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14
mar 2009
Isabelle Eberhardt Lavée d’une allégation fixe
Posté dans culture par bencherif à 4:07 | 29 réponses »

                                                 

                                                                  Isabelle Eberhardt, 

                            Extrait de l’article de Abdelmajid Aboura,

                               Paru au quotidien d’Oran     

              A vingt ans (1897), elle est l »auteur d’un article publié à la nouvelle revue moderne intitulé « vision du maghreb » où elle dénonçait le massacre d’un village des OulaD Nail par les troupes légionnaires et tirailleurs. Cette manifestation échappe à la vigilance des critiques.           

           En septembre 1903, Victor Barrucand lui (Isabelle) offre de ^partir en qualité de reporter dans le Sud-oranais pour le compte du journal AKHABR, à la suite des évènements sur les razzias de Sfissifa, le siège de Taghit et l’affaire d’El –moungar (insurrection de Cheikh Bouama).              A Ain Sefra, siège du territoire militaire du Sud-oranais, sous le pseudonyme de Si Mahmoud, elle (Isabelle) remplit avec conscience son rôle d’envoyé spécial t interviewa les blessés d’Elmoungar, en donnant quelques détails sur les circonstances de la bataille.  

         Elle s’attarde surtout à expliquer l’état d’esprit des troupes. La thèse officielle qu’elle donne c’était Bled-El-Baroud, le pays de la poudre. Ces attaques n’étaient que le moyen de s’opposer ou de se défendre contre la main mise coloniale.           Elle fait la connaissance du général Lyautey qui lui demande de collaborer ; mais elle refuse ; elle est traitée de réfractaire. Ce qualificatif est rappelée dans tous les discours officiels relatifs à la région, comme celui du gouverneur général d’Algérie Roger Léonnard, le 28 novembre 1953, lors de l’inauguration du monument du maréchal Lyautey à Colomb Béchar. Même, le lauréat du grand prix littéraire de l’Algérie-année 1925, Gabriel Audislo, la traite d’espionne ou d’insurgé, (comprendre espionne contre
la France) dans le livre d’histoire «  visages de l’Algérie » DE FIN JANVIER à FIN MARS 1904 : voyage au Sud-oranais avec Victor Barrucand et détour à Oujda ‘Maroc)
 

         Début 1904, elle prit contact avec le mouvement anarchiste pour venir enquêter sur les exactions de l’armée coloniale sur la population civile suite aux défaites infligées par cheikh Bouamama aux colonnes du général Lyautey aux batailles de Sidi BElhouari, D’Elguetaf et de Mekitla.        De septembre à octobre, séjour à Ain Sefra.          

        De retour de Beni-ounif, elle est atteinte de la maladie palustre (paludisme) qui était répandue dans la région. Elle est terrassée par la douleur et la fièvre, elle rejoint Ain-sefra où elle est hospitalisée durant quinze jours.         Slimane Elhenni dans une maisonnette qu’elle avait louée dans le quartier riverain de l’oued. Le rendez-vous se termine tragiquement ? Crue subite de l’oued, Isabelle est enfouie dans les décombres de sa maison. Slimane parvient à s’enfuir. Le corps d’Isabelle est retrouvé deux jours plus tard. Près de son corps, son,t retrouvés des manuscrits plus ou moins endommagés qui par la suite sont confiés à Victor Barrucand. 

    Isabelle, dite si Mahmoud, est enterrée au cimetière de sidi Bougemaa.            

  «Elle était ce qui m’attire le plus au monde : une réfractaire. Trouver quelqu’un qui est vraiment soi, qui est hors de tout préjugé, de toute inféodation, de tout cliché et qui passe à travers la vie, aussi libérée de tout que l’oiseau dans l’espace ; quel régal. Je l’aimais pour ce qu’elle était et pour ce qu’elle n’était pas. J’aimais ce prodigieux tempérament d’artiste, et aussi tout ce qui en elle faisait tressauter les notaires, les caporaux, les mandarins de tout poils. » Le général Lyautey  

    

    

www.saphirnews.com/Isabelle-Eberhardt,-sa-voie-et-sa-foi-en-l-Islam_a3226.html –    

    

  www.lyautey.mosaiqueinformatique.fr/content/view/27/43/1/5/ –  

Lyautey à ain sefra    

  cuaab33.blogvie.com/ - 

lyautey et bouamama   

  


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29 réponses:

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  1. kempf rochd écrit:

    vous remercie d’avance de votre envoi, en contrepartie vous enverrai ma réplique à K. Benamara. Mais pour de longs mois, je serai encore en France pour finir les prêts à tirer de l’édition critique de Sud-Oranais d’I. E.( avec quatre chapitres inédits et non un seul et la suppression de plus de trois mille modifications de Victor Barrucand, encore présentes dans les dernières rééditions)et faire la promotion de mon roman Une éducation saharienne, éd. L’Harmattan. Aussi je vous prie de m’envoyer le texte d’Abdelmajid Aboura à 6, Avenue Jean Jaurès 82000 Montauban. J’espère que ces deux manuscrits paraîtront également l’année prochaine en Algérie. Merci d’avance. Docteur Kempf-Rochd

  2. bencherif écrit:

    Docteur Kempf Rochd, je suis agréablement sur par votre commentaire que je ne pesais pas voir si tôt. Je vous en remrcie et vous dis bienvenue franche et sincère. Vous n’avez que trop servi à la recherche de la vérité, vous n’avez que trop écrit sur une femme exceptionnelle, quand les hommes eux-memes se cloitraient dans leur conservatisme du 19 eme siècle. Notons d’abord qu’un poète, Chami, avait commémoré le cinquantième anniversaire d’Isabelle au cimrtière de sidi boudgemaa. Qui était cet homme? Ce poète était un militant de la cause nationale, membre du Mtld et qui avait rallié la guerre de libération nationale. Un homme, averti comme lui et combattant ne pouvait honorer la mémoire d’une espionne, fût-elle sa propre mère. Qu’on laisse le lecteur juger par lui-meme !
    Oui, je vous envoie le texte du Professeur et maitre de conférence Abdelmajid Aboura qui es impliqué dans notre combat. Quant à vous, postez votre réponse au livre truffé d’allégations de Khelifa Benamara.
    Je vous prie avec insistance, connaissant votre notoriété, à prendre place dans ce panel qui oeuvre pour la recherche de la vérité.Enfin, à travers votre personne, j’invite la très distingué Edmonde Chrales-Roux ainsi que ses amis à se joindre à nous et nous éclairer davantage

  3. Kempf Rochd écrit:

    Viens de découvrir vos réflexions sur Isabelle Eberhardt. Pourriez-vous me communiquer les références de l’article d’Aldelmajid Aboura dans le Quotidien d’Oran car je n’arrive pas à le trouver (l’article). Je peux vous communiquer ma réponse à la diatribe de Khelifa Benamara qui n’a pas été publiée par Liberté, malgré leur promesse. Docteur Kempf-Rochd

  4. bencherif écrit:

    Tout ce qui est excessif n’est pas digne d’intérêt et l’ouvrage de Khelifa l’est assurément. A part les trois parties citées, le reste est pétri de trop de certitudes, de trop d’allégations, de trop d’incises dépréciatives et même parfois de malveillance. Dommage qu’il ait cru devoir honorer de telle manière celle qui repose dans un cimetière de sa ville et si prés de ses propres parents !

    Hommage à d’Isabelle Eberhardt

    Un siècle après sa disparition (1904-2004)

    Dr. Mohamed Rochd*

  5. bencherif écrit:

    Ali Akika vient de produire un beau documentaire sur Isabelle Eberhardt…

    (Isabelle Eberhardt)En effet, ses articles et ses livres chantaient la beauté de l’Algérie, prenaient la défense de son peuple, appelaient au respect de sa culture et de sa religion et expliquaient pourquoi elle aimait partager la vie du peuple.

    Son expulsion du pays, en 1900, fut d’autant plus facile qu’elle était étrangère puisque de nationalité russe…Outre son anticolonialisme, Isabelle Eberhardt est aussi, selon sa biographe, la première femme reporter de guerre dans l’histoire mondiale du journalisme. C’était en 1903. Son journal, Al Akbar, l’avait envoyée couvrir les attaques de postes militaires français dans la région de Figuig, dans le désert à la frontière algéro-marocaine, lancées par les hommes du chef de zaouïa et chef de guerre Bouamama …
    Ses biographes présents au centre culturel algérien de Paris (Edmonde Charles-Roux, Marie-Odile Delacour et Jean-René Huleu) aux côtés d’Ali Akika, rejettent catégoriquement l’accusation d’espionne au service de l’armée française que certains ont porté sur Isabelle Eberhardt.
    extrait de l’article Hakim Arabdiou 17 avril 2009 Hhttp://www.hoggar.org/index.php?
    Hakim Arabdiou

  6. bencherif écrit:

    Nadia, des biographes de notoriété d’Isabelle Eberhardt rejettent catégoriquement l’allégation selon laquelle Isabelle Eberhardt était espionne à la solde de l’armée française en général et de Lyautey en particulier. Il s’agit de :
    Edmonde Charles-Roux, Marie-Odile Delacour et Jean-René Huleu.

  7. nadia écrit:

    Excellente initiative cher ami!!! Il faut lui restituer son honorabilité: ce fut une grande dame !!!!

  8. bencherif écrit:

    Nadia, mes contacts ont sensibilisé un groupe d’amis dont d’éminents professurs d’université, afin d’oeuvrer à la préparation d’un colloque international pour que triomphe la vérité et laver définitivement notre fille Isabelle de cette idée pernicieuse d’espionne qu’on tente en vain de lui coller. Qu’elle repose en paix dans le cimetière de sidi Boujemaa d’Ain sefra et qu’elle sache que toute la ville d’Ain sefra est mobilisée dans notre combat.

  9. bencherif écrit:

    Isabelle Eberhardt, lavée d’une allégation fixe : une idée qui chemine dangereusement à pas de fourmi. Une voix prétend, suppose qu’Isabelle Eberhardt était espionne à la solde du général Lyautey : l’écrivain Khelifa Benamara n’apporte aucune preuve matérielle qui étaie ses suppositions. L’histoire est-elle alors supposition? Sincèrement, Lyautey avait-il besoin d’un espion, ou d’être édifié sur l’état d’esprit des populations de la région d’Ain Sefra, lui qui avait guerroyé en Indochine, à Madagascar?
    Laissons Lyautey lui-même nous éclairicr sur cette question et à partir de son propre témoignage. Lyautey aimait Isabelle pour ce qu’elle était et il l’aimait pour ce qu’elle n’était pas.
    Elle n’était pas quoi? Cherchons, réfléchissons,comprenons, soyons honnètes dans ce débat qui est ouvert.
    Lyautey aimait en Isaabelle, la femme de lettres, la réfractaire, l’artiste, la voyageuse.
    Lyautey l’aimait parce qu’elle n’était pas espionne. Car, il ne peut y avoir d’autre explication. Et Lyautey se sentait bien en confiance aux cotés des réfractaires.

  10. bencherif écrit:

    Nadia, mes contacts ont sensibilisé un groupe d’amis dont d’éminents professurs d’université, afin d’oeuvrer à la préparation d’un colloque international pour que triomphe la vérité et laver définitivement notre fille Isabelle de cette idée pernicieuse d’espionne qu’on tente en vain de lui coller. Qu’elle repose en paix dans le cimetière de sidi Boujemaa d’Ain sefra et qu’elle sache que toute la ville d’Ain sefra est mobilisée dans notre combat.

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