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nov 2020
le procès des insurgés de Margueritte Montpelllier ahmed bencherif
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                                                    Ahmed Bencherif

                                Le procès des insurgés de Margueritte

                                                 Cour de Montpellier 

 

                                                      Introduction

                       Cet ouvrage est né de l’expérience du roman historique qui a suivi bien des péripéties, en l’absence d’une matière documentaire bibliographique dès le commencement de son écriture en 2008 pour le premier tome et en 2009 pour le deuxième tome, sous le titre de Marguerite, dans sa phase d’initiation. En effet, l’immense et regretté historien Charles-Robert Ageron avait traité l’histoire de l’insurrection de Margueritte en deux ou trois pages au premier tome, puis l’affaire Margueritte en quelques pages également au deuxième tome. Néanmoins, son apport était nettement insuffisant pour assimiler l’insurrection en elle-même et le traitement judiciaire qui lui avait été consacré. Fort heureusement, la chronique du regretté Laadi Flici  comblait ce vide, en mettant à la disposition du public les procès-verbaux des audiences du procès d’assises à la cour de l’Hérault. Grace à ce nouveau fond, il a été possible de reconstituer le déroulement de l’insurrection et de sa répression, d’assimiler les phases judiciaires jusqu’au verdict.

Malgré  cet effort intellectuel, il restait encore à fouiller la mémoire du passé pour mieux connaitre cette insurrection et la trajectoire des inculpés, puis des condamnés aux lourdes peines ou de courts emprisonnements ou d’interdictions de séjour. C’est ce que dévoila l’essai historique de Christian Pheline ‘l’aube d’une révolution Margueritte Algérie 26 avril 1901’ publié en 2012. Il était alors nécessaire de revisiter mon roman historique Margueritte à la lumière des données nouvelles que mon confrère Christian Pheline a mises à la disposition du lectorat. C’est donc ce que j’ai entrepris d’élaborer une réédition plus documentée. En effet, j’ai publié en deux tomes Margueritte revisitée le 26 avril 1901, durant l’année 2019 en exploitant les éléments fournis par cet auteur et des chroniques judiciaires. Je saisis  cette opportunité pour remercier sincèrement et de la plus  noble  manière M. Christian Pheline pour ce travail complémentaire au mien d’une part et d’autre part pour m’avoir  cité comme source  bibliographique dans son ouvrage.

Mon destin littéraire est lié avec Margueritte, comme le dit mon lectorat. En effet, des universités algériennes m’ont sollicité pour écrire l’insurrection de Margueritte sous la forme scientifique. Leur sollicitation tente évidement, mais la  crainte d’être mal outillé techniquement me posait problème. Alors j’ai engagé une large consultation avec mes amis (Youcef Sayah, Boucherit Kébir, Mahiedine Abderahim, Sadjia Guiz) , admirateurs distingués de mon œuvre Margueritte, ainsi que de mes enfants, docteurs en sciences sociales ( Arwa, Mohamed-Hichem).  Donc  l’essai historique ‘le procès des insurgés de Margueritte à la cour de Montpellier, décembre 1902-février 1903’, est  mon nouveau né.  J’ai mis à profit bien sur l’ouvrage de C. Pheline, comme étant une source incontournable et des chroniques judiciaires du procès lui-même ( 15 décembre 1902-8 février 1903).

Pour revenir au procès des insurgés de Margueritte, le commun des lecteurs serait tenté à le qualifier de procès politique, puisque la révolte du 26 avril est une rébellion contre l’autorité de l’Etat français et contre l’ordre étable. Les insurgés auraient été jugés normalement comme des dissidents politiques qui une fois condamnés auront la qualité de déportés politiques. Or, ce n’était pas le cas et il était inimaginable pour les colons de  voir la masse ‘indigène se hisser à ce niveau supérieur, pour la garder toujours au niveau le plus bas et corvéable à loisir.  Ils  voulaient lyncher les révoltés sur la place publique, toutes leurs forces sociales mobilisées : l’opinion publique et la presse.

Jusqu’au 12 avril de l’année 1902, cette option envisagée. Le destin en avait voulu autrement. Me L’Admiral obtint la délocalisation du procès à la cour d’assises de l’Hérault. Là,  c’est la grande découverte. L’opinion métropolitaine découvre pour la première fois le drame colonial. Alors c’est la fissure entre la colonie et la Métropole. Ce sera une lutte via la presse et au sein même du parlement.  La société civile et les journaux de la Métropole vont manifester une solidarité exemplaire à l’endroit des insurgés.

Le procès est de nature colonial mais il se déroule en Métropole. La cour de  cassation a délocalisé  e pour  cause de suspicion légitime du jury de la cour d’assises d’Alger, pour  éviter un  carnage.  Car pour le parti colonial et le gouvernement général les cents sept accusés étaient coupables et méritaient tous la peine de mort. Tout au long de  cet essai, le lecteur découvre la dualité qui a toujours prévalu entre la colonie et la Métropole, la première jugeant toujours le peuple dominé en dehors du Droit, sous un régime d’exception ; la seconde souhaitant parvenir à une entente entre les deux communautés et privilégiant la légalité et l’assimilation.

 

Ahmed Bencherif

 


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