ahmed bencherif écrivain et poète

Bienvenue sur le blog de ahmed bencherif blog de culture et Littérature

  • Accueil
  • > Archives pour le Vendredi 29 mai 2020
Archive pour le 29 mai, 2020


le soir tu vas danser extr les vagues poétiques Ahmed Bencherif

29 mai, 2020
Non classé | Pas de réponses »

                             Le soir tu vas danser

 

 

 

Le soir tu vas danser, admirer les concerts,

Admirer les tableaux, flâner dans les ruelles,

Et lasse, te poster sous un vieux réverbère,

Ta main dans la main de ton amie, vous deux belles.

 

Tu aimes ce silence grossi par le gel

Du trafic des bourgs fous par leurs bruits insensés ;

Tu aimes écouter les augures du ciel,

Invoquer ses grâces, voguer dans tes pensées,

Cueillir l’étoile filante dans sa course,

Dans la fluorescence de la lune rousse

Par l’immense éther mille fois constellé,

L’admirer, la baiser tendrement sans trembler,

La mettre dans ton cœur, en garder les éclats

Comme habit de charme qui t’offre réjouissance

Et parfums enivrants du lys et des lilas,

Epanouis dans les champs, dans leur magnificence.

 

Reste éternellement jeune et sensuelle,

Bois à la coupe de cristal de sultane

Le philtre magique de l’amour réel,

Quand tu te sens comme un ange qui plane.

 

Toi, sur Sanary-sur-mer Ahmed Bencherif

29 mai, 2020
Non classé | Pas de réponses »

 

                          Toi, sur Sanary-sur-Mer

 

 

 

Sur le quai à carreaux rouge mat poussiéreux,

Juste au bord de la mer instable et poisseuse,

Où accostaient des barques aux mâts terreux,

Suspendus au ciel en colonnes nerveuses,

Abritées des alizés par cette falaise,

Lotie en maisonnettes élevées en gradins,

Couvertes en hauteur de tuiles poudreuses,

Gardées par un bouquet vert sombre de sapins,

Posait ma cirée, vêtue de robe blanche,

Bras et jambes nus, de corsage haut bombé,

Habit rose passé du buste jusqu’aux hanches,

Froissé par ci par là et,  à mi cuisse, retombé.

Ses blonds cheveux soyeux cadrent son visage

Large et rond de chair bien pulpeuse et d’éclat,

Où la main divine a tracé par un bel hommage

Des lèvres bien fines et frêles comme des lilas,

 

Et ses yeux, ô mon dieu, beau fragment de l’éther,

Une voûte pure pour rêver sans cesse,

Une magnifique, calme et miroitante mer

Pour faire un bain unique de jouvence,

Sont le miroir toujours à l’état pur  de ton âme,

Où figurent ta candeur et ton altruisme,

Tes espérances, ton légendaire calme

Tes langueurs souveraines et ton romantisme

Keira Odyssée Ahmed Bencherif

29 mai, 2020
Non classé | Pas de réponses »

Keira

 

 

O Keira ! Ecoute mon appel dans la nuit

Solitaire et vide, monotone et triste,

Sous un ciel sombre sans lune qui reluit

Sans constellations brillante, filante.

 

O Keira ! Ecoute mon appel émerger

De mon coeur oppressé par l’atroce langueur,

De mon moi qui reste, sur ta beauté, figé,

Ensorcelé à fond par tes attraits charmeurs.

 

Qu’il souffre loin de toi, loin de ton haleine !

Grâce ! Viens dans mes bras et guéris sa douleur

Par simple caresse, viens curer sa peine.

L’étreindre dans tes bras, lui prodiguer bonheur.

 

Nous irons par l’oued, au milieu des roseaux,

Des lauriers, tamaris, des ronces et palmiers

Entre la dune d’or et les jardins si beaux

Plantés de figuiers, de géants pommiers.

 

Qu’elle est belle ta voix, douceur et harmonie,

Legs d’une légende encore vierge

Qui cache les amours, par les dieux, bénis

Vécues ardemment, sans voile, ni cierge

Nous irons nous marier sous nos beaux peupliers

Sur un tapis de fleurs odorantes et gaies,

Non loin de la vigne verte et du figuier

Fêtés par un concert de chants du merle et du geai.

 

Le printemps arrive, témoin de notre sacre.

L’automne n’est pas loin, témoin de notre serment.

O saisons lointaines ! Pitié de ma vie acre !

Pliez les jours et les nuits ! Hâtez l’évènement !

 

 

O Keira ! Trouve-moi le séjour pour rester,

Rester à tout jamais dans tes bras accueillants,

Par les jours joyeux, par les nuits veloutées,

Evoluer toujours autour de ton rayon.

 

Toi qui parus en ce printemps fleuri et verdoyant,

Comme un soleil d’été aux aurores,

Ou la lune rousse dans un ciel attrayant,

Un jardin bien tenu embaumé de flore,

Toi qui soufflas de loin un espoir recherché

De saison en saison, qui m’avait ébloui,

Qui avait ranimé mon tonus relâché,

Sous le poids du doute, quand tout semblait enfoui.

Quelle dîme  payer ? Seul mon cœur prend valeur.

extrait Odyssée

regard critique sur l’aube d’une révolution Margueritte de C. Pheline

29 mai, 2020
Non classé | Pas de réponses »

                                        Avant-propos

 

 

 

Le lecteur se demandera, et judicieusement, pourquoi cette analyse du discours que j’ai produite, sur l’ouvrage de Christian Pheline ‘L’aube d’une révolution, Margueritte, Algérie, 26 avril 1901. La raison majeure réside dans le fait que je tenais absolument à restituer l’histoire, telle qu’elle était, vue objectivement par d’éminents historiens ou essayistes dont Robert-Charles Ageron, Yves Lacoste, Laadi Flici et d’autres non moins importants, tous animés par le souci de transmettre des évènements dans la sincérité et l’objectivité, difficilement ou quasiment contestables. Car de l’histoire bien rapportée, on peut établir des voies de communications de compréhension, de tolérance, de pardon.   J’ai écrit le premier sur l’insurrection de Margueritte dans une œuvre, intitulée ‘Marguerite’, subdivisée en deux tomes, le premier publié chez Publibook Paris, le second publié chez Edilivre Paris, successivement en 2008 et en 2009. J’y avais analysé la praxis coloniale dans cette contrée de Margueritte, comme étant un échantillon de ce qui se passait partout en Algérie, du moins dans les terres agricoles du Nord du pays ou de ce que l’on appelle communément le Tell. C’était l’objet du premier tome. Quant au second, il développe l’insurrection des Righa qui s’était produite le 26 avril 1901 dans le village de Margueritte, de son nom originel ‘Ain-Torki’.

Ce village a édifié une stèle commémorative en 2002, à la gloire de ses martyrs  au lieu de la confrontation armée qui s’était déroulée entre les insurgés des Righa et des bataillons de l’armée française, malgré que sa mémoire collective ne disposât pas d’amples données historiques, sauf évidemment quelques extraits de journaux coloniaux de l’époque ou encore des photos archives. C’est dire que ces habitants étaient frustrés, avides de connaitre l’histoire particulière de leur insurrection. Donc mes publications venaient combler un vide immense et accroitre leur fierté.    Donc mes publications ne tardèrent pas à susciter leur intérêt et leur besoin de savoir avait été rapidement exprimé. En effet, je fus invité le 26 avril 1901 pour animer une conférence sur cette insurrection qui rendait un vibrant hommage aux insurgés de l’an I, comme je les avais baptisé symboliquement dans mon œuvre. Cette appellation fut reproduite par Chrisitian Pheline dans son livre, puis réutilisée par Benjamin Stora dans sa préface et j’en réclame avec force la paternité. Christian Pheline avait exprimé le vœu d’y assister. Une invitation lui avait été lancée par l’association Nour qui avait initié cette journée. Je l’ai donc rencontré à Margueritte et il m’a appris qu’il avait lu mes deux tomes ; j’en étais alors très heureux. Mais à aucun moment, il ne m’avait dit qu’il écrivait ou écrirait un ouvrage sur l’insurrection. Une année plus tard, j’appris qu’il avait publié, en France, un ouvrage ‘l’aube d’une révolution, Margueritte, Algérie, 26 avril 1901, dans lequel il m’avait cité dans quatre ou cinq pages.

A mon tour j’avais commandé et lu son ouvrage. Néanmoins, sa lecture  m’avait interpellé, notamment pour des faits qui ne concordaient pas. En effet, je  fondais mes travaux sur l’œuvre magistrale de Charles-Robert Ageroon ’ Les Algériens musulmans et la France 1971-1919 ’, qui donne suffisamment de détails précis, ainsi que l’ouvrage de Laadi Flici ‘ qui se souvient de Margueritte ? ‘, dans lequel il rapporte les auditions des témoins, des victimes, des accusés, au cours de l’instruction, mais aussi au cours du procès de Montpellier. Donc, je me sentais concerné par ce débat contradictoire et j’ai tenu à produire cet essai historique pour mieux resituer les vérités tronquées. Bien entendu, ma conscience m’intimait de faire ce travail, pour lequel je n’étais pas suffisamment outillé, sur le plan scientifique, sans avoir pour autant un accès  au fonds d’archives coloniales. Ma motivation fut déterminée par plusieurs affirmations de Christian Pheline, qui dévalorisent notre peuple libre, né libre, dominé par la France, mais jamais soumis à Elle. Le lecteur algérien ou universel découvrira avec stupeur les théories élaborées pour déprécier le combat de notre brave, belliqueux, héroïque peuple.

Mon attention a été retenue par des citations aux chapitres : il y a une révolution, assaut, représailles, débats. Quant au chapitre détention, il est surtout un discours de dérision, d’avilissement des insurgés en détention qu’il nous montre parfois indignes d’assumer leurs actes, parfois frappés de phobie. Comme il s’agit d’une détention provisoire, on épargnera au lecteur l’analyse de scènes comico-tragiques qui n’apportent aucun détail supplémentaire à la compréhension intelligente de l’insurrection avec toutes ses répercussions. On est surtout dans le roman fantastique à la prison, au moment de l’embarcation au port à bord du navire. Autant de détails, précis pourtant, néanmoins sans rapport avec la révolte de Margueritte ou de l’affaire Marguerite elle-même. S’agissant du chapitre procès, l’auteur nous donne des détails de cinéma sur les gradins de la salle d’audience à la cour d’assises de Montpellier ou autres, tout à fait superflus. Toutefois, je l’ai traité  dans le chapitre phase judiciaire, afin d’éclairer le lecteur et lui fournir le cœur même de l’affaire, c’est-à-dire les développements du procès ainsi que le verdict. Les autres chapitres ne m’ont nullement interpellé, car j’estime qu’ils ne se rattachent nullement ni à l’insurrection, ni au procès.

J’avise d’ores et déjà le lecteur que les citations de l’auteur Christian Pheline sont transcrits en caractères gras, afin de mieux en faciliter le suivi du discours. Quant à d’autres citations, appartenant à d’autres auteurs, elles sont transcrites en clair. Car parfois, j’y ai recours.

Par ailleurs, j’ai été surpris par la préface élaborée par Benjamin Stora, qui qualifie l’ouvrage de C. Pheline de précis. Cet historien notoire est vraiment à côté du sujet et franchement, je ne perçois pas sa motivation. Ce qui est sûr, c’est qu’il n’a pas lu mon œuvre, encore moins l’ouvrage de Laadi Flici.

Enfin, je dirai un dernier mot. C. Pheline dit avoir été motivé pour écrire son ouvrage par le côté affectif. C’était une façon, comme il le dit, une façon de rendre hommage à son arrière grand-père, Maxime Pheline, juge d’instruction, au parquet de Blida, et qui avait procédé aux interrogatoires. Effectivement, Maxime Phelien avait exercé au tribunal de Blida, comme juge d’instruction du 31/12 1898 au au 06/02/1909, date à laquelle il fut promu président du tribunal de Mascara. Pour le fait d’avoir mené les interrogatoires des insurgés, résidents de la commune-mixte de Meliana, je reste perplexe. En effet, Meliana était chef lieu d’arrondissement, doté de son propre tribunal et d’un juge d’instruction. Alors où se situe la compétence territoriale ?

Enfin, je n’ai aucune motivation personnelle, ni animosité ou quelque ressentiment à l’égard de l’auteur avec qui je garde toute la courtoisie en sa personne et l’estime pour le travail qu’il a produit. Car on ne partage pas forcément les thèses d’autrui, d’autant si elles échappent à la vérité et enfin il n’existe point de vérité absolue.

 

 

 

Ahmed bencherif       

 

Isabelle Eberhardt ; Ahmed Bencherif

29 mai, 2020
Non classé | Pas de réponses »

1. Premiers biographes à parler de l’espionnage

Cette question est relativement récente puisque la première à la poser est Cecily Mackworth dans The Destiny of Isabelle Eberhardt (1951) qui ne sera lu du public francophone que par la traduction d’André Lebois, intitulé Le Destion d’Isabelle Eberhardt (1953), donc presque cinquante ans après sa mort. Ainsi, Mackworth déclare d’une façon dubitative: « Bien qu’aucun document ne l’atteste, on peut supposer que Lyautey avait engagé Isabelle pour effectuer un travail de reconnaissance. »  (P. 257). Que vaut pareille supposition face à une analyse critique ?  Cela n’a strictement aucun poids. Dans la vie de quelqu’un on peut supposer quantité d’éventualités. Cela n’est pas un fait avéré. Donc les premiers biographes, Victor Barrucand, René-Louis Doyon et Raoul Stephan ne se pensaient pas à cette question puisqu’il n’y avait aucun élément qui l’induisait. Ce premier élément est important : ce soi-disant rôle d’espion n’est corro-boré par aucun document. On a posé cette  question à André Le Révérend, le meilleur connaisseur de Lyautey qui a lu et parcouru toutes les archives, même les privées, concernant ce personnage, et il a ré-pondu que, dans tous les documents concernant le célèbre maréchal, il n’a pas rencontré la moindre allu-sion à ce supposé rôle ³.

Le second biographe, qui a repris cette thèse est Françoise d’Eaubonne dans La Couronne de sable, Vie d’Isabelle Eberhardt, en 1968 qui a parlé « de collaboration étonnante ». Mais toujours appuyée par aucun indice concret. Par ailleurs, sa biographie est entachée d’erreurs, d’approximations, d’une culture historique superficielle, qu’on ne peut lui faire confiance. Elle était trop sensible au sentionnel. Puis c’est Annette Koback dans Isabelle, the live of Isabelle Eberhardt, 1988, traduit en français sous le titre Isabelle Eberhardt, Vie et mort d’une Rebelle, la même année. Cet ouvrage se distingue aussi par une méconnaissance de l’histoire et est également enclin au sensationnel. Ces trois biographes ajoutent qu’I-sabelle Eberhardt avait été chargée de pressentir les opinions du cheikh de Kenadsa envers les Français.  Mais tous ignoraient que les relations entre les deux parties étaient fort anciennes et remontaient à 1870, lors de l’expédition du général de Wimpffen sur le Guir et que, pour collecter la ziarate auprès des affiliés de la zianïya des Hauts Plateaux,  celle-ci  était obligée de demander l’autorisation aux autorités colo-niales, au moins depuis la fin des années 1850 : ce qui était souvent l’objet d’un refus qui semblait plus ou moins arbitraire. De plus, ils ignorent également que Lyautey avait personnellement rencontré le cheikh Sidi Brahim, le 25 avril 1904 dans sa zaouïa, donc avant la venue de l’écrivaine à Kenadsa. Pour tous ceux qui ont une culture historique profonde, la fragilité de pareilles assertions est évidente. Il suffit de lire  l’ »aperçu sur la situation de la frontière de la subdivision d’Aïn Sefra » (daté de fin novembre 1903 et de 13 p. ½)  que Lyautey a adressé à son ancien supérieur, le général Galliéni ⁴, pour comprendre que celui-là était particulièrement bien informé et qu’il n’avait besoin d’aucune aide de l’écrivaine pour connaître les tenants et les aboutissants de la situation dans la région de Bechar qui est occupée durant le quatrième trimestre : Bechar est officiellement occupé le 13 novembre, sous le dénominatif de Colomb-Bechar. Nous avons montré que, grâce à l’interview de l’ancien cheikh de Kenadsa, Sidi Abderrahmane, Lyautey était particulièrement bien informé sur la situation de la zaouïya.  Dans une lettre de novembre 1903, celui-ci parle du séjour de Sidi Brahim au Tafilalet alors que le cheikh n’avait été que jusqu’au Meski, près de l’oued Guir (à une quarantaine de kilomètres à l’ouest) et était revenu à Kenadsa, suite à la députation d’une délégation d’habitants qui le supplièrent de revenir. Tous ces biographes font preuve d’indigence à propos de leurs connaissances historiques et il est facile de démontrer l’absence de véracité de leur thèse, née de leur imagination et ne reposant sur aucun document.

Notons qu’aucun spécialiste de la littérature coloniale ou maghrébine n’aborde ce thème. Ils savent bien que cela n’est pas fondé. Ainsi Jacqueline Arnaud déclare : «  […] Isabelle Eberhardt […] a fait de sa courte vie vagabonde à travers l’espace maghrébin, de Tunis à Figuig, le symbole d’une assimilation à l’envers, en haine de la « civilisation » dans ce qu’elle a de répressif, par goût de l’indépendance et du nomadisme.  Sa curiosité,  son admiration,  sa compassion ou sa sympathie, sont pure ouverture à l’autre,

__________________

1. Une colonie d’enfer, éd. Internationale, 1905, rééditée par Clotilde Chauvin, éd. Libertaires, 2007.

2. Isabelle Eberhardt et l’Algérie, Barzakh, 2005, rééd. sous titre Le Destin d’Isabelle Eberhardt en Algérie, éd. Dalimen, 2013.

3. Information orale donnée par J. Déjeux que j’ai recueullie.

4. Cf. Hubert Lyautey, Vers le Maroc Lettres du Sud-Oranais, Armand Colin, 1927,  rééd. Imprimerie nationale éditeurs, 1986 ;

Voir plus particulièrement : lettre au général Galliéni du 14 novembre 1903, pp. 12 – 28.

II

sans arrière-pensée de le convertir à ses propres valeurs. C’est pourquoi il paraît absurde de faire d’Isa-belle un agent de la colonisation, sous prétexte qu’elle a un temps été utilisée par Lyautey, aux confins algéro-marocains, comme interprète, suivant la troupe en qualité de correspondant de presse. » Encore que nous ne connaissons aucun élément qui puisse accréditer ce rôle d’interprète. Edmonde Charles-Roux, auteur d’une biographie monumentale, est convaincue de l’absence d’un tel rôle.

Dr Mohamed Rochd

 

Yasume |
les poèmes de mistigri |
philantrope de mbarta |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | HAZA LANITRA
| beauty $pot
| lalarmedelephant