ahmed bencherif écrivain et poète

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9
nov 2013
la grande ode ahmed bencheif
Posté dans Poésie par bencherif à 12:01 | Pas de réponses »

Nos pensées volaient lors de nos tristes fêtes

Du mouton sacrifié, du sapin érigé,

Leur longue échéance attendue avec hâte,

Geôle d’épouvante. Qui eût pu y songer ?

Jocelyne ! Prends ma main, l’avenir nous sourit,

Vivons la saga dans la joie et les ardeurs.

Mon dessein est noble, je serai le mari

Plus fou que l’amant brûlé par la langueur.

 

Corrige mon talent et ma hardiesse,

La musicalité des mots, le peu d’élégance.

Tu ne peux corriger ma grande faiblesse

L’engouement voué à tes magnificences.

Moins que ça ne puis-je te donner mon aimée,

L’unique foyer de mes émotions.

La comédie est vaine dans les grandes passions,

Car leur flamme surgit où tout semble calmer.

 

Ce serait te mentir, abuser de ta foi,

L’abeille se nourrit dans les jardins en fleurs,

Mon amour s’abreuve de tes belles ardeurs,

Ma conquête hardie n’est que de bon aloi.

 

Pourras-tu renoncer à ta sensualité ?

L’hypnose est éphémère, le réveil si brutal

Et l’être se morfond, terrassé par le mal,

Angoissé de remords, de chagrin, tourmenté.

Vois clair en toi-même, laisse jaillir le vrai,

Accepte ce destin venu tardivement,

Jouis-en avec heur, rien n’a plus d’attraits,

C’est la source de vie qui coule lentement.

Au soleil de midi jaunissant de l’hiver,

Inlassablement terni par de gros nuages

Noirs crasseux, gris cendre, épaissis dans l’éther,

Actifs avec furie, annonçant l’orage,

La blanche colombe quitta son pigeonnier,

Survola monts et flots, les prairies et les plaines,

Apeurée par l’aigle, traquée par l’épervier,

Hardie et fidèle arriva sans peine,

Becqueta ma vitre et me remit l’anneau

Porteur de nouvelles me disant son regret,

Pour cause mondaine célébrée au château

Toute l’après-midi afin de palabrer.

 

Je sentis ses odeurs ramenées par le vent

Et j’en bus à la lie l’extrait euphorique.

La vive boisson, le nectar magique

Dans une coupe d’argent, sous mon humble auvent.

 

Mon esprit chavira et mua en oiseau

Qui vola dans les airs et alla se poser

Sur la paume de sa main, plus frêle qu’un roseau,

Plus belle qu’une fleur, plus douce qu’une rosée.

 

Le courroux encore ! Les nerfs à fleur de peau,

Le visage rougi et les yeux enflammés,

Mise en garde et l’épée hors du fourreau,

La joie émerveillée sévèrement blâmée.

 

Au vent ! Point de gîte, l’heure n’a pas sonné,

Ressentiment impur, jusqu’alors inconnu.

Amère déception, le sublimé fané.

Grande perplexité, errance dans les nues.

 

Le temps s’était figé. Plus de jour, plus de nuit !

Le futur enfermait ses joies, ses tristesses.

Tôt l’esprit fut conquis pleinement par l’ennui

Et le cœur fragile assiégé de transes.

 

Le ciel s’était vidé de sa phosphorescence,

De ses couleurs claires, grises ou sombres.

La boule de feu perdit son incandescence

Le disque de platine s’enfuit dans les ombres.

Dans les bois silencieux, les feuillages dorment,

Les oiseaux sont en deuil, la faune se terre,

La cigale se tait et les fourmis chôment,

Le lièvre demeure cloîtré dans son repaire.

 

 

Halte ! Il faut penser. Trop de fatuité nuit.

La page est tournée, la romance mourut,

Le discrédit blesse, la hargne se poursuit,

Rien n’a plus d’intérêt, c’est l’heure de la mue.

 

L’artiste dessina de belles images

Figurées clairement avec talent et art ;

Le mage dispensa de probants adages

Avérés dans la vie, sans bruit, ni fanfare.

 

Le poète chanta l’idylle sibylline ;

Le courtisan se crut proche de son dessein

Par la voix, les regards, les traits et les signes.

Ivre de passion qui prenait son chemin.

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