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6
mai 2020
Soeur Catherine ; Ahmed Bencherif
Posté dans Non classé par bencherif à 12:26 | Pas de réponses »

Sœur  Catherine

 

Sœur Catherine, de son vrai nom, Andrée Delagrue, est née en 1908 à Bolbec Havre France. A 25 ans, elle éprouve une cruelle déception, suite au refus de son mariage par ses parents avec un jeune dont la condition sociale leur était inférieure. Elle opte pour la vie de religieuse et entre au couvent de Sceaux Paris. Elle effectue son noviciat pendant 3 ans, puis elle prononce ses vœux perpétuels, lors d’un  cérémonial pompeux. Elle est affectée à Alger, y reste quelque temps, puis elle est affectée à Laghouat, où elle séjourne quelque temps. Elle change de ville et atterrit  en 1936 à Ainsefra, ville attirante par son relief montagneux contrasté son cordon dunaire doré, son oued impétueux lors de ses crues soudaines et souvent par un  beau soleil, comme au 21 octobre 1904 où Isabelle Eberhardt fut noyée et dont les cendres reposent au cimetière musulman de cette ville dont la population est généreuse, hospitalière, évoluée et cultivée, paisible et tolérante.

A l’hôpital, elle seconde le médecin capitaine comme infirmière et passe sa vie  normale de religieuse, aimée, altruiste, spontanée, jusqu’en 1947 où sa vie  bascule. Ainsefra est une petite  ville où les gens se connaissent et vivent en parfaite symbiose et surtout dans la tolérance entre les trois religions monothéistes : le Hébreux, le christianisme, l’islam. Elle se lie d’amitié avec Zaid Boufeldja, agent de la société indigène de prévoyance, un veuf de quarante ans, père d’enfants, sous l’autorité de l’administrateur de la commune mixte, Monsieur Meyson.

La vie de Sœur Catherine bascule onze ans plus tard. Son sentiment religieux se relâche avec une brutalité terrible et une soudaineté foudroyante. C’est en 1947 que M. Zaid tombe amoureux d’elle. Il l’aimera en silence et dans la distance aura mis une annéen pour déclarer sa flamme amoureuse. En effet, lors d’un voyage en en 1948 à Moghrar pour une campagne de vaccination, Sœur  Catherine et Zaid se retrouvent à l’arrière d’un camion, en  compagnie de quatre religieuses dont la mère supérieure, deux auxiliaires de l’armée, un agent d’état  civil. Les vaccins sont adminsitrés dans la localité et des  vivres sont distribués aux nécessiteux. Puis, ils sont l’hite à déjeuner du caid. Au retour, Sœur  Catherine et son amoureux sont assis l’un près de l’autre. Au cours du trajet, il y a frottement des genoux, couverts à  cet effet  par le pan du  burnous de l’homme. Cela leur procure un immense plaisir charnel, de l’avis de l’auteur de l’ouvrage Odyssée d’une religieuse au Sahara. Il faut noter que les deux amoureux approchent quarante ans d’âge et que ces sentiments ne sont pas nés sur un coup de foudre, puisqu’ils furent révélés  après onze ans de résidence de Sœur  Catherine à Ainsefra.

Une semaine durant,  les deux amoureux ne se rencontrent pas et s’évitent pour certainement mettre à mort  cette liaison amoureuse qui leur semblait déjà dangereuse. Zaid appréhendait le danger auquel son aimée s’exposait. Mais la flamme de l’amour le  dévorait et il va la voir à l’infirmerie. Il lui remet un papillon dans lequel, il lui propose le mariage et en gentlemen, il se dit prêt à aller en France demander sa main à ses parents. Elle lui rend le pli en souriant sans dire aucun mot. Dix jours plus tard, il va à sa rencontre et lui demande la réponse à sa demande en mariage.  Elle lui montre la  bague et lui dit qu’elle était mariée à sa propre religion. Au mois de février 1949, Zaid lui remet une lettre dans laquelle, il allègue ne pas l’aimer et que  ce n’est qu’un jeu d’enfant. Elle répond qu’elle ne le savait pas si méchant. Au début du mois de mars, il lui fixe rendez-vous chez lui à quatorze heures. Elle est à l’heure dans la maison de l’amoureux qui lui déclare qu’il veut l’épouser. Elle demande un temps de réflexion. Puis, leurs rencontres se font deux fois par semaine chez lui en intimité et il déclare qu’aucun rapport charnel  ne les liait pendant ces  rencontres. Ils sont heureux ! Ils font quoi ?

Enfin l’amant propose d’informer la mère supérieure de leur vœu de mariage. Elle refuse  craignant un refus des autorités ecclésiastiques. Il se propose ensuite d’aller demander la légalisation parentale du mariage dans la ville de la famille Lagrue à  Bolbec, France et de prévenir les autorités locales de leur projet. Elle accepte d’aller quérir l’autorisation de sa famille et de l’accompagner, sans toutefois aviser les responsables locaux.  Le départ est prévu le 22 juin 1949 par avion. Il réserve deux  billets d’avion, achète à son aimée un tailleur et des vêtements, lui procure une procure fausse carte d’identité.

Puis, il influence le cadi pour officialiser leur mariage, par devant quatre témoins, ses propres amis. Sœur Catherine donna procuration à un ami témoin de Zaid pour la représenter devant le cadi, déjà avisé pour cette union et influencer pour transcrire le mariage, alors que ce n’est pas de son ressort, mais du juge français. Le lundi vingt juin à vingt-trois heures, Zaid récupère Sœur Catherine au couvent. Il lui fait porter un haik pour être méconnaissable. Ils se dirigent vers l’oued, retrouvent deux amis de du mari qui font office de témoins de la mariée. Ils partent ensemble et rencontrent deux amis de l’époux qui le représentent comme témoins. Les témoins posent la question à la mariée si elle consent à épouser Zaid. Elle répond :

« En mon âme et conscience et en toute liberté, je consens à devenir l’épouse de Zaid ». La même question est posée à Zaid par ses témoins et il répond par la même formule.

à suivre

je souhaite que  vous me laissiez un  commentaire depuis bien longtemps mes publications n’y sont pas sanctionnés


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