ahmed bencherif écrivain et poète

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20
fév 2012
biographie ahmed bencherif écrivain poète
Posté dans presse par bencherif à 11:48 | 6 réponses »

Ahmed Bencherif est né en mille neuf quarante six à Ain Sefra, ville fondée au 16ème siècle par le saint vénéré Sidi Boutkhil, ancienne capitale des Ksour du Sud Ouest algérien, ancienne capitale des Territoires militaires du Sud, musée à ciel ouvert de gravures rupestres de 8000 ans avant Jésus Christ,  terre de dinosaures dont un ossement remontant à 65 millions d’années a été retrouvé. C’est là que grandit Ahmed Bencherif, dans cette vallée, irriguée par un grand oued dont les crues sont impressionnantes, dominée par deux montagnes, l’une bleue, le Mekhter, l’autre, marron, Aissa, longée dans sa partie Sud par une longue dune dorée au sable fin, où jadis jaillissait une source dont les flots montaient très haut et qu’on apercevait des hauteurs de Bendouma, jaunes comme l’or, d’où elle prit le nom de Source jaune –Ain Sefra- 

           Il étudia à l’Institution Lavigerie, lycée de renom des Pères Blancs de toute l’Oranie. C’est là que se révéla son talent littéraire et poétique. Il se distinguait dans les dissertations,  de courts essais et de poésie. Le Père Supérieur, Deville, le baptisa « Ronsard du Ksar » Les autres Pères Blancs le dénommèrent : le Poète, le Philosophe. Il fit ensuite des études supérieures de droit administratif, chemin qui ne correspondait nullement à la vocation du Ronsard.   

           Instituteur, puis administrateur. Essais littéraires non publiés cependant : recueil de poésie sur la nature et les passions de jeunesse, ainsi qu’un modeste roman sur la décolonisation de l’Afrique. Des circonstances particulières l’empêchèrent de continuer sur cette voie. 

          Il fait ensuite en 1883, époque générale de récupération de l’histoire nationale, une page sur la vie et le parcours combattant de Bouamama, le héros irréductible de la résistance du Sud Ouest pendant vingt cinq années, fin dix neuvième siècle, travaux enrichis par une riche bibliographie présentée par le regretté Père, François Cominardi. 

          Il est donc amené à connaître deux autres personnages illustres, Lyautey et Isabelle Eberhardt. N’ayant pas vécu longtemps à Ain Sefra, Isabelle Eberhardt y avait conquis droit de cité et y repose dans le cimetière musulman de Sidi Boudgemma, où elle fut enterrée selon le rite musulman, malgré la chronique qu’elle défrayait de son vivant. En effet, le grand père de Ahmed Bencherif, qui était un maître de la confrérie Taybia, avait officié la prière des morts pour la défunte et depuis femmes et hommes se recueillent sur sa tombe et lisent du coran. Ahmed Bencherif était naturellement amené avec le concours d’amis à faire de la légende  une réalité. Il initie une conférence en mille neuf cent quatre vingt sept sur Isabelle Eberhardt non, tenue pour raison d’Etat, qui aura servi, néanmoins à ouvrir le débat sur l’écrivaine, à organiser une série de conférences à partir deux mille un et enfin à commémorer le vingt et un octobre deux mille quatre le centenaire de la disparition tragique de notre fille. Comme, il organisa une  conférence sur le poète mystique Mohamed Benyakoub et le résistant populaire Mohamed Ould Ali fin dix neuvième siècle. 

         Appel est donc lancé à tous les biographes de respecter la mémoire de notre fille Isabelle sur sa vie privée et de faire des analyses objectives sur sa vie publique et non se contenter de déductions personnelles qui n’ont rien de scientifique dans leur essence même. 

          Ses ouvrages publiés :

              -Marguerite tome 1, roman historique de 448 pages.  juin 2008

             – La grande ode, élégie de près de 1500 vers en alexandrin. décembre2008

             – Marguerite tome 2   octobre 2009

             – l’Odyssée    avrile 2010

           Ses activités culturelles :

               – vente dédicace et présentation d’ouvrages au palais de la culture de Naama, avril 2009.

               – conférence à l’université d’Oran au colloque international de traductologie; thème la poésie populaire algérienne dans la traduction .octobre 2010.

               – conférence sur l’oeuvre de Marguerite à Marguerite -Ain-Torki- wilaya de Ain-defla; 26 avril 2001.

               – Conférence au musée du moujahid de Naama sur le 14 juillet sanglant 1953 à Paris et réepressions de la manifestation pacifique de militants MTLD qui demandaient la libération de Messali Hadj et l’inédépendance de l’Algérie;  

              – Conférence sur le Moujahid et poète défunt à la maison de la culture de la wialya de Mila ;13 janvier 2012.

  Son talent s’imposa et lui valut d’être invité par son éditeur, Publibook,  au salon international du livre de Paris- session 2009- Sa déception en fut grande, les services consulaires lui avaient refusé le visa.  Invité encore au salon du livre de Genève, il déclina cette invitation pour le spectre du visa qui continue à le hanter, pour lequel il mène un combat serein pour permettre aux écrivains francophones algériens de pouvoir se déplacer sans difficultés dans la sphère géographique de la francophonie, en impliquant notamment l’organisation internationale de la francophonie.   

        Enfin, il publiera prochainement son nouveau roman de fiction : Hé! Hé! c’est moi qui l’ai tué; donc je suis en prospection pour un éditeur en Algérie, e France ou au Canada. De même que son troisième recueil de poésie est en achèvement ; il a pour titre ; les odes de l’amour

 


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6 réponses:

  1. je vous remercie pour cette note de lecture qui est vraiment une critique littéraire; je m’en réjouis du fait que mon ouvrage ait pu trouver écho en votre âme et conscience ainsi qu’à votre érudition; au plaisir de vous lire davantage;

  2. Avis de l’éditeur Publibook
    Marguerite
    Tome premier
    Ahmed Bencherif
    Algérie, fin du XIXe siècle. Cela fait vingt ans que les révoltes contre les colonisateurs ont été matées. Aujourd’hui, la société algérienne vit sous domination française et est écrasée par son administration, ses impôts, sa froideur, sa condescendance, sa toute-puissance. Le pays est divisé entre ceux qui ont: les Roumis, les Français, les colons, et ceux qui ne cessent d’être dépossédés: les Algériens eux-mêmes, qui vivent dans la pauvreté, l’indigence, l’humiliation, l’épuisement. C’est dans ce contexte où la résignation se teinte encore d’élans de rébellion que grandit Hamza, fils de Moqadem, descendant d’une famille admirée pour sa sagesse et sa dévotion. Là, au plus près des siens, au contact des mille visages de l’assujettissement, l’adolescent s’éveille peu à peu au seul sort que lui réserve l’administration coloniale: le joug. C’est là, aux prises avec la petite communauté citadine de Marguerite, que se fiche en lui, indéracinable, exclusive, de plus en plus urgente, la volonté de mettre un terme à cette situation inique…
    Marguerite n’est qu’une petite ville. Pourtant, à elle seule, elle incarne l’Algérie colonisée. Elle est un microcosme derrière lequel se devine le portrait de tout un pays soumis à la domination. Mais Marguerite, c’est aussi une cité qui s’est soulevée et insurgée, dévoilant l’image d’un peuple qui n’a pas accepté la colonisation. Avec ce roman éponyme, fresque historique et sociale grandiose et minutieuse, Ahmed Benchérif fait le portrait d’une Algérie qui, à peine soumise, est déjà prête à défendre son indépendance et à repousser tous les jougs. Ainsi, ce premier tome est un préambule, une plongée dans l’aberration du système colonial, un moyen de saisir sur le vif, à travers une galerie de personnages réalistes, les sentiments et vexations de toute une communauté asservie. Il est une matrice, le lieu de naissance et de croissance des rêves les plus périlleux, le premier acte d’un combat pour l’indépendance qui s’incarne dans la figure de Hamza, adolescent idéaliste et désireux d’infléchir une histoire trop douloureuse.

  3. : Extraits de l’ouvrage

    [marguerite tome 1 par ahmed bencherif]

    [Fichier] marguerite tome 1 par ahmed bencherif

    Préface

    Connaître, regarder et découvrir l’autre comme un autre

    soi-même, n’est ce pas la plus belle aventure que nous puissions

    vivre ?

    C’est à une nouvelle lecture de l’histoire vécue, mais aussi à

    une rencontre exaltante avec l’âme humaine universelle que

    nous convie Monsieur Ahmed Bencherif dans son ouvrage

    « Marguerite ». L’auteur, expert en l’art d’exprimer avec délicatesse

    la psychologie des différents acteurs, détaille finement

    les fondements de la révolte de Marguerite, petite ville coloniale

    d’Algérie, avec l’oeil analytique de l’anthropologue. Cette

    insurrection, bien que « modeste » sur le terrain, eut un immense

    impact : pour la première fois, l’opinion française

    découvrit ce drame qu’était la colonisation de l’Algérie.

    Cette merveille d’érudition culturelle et historique va nous

    faire voyager au sein de cette riche et belle culture dont les

    Algériens peuvent être fiers. Monsieur Bencherif l’honore, et de

    surcroît, en annonçant par ce premier tome la révolte inéluctable

    de ce peuple opprimé par la colonisation française, rend un

    vibrant hommage à toutes les femmes et les hommes de bonne

    volonté qui ont bâti l’histoire de ce pays.

    La dictature coloniale, qui sévit en Algérie depuis 1830,

    s’accompagne de haine viscérale contre l’Arabe. Cette oppression,

    mêlant violence physique et morale, ne pourra engendrer

    que très fortement un sentiment d’injustice et de révolte.

    Le premier tome de l’ouvrage replace les événements dans

    leur contexte historique en même temps qu’il évoque de façon

    très explicite un quotidien accessible à notre imaginaire.

    Nous faire partager une multitude de moments magiques où

    la nature foisonnante de la terre algérienne est un vrai don du

    ciel, nous emplit déjà de bonheur simplement sensuel.

    Donnant vie à ses personnages, il nous les rend ainsi proches

    et familiers. Ceux ci deviennent alors nos soeurs, nos

    12

    frères, nos enfants et nos compagnons de route, et nous aimons,

    haïssons et luttons avec eux.

    Loin de tout fanatisme, habité par la volonté d’un regard objectif

    ; Ahmed Bencherif n’en porte pas moins un regard tendre

    et même parfois humoristique sur ses proches. Ce dernier maîtrise

    un art habile de mêler évènementiel historique dont les

    sources scientifiques sont identifiables, et la description d’un

    quotidien agrémenté d’une trame romancée qui en font une

    oeuvre forte et originale.

    Cette oeuvre met en scène de façon magistrale la générosité

    de coeur, la richesse combative, et la fierté de tout un peuple

    demeuré debout 130 ans d’occupation étrangère. Nous lui présageons

    un grand succès public ; qui ne pourra qu’attendre

    avec impatience la parution du second tome.

    Christiane Bavois-Fihey, une Algérienne de coeur.

  4. hicham écrit:

    Lecture de « Hé !Hé !Hé ! c’est moi qui l’ai tué ! »
    Ce texte de BENCHERIF Ahmed se révèle être d’une ambigüité déroutante :il y a en permanence une quête de soi qui se dévoile dans ce tissu sémantique intertextuel qui nous fait penser à la force d’une phrase introspective d’un Dostoïevski , ou encore l’imbrication de ces récits sans lien, de prime abord, nous mène dans les méandres d’une narration à la Fitzgerald, ces suites de tableaux si diversifiés et qui dépaysent vraiment dans leur tonalité, nous fait penser à Marquez. Le style est tourné d’une manière géniale sauf que le « je » du narrateur caché par le pronom à la 3em personne « il »du récit est problématique d’une frustration, une énorme frustration que les mots traduisent par des écarts, la métaphore est présente en puissance : c’est une présence très forte de la poésie qui joue des coudes avec la narration ;on aurait tendance à croire que la définition de certains termes lui échappent mais en réalité si on y prête attention, c’est un emploi judicieux qui en est fait.
    En somme dans ce texte sefraouin c’est toute la terra literraturra qui est convoqué.
    Dans le récit la position de la femme qui souffre à cause d’un mari burlesque et qui va jusqu’à risquer sa vie est un drame que seul un Shakespeare sait alimenter de son style vivace. Le roman de Bencherif mérite plus qu’une simple lecture de passe temps, c’est un livre qui suscite moult réflexions. On aurait aimé que les tabous sexuels qu’il casse soient moins « agressifs » même si on nous montre une manière de faire la chose « à la hussarde » si on peut dire caractéristique de ce désir au féminin néantisé par un machisme primitif. Une petite critique la quatrième de couverture présente très maladroitement le livre.
    Ce second roman est de loin supérieur à « Margueritte » ;dans ce dernier la fiction est entrecoupée de longues digressions sur l’Histoire de l’Algérie qui restent sans justifications précises, elles alourdissent la trame narrative ; de plus le passage de l’un à l’autre trahissent une différence de style handicapante parce qu’on a l’impression de lire deux auteurs distincts.
    Mais dans tous les cas le travail sur la langue est bien présent, l’auteur en est conscient sauf que la poésie envahie d’une manière presque -si j’ose dire- permanente le texte, ce qui présente quelque fois pour les néophytes des difficultés de compréhension.
    Il est certain que Ahmed Bencherif joue dans la cour des grands il est temps qu’on s’en aperçoive, il faut rendre hommage à ce septuagénaire venu tardivement à l’écriture et qu’on aimerait lire encore longtemps.
    s

  5. fatima Moutih écrit:

    ‎ »Écrivain? Tu es plutôt un nomade. Voyageur infatigable à la recherche de ses pâturages et des points d’eau. Voyageur entre les signes et les syllabes. Bohémien de la parole, au sourire d’argile et à la mémoire remplie d’échos. Tu es une feuille blanche. Une feuille noircie par l’encre de tes veines. Tu es le Livre qui annule l’oubli. Le torrent qui porte le souvenir éclaté d’une histoire sans visage. Ton territoire n’a pas de limites. Ta vie non plus. Tu vivras mille ans. Tu vivras un instant. La parole se chargera de porter ton nom à travers les siècles, au-delà des frontières réelles ou imaginaires. La nature et la vérité sont tes seules maîtresses. »

  6. bencherif écrit:

    Claire , la grille des commentaires est ouverte ; merci

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