ahmed bencherif écrivain et poète

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الجمهورية الجزائرية الديمقراطية الشعبية

وزارة الثقافة

إتحاد الكتاب الجزائريين

الفرع المحلي بالنعامة

 

ملتقى دولى حول إيزابيل ابرهات، الطبعة الثانية

التصوف و التعايش الديني : من النزعة الإسلامية إلى النزعة الإنسانية.

الديباجة:

     أنتج عالمنا المبني على الحاجات الاستهلاكية قيما مادية بحيث تتميز الحقبة التي نعيشها بالوصول إلى قمة الماديات و سهولة الوصول إلى رفاهية أكثر والتي غالبا ما تكون مخادعة ومدمرة للإنسان و الأنظمة البيئية معا. في المقابل  يتيح التصوف للإنسان  الاستكثار من المال ، معرفة الحقيقة، زيادة التدين و تعاظم الروح الأخوية و إيثار الأخر.  يتجسد التصوف في القدوة التي ينبغي إتباع نهجها على غرار أئمة الصوفية و عمداء الطرقية الذين يقومون بدور تربوي  و تعليمي و ينشرون حب القريب و البعيد و يساعدون النفوس المضطهدة على التطهر من الحقد و الكره و من روح الانتقام و زرع الشر.

لقد ترك عالمنا يصارع لوحده ما أدى إلى بروز المتناقضات الفتاكة والتي غذيت بجشع و طمع البعض و حرضت على اندلاع الحروب التي لا تبقي و لا تذر مخلفة عواقب وخيمة  غالبا ما يدفع ثمنها الأرامل و الأيتام، أناس بدون مأوى و اللاجئين و المتشردين ماديا أو نفسيا.

لم تتمكن الفلسفة المادية من الإجابة على إرهاصات الألم المتعددة التي يتكبدها الإنسان سواء كان ضحية أو متسبب فيها وهذا ما شجع بعض النخب الغربية على البحث عن إجابات خارج هذه الفلسفة. و بالفعل استكشف بعض الرجال والنساء سواء كانوا أدباء أو فلاسفة مفهوم التصوف حتى تذوقوه و انصهروا فيه ثم اعتنقوا الإسلام و انتهجوا التصوف كنموذج حياتي و دليل لهم في رحلة البحث عن الحقيقة.

محاور الملتقى:

-         دور التصوف في حوار الديانات.

-         التصوف كشكل من أشكال العيش المشترك.

-         تجليات الأدب و الشعر في الاسلام الروحي » التصوف ».

-         الشيخ بن يعقوب : شاعر صوفي ( معاصر لإزابيل ابرهارت و الشيخ بوعمامة).

-         التسامي الروحي كوسلسية للتسامح: دراسة حالة الوئام المدني في الجزائر كمثال يحتذى به.

-         تأثير التصوف في النخب الغربية على غرار لإزابيل ابرهارت و غيرها.

-         تنقية النفس و تزكيتها من الأحقاد و الكره و روح الانتقام.

-         الدور التربوي التعليمي الثقافي و الاجتماعي الذي لعبته الزوايا في المغرب العربي عبر العصور.

 

République Algérienne démocratique Populaire

 

Ministère de la  Culture

Union des Ecrivains Algériens

Section  locale de Naama

 

Colloque international Isabelle Eberhardt

Colloque international Isabelle Eberhardt, deuxième édition

A la Bibliothèque Nationale Hamma Alger

Le 21 et 22 octobre 2018

Le soufisme et la coexistence religieuse : de l’islamisme  à  l’humanisme

Sous le haut patronage de Monsieur le Président de la République

Notre monde, bâti sur des éléments consuméristes, a engendré des valeurs matérialistes, dont notre époque en a donné toute son expression et les voies d’atteindre cette prospérité sournoise et ravageuse pour l’homme et l’éc o-système. Or Le soufisme espère pour l’humanité une part abondante du bien et de la  vérité, la religion et la spiritualité, la fraternité et l’altruisme. Cette voie est incarnée par des modèles à suivre qui sont les imams du soufisme, les maitres confrériques. Ils éduquent, instruisent, sèment l’amour du prochain, aident les âmes persécutées à se purifier de la haine, de la vengeance, du mal.

Le monde, livré à lui-même, a généré ses propres contradictions destructives par  cupidité et avidité pour fomenter des guerres dont les plus grands dommages sont les veuves et les orphelins, les sans abri, des réfugiés, des errants psychiquement ou matériellement. La philosophie matérialiste n’a pas su ni répondre à ces identifications de malheurs divers, ni au fait que l’homme soit coupable ou victime du malheur, à telle enseigne que, comme une riposte à cela, des élites intellectuelles occidentales ont gouté et apprécié la voie du soufisme, hommes et femmes bien sûr, philosophes et écrivains. Ils se sont convertis à l’islam et ont adopté le soufisme comme mode de vie dans leur quête de l’absolu.

Axes proposés :

1      Le Soufisme et son rôle dans le dialogue des religions.

2       Le soufisme comme expression du vivre ensemble.

3         Littérature et poésie dans l’islam spirituelle «  Soufisme »

le cheikh Benyakoub,  poète soufi  ( Ainsefra contemporain d’Isabelle Eberhardt )  cheikh Bouamama

4       La  transcendance spirituelle  un moyen de pardon le cas de la concorde civile en

Algérie, comme modèle à suivre.

 

5         Influence du soufisme sur des élites occidentales, telle Isabelle Eberhardt

6          Epuration de l’âme de tous les ressentiments haine vengeance, le mal et le vice

7          Rôle socio-éducatif et culturel  des zaouïas à travers  les siècles au Grand Maghreb

 

 

 

 

Encadrement et organisateur du colloque

 

 

 

Président du colloque :     Ahmed Bencherif auteur président section union des écrivains

 

Comité scientifique

Coordinatrice                :        Docteure  Chetouani Noura

Membre                         :        Docteur Hichem Bencherif

Membre                         :        Mahiedinne Abderahim chercheur

 

 

 

 

                                                                                         Naama  le 18 mai 2018

Le Président du colloque

Ahmed Bencherif

Crash de l’avion militaire de transport à Boufarik

11 avril 218 à 8 heures 30 mn.

 

Dans les moments difficiles de ton histoire tragique, que l’on retrouve, ô mon grand peuple, ta spontanéité dans la solidarité la générosité l’entre-aide pour panser les plaies de tes enfants, venir en aide à tes victimes des tragédies localisées ou nationales, reconstruire les maisons, lever des campements, déblayer les gravats et les pierres, sauver des vies humaines de par-dessous les décombres, éteindre les feux gigantesques au sceau par sceau d’eau en appoint aux soldats du feu. Tu dresses des cuisines sur les sites frappés de catastrophes naturelles ou celles plus insensées commises par la main de l’homme. Oui tu es grand dans le malheur, tu te lèves comme un seul homme, la main sur le cœur, la main dans la poche.  Ton cœur et ton esprit sont au label si plein d’humanisme dont tu donnes des leçons à plus de nations les plus rodées dans cette mission volontaire et volontariste.

Des voix se lèvent pour punir les négligences commises, ou le manquement aux normes sécuritaires des uns ou des autres. Non ce n’est pas le moment de chercher les responsabilités, car nous vivons le deuil au plus profond de nous-mêmes depuis ce mercredi noir au matin du 11 avril 2018, dès l’annonce du crash de l’avion militaire de transport et de logistique qui transportait des passagers, des militaires, des familles de militaires, des malades Sahraoui qui revenaient à Tindouf, leur territoire d’exil, après avoir suivi des soins dans nos prestigieux hôpitaux de notre capitale, Alger la Blanche. Nous sommes rivés à nos écrans télévision afin de suivre le sauvetage des corps en fragments sur cette ferme verte qui évoque comme par hasard le paradis vert. Suivre encore les in formations sur l’identification des corps.

Dès quinze heures, Monsieur le Président de la République a officialisé notre deuil par un décret de trois jours de deuil national, qualifiant le crash de tragédie nationale. Nous le saluons pour ce cas précis d’avoir eu la perspicacité du classement de ce crash en tragédie nationale, ainsi pour permettre l’indemnisation des familles des victimes. Le ramassage des corps se poursuivait toujours pour les ramener à l’hôpital militaire d’Alger, afin de permettre à ses praticiens de les mettre en cercueil, après avoir rassemblé les fragments des corps et après les avoir identifiés. En effet, la tache est ardue, car les soldats du feu les secouristes bénévoles avaient retrouvé des cranes coupés et éjectés loin du site du  crash.
Je  voudrais te dire ô mon grand peuple que tu dois aussi te lever comme un seul homme pour le bien de la patrie, chaque fois que cela sera nécessaire et je voudrais aussi que tu reviennes ce peuple laborieux, pugnace, ingénieux, vigoureux c comme l’avait remarqué pendant les premières années de la conquête française le général Bugeaud qui avait demandé à son gouvernement de transplanter des peuples aussi vigoureux que toi
gloire à toi ô mon peuple gloire à nos martyrs tous nos martyrs de toutes les épreuves vécues subies

Que vive l’Algérie

Que vive mon peuple

Le 12/4/ 2018

Ahmed Bencherif

Critères d’éligibilité à l’élection présidentielle ou fardeau de documents

Les critères d’éligibilité à l’élection présidentielle rebutent les candidats les plus hardis et les plus persévérants. Ils démotivent et montrent à quel point l’ascension aux fonctions magistrales suprêmes soit le fait d’une caste réservée exclusivement à leur favori consensuel. Ce n’est pas un dossier simple et léger que le candidat doit déposer au conseil constitutionnel, mais des cartons pleins de documents et de pièces dont on ne comprend ni l’on voit l’utilité. On sent, on palpe le totalitarisme alors que cette caste chante haut l’hymne de la démocratie. Il faut bien leurrer le peuple et surtout les ONG dont ces oligarques ont une peur bleue. En effet, l’on sent tout le poids de cette bureaucratie nous écraser, nous démotiver, à tel point que cette ascension parait impossible au commun des Algériens. Il faut être des leurs pour y prétendre, c’est ce qui explique leur volonté pour faire écueil sur écueil dans l’objectif de jouir de tranquillité sociale et surtout des richesses du pays, au détriment de la nation et du peuple.

Pas moins de cinquante documents sont exigibles pour se porter candidat. Il faut un temps long pour les collecter, auprès des administrations, dont l’autorité est exorbitante et n’est nullement assujettie aux principes de démocratie. Cette autorité n’est qui agit par consensus au lieu et à la place  de l’état. Aucune démocratie, digne de ce nom, n’exige tant d’efforts, de patience et du temps, de son citoyen, lesquels seraient mieux mis à profit dans d’autres domaines, pour mieux servir les intérêts suprêmes de la collectivité  nationale. En effet, seul le totalitarisme du parti unique, qui a été ressuscité, pour mieux servir les appétits insatiables  du clan au pouvoir. Lire et étudier ces critères d’éligibilité provoque la colère volcanique, le ressentiment grave et surtout le constat amer selon lequel l’inégalité des chances entre les Algériens n’est qu’un mythe.

L’article 139 de la loi électorale du 16/10 du 25 aout 2016 nous montre que le législateur ruse, louvoie, reste dans le vague et l’imprécision dont il fait une recette pour attenter à l’empire et à la force de la loi, pour plaire à son maitre.  Ce même législateur, réputé au service de la nation, se trouve rabaissé à un agent enregistreur du gouvernement pour garder son pécule outrageant et briguer plusieurs mandats successifs, pourtant conscient qu’il met à mal l’Algérie.

Pour avoir une idée sur ce fardeau de critères, nous en analyserons quelques uns seulement qui obéissent à une volonté délibérée de perpétuer l’inégalité des chances entre les citoyens, de faire appel à la ruse et à l’imprécision.

1        la nationalité :

Il faut être de nationalité algérienne d’origine et n’avoir jamais possédé une autre nationalité. Il faut avoir résidé pendant dix ans au moins en Algérie, sans interruption, précédant immédiatement le dépôt de la candidature.

Le législateur renie totalement l’Algérien émigré qui a pu se frayer un chemin en politique dans le pays d’accueil, telle la France. Il use de pouvoir exorbitant pour créer le fossé entre les fils de la même nation, qui ont des ambitions, légitimes au demeurant. Il crée l’inégalité dans le but d’éloigner ces Algériens qui ont réussi dans le pays d’accueil. Non, le législateur ne les envie pas. Iil a peur de cette diaspora fort imprégnée de valeurs démocratiques, sociales, humaines dont le membre élu président fera tout pour asseoir ces mêmes valeurs.

La nationalité d’origine du conjoint, du père et de la mère est également requise. Quelle est l’utilité de ces documents ?

2        un certificat médical délivré par des médecins assermentés.

Quel est ce certificat médical. Aucune précision, hélas, n’est donnée par ce texte de loi. Est-ce possible ? Comment le législateur ait-il pu élaborer une disposition législative d’imprécision caractérisée ? Etait-il ivre ou dopé à tel point qu’il avait perdu son sens de discernement et son savoir ?  Non, pas du tout. C’était rédigé à bon escient pour permettre au président candidat de fournir ce document vague et le faire valoir en cas de besoin.

3        patriotisme

Une attestation de participation à la Révolution du 1 er novembre 1954 pour les candidats nés avant le 1 juillet 1942.

Si l’attestation de participation à la Révolution du 1er novembre 1954 pour les candidats né avant le 1 er juillet 1942 ne soulève aucune objection. Elle ne risque pas de faire consensus.  En effet, que dire des citoyens qui observaient une attitude neutre ? on peut les taxer de lâches, de prudents. Est-ce cependant un critère d’évaluation du patriotisme ? Non. Ils n’avaient pas une attitude hostile à la guerre de libération.  Cette hypothèse est implicitement admise par l’autre critère d’éligibilité dans le chapitre du patriotisme.

Une attestation de non implication des parents du candidat, nés après le 1 juillet 1942, dans des actes hostiles à la Révolution du 1 Novembre 1954. Dans ce cadre, le caractère de neutralité n’est pas exclu. Qui est alors habilité à délivrer cette attestation ? Sans nul doute, c’est l’organisation nationale des Moudajahidine. Est-ce alors une forme de parrainage ? je  crois que oui. Le Président ne peut alors sortir que des rangs de cette honorable organisation.

4        l’alternance au pouvoir.

Il est précisé : « le respect de l’alternance démocratique au pouvoir par la voie du libre choix du peuple algérien ».

On se demande bien comment se concrétise cette alternance, lorsque l’on sait que la Constitution de 1996 qui prévoyait deux mandats, a été modifiée et a introduit le caractère illimité des mandats. Ce qui avait permis au Président en exercice de briguer jusqu’ici quatre mandats et envisage le cinquième, dans le cadre de l’actuelle constitution qui limite les mandats à deux seulement. Pourquoi cette limitation ? Est-ce le remords ? Si c’était le cas, il aurait organisé une élection présidentielle anticipée. Force est de croire que l’on joue avec la loi fondamentale du pays comme on joue au billard et on se joue du peuple.

5        Les signatures

Le candidat doit présenter :

Soit une liste de 600 signatures d’élus locaux ou nationaux réparties dans au moins 25 wilaya.

Soit une liste de 60.000 signatures recueillies dans au moins 25 wilaya avec un nombre minimal de 1500 dans chaque wilaya.

Si le candidat du changement opte pour les 600 signatures, il ne risque pas de les avoir. Car les partis d’allégeance ( FLN ? RND ? MPA ? TADJ ?) ont emporté la quasi totalité des sièges et donc il ne récoltera si peu de signatures auprès des autres partis, qui eux aussi veillent à leurs intérêts partisans.

Il sera alors tenté vers l’option des 60.000 signatures individuelles, qui nécessite des moyens financiers et humains considérables.

Cette disposition des signatures à récolter réintroduit implicitement le candidat unique.

Quand on pense que l’écrivain Yasmina Khadra qui s’était porté candidat à l précédente élection présidentielle n’avait pas obtenu les signatures individuelles et donc sa candidature n’av ait pas été retenue.  Il faut qu’il y ait miracle pour avoir ces signatures. Sommes-nous au temps des miracles ? Je ne crois pas. Néanmoins, la patrie exige l’engagement.

Autour de ces critères que nous n’avons pas éclairés, il y a beaucoup à dire. Mais les principales observations sont celles-ci-dessus analysées.

 

Le 09/03/2018

Ahmed Bencherif

6
mar 2018
Posté dans Non classé par bencherif à 6:43 | Pas de réponses »

J’actionne la sonnerie. Elle vient m’ouvrir en trainant le pas que j’entends distinctement. Je perçois aussi un clic : elle allume le hublot en plastique de l’avant-cour. Elle ouvre la porte à demi. Je la regarde : son air est crispé. J’entre gauchement en me frottant les mains, feignant d’avoir froid, seulement pour détendre l’atmosphère qui ne présageait rien de bon. J’arbore un discret sourire qui va plutôt heurter le mur que de la ramener à un sentiment avenant. Je referme la porte, quant à elle, elle s’engouffre dans la cuisine d’où parvenaient le ronronnement d’une marmite et le sifflement de la cocotte-minute que honnit l’homme par anti goût et qu’adore la femme par gain de temps. L’air était difficilement respirable avec un accès évident de haute tension électrique. Alors gare ! Sous le calme apparent d’une femme, une tempête  couve toujours  heureusement mes trois enfants vinrent à ma rencontre, très bruyants et joyeux. Des bises, des accolades, des câlins. Enfin toutes ces attentions qui prouvent l’amour réciproque, sans lesquelles l’incompréhension prendrait de solides racines, puis le doute s’installerait et viennent à l’esprit les pires questionnements.

Elle boude, je boude. C’est de bonne guerre, je suppose. C’est une façon pour elle de s’exprimer, surtout pour se mettre en valeur, évaluer mes attentions à son égard. Néanmoins, elle n’a souhaité aucun vœu à exaucer, ni désir à satisfaire. C’est une question, je crois, existentielle pour elle. Je n’y accorde aucun crédit, car elle finira par rompre son mutisme d’elle-même, dans un laps de temps très court, consciente que tout prolongement risque de faire dégénérer les choses négativement. Donc, je ne l’interpelle pas, ni la provoque. C’est ce qu’il y a de mieux à faire pour la bonne entente de notre couple. A chacun son fantasme, son champ de liberté aussi.

Comme c’est démocratiquement faux, quand Monsieur le Ministre de l’Intérieur, Nouredin  Bedoui, nous parle de démocratie participative dans ses discours de réformes communales, départementales. Il en est tellement fier, que l’on croirait que le citoyen est vraiment impliqué dans l’élaboration des lois. Si le citoyen élit ses représentants, il n’est pas sollicité entre les joutes électorales périodiques, où le gouvernement établit des projets de loi, le plus souvent contre les intérêts d’une population donnée sur un  territoire donnée et sans même la consulter, tant le dommage est manifestement considérable. Ce fut le cas de la loi relative à l’exploitation du gaz de schiste en 2012.

En effet, l’autre volet de la démocratie participative reste totalement méconnu du gouvernement. Le citoyen en est marginalisé, considéré comme très peu connaisseur. Ainsi le pouvoir opère cette fuite en avant dont il finit toujours par payer les frais. Définissons ce concept.

la démocratie participative se définit comme un ensemble de dispositifs et de procédures mis à la disposition du peuple pour améliorer le quotidien du citoyen, et surtout la possibilité de faire des débats autour de question de l’heure avec le pouvoir, mais aussi adresser des pétitions sur telle ou telle question non solutionnée par la législation , lesquelles pétitions sont adoptées comme des lois à part entière. or ceci on ne l’a pas connu avec nos gouvernants qui ressassent ce concept de démocratie participative.

L’exemple le plus illustrant, c’est le gaz de schiste qui avait mobilisé les citoyens de la petite ville d’AinSalah, dans un vaste mouvement de contestation pacifique écologique. Il fut   hélas ignoré totalement par le pouvoir, lequel s’était suffi de dépêcher des émissaires, sans engager vraiment un débat pour solutionner si l’on admet le ministre de l’énergie comme émissaire, peut-on admettre comme tel le directeur général de la police te le chef de la région militaire. Non pas du tout. Pour les contestataires et de tout autre esprit libre, le chef de la police et le chef de la région militaire sont un langage d’intimidation. Les contestataires n’avaient pas faibli, malgré cette menace sans nom et avaient même adressé un moratoire à Monsieur le Président de la République qui n’a pas rendu sa décision pour l’arrêt de l’exploitation du gaz de schiste. Le chantier fut abandonné et le mouvement de contestation prit fin.

Si la démocratie participative était pratiquée, cette situation ne se serait pas produite. Ceci dénote le peu de souci du gouvernement pour faire adhérer le citoyen à l’élaboration des lois, à partager son souci de préserver l’environnement et l’écologie.

5/03/2018

On  nous bourre de textes de loi

 

On nous bourre de textes de lois, caractérisés de non sens et d’imprécisions, d’ambigüités. Ainsi la loi, qui est sensée assurer l’égalité entre les citoyens, introduit des discriminations que le parlement valide, sans étudier vraiment ces mesures et sans y apporter d’amendements, malgré sa souveraineté en matière législative.

Dans ce contexte, c’est la loi électorale qui nous intéresse. Pour qu’il y ait une élection, il faut au préalable des inscriptions sur des listes électorales. Ainsi la loi Adopte le principe d’inscription et en fixe les conditions pour chaque citoyen, parmi lesquelles :on va citer celles qui empêchent l’inscription, en vertu de la loi 16/10 du 25 avril 2016.

-    Ne doit pas être inscrit sur les listes électorales, celui qui avait pendant la  révolution de libération nationale une conduite contraire aux intérêts de la patrie.

Ouvrons une parenthèse. D’abord la tranche d’âge avant 1942 est déjà vielle. Pourquoi alors, le législateur intègre cette disposition ? Tout simplement pour renforcer le caractère différentiel entre les citoyens, les Majorés et les sous classés, après près de 60 ans d’indépendante. Nous condamnons bien sur les traitres de la Nation passés et présents et nous condamnerons les traitres futurs.

Par un coup de plume, la loi a privé cette catégorie de personnes, qui se compte en quelques milliers peut-être, de leur citoyenneté, alors qu’il est détendeur de la nationalité algérienne. En quoi ce refus de les inscrire peut-il influer sur des millions d’électeurs ? Il n’influe en rien. Mais il perpétue la domination d’un catégorie de personnes sur d’autres catégories.

Or, il s’agit là d’un droit civique,  reconnu dans le  cadre du protocole des droits civils et politiques de l’ONU en 1966 et auquel avaient adhéré les états membres en 1976. A l’article 25, le droit de voter et d’être élu aux élections périodiques au suffrage universel. De plus, seule une juridiction est habilitée à interdire un droit civique total ou partiel n’excédant pas 10 ans.

Que dire alors de l’amnistie générale décrétée par l’état algérien en 1963, en  direction de cette catégorie de personnes dont la quasi-totalité était restée vivre en Algérie, sans être inquiétée ni craindre pour leur vie. Avons-nous fait un recul dans la pensée, dans la concorde  civile dont elle était une parfaite illustration, plus audacieuse que  celle qui avait suivi la décennie noire.

Ne doit pas être inscrit sur la liste électorale une personne condamnée pour un crime et non réhabilitée. Voilà une autre aberration. Car il n’existe aucun lien entre ce crime et l’inscription électorale.

Ne doit pas être inscrit sur la liste électorale une personne condamnée pour un délit à une peine d’emprisonnement avec une interdiction de l’exercice du droit électoral.

Ne doit pas être inscrite sur la liste électorale une personne qui a fait faillite et non réhabilités. (Que dire alors pour ceux qui on t fait la faillite de l’Algérie)

Il est à noter une discrimination caractérisée entre la personne interdite à ‘s’inscrire sur la liste électorale conformément à la loi électorale ou celle qui est en privée par voie judiciaire.

Puis viennent les internés et les interdits par voie judiciaire.

Cette loi électorale conçue ainsi pour s’inscrire sur la liste électorale montre la discrimination qu’elle enracine dans la société entre des citoyens, la répression qu’elle rend automatique à l’égard d’une catégorie de personnes, pourtant amnistiée au lendemain de l’indépendance, quand les armes étaient encore chaudes.

 

Le 03/03/2018

Ahmed Bencherif

2
mar 2018

Le spectre de la main de l’Etranger

 

Marche, ne vois pas ce que tu vois, n’entends pas ce que tu entends. Voilà la ligne de conduite à laquelle nous convient nos gouvernants. C’est-à-dire, il nous est demandé avec force d’applaudir leurs actions bonnes ou mauvaises, leurs actes justes ou iniques, cautionner tous les méfaits qu’ils font subir à notre patrie, toute l’hémorragie qui fait saigner le trésor public. On ne doit pas penser, réfléchir, raisonner, dire un mot qui les froisse, pour que nous soyons qualifiés de bons citoyens par eux. Mais le bon citoyen, défini par eux-mêmes, doit porter le carcan, mettre un cadenas à la bouche, porter des œillères. C’est pour eux un dogme à ne jamais enfreindre, ni bafouer. Comme le temps des descentes nocturnes des services de sécurité est révolu et que le monde est devenu un grand village, nos surveillants ont recours à un autre procédé qu’ils ont eux-mêmes créé.

Mais si le patriote authentique a un avis contraire, propose une nouvelle voie, souhaite que l’on s’engage dans un processus de changement,  alors ces gouvernants nous frappent du spectre de la main étrangère. Le syndrome de la main étrangère est médical. Les penseurs totalitaires ont été puisé dans la médecine neurologique construite vers 1900. C’était le cas d’une femme victime d’un accident vasculaire cérébral dont la main gauche agissait avec son autonomie propre, non édictée par son cerveau. C’est dire que cette femme agissait sous l’action d’une force qui lui était étrangère. C’est c e que relate le docteur neuropsychiatre Karl Goldstein en 1908. On peut penser qu’elle était folle.

Donc dès les années 1970, nos gouvernants utilisèrent ce spectre pour éloigner, museler, rendre dans le droit chemin par eux qualifié, voire éliminer ceux qui av aient un avis contraire sur la gestion et la gouvernance du pays. Du coup, ils les jugèrent comme des fous et donc il fallait les doper. Plus grave, ils les jugèrent n on patriotiques. Comme si le patriotisme était propre à ces  bolchéviques prétendus. Main tenant, plu que jamais nos gouvernants utilisent ce spectre pour vilipender, descendre en flammes ces hommes authentiques qui militent pour le changement. Ils recrutent leurs propres relais pour accuser les acteurs inscrits dans la démarche du changement.

Non ! Le spectre de la main étrangère activé, réactivé, relayé en tambour battant ne peut pas nous intimider. Nos disons aux gouvernants adeptes de l’immobilisme que vous n’êtes pas habilités à juger notre patriotisme, ni même si nous sommes un peu ou prou fou. C’est à nous et à nous seuls qu’il appartient de juger votre patriotisme pas uniquement au  niv eau de l’amour mais aussi aux torts que vous faites à la patrie.

 

02/03/2018

Ahmed Bencherif

 

           Les choses doivent changer dans notre pays, l’Algérie, alors fils du peuple allons-y

 

Changer ne veut pas dire automatiquement casser, détruire, sortir des armes, tuer, blesser.  Il y a deux voies au changement : pacifique ou violente. Changer est un processus qui s’opère entre deux parties adverses qui vivent dans un même pays et qui ont des visions différentes pour le destin de ce même pays. Pour ce même destin, ces forces doivent dialoguer des problèmes de la société, , arrêter les décisions pour la promouvoir soit y opérer le changement, améliorer le niveau et le mode de vie du citoyen.  C’est là l’essence de la démocratie authentique ou démocratie participative le débat est en amont de la décision.

Changer ou rester dans l’immobilisme. C’est la  vocation de l’homme de changer l’état des choses, l’état des lieux. Cela est un droit naturel qui vise à améliorer la condition de l’homme. Si une politique suivie ne répond pas à mes attentes, mes ambitions, mes projets, je dois l’exprimer, je dois exprimer mon mécontentement par des voies pacifiques.  Ces voies sont :

Me permettre de faire des sit-in, des marches dans la rue avec remise de documents de doléances. Le pouvoir doit être  à l’écoute et accepter n os vœux de changement. S’il reste rigide sourd muet, alors il viole les lois élémentaires de la démocratie, du vivre ensemble, du dialogue. S’il ferme la voie à ce vœu de changement pacifique, alors il pousse la société à la confrontation violente.

Certes le vote est un moyen pacifique pour le changement. Mais que faire quand il ya fraude électorale. N’est-ce pas là une violence qui génère les plus grands ressentiments. C’est cette violence politique travestie en fraude électorale qui crée les sentiments d’humiliation  et d’indignation. c’est cette violence qui engendre le mécontentement et l’idée de l’action violente. Qui est responsable de l’action   violente ? Seul l’historien devra répondre à cette question.

Ahmed Bencherif

28
fév 2018
Posté dans Non classé par bencherif à 9:53 | Pas de réponses »

Le tramway actionna sa sonnerie dans le boulevard périphérique du quartier en trois petits coups aigus, tout de même charmants sans musicalité aucune. Il était peut-être à son avant dernière navette, signe évident que la nuit est déjà là et que la ville sera désormais occupée seulement par les ombres. Les quelques automobiles qui circulaient roulaient à une grande vitesse, les chaussés quasiment désertes. La sirène d’un gros paquebot hulula lugubrement à plusieurs reprises, comme si un avion ennemi venait de larguer ses bombes. Puis rien. Aucun son, aucun vrombissement, aucun cri, aucun hululement de hibou. C’est le silence nocturne morne et endeuillée après la tragédie du jour. Les lumières des bâtiments sont elles aussi blafardes, comme des veilleuses.

Au bout de dix minutes de marche, j’arrive chez moi. Ce n’est pas évident, j’affirme trop. Je crois bien que c’est chez elle, oui ma femme. Entre les quatre murs, elle exerce un pouvoir exorbitant, parfois je dirai, tyrannique. Ma femme est maghrébine et la Maghrébine est une femme qui se distingue particulièrement de la femme orientale qui s’incline à la fatalité d’être née femme, faite pour vivre recluse, soumise, effacée, négligée. La Maghrébine est rebelle, cela découle du climat rude, du relief accidenté, du travail à la campagne harassant. Oui elle est plus rurale que citadine et donc elle cultive la terre, coupe du bois, tient le logis en ménagère prévoyante, entretient le troupeau, aime le cheval et la fantasia, sait bourrer le fusil de poudre, et surtout elle ne craint pas le danger, ne craint pas l’homme.

J’actionne la sonnerie. Elle vient m’ouvrir en trainant le pas que j’entends distinctement. Je perçois aussi un clic : elle allume le hublot en plastique de l’avant-cour. Elle ouvre la porte à demi. Je la regarde : son air est crispé. J’entre gauchement en me frottant les mains, feignant d’avoir froid, seulement pour détendre l’atmosphère qui ne présageait rien de bon. J’arbore un discret sourire qui va plutôt heurter le mur que de la ramener à un sentiment avenant. Je referme la porte, quant à elle, elle s’engouffre dans la cuisine d’où parvenaient le ronronnement d’une marmite et le sifflement de la cocotte-minute que honnit l’homme par anti goût et qu’adore la femme par gain de temps. L’air était difficilement respirable avec un accès évident de haute tension électrique. Alors gare ! Sous le calme apparent d’une femme, une tempête  couve toujours  heureusement mes trois enfants vinrent à ma rencontre, très bruyants et joyeux. Des bises, des accolades, des câlins. Enfin toutes ces attentions qui prouvent l’amour réciproque, sans lesquelles l’incompréhension prendrait de solides racines, puis le doute s’installerait et viennent à l’esprit les pires questionnements.

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