la divertissait quelque peu. Il semblait lui faire la cour. Son regard la troublait, ses avances n’avaient pas ce caractère pressant, comme celles d’un courtisan commun. Mais elles étaient sincères et persévérantes. Elle éprouvait un secret plaisir, de se sentir attirante, admirée…Elle ne voulait pas qu’il restât avec elle, par une indéfinissable faiblesse : elle se complaisait en sa présence, son cœur battait anormalement, son regard était trouble, la timidité la saisissait. Elle lui demanda en vain de partir, le pria confusément. Elle le supplia, en lui tenant les deux mains. Alors, elle frissonna et sentit une douce chaleur l’envahir. Puis, elle dit simplement d’une voix tendre : « va ! Je t’en conjure au nom du Christ ». Le moment était sincèrement émouvant et pur, sans aucune atteinte à la piété des lieux. Le jeune homme qui ne s’était pas comporté de façon équivoque fut obligé de céder à cette exhortation et s’en alla, heureux de se sentir enfin aimé par Juliana.
Sa persécutrice, Graziella, ne venait plus à l’église, depuis qu’elle s’était jetée dans les bras de Gaston. C’était sa meilleure amie qui avait trahi sa confiance et la faisait terriblement souffrir. Les valeurs déclinaient, l’amitié devenait traîtresse et assassine, on se jouait des sentiments des autres comme on jouait aux dés. Une cruelle fatalité la frappait et elle ne savait pas comment réagir pour reconquérir la quiétude de sa vie conjugale, qui se fragilisait de jour en jour. Son mari ne l’accompagnait que rarement à la messe, si bien qu’elle en perdit le souvenir. Elle grandit dans une famille qui faisait de l’Evangile le code de conduite immuable de leur vie et ne songea jamais à l’adultère pour assouvir ses désirs, encore moins au divorce pour pouvoir se remarier, ce qui était selon la loi religieuse un péché. Sous une forte émotion, Juliana abandonna ses deux petits enfants, sagement assis sur un banc, et marcha lentement vers l’autel. L’espoir renaissait après une longue attente et promettait une vie meilleure pleine de joies et d’amour. Un rayon de soleil illuminait son univers sombre. La femme supporte le moins la séparation. C’est la chose la plus cruelle qui puisse lui arriver. Surtout si elle est belle et jeune. Ses courtisans abondent et déploient un charme entreprenant qu’elle subit infailliblement. C’est la loi de la nature qui ne renferme aucun mystère, c’est un besoin à plaire qu’aucune philosophie ne puisse détourner ni ignorer. Là commence son drame. Elle écoute ses impulsions qui la minent sourdement, sa conscience la torture, la fidélité jurée l’écrase et elle en souffre terriblement. Rien ne présente plus d’intérêt pour elle et c’est le moment où elle a le plus besoin de force qui chancelle fatalement.
Elle se prosterna et se réfugia aux ultimes espérances de l’âme angoissée pour trouver le salut et l’inspiration d’une ligne de conduite. Elle se couvrit le visage d’un voile clair et murmura une courte prière qu’elle ne pût achever, l’anxiété étranglant sa voix. La mélancolie, qui l’assiégeait, gagna l’environnement spirituel. L’espace se restreignait autour d’elle et lui semblait atrocement vide. Sa douleur muette déchirait les cœurs et montait au ciel, emporté par des anges qui la pleuraient. Elle vivait une crise terrible et ne parvenait pas à choisir la voie propice : préserver sa vertu et souffrir indéfiniment de l’abstinence, commettre le péché, tomber dans l’immoralité et trahir sa confession. Il ne lui restait plus que de se retrancher dans son éducation religieuse, d’invoquer le Tout Puissant, d’en implorer la clémence et de l’assister dans son combat douteux. Elle s’était attardée plus que d’habitude et ses deux petits enfants vinrent auprès d’elle. Sa fillette de cinq ans découvrit avec effroi que sa maman avait pleuré. Elle en fut épouvantée et se serra contre elle. Plus que le garçon, la fille est proche de sa mère dont elle comprend l’état d’âme et cherche à la consoler promptement. D’une voix brisée, elle lui demanda ce qui la chagrinait. Le cadet qui était âgé de trois ans restait ahuri et prononça plaintivement : «Maman ! » Que pouvait-elle dire ? Sinon, garder sous silence son secret Et d’ailleurs, ils ne comprenaient rien à ces choses abominables que commettaient sans vergogne les adultes. Il fallait avant tout sauver les apparences et sauvegarder l’harmonie de son foyer.
Par bencherif le 15 juillet, 2009 dans culture
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28 juin, 2009
Grappes de raisins
En forme de grappe de raisin juteuse,
Qui brille au soleil par les jours de juillet,
Réveille les envies combien amoureuses,
Parmi les feuillages vert clair et douillet,
Plus grosse que le fruit du chétif grenadier,
Qui, pendant, balance au toucher d’un rameau,
Garde jalousement son nectar très envié,
Attendrit de couleurs et cure de maints maux,
Charnue comme nèfle, tendre dans la bouche,
Filante dans la main, brûlante dans les sens,
Cette cime de chair succulente enclenche
Un très fort sentiment d’extase et de transe.
C’est ton orgueil comblé, frais et impérissable,
Qui vit plus dans ta chair, plus encore dans ton cœur.
Il fut le témoin présent et invulnérable
De tes jours sereins ou vifs, tes joies ou tes langueurs.
Tu la pares d’écrin de soie noire ou rouge,
Couleurs violentes bien suggestives,
Qui donnent à chacun un tendre vertige,
L’élan de conquête de façon hâtive.
Le regard s’y pose, tu en es heureuse,
Tu jouis de plaisir, tu te sens la femme,
Tu décroches le prix de jolies berceuses,
Compliments sincères, venus du fond de l’âme.
Ta volupté, aussi, jamais inassouvie :
De câlins en câlins, tendres ou passionnés,
Elle en est vierge, tout au long de ta vie,
Toujours glorieuse, et à jamais fanée.
C’est ton sein féminin émergeant de ta chair,
De rondeur unique, appât pour le regard,
De belle volupté, qui croit en égal pair
Dès la naissance et pointe ses beaux dards.
Par bencherif le 28 juin, 2009 dans Poésie
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