ahmed bencherif écrivain et poète

Bienvenue sur le blog de ahmed bencherif blog de culture et Littérature

Archive pour mai, 2020


la répression de la manifestation pacifique 14 juillet 1953; ahmed bencherif

10 mai, 2020
Non classé | Pas de réponses »

. la manifestation pacifique du 14 juillet 1953

 

Ce jour-là, 14 juillet 53, comme tous les ans depuis 1936, le PCF et la CGT organisent une manifestation à Paris pour célébrer les idéaux de la République et depuis 1945 ceux de la Résistance. Près de 10 000 personnes y participent et parmi elles 2 000 manifestants défilent derrière les banderoles du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD) le principal mouvement nationaliste algérien dirigé par Messali Hadj. La plupart sont algérien(ne)s, mais on y trouve aussi des Tunisien(nes) et des Marocain(e)s qui se battent pour la fin du colonialisme français dans leur pays. Les militant(e)s nord-africains y brandissent des drapeaux algériens et scandent des slogans hostiles au colonialisme et en faveur de la libération de Messali Hadj et de l’indépendance. Autant de symboles qui vont entraîner une répression sanglante de la police française à l’encontre des Nord-africains lors de l’arrivée du cortège sur la place de la Nation.

La manifestation était pacifique e il n’y eut aucune provocation. Mais la police ouvrit le feu. Le bilan était lourd : 7 morts (6 ouvriers algériens et un ouvrier français, militant de la CGT) et une centaine de blessés dont quarante à l’état grave. L’un de ces blessés était Abdelhalid El Mokrani qui était entré dans le coma. Il fut soigné et eut la vie sauve. Le gouvernement de Joseph Laniel, président du Conseil, couvrit la répression et soutint les policiers assassins qui ne furent jamais inquiétés. Pire, le journal le Figaro, dans son édition du 17 juillet, criminalisa les manifestants et les accusa d’avoir commis des actes barbares, pris des armes blanches (couteaux, barres de fer et des pavés, des chaises et des bancs), provoqué et agressé des policiers.

Les victimes sont :

1. Abdallah Bracha

2.AbdelkaderDraris

3. Isidore Illoul

4. Larbi Daoui           Ainsefra

5. TaherNadgène

6. Maurice Lurot( Français)

7. Amer TABJADI

            3. parcours de Daoui Larbi

Daoui Larbi est né en 1924 à Ain-Sefra. Avant de partir en France, il a travaillé chez plusieurs patrons européens à Ain-Sefra comme serveur, puis veilleur de nuit à l’hôtel le Progrès. Il habitait avec sa mère et ses frères au ksar de sidi Boutkhil ; Il immigra en 1950 en France et milita au MTLD. Il était simple et modeste, il avait une grande ferveur militante ce qui le faisait apprécier par son entourage. Il mourut comme martyr le 14 juillet 53 lors de cette grande manifestation pacifique. La fédération de France du MTLD ramena les restes de Daoui Larbi dans un cercueil et couverts du drapeau algérien, par bateau à Oran qui arriva vers le 21 juillet de la même année. A la mosquée Turque de la rue Philippe, on officia pour lui la prière des morts. De là, la dépouille fut transportée à Ain-Sefra. L’administrateur de la commune mixte était déjà avisé par sa hiérarchie. Des notables et le frère de la victime allèrent lui demander le permis d’inhumer. Mais il refusa et leur ordonna de l’enterrer au cimetière de Tiout et sans public, presque dans le secret et l’anonymat absolu pour ne pas en faire un symbole de la liberté. Ainsi les obsèques se déroulèrent comme l’avait décidé l’administrateur, Maison. Trois mois, la mère de Daoui reçut un mandat de 35000 francs émanant de la direction du MTLD.

 

 

 

Témoignage Abdelhamid Mokrani,

J’ai été témoin ce jour-là ; la manifestation était pacifique les militants n’avaient aucune arme blanche ; ils n’avaient pas provoqué la police. Ils marchaient en ordre et revendiquaient la libération de Messali et la liberté. Harbi Mohamed et hajdHarchouch étaient avec moi. Quand les agents de sécurité virent les banderoles qu’ils brandissaient, ils les chargèrent et tirèrent des coups de feu. Là il y eut une grande échauffourée. Moi-même j’ai été tabassé  et j’étais tombé dans le coma et transféré à l’hôpital. Je fus soigné et sauvé. Quand fut déclenchée la guerre de libération nationale, je rejoignis les rangs du FLN à Paris.

Longtemps, la responsabilité des violences exercées le 14 juillet 53 fut imputée aux manifestants ; mais les travaux d’historiens ont récusé les accusations qui leur aveint été signifiés, comme il ressort de la bibliographie. Ce texte est une modeste contribution qui a nécessité une longue recherche afin de faire connaître notre histoire, toute notre histoire et en faire tomber tous les voiles qui cherchent à la décrédibiliser.

 

 

 

Bibliographie :

 

Danielle Tartakowsky :  Les manifestations de rue en France

 

 

Sept morts à l’issue d’une manifestation à Paris le 14 juillet 1953. Danielle Tartakowsky, dans Les manifestations de rue en France, 1918-1968 a pu écrire (p. 634) : …la répression s’inscrit dans une logique de guerre avant même qu’il n’y ait guerre.

Maurice Rajfus : * Maurice Rajsfus, 1953, un 14 juillet sanglant, Agnès Viénot éditions, 239 pages, 14 euros.

14 juillet sanglant

Maurice Rajsfus met en lumière et dénonce, depuis de nombreuses années, avec un grand talent les basses oeuvres de la police française tout au long de l’histoire et jusque dans leurs développements les plus récents, les crimes policiers, appelés plus communément « bavures » et qui restent largement impunis. Dans son nouveau livre, il revient sur un épisode encore méconnu, la répression de manifestants nord-africains le 14 juillet 1953 à Paris, s’inscrivant pleinement dans la politique coloniale de l’Etat Français.

Allons enfants… pour l’Algérie est un documentaire produit par la République Démocratique Allemande, réalisé par Karl Gass, sorti en 1962.

 

conférence produite au musée du Moudjahed 20121

 

 

 

le procès des insurgés de Margueritte Montpellier Ahmed Bencherif

6 mai, 2020
Non classé | Pas de réponses »

Le chef de l’insurrection

Yakoub, chef de l’insurrection, n’avait pratiquement donné aucune directive sur la manière de mener les opérations. Il ne revendiqua point ce statut sur le terrain, bien qu’il en endossât la responsabilité entière au procès à Montpellier, lors de sa déposition : «  Vous dites que j’étais chef et que je donnais des ordres.  Eh bien. Je reconnais avoir donné des ordres…J’assume la pleine responsabilité de tout ce qui s’est passé ». (4) Sauf cas d’erreur manifeste, on est en présence d’une révolte paysanne manifeste, qui présente des similitudes avec la jacquerie.  Là encore, les journaux coloniaux le désignent sous le nom de marabout de manière intéressée, comme nous le verrons plus loin.  D’ailleurs, Le Journal La Dépêche du lundi 29 avril lui consacre un long article sous le titre de la jacquerie algérienne, dans lequel il relate que les cavaliers sont une vingtaine armés de fusils et de sabre. Les autres hommes sont à pied, pourvus seulement de gourdins, de haches et de pioches.  Cette  caractéristique la distingue de toutes les résistances menées par le peuple, qui étaient essentiellement composées de  cavalerie et dotées d’armes de guerre.

Yakoub était un adepte de la confrérie ‘Rahmaniya’ qui était sous la direction de son père ( Moqadem). Dans sa  vie mystique, Il était connu pour ses crises convulsionnaires. En outre, il entrait dans des moments d’extase mystique. Voici un caractère qui a pour désavantage de le distraire de la réalité du terrain. D’ailleurs, Madame Jenoudet, une femme victime, déposa au procès et déclara que Yakoub leur paraissait doux. (5). Sa vie sociale était pour ainsi dire misérable et travaillait comme ouvrier agricole saisonnier, tailleur d’échalas. Ses bagages intellectuels étaient quasiment nuls. Donc, il ne prétendait ni aspirait à un quelconque rôle de prédicateur ou Moqadem. Sa connaissance de l’islam se résumait à observer la prière avec le peu de sourates, ainsi que le carême. Certains colons vont jusqu’à dire qu’il était un buveur invétéré. Cette affirmation ne tient pas à l’analyse. En effet, les services de police et l’administrateur auraient appris ce vice et l’auraient utilisé sciemment.

Des échos circulaient que l’instigateur de l’insurrection était  un  marabout Hadj Ben Aissa, très influent dans la région du Zaccar. Il avait réuni un millier de pèlerins dans son campement, la région de Meliana  qui drainait une affluence considérable. C’était une fête festive en hommage d’un marabout, comme il y en a pendant le mois d’avril, réputé pour les aumônes collectives (Ouada)  Il y a lieu de penser que  c’est bien Hadj El Aicha dont Yakoub avait quitté le campement. Comme, il y eut confusion entre les tribus révoltées, celle des Benimenaceur et celle des         Righa, il devait y avoir aussi des confusions dans les noms. Le Journal Le Matin rapporte l’opinion d’un ex commandant chef de Bureau Arabe qui connaissait personnellement le marabout en question. Il réfute  catégoriquement que ce soufi eût été l’instigateur de la révolte.  Il rajoute que le mouvement  n’était pas déclenché par une zaouïa. Dans le cas contraire, toutes les zaouïas auraient rallié la rébellion. (6)

L’historien Abou Kassem Saadallah rejoint cette idée et donne une définition de révolte confrérique dirigée par un  marabout authentique, et non un marabout à l’occasion. Ce personnage est, dit-il, une personnalité politique sainte qui détient les pouvoirs spirituels religieux et politiques du mouvement insurrectionnel. Il ajoute :

« Ce personnage était très respecté, voire même vénéré de façon superstitieuse et ses paroles avaient force de loi pour la communauté. Il était habituellement fort versé dans le domaine du savoir traditionnel. Grâce à de telles personnalités, les confréries pouvaient se définir ainsi : sur le plan politique, elles devinrent un parti ; sur le plan social et économique, une organisation de type féodal ; enfin, sur les plans spirituels et intellectuel, une école unificatrice des courants de la pensée et des branches du savoir ». (7)  

Force est de constater que le personnage de Yakoub ne possède pas les mêmes aptitudes intellectuelles et spirituelles, ni l’influence dans son milieu immédiat, encore moins dans sa propre tribu et donc la rumeur que la révolte était imputée à une zaouïa était sans fondement aucun. Sur ce registre, nous avons des chefs confrériques qui avaient dirigé les insurrections, tels que l’émir Abdelkader, Boumaza ElHadad, Bouamama  et autres.

Soeur Catherine ; Ahmed Bencherif

6 mai, 2020
Non classé | Pas de réponses »

Sœur  Catherine

 

Sœur Catherine, de son vrai nom, Andrée Delagrue, est née en 1908 à Bolbec Havre France. A 25 ans, elle éprouve une cruelle déception, suite au refus de son mariage par ses parents avec un jeune dont la condition sociale leur était inférieure. Elle opte pour la vie de religieuse et entre au couvent de Sceaux Paris. Elle effectue son noviciat pendant 3 ans, puis elle prononce ses vœux perpétuels, lors d’un  cérémonial pompeux. Elle est affectée à Alger, y reste quelque temps, puis elle est affectée à Laghouat, où elle séjourne quelque temps. Elle change de ville et atterrit  en 1936 à Ainsefra, ville attirante par son relief montagneux contrasté son cordon dunaire doré, son oued impétueux lors de ses crues soudaines et souvent par un  beau soleil, comme au 21 octobre 1904 où Isabelle Eberhardt fut noyée et dont les cendres reposent au cimetière musulman de cette ville dont la population est généreuse, hospitalière, évoluée et cultivée, paisible et tolérante.

A l’hôpital, elle seconde le médecin capitaine comme infirmière et passe sa vie  normale de religieuse, aimée, altruiste, spontanée, jusqu’en 1947 où sa vie  bascule. Ainsefra est une petite  ville où les gens se connaissent et vivent en parfaite symbiose et surtout dans la tolérance entre les trois religions monothéistes : le Hébreux, le christianisme, l’islam. Elle se lie d’amitié avec Zaid Boufeldja, agent de la société indigène de prévoyance, un veuf de quarante ans, père d’enfants, sous l’autorité de l’administrateur de la commune mixte, Monsieur Meyson.

La vie de Sœur Catherine bascule onze ans plus tard. Son sentiment religieux se relâche avec une brutalité terrible et une soudaineté foudroyante. C’est en 1947 que M. Zaid tombe amoureux d’elle. Il l’aimera en silence et dans la distance aura mis une annéen pour déclarer sa flamme amoureuse. En effet, lors d’un voyage en en 1948 à Moghrar pour une campagne de vaccination, Sœur  Catherine et Zaid se retrouvent à l’arrière d’un camion, en  compagnie de quatre religieuses dont la mère supérieure, deux auxiliaires de l’armée, un agent d’état  civil. Les vaccins sont adminsitrés dans la localité et des  vivres sont distribués aux nécessiteux. Puis, ils sont l’hite à déjeuner du caid. Au retour, Sœur  Catherine et son amoureux sont assis l’un près de l’autre. Au cours du trajet, il y a frottement des genoux, couverts à  cet effet  par le pan du  burnous de l’homme. Cela leur procure un immense plaisir charnel, de l’avis de l’auteur de l’ouvrage Odyssée d’une religieuse au Sahara. Il faut noter que les deux amoureux approchent quarante ans d’âge et que ces sentiments ne sont pas nés sur un coup de foudre, puisqu’ils furent révélés  après onze ans de résidence de Sœur  Catherine à Ainsefra.

Une semaine durant,  les deux amoureux ne se rencontrent pas et s’évitent pour certainement mettre à mort  cette liaison amoureuse qui leur semblait déjà dangereuse. Zaid appréhendait le danger auquel son aimée s’exposait. Mais la flamme de l’amour le  dévorait et il va la voir à l’infirmerie. Il lui remet un papillon dans lequel, il lui propose le mariage et en gentlemen, il se dit prêt à aller en France demander sa main à ses parents. Elle lui rend le pli en souriant sans dire aucun mot. Dix jours plus tard, il va à sa rencontre et lui demande la réponse à sa demande en mariage.  Elle lui montre la  bague et lui dit qu’elle était mariée à sa propre religion. Au mois de février 1949, Zaid lui remet une lettre dans laquelle, il allègue ne pas l’aimer et que  ce n’est qu’un jeu d’enfant. Elle répond qu’elle ne le savait pas si méchant. Au début du mois de mars, il lui fixe rendez-vous chez lui à quatorze heures. Elle est à l’heure dans la maison de l’amoureux qui lui déclare qu’il veut l’épouser. Elle demande un temps de réflexion. Puis, leurs rencontres se font deux fois par semaine chez lui en intimité et il déclare qu’aucun rapport charnel  ne les liait pendant ces  rencontres. Ils sont heureux ! Ils font quoi ?

Enfin l’amant propose d’informer la mère supérieure de leur vœu de mariage. Elle refuse  craignant un refus des autorités ecclésiastiques. Il se propose ensuite d’aller demander la légalisation parentale du mariage dans la ville de la famille Lagrue à  Bolbec, France et de prévenir les autorités locales de leur projet. Elle accepte d’aller quérir l’autorisation de sa famille et de l’accompagner, sans toutefois aviser les responsables locaux.  Le départ est prévu le 22 juin 1949 par avion. Il réserve deux  billets d’avion, achète à son aimée un tailleur et des vêtements, lui procure une procure fausse carte d’identité.

Puis, il influence le cadi pour officialiser leur mariage, par devant quatre témoins, ses propres amis. Sœur Catherine donna procuration à un ami témoin de Zaid pour la représenter devant le cadi, déjà avisé pour cette union et influencer pour transcrire le mariage, alors que ce n’est pas de son ressort, mais du juge français. Le lundi vingt juin à vingt-trois heures, Zaid récupère Sœur Catherine au couvent. Il lui fait porter un haik pour être méconnaissable. Ils se dirigent vers l’oued, retrouvent deux amis de du mari qui font office de témoins de la mariée. Ils partent ensemble et rencontrent deux amis de l’époux qui le représentent comme témoins. Les témoins posent la question à la mariée si elle consent à épouser Zaid. Elle répond :

« En mon âme et conscience et en toute liberté, je consens à devenir l’épouse de Zaid ». La même question est posée à Zaid par ses témoins et il répond par la même formule.

à suivre

je souhaite que  vous me laissiez un  commentaire depuis bien longtemps mes publications n’y sont pas sanctionnés

biographie ahmed bencherif

6 mai, 2020
Non classé | Pas de réponses »

                                            Biographie Ahmed Bencherif écrivain poète 

 

 

 

 

Ahmed Bencherif est né le 4 mai 1946 à Ain-Sefra. Il y fit ses études primaires, puis secondaires au Lycée Lavigerie des Pères Blancs, puis il poursuivit des études de droit public à l’école d’administration supérieure de Bechar. Ses vocations littéraires étaient certaines, il fit des essais de 2 romans et un recueil de poésie, non publiés cependant dans les années soixante dix, tombés hélas en déperdition par suites de circonstances exceptionnelles. Instituteur, puis administrateur. En 1983, il élabora une courte biographie du résistant Bouamama, 1881-1908, à la demande du ministère de la Culture. . Il est aussi amené à connaître deux figures emblématiques qui avaient marqué Ain-Sefra : le maréchal Lyautey et Isabelle Eberhardt. Enfant de la guerre, il a connu l’exil et ses privations pour fuir les représailles de l’armée française. Adolescent et loin de son pays, il écrivait des nouvelles sur le drame de la guerre.  Comme tout enfant de la guerre, il en  st marqué durablement.

 

              A- Ouvrages publiés :

 

1. Marguerite tome 1 roman historique

Juin 2008 Editions Publibook Paris

 

2  La grande ode livre poésie

Décembre 2008 Editions Publibook Paris

 

3 Marguerite tome 2 roman historique

Octobre 2009 Editions Edilivre Paris

 

Odyssée livre poésie thèmes universels

Avril 2010 Editions Edilivre Paris

 

5 hé hé hé c’est moi qui l’ai tué roman psychologie sociale-

Mars 2013 Editions Dar Rouh Constantine                      

 

6    Gétuliya et le voyage de la mort  Dar Rouh  Constantine

7   Regard critique sur l’aube d’une révolution Margueritte de C. Pheline

8     Margueritte revisitée le 26 avril 1901 tome 1Amoutaqaf  Batna

9 Margueritte revisitée le 26 avril 1901 tome 2   Almoutaqaf  Batna

 

10 Les vagues poétiques  Almoutaqaf  Batna

 

 

                  B.  Activités scientifiques  :

1 Conférence colloque international université d’Oran

la    poésie populaire et les perspectives de développement     ( Margueritte)    2011

.         2 Conférence colloque international université Oran les limites de la traduction

3 Conférence colloque international littérature francophone maghrébine université Batna  2013

4 Conférence université Tlemcen                 2015

Marguerite revisitée

5   Conférence université London Ontario Canada       2016

Marguerite revisitée ( non tenue, mais texte pub lié sur la revue électronique de l’université.

6   Colloque international Isabelle Eberhardt bibliothèque nationale 2016

dont j’étais le président, conférence sur son engagement

7  Conférence université El Khemis Meliana

Margueritte revisitée 26 avril 1901

8. Conférence Margueritte revisitée le 26 avril 1901 donnée le mercredi 26 février 2020 université Tlemcen

Conférences locales et présentation d’ouvrages

 

 

 

Naama le 02/03/2020

 

Ahmed Bencherif

Ecrivain et poète

le procès des insurgés de Margueritte cour Montpellier traduc; ahmed bencherif

6 mai, 2020
Non classé | Pas de réponses »

الفصل الأول: الانتفاضة

 

أ‌-     تسلسل  الأحداث

في يوم الجمعة الموافق لـ 26 أفريل سنة 1901 شهدنا انتفاضة قبيلة أولاد ريغة القاطنة آنذاك بدوار عدلية لقد كان أفرادها  مدججين بالسلاح الحربي و الأسلحة البيضاء، إذ وصل عددهم إلى مائة و خمس وعشرين شخصا و كانت انتفاضتهم ضد المستعمر الفرنسي. كانوا يسيرون في القرية الأوروبية المسماة بـ « مارغريت » و المعروفة بعين تركي. و هي قرية أنشأت  في سنة 1880 و تقع على بعد تسعة كيلومترات عن مدينة مليانة ، وهي مدينة عريقة تزخر بأراضي فلاحية جد خصبة مما عجل باستقطاب المعمرين في وقت مبكر. عندما كانوا يواصلون مسيرهم و أثناء مرورهم بمحاذاة منزل عون الغابة جرت حادثة قتل.  لقد عانت هذه القبيلة من القمع الضريبي و الأعمال المرهقة و غرامات بسب الرعي الغابي و تحملت العديد من الإهانات، إضافة إلى انتزاع ملكيتها من الأراضي الفلاحية منذ سنة 1863 و عانت الأمرين بلا رحمة و لا شفة، لقد استسلمت لقانون الغاب أو قانون الأقوى الذي امتاز بالجور و الظلم و لم يكن من مخرج إلا الصبر على ذلك على أمل للعيش في غد أفضل لكنها انتفضت متأخرة بعدما غرقت في الفقر المدقع.

 تعريف الحركة المسلحة:

في تلك الحقبة،  قدمت تعريفات عديدة لهذه الحركة المسلحة، سواء من قبل الصحافة أو من قبل مصالح الحاكم العام و كذا أسقفية الجزائر. تجدر الإشارة إلى أن تأثير الحركة كان محدودا لأنها ظهرت في قرية صغيرة يبلغ عدد سكانها 300 نسمة تقريبا و بقي تأثيرها المباشر نسبي لذلك تم قمع الحركة عسكريا منذ ميلادها. غير أنه كانت السلطات الاستعمارية والصحافة في مواجهة أعمال عسكرية قوية ولفترات طويلة، لذلك لم يفهموا هذا التمرد الذي دام ساعات قليلة و وجدوا صعوبة في تعريفه.

 لقد اتهمت السلطات  المستوطنين صراحة بأنهم هم الذين  حرضوا على  زرع الاضطرابات و إحداث الفوضى  في الجزائر بهدف إنكار وجود انتفاضة الأهالي، كما فسر كل من أسقف الجزائر العاصمة ماغر اوري Mgr Oury و الحاكم العام جونارت Jonnart إضافة إلى الحاكم الإداري للجزائر العاصمة لوتو Lutaudأن سبب الانتفاضة مرده إلى انتشار الفوضى. أما المصطلحات المستعملة لوصف الانتفاضة فقد استعملت الثورة، مشادات ، ثورة صغيرة، الانتفاضة.

الثورة:

و لقد أدلى المساعد الخاص جينوديت بالتصريح الأتي ذكره في اليوم العشرين من  المحاكمة متحدثا إلي  » في حدود منتصف النهار جائني دزيري غاي Désiré Gay و قال لي بهدوء « هناك ثورة »(1). و من جانبه أدلى السيد مونتاي  Monteils ، مساعد متصرف، عندما كان في قبضة الثوار و كان يستعد للنطق بالشهادتين و اعتناق الإسلام وهو تحت التهديد : أتاني القائد قويدر و قال لي « هذه ثورة » . 2

لم يكن هذا المسؤول البلدي المنتخب مندهشا أو منزعجا على الإطلاق و لم تكن لديه أدنى فكرة على أنها « ثورة الأهالي » ، لأن مصطلح ثورة كان يتداوله المعمرون فقط . و بالفعل لقد انتفض الفرنسيون القاطنون بالجزائر في عام 1898 و قاموا بثورتهم ضد التجاوزات و تعسف حكومة باريس الذي تعرضوا له  ، إذ كانت حركتهم موجهة ضد تحايل اليهود في منافستهم الاقتصادية و خاصة ضد فرنسا التي وجدوا تسيرها متحكم و متسلط تجاههم.

لقد طالب الحزب الاستعماري باريس بنوع من الاستقلالية في التسيير متمثلا في الفدرالية و كان له ذلك في ديسمبر 1900 حيث تحصل على الاستقلالية المالية التي مارسها عن طريق التفويض المالي، وهو شكل من أشكال البرلمان الذي يحدد الميزانية و الضرائب. إن ثورة المعمرين التي قادها ماكس ريجيس Max Régis سيطرت على مسار الأحداث و بقيت حاضرة في ذاكرة المعمرين و الأهالي على حد سواء.  لقد سيطرت هذه الثورة على مجرى الأحداث و زرعت الخوف طيلة سنة 1898 و امتدت أثارها إلى غاية شهر أبريل 1901 ، إذ أوجدت حالة الفوضى هذه اضطرابات و زعزعت الحاكم الإداري لوتو Lutaud. ففي الواقع، افتعلت بعض المجموعات الشبانية شجارا بمقهى تونتو فيل Tantonville ( بالجزائر العاصمة) و قامت بنهب دار الشعب ( البرلمان).

و فيما يتعلق بالعمل المسلح الذي نفذته قبيلة أولاد ريغة  فكل القرائن تحثنا على عدم اعتبارها ثورة بالمعنى الصريح للعبارة ، لأن الثورة تهدف إلى قلب نظام الحكم من خلال اعتماد استراتيجية معينة.  فكل ثورة تحتاج إلى معيارين و هما: الانضباط و القائد و هما معياران يمنحانها الطابع الحربي و الاستمرارية عبر الزمن. قد نبالغ في وصف هذا العمل المسلح بـ « الفوضى  » التي تتجلى لنا في الحصار الذي ضربه الثوار على القرية.

مشادة

استخدمت الصحف و بعض الأشخاص مصطلح « مشادة » وهو وصف فيه تقليص و لا يعكس الحقيقة على غرار صحيفة » لوماتان »   le Matin التي قام أحد صحفيها بإجراء مقابلة مع رائد سابق مكلف بمكتب العرب(3). لكن هذا الشكل فلسفيا لا يعتبر من أشكال النزاع و إنما يعني مشادة جسدية باستخدام الأيدي و العصي و يكون عموما عقب الانتهاء من تظاهرة سياسية أو رياضية أو ثقافية، و غالبا ما يستعمل الأفراد القذائف النارية بمختلف أنواعها . كما تعتبر المشادة شكل من أشكال العنف العابر يبدأ و ينتهي دون وقت مبرمج و هي لا تؤدي إلى مواجهة الجنود ( الفرنسيين) و هذا الوصف لا ينطبق عليها في اللغة العامة.

انتفاضة أم ثورة : Docteur Hichem Bencherif

12

Yasume |
les poèmes de mistigri |
philantrope de mbarta |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | HAZA LANITRA
| beauty $pot
| lalarmedelephant