ahmed bencherif écrivain et poète

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Archive pour mars, 2014


ange déchu réplique de Claire Chantal amour beauté désir; ahmed bencherif

28 mars, 2014
Non classé | 2 réponses »

Ange déchu, 

Je cherche un point, une issue,

Et dans mes rêves platoniques,

Peuplés d’essences aromatiques,

Ton parfum plane,

Et ta voix résonne acoustique,

Je vogue dans les déserts arides,

Ou je suis naufragée aquatique,

Je t’ai cherché, je t’ai trouvé,

Sans jamais pouvoir t’oublier,

Je n’aperçois ton image,

Ni dans la mer, ni en mirage,

Terne Zéphyr, rouge soleil,

Je sens la piqûre de l’abeille,

Et je vole dans ce beau paradis,

Je sombre et je te maudis,

Victime, le coeur lacéré,

Je me consume dans cette beauté…

Mais je saurai réveiller le tonnerre,

Ressusciter les cadavres sous terre,

Pour retrouver le divin amour,

Et le couver tout au long des jours.

membre de la société des poètes français, je suis; ahmed bencherif

28 mars, 2014
Poésie | Pas de réponses »

mes chers lecteurs, vous m’avez accompagné durant mon parcours littéraire,vous avez lu mes poésies, mes proses, vous avez laissé des commentaires merveilleux qui rendaient hommage à mon art; à chaque fois j’étais émerveillé et je vous aimais en silence et dans l’anonymat,comme vous-même vous me suiviez dans l’anonymat; mais cet anonymat me rassurait quant à la sincérité de vos commentaires, car l’idée de complaisance était totalement écartée;

mais voilà que vos appréciations sont confortées par la société des poètes français, cette prestigieuse institution dont l’appartenance est un honneur et un privilège; telle est sa devise depuis plus d’un siècle et de grands poètes classiques y ont laissé trace vestiges de leur engagement; depuis quelques jours, je suis admis comme membre à part entière à la société des poètes français; cela représente pour moi une sincère et parfaite reconnaissance de mon art poétique.

merci pour elle, merci pour son président Vital Heurtebize, merci pour le comité d’admission, merci pour vous mes chers lecteurs

l’archange déchu extr chants et hymnes, ahmed bencherif

21 mars, 2014
Poésie | Pas de réponses »

Ejecté de l’éden, comme l’ange banni,

Coupable d’aimer la déesse vénérée,

Passé au tribunal, et de sanctions, puni

A planer sans ailes dans les airs saturés

L’archange déchu, illuminé d’idées

Marquées par l’illusion et minées de folie

S’en est allé, moins vif, d’énergie érodée

Boire à jamais l’extrait de la mélancolie.

 

La sublime ascension amorcée aux palmiers,

Hier, par beau temps, dans le calme corridor,

Au havre du salut, au parfum de pommier

Au couchant bariolé, aux lumières d’or,

Fit, sans halte,  son long voyage mirifique,

Constamment en quête d’attributs souverains

Pour ton beau baptême précieux et antique,

Piochant le génie des odes sans refrain.

nuit champêtre extr Marguerite t.1; ahmed bencherif

20 mars, 2014
Marguerite t/1; t/2 | Pas de réponses »

La nuit tombait et commençait à engloutir la nature dans son manteau noir, qui descendait imperceptiblement et chassait les dernières pénombres. Dans le champ de vision, les choses se distinguaient déjà dans le  flou, comme des silhouettes  informes et indescriptibles, et dans le petit bois de pistachiers, les hommes n’étaient plus que des corps de chair méconnaissables. Guidé par les voix, Hamza se rapprocha d’eux et, en scrutant l’obscurité, put enfin identifier, assis cote à cote et entourés de trois adolescents, Belkacem et le mystérieux homme qui se disait venir de nulle part. Il se fit une place près d’eux et se laissa choir au sol, ressentant soudain la fatigue du jour et une forte envie du sommeil. Mais, les hommes se racontaient leurs misères et il préféra les écouter. L’iniquité dominait leurs histoires et ceux qui les gouvernaient s’en foutaient royalement, les dépouillaient de leurs maigres sous, de leur dignité. Le percepteur les accablait d’impôts injustes, les taxait d’insolvables, les menaçait de saisies, fouillait leurs logis, les obligeait à s’acquitter de redevances imaginaires, les menaçait de prison. Pire encore, un homme qui venait de l’arrondissement de Blida éclata en sanglots et dit que l’huissier se présenta chez lui avec la force publique et, quand il ne trouva rien à saisir, il emmena sa femme en prison qui y passa quinze jours et fut libérée seulement contre une remise de cinquante francs que la tribu avait ramassée. Le caid les surchargeait de corvées dont il tirait personnellement profit : livraison de bois ou de charbon, tonde de troupeau et parfois le lavage de laine. Un individu très naïf dit qu’il en avait marre de fournir l’an entier du bois à dos d’âne au caid. Quelqu’un lui répondit de prendre courage à deux mains et de refuser la corvée. Mais il donna sa réponse classique et rétorqua qu’il s’était fait le serment de cesser de fournir le bois seulement si l’un des trois mourait : le caid, lui-même ou l’âne.

-  Tu manques d’audace, lui lança, en rigolant, Belkacem. Tu es indigne de l’indigène, lequel ne craint ni le caid, ni le Hakem (L’administrateur). Je préfère séjourner quelques jours en prison que de subir l’esclavage du caid.

-   Mais le caid me donne l’autorisation pour couper du bois en foret.

-   Voilà qui explique ta lâcheté. Alors vous allez vivre longtemps ainsi. Sais-tu que je refuse catégoriquement de saluer le Hakem et à chaque fois il m’interne pour une huitaine. Ma petite fierté m’a valu jusqu’ici soixante quatre jours de cachot et j’ai juré de ne jamais le saluer. Chaque individu passe neuf mois dans le ventre de sa mère et, lui, n’a pas plus ou moins. C’est dire qu’on est tous égaux.

La parole passait tour à tour, comme dans un congrès où la voix au chapitre était garantie et chacun émouvait les autres par une harangue qui illustrait au mieux l’iniquité qu’il subissait. Mais le congrès ne signifiait aucun commentaire et ne réagissait pas, malgré sa pensée secrète de faire une battue sur le champ dans les exploitations coloniales toutes proches et fomenter une petite rébellion dans l’anonymat. Il était bien houleux et craignait de provoquer la tempête, avant l’heure ; il risquait cependant de récolter une terrible vengeance au lieu de moisson. Mais, la réalité était amère et chacun gardait sa réflexion pour soi, par peur de contagion sociale.

battage de blé; extr Marguerite t 1; ahmed bencherif

16 mars, 2014
Marguerite t/1; t/2 | 2 réponses »

La journée laborieuse commença par des écriées chaudes et chacun appelait d’une voix forte son coéquipier, les travaux champêtres nécessitant le plus d’entente et une force physique plus ou moins égale. Quelques roulants, les plus endurants et les plus rapides, partirent de leur plein gré aux hectares qui restaient à moissonner, tandis que le gros de l’effectif se forma en groupes qui quadrillèrent la superficie rasée et commencèrent à ramasser le blé en bottes que des charrettes et   des ânes emportaient aux aires de battage dans le terrain inculte. Le crissement des grosses roues, qui enfonçaient, la terre ne cessait pas, tout comme les sabots qui la cognaient. Quand se leva le soleil, les notables arrivèrent et passèrent près d’une heure à charger les charrettes, et fatigués, ils se retirèrent à leur endroit de détente. Ils étaient tous âgés et surveillaient leur santé qui n’était pas excellente, d’ailleurs la prospérité ne leur demandait pas plus. Mais ils furent tôt remplacés par les enfants qui se donnaient une réelle récréation, après deux heures d’apprentissage de Coran que leur dispensait de façon ennuyeusement dogmatique le taleb, en se servant de son bâton, pour corriger les élèves médiocres ou ceux qui faisaient du chahut.

Le travail était réellement sacré pour ces gens qui déployaient sans faillir leurs efforts et donnaient leurs cœurs pour récolter les fruits de la terre qu’ils aimaient d’un amour fou, parce qu’elle leur fournissait les moyens d’existence, leur demandait en retour qu’on la traitât avec douceur attentionnée, qu’on y préservât l’équilibre pour la survie du monde, dans lequel vivaient tant d’hommes et d’animaux. Les bêtes partageaient aussi cette ambiance joyeuse et le montraient à leur façon que seuls les avertis puissent déceler. C’était un réel plaisir de voir les ânes jeunes, chargés de leur faix, courir sans être aiguillonnés aux flancs. Ils galopaient interminablement sans vouloir se reposer, ni tricher comme on s’amuse tant à les incriminer. Ils éprouvaient du plaisir à faire la course, comme s’ils ressentaient une petite fierté. Mais, un vieux bourricot était moins emballé et donnait l’impression de tricher. Il trottait et essayait parfois de faire comme ses frères. Mais il n’en avait pas la force ; indigné et fatigué, il tomba à terre, ses gros yeux en larmes. C’est ainsi qu’Elien le naturaliste grec vit les ânes, à petite taille, de la Numidie et dont il nous laissa un portrait assez expressif :

« Ils allaient comme le vent et on eût dit de grands oiseaux avec leurs ailes. Mais ce premier élan de jeunesse passé, leur souffle devient moins fort, leurs pieds s’engourdissent ; ils oublient leur vitesse d’autrefois et ils pleurent, non parce que leur mort est prochaine mais parce que leurs pieds sont devenus sans force ».

homme Prodige? extr chants et hymnes; ahmed bencherif

4 mars, 2014
Poésie | Pas de réponses »

hé ! Vous tous ! Me voilà : costumé, cheveux gris.
ma valise pleine de billets de banque,
ma mémoire biaisée, et dans mon passé, pris,
je suis le prodige sorti de sa planque.
prenez-moi payez ma discrétion de ces ans
j’étais sage, un bon enfant bien docile
de plus une bouche sans voix par tous les temps,
une main longue sans plume, un cœur sans bile.
architecte, j’étais dans mon propre royaume,
consciencieux à tracer mes uniques routes,
mes ports, mes places fortes et aérodromes
de ma postérité sans le moindre doute.

A trois roues, extr chants et hymnes

3 mars, 2014
Poésie | Pas de réponses »

à trois roues,
à trois roues mon charriot reste en panne
le train d’attraction est rouillé entièrement
il force nos deux mains qui haut le condamnent
il laisse l’image, nous boude fièrement.
il bégaie, se traîne, murmure quand il peut
cherche l’éternité, rêve dans sa tombe
au charriot paré d’or qui lentement se meut
inconscient ne voit qu’il lègue l’hécatombe.
ma belle princesse gueule et joue au feu
c’est son nom choisi par fierté un jour libre
au sol frais rouge sang. Halte oui à l’affreux
crie-t-elle, veut défaire les mauvaises fibres
qui trop longtemps l’ont ligotée solidement
mais elle se remet et nous ouvre la voie
comme le phœnix qui ressuscite vaillamment
de ses cendres jamais refroidies pas une fois.

Aurore; extr chants et hymnes ; ahmed bencherif

1 mars, 2014
Poésie | 2 réponses »

Aurore
tristement je veille bercé par ton image
rêveur aux lointains et tendres rivages
contemplant le bleu de la mer et sa plage,
égrenant le chapelet de l’amour en adages
cherchant la solution chez fée la sage
conscient que mon art et tout moi, tes otages
je voudrais voir revivre ma fleur de l’age
et tu liras mes pensées sur mon franc visage
on ira baptiser notre sacre chez le mage
en haut de la crête lui rendre hommage
on boira l’eau bénite sous le bel ombrage
du rosier odorant par ses beaux feuillages
aux mille couleurs variés de beaux plumages
nous irons de port en port vers de beaux rivages
cultiver les mythes des anciens Grecs sans dopage
encenser tes attributs divins en pèlerinage
glorifier l’Aurore antique sans péage
ce nom fabuleux que tu portes sans clivage

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