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Archive pour la catégorie 'culture'


ملتقى دولى حول إيزابيل ابرهات، الطبعة الثانية التصوف و التعايش الديني : من النزعة الإسلامية إلى النزعة الإنسانية. ahmed bencherif

26 mai, 2018
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الجمهورية الجزائرية الديمقراطية الشعبية

وزارة الثقافة

إتحاد الكتاب الجزائريين

الفرع المحلي بالنعامة

 

ملتقى دولى حول إيزابيل ابرهات، الطبعة الثانية

التصوف و التعايش الديني : من النزعة الإسلامية إلى النزعة الإنسانية.

الديباجة:

     أنتج عالمنا المبني على الحاجات الاستهلاكية قيما مادية بحيث تتميز الحقبة التي نعيشها بالوصول إلى قمة الماديات و سهولة الوصول إلى رفاهية أكثر والتي غالبا ما تكون مخادعة ومدمرة للإنسان و الأنظمة البيئية معا. في المقابل  يتيح التصوف للإنسان  الاستكثار من المال ، معرفة الحقيقة، زيادة التدين و تعاظم الروح الأخوية و إيثار الأخر.  يتجسد التصوف في القدوة التي ينبغي إتباع نهجها على غرار أئمة الصوفية و عمداء الطرقية الذين يقومون بدور تربوي  و تعليمي و ينشرون حب القريب و البعيد و يساعدون النفوس المضطهدة على التطهر من الحقد و الكره و من روح الانتقام و زرع الشر.

لقد ترك عالمنا يصارع لوحده ما أدى إلى بروز المتناقضات الفتاكة والتي غذيت بجشع و طمع البعض و حرضت على اندلاع الحروب التي لا تبقي و لا تذر مخلفة عواقب وخيمة  غالبا ما يدفع ثمنها الأرامل و الأيتام، أناس بدون مأوى و اللاجئين و المتشردين ماديا أو نفسيا.

لم تتمكن الفلسفة المادية من الإجابة على إرهاصات الألم المتعددة التي يتكبدها الإنسان سواء كان ضحية أو متسبب فيها وهذا ما شجع بعض النخب الغربية على البحث عن إجابات خارج هذه الفلسفة. و بالفعل استكشف بعض الرجال والنساء سواء كانوا أدباء أو فلاسفة مفهوم التصوف حتى تذوقوه و انصهروا فيه ثم اعتنقوا الإسلام و انتهجوا التصوف كنموذج حياتي و دليل لهم في رحلة البحث عن الحقيقة.

محاور الملتقى:

-         دور التصوف في حوار الديانات.

-         التصوف كشكل من أشكال العيش المشترك.

-         تجليات الأدب و الشعر في الاسلام الروحي » التصوف ».

-         الشيخ بن يعقوب : شاعر صوفي ( معاصر لإزابيل ابرهارت و الشيخ بوعمامة).

-         التسامي الروحي كوسلسية للتسامح: دراسة حالة الوئام المدني في الجزائر كمثال يحتذى به.

-         تأثير التصوف في النخب الغربية على غرار لإزابيل ابرهارت و غيرها.

-         تنقية النفس و تزكيتها من الأحقاد و الكره و روح الانتقام.

-         الدور التربوي التعليمي الثقافي و الاجتماعي الذي لعبته الزوايا في المغرب العربي عبر العصور.

 

Colloque international Isabelle Eberhardt, deuxième édition Le soufisme et la coexistence religieuse : de l’islamisme à l’humanisme ahmed bencherif

26 mai, 2018
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République Algérienne démocratique Populaire

 

Ministère de la  Culture

Union des Ecrivains Algériens

Section  locale de Naama

 

Colloque international Isabelle Eberhardt

Colloque international Isabelle Eberhardt, deuxième édition

A la Bibliothèque Nationale Hamma Alger

Le 21 et 22 octobre 2018

Le soufisme et la coexistence religieuse : de l’islamisme  à  l’humanisme

Sous le haut patronage de Monsieur le Président de la République

Notre monde, bâti sur des éléments consuméristes, a engendré des valeurs matérialistes, dont notre époque en a donné toute son expression et les voies d’atteindre cette prospérité sournoise et ravageuse pour l’homme et l’éc o-système. Or Le soufisme espère pour l’humanité une part abondante du bien et de la  vérité, la religion et la spiritualité, la fraternité et l’altruisme. Cette voie est incarnée par des modèles à suivre qui sont les imams du soufisme, les maitres confrériques. Ils éduquent, instruisent, sèment l’amour du prochain, aident les âmes persécutées à se purifier de la haine, de la vengeance, du mal.

Le monde, livré à lui-même, a généré ses propres contradictions destructives par  cupidité et avidité pour fomenter des guerres dont les plus grands dommages sont les veuves et les orphelins, les sans abri, des réfugiés, des errants psychiquement ou matériellement. La philosophie matérialiste n’a pas su ni répondre à ces identifications de malheurs divers, ni au fait que l’homme soit coupable ou victime du malheur, à telle enseigne que, comme une riposte à cela, des élites intellectuelles occidentales ont gouté et apprécié la voie du soufisme, hommes et femmes bien sûr, philosophes et écrivains. Ils se sont convertis à l’islam et ont adopté le soufisme comme mode de vie dans leur quête de l’absolu.

Axes proposés :

1      Le Soufisme et son rôle dans le dialogue des religions.

2       Le soufisme comme expression du vivre ensemble.

3         Littérature et poésie dans l’islam spirituelle «  Soufisme »

le cheikh Benyakoub,  poète soufi  ( Ainsefra contemporain d’Isabelle Eberhardt )  cheikh Bouamama

4       La  transcendance spirituelle  un moyen de pardon le cas de la concorde civile en

Algérie, comme modèle à suivre.

 

5         Influence du soufisme sur des élites occidentales, telle Isabelle Eberhardt

6          Epuration de l’âme de tous les ressentiments haine vengeance, le mal et le vice

7          Rôle socio-éducatif et culturel  des zaouïas à travers  les siècles au Grand Maghreb

 

 

 

 

Encadrement et organisateur du colloque

 

 

 

Président du colloque :     Ahmed Bencherif auteur président section union des écrivains

 

Comité scientifique

Coordinatrice                :        Docteure  Chetouani Noura

Membre                         :        Docteur Hichem Bencherif

Membre                         :        Mahiedinne Abderahim chercheur

 

 

 

 

                                                                                         Naama  le 18 mai 2018

Le Président du colloque

Ahmed Bencherif

il ne se passe rien 3 ahmed bencherif

25 février, 2018
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Il faisait trop de bruit dans la salle et moi,  qui voulais , un moment de réclusion avec moi-même, c’était raté. Je bus une gorgée. La poudre était exécrable, le mauvais gout restait collé au palais. Bien sûr tous ces rapaces de concessionnaires d’import-export nous faisaient manger et boire des produits médiocres, quasiment impropres à la consommation qu’ils faisaient valider dans les laboratoires publics, moyennant une grosse enveloppe pleine de billets de banque en dinars, de quoi faire rêver une jeune mariée algérienne, comme par exemple d’un voyage de noces aux paradis terrestres du monde, dans sa globalité. Qu’est-ce je raconte ? Je  délire : la jeune fille algérienne ne rêve pas. Car pour rêver, il faut être libre. Or elle ne l’est pas. Rarement, elle choisit son mari, exceptionnellement elle subit le coup de foudre. Elle est la fécondation par excellence, sans fantasmes dans le lit de l’amour. Elle ne voyage pas seule, il lui faut un accompagnateur et toute sa vie elle est sous tutelle du père, du frère, de l’oncle paternel. Même à la Mecque, elle n’y va pas seule, pourtant cet espace est sacré et l’acte religieux que l’on est censé accomplir est pur, sans tentation aucune. Alors va comprendre ces commentateurs de la loi islamique. Son témoignage devant les juridictions ne suffit pas, il lui faut une autre femme témoin. De même, elle hérite seulement du tiers. Va comprendre encore. Allah a décrété, c’est comme ça et pas autrement. Si tu veux être religieux, ne cherche jamais la logique. En temps de guerre, elle est combattante à part entière, l’égale de l’homme comme notre glorieuse Lalla Fatma Nsoumer qui avait combattu héroïquement le maréchal Randon et ses milliers de soldats, avec quelques centaines de résistants seulement. On est belliqueux dans le sang, alors il n’y a pas matière à s’étonner ou douter. En termes de bravoure, c’est pareil.

il ne se passe rien ahmed bencherif

22 février, 2018
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                                      Il ne se passe rien.

 

 

Il ne se passe rien. Il ne se passe rien dans le bled qui, sitôt libéré, tomba entre les canines acérées des loups, au lieu d’être un gage entre des mains vertueuses, intelligentes, dignes de bonne foi, laborieuses. Une terrible contradiction que l’histoire n’en ait répertoriée peut-être dans aucun pays. Tôt, le pouvoir despotique s’installa et s’érigea en système pour mieux brimer, mieux briser les autres, mieux profiter du fruit de l’indépendance. Tôt la démagogie servit d’alibi à l’effet d’asservir le peuple, sorti meurtri par une guerre désastreuse de libération, sorti encore par une longue nuit coloniale d’obscurantisme et d’illettrisme, de misère  et d’exactions. Puis à une indépendance fraiche, on viole la loi fondamentale pour entrer dans un long règne de l’illégalité qui, accommodée et accommodante, s’érigea en système totalitaire où toute voix discordante est muselée, brimée, neutralisée jusqu’à se tacher les mains de sang.

Les loups de ma patrie, amour, l’aimaient-ils ? Ils l’aimaient à leur façon, comme on aime une prostituée sans la payer. Quand le peuple était dans l’euphorie des drapeaux qui flottaient partout, les loups dévalisaient les villas et les dépôts, occupaient les grandes surfaces, les usines, les parcs, qui furent les propriétés des colons français, partis précipitamment par survie en France. Rien n’était épargné, même pas une modeste table de nuit, un boudoir, les draps de satin. Qui pouvait commettre de pillage, sinon de véritables loups Ils n’avaient pas cependant occupé les écoles, les lycées, les universités. Ils n’en avaient cure. Ils ne pouvaient ni apprendre, ni réapprendre, ni se recycler. Ils possédaient leurs propres diplômes supérieurs, acquis dans les voies douteuses, dans les couloirs étroits des complots. A l’école, on n’apprend pas à pisser dans la rue. Eux, ils pissaient partout : dans la rue, dans un jardin public, dans l’eau de source.

-Qui ouvrit ce ballet des rapines, me dit-il.

-          Tu veux dire la porte des enfers, une autre porte plus violente, plus dévastatrice,

répondis-je. Un jour je t’affranchirai de ton ignorance.

Je le quittais sur sa soif de savoir, une curiosité intelligente de savoir d’où venait le mal qui rongeait notre pays. C’était un patriote qui aimait voir sa nation briller de beauté devant les autres, toujours parmi les premières qui donneraient le bel exemple aux quatre coins de la planète, surtout parmi les plus grandes puissances internationales .Comment lui expliquer sur le champ ? Il lui faudrait des heures d’assimilation, avec de gros risque d’occultation ou de fantasmes, non que je ne sois pas pédagogue, mais cela vient du fait que notre histoire n’était pas écrite. Et ceux qui nous ont raconté des épisodes, ils les ont toujours maquillés, par égocentrisme. Moi-même, je n’avais pas assez de temps pour lui en fournir la toute première page dont j’aurai pu lui donner le titre et je regrette sincèrement cette lacune. Mais aurait-il su, si je lui avais dit que c’était l’adjudant et rien de plus. Il n’aurait pas saisi et m’aurait assailli de questions auxquelles je ne pouvais répondre spontanément. Car il y avait de la confusion dans tous les rôles : qui était le chef, qui avait commencé à écrire l’histoire, qui avait trahi. Ouf mille questionnements de quoi ennuyer un sourd.

l’enlèvemen t d’Assia ahmed bencherif

16 octobre, 2017
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Moha abandonna sa monture à un pieu et entra au logis. Il remit le sac de provisions à sa femme. Elle était près du feu et préparait le diner. Elle lui dit bonsoir. Il hocha la tête sans plus, puis il passa voir son père et sa mère, dans l’antichambre, éclairée par un quinquet. Tous les deux égrenaient leur chapelet. Ils étaient sereinement silencieux. Il dit bonsoir, tout en mâchant ce mot simple et unique. « Bonsoir mon fils, répondit le père ; qu’as-tu ? Es-tu malade ? Ton visage est blême ».

Son teint était pale. Il restait muet. Son secret était trop lourd à dire, trop fort à garder pour lui-même. D’un ultime effort, il révéla son crime et énonça les circonstances dans lesquelles il fut amené à le commettre. Ses parents en furent bouleversés. Sa mère le serra fort dans ses bras, comme si cette marque d’amour allait le sauver de la potence. Son père pria dieu pour le sauver. Moha dit qu’il allait s’exiler au Grand Sahara. Sa femme entra, comme éjectée par une catapulte. Elle était furieuse, ses yeux ressemblaient à des braises incandescentes.         

 

- Quoi ? Tu as tué un homme pour sauver une danseuse de cabaret, reprocha Assia. Tu veux encore abandonner ta famille et fuir comme un lâche au pays du sable, y vivre sans attaches familiales. Tu as le courage de tuer, tu n’as pas le courage d’expier. Quel genre d’homme, tu es Moha. C’est fini entre nous. Je ne suis plus ta femme. Répudie-moi sur le champ. Je ne veux pas être la femme d’un lâche.

 

- Quoi, demanda-t-il avec émotion ? Je ne réfléchis pas avant d’agir et souvent je fais des dommages irrémédiables.

- tu obéis à ton impulsivité criminelle, voilà ton drame. Tu ne parviens pas à contrôler

tes nerfs, c’est très grave. Répudie-moi et que finisse cette vie de rien avec toi. Je ne resterai pas un jour de plus avec toi.

-          Soit, tu es répudiée, dit-il avec consternation et regret.

Séminaire algéro-tunisien à Hammamat 14/17:2017 . ahmed bencherif

31 août, 2017
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Séminaire algéro-tunisien

A hammamat Tunisie

Du  14 au 17 aout 2017

 

Nous étions particulièrement heureux de constater que la société civile eût prendre à sa charge d’organiser un séminaire dont l’importance est particulièrement notée, aux lieux et places de structures étatiques dont les lenteurs administratives restent un obstacle majeur pour assembler autant de monde sur une idée scientifique, en un  temps record. Il s’agit de la Cnefa (coté algérien )  et la Atf (coté tunisien) , qui eurent cet insigne honneur.

En effet, ce séminaire tenu à Hamammat ( Tunisie) était éminemment scientifique, disons didactique pour être plus précis. Des spécialistes de l’enseignement ( inspecteurs, enseignants, directeurs, doctorants algéro-tunisien avaient contribué par leurs communications à faire un regard croisé sur les réformes de l’enseignement du Français menées dans chacun des deux pays. La qualité de ces interventions était excellente et le  niveau était académique.

Nous dirons d’emblée notre satisfaction pour un séjour de quatre jours dans un  hôtel 4 étoiles African Queen, résultat d’une longue et harassante prospection menée par la présidente de la Aft Madame Sana Marzouki, notre hôtesse, pour répondre aux souhaits ambitieux présentés par la secrétaire générale de la Cnefa, Madame Fatiha Bousmaha et donner ainsi pleine satisfaction aux membres de cette expédition scientifique au premier plan, touristique au second.

Notre séminaire, qui s’était déroulé du 14 au 17 aout 2017, se prévalait d’une fraternité  exemplaire ouvertement exprimée par la nécessité de voir le Grand Maghreb unifié par ses peuples, tant que leur histoire est commune, leur culture et leur géographie similaires. C’est là une ambition légitime pour créer un grand ensemble géopolitique pour être compétitif dans une ère où les grands ensembles font émergence à la satisfaction de leurs peuples.

Mener l’utile à l’agréable, dit-on. En effet, le loisir nous donnait une bouffée d’oxygène méritée avec la canicule de cette année. Si les matinées étaient consacrées aux travaux de  notre séminaire, les après-midi étaient réservées au tourisme et  nous avaient permis de visiter des sites historiques et d’antiquité dont  Carthage et la mosquée illustre de Zitouna, et d’autres sites n on moins fabuleux. Nous avions eu droit également à un concert de la diva  Isirème Djura dont la voix mélodique nous émerveillait, mais aussi à un récital poétique au cours duquel s’était distingué le poète tunisien Ammar Akermi.

Tous espéraient voir éditer à l’avenir d’autres séminaires ou colloques aussi bien sur la didactique que sur la littérature francophone maghrébine, dans un pays ou l’autre, bien sur les moyens financiers réunis au préalable.

Enfin, nous remercions tous les membres de cette belle aventure dont  nous gardons des souvenirs impérissables. C’est ce qui compte plus que tout.

Notre reconnaissance va droit à la nefa représentée par son président Monsieur Outahar Mohand, sa secrétaire générale représentée par Madame Fatiha Bousmaha et aussi le modérateur du séminaire Monsieur Said  Boumendjel.

Je dirai : « Vive Nous artisans de cet exploit ».

l’enlèvement de Assia, ahmed bencherif

26 juillet, 2017
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Le ciel s’assombrit soudain. De gros nuages gris l’envahirent, en cachèrent le plus petit point bleue. Ils l’étouffaient, roulaient trop bas, lourdement. Lesoleil s’y engloutit. La matinée avait mu en nuit. La visibilité était médiocre. L’éclair émit ses phosphorescences en zigzag, brutalement, l’instant de secondes, puis il s’éteignit. Le tonnerre gronda, ses explosions se succédèrent. Puis, la pluie tombait par nappes énormes. Les branches des arbres craquaient, se brisaient, se fracassaient bruyamment au  sol. Les flots dégringolaient de la montagne à une vitesse foudroyante, arrachaient la terre arable, charriaient des débris de roche. Le vent soufflait à une vitesse foudroyante, hurlait lugubrement, rasait les herbes, arrachait des arbres, projetait des projectiles. Les bêtes mugissaient au loin, traquées par la catastrophe. Les cris des hommes terrorisés se confondaient à cette chorale sinistre.

 

Zouina fut prise de panique. Elle tournait et se retournait à gauche, à droite, toujours sur place, immobilisée. Elle cherchait désespérément un refuge. Il n’y avait nul abri dans son carré, même pas un arbrisseau et la forêt poussait en plus haute altitude. Elle était déjà transie de froid. Elle était trempée et ses vêtements s’étaient alourdis. La jeune femme n’avait d’issue que de rentrer au gourbi. Elle s’en alla en courant aussi vite qu’elle pouvait. Ses pieds pataugeaient dans la boue, ralentissaient sa course. Elle trébuchait et tombait, mordait la terre, se blessait aux mains et aux genoux, puis elle se relevait en un ultime effort.  L’eau dégringolait de la montagne, formait des marres sur le sentier. Une multitude de rus coulait précipitamment.

il ne se passe rien , ahmed bencherif

26 juillet, 2017
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Il ne se passe rien.

 

 

Il ne se passe rien. Il ne se passe rien dans le bled qui, sitôt libéré, tomba entre les canines acérées des loups, au lieu d’être un gage entre des mains vertueuses, intelligentes, dignes de bonne foi, laborieuses. Une terrible contradiction que l’histoire n’en ait répertoriée peut-être dans aucun pays. Tôt, le pouvoir despotique s’installa et s’érigea en système pour mieux brimer, mieux briser les autres, mieux profiter du fruit de l’indépendance. Tôt la démagogie servit d’alibi à l’effet d’asservir le peuple, sorti meurtri par une guerre désastreuse de libération, sorti encore par une longue nuit coloniale d’obscurantisme et d’illettrisme, de misère  et d’exactions. Puis à une indépendance fraiche, on viole la loi fondamentale pour entrer dans un long règne de l’illégalité qui, accommodée et accommodante, s’érigea en système totalitaire où toute voix discordante est muselée, brimée, neutralisée jusqu’à se tacher les mains de sang.

Les loups de ma patrie, amour, l’aimaient-ils ? Ils l’aimaient à leur façon, comme on aime une prostituée sans la payer. Quand le peuple était dans l’euphorie des drapeaux qui flottaient partout, les loups dévalisaient les villas et les dépôts, occupaient les grandes surfaces, les usines, les parcs, qui furent les propriétés des colons français, partis précipitamment par survie en France. Rien n’était épargné, même pas une modeste table de nuit, un boudoir, les draps de satin. Qui pouvait commettre de pillage, sinon de véritables loups Ils n’avaient pas cependant occupé les écoles, les lycées, les universités. Ils n’en avaient cure. Ils ne pouvaient ni apprendre, ni réapprendre, ni se recycler. Ils possédaient leurs propres diplômes supérieurs, acquis dans les voies douteuses, dans les couloirs étroits des complots. A l’école, on n’apprend pas à pisser dans la rue. Eux, ils pissaient partout : dans la rue, dans un jardin public, dans l’eau de source.

-Qui ouvrit ce ballet des rapines, me dit-il.

-          Tu veux dire la porte des enfers, une autre porte plus violente, plus dévastatrice,

répondis-je. Un jour je t’affranchirai de ton ignorance.

Je le quittais sur sa soif de savoir, une curiosité intelligente de savoir d’où venait le mal qui rongeait notre pays. C’était un patriote qui aimait voir sa nation briller de beauté devant les autres, toujours parmi les premières qui donneraient le bel exemple aux quatre coins de la planète, surtout parmi les plus grandes puissances internationales .Comment lui expliquer sur le champ ? Il lui faudrait des heures d’assimilation, avec de gros risque d’occultation ou de fantasmes, non que je ne sois pas pédagogue, mais cela vient du fait que notre histoire n’était pas écrite. Et ceux qui nous ont raconté des épisodes, ils les ont toujours maquillés, par égocentrisme. Moi-même, je n’avais pas assez de temps pour lui en fournir la toute première page dont j’aurai pu lui donner le titre et je regrette sincèrement cette lacune. Mais aurait-il su, si je lui avais dit que c’était l’adjudant et rien de plus. Il n’aurait pas saisi et m’aurait assailli de questions auxquelles je ne pouvais répondre spontanément. Car il y avait de la confusion dans tous les rôles : qui était le chef, qui avait commencé à écrire l’histoire, qui avait trahi. Ouf mille questionnements de quoi ennuyer un sourd.

il ne se passe rien ; ahmed bencherif

5 mai, 2017
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Le muezzin chante son appel à la prière du crépuscule. Il commence à faire noir déjà.  Les bons pratiquants se précipitent vers la mosquée du quartier. Ils ne sont pas nombreux cependant. Je vide ma tasse de café, je règle la note et je libère ma chaise, fabriquée en matière plastique qui a conquis la ville et la campagne. Moi aussi je marche précipitamment. Mais j’ai une autre direction, sacrée quand même : c’est ma maison. Eux cherchent à doter considérablement leur capital en observances strictement religieuses avec Dieu, moi j’espère sa clémence pour mon manque d’assiduité de musulman pratiquant. Il faut dire aussi qu’ils ne sont pas nombreux, juste assez pour aligner trois ou quatre rangées de croyants, le reste de l’espace assez grand et étonnamment vide. Parmi eux, vous trouverez beaucoup d’individus qui ont des choses à se reprocher vis-à-vis de la société, des fautes graves punies par la loi positive qui conduisent à des peines de prison lourdes. Mais ils savent détourner la loi et profitent ainsi de l’impunité, quant au peuple il ne se fait pas justice et espère lui aussi que les malfaiteurs soient punis par Dieu. Pourtant ce peuple avait fait une prestigieuse révolution en 1871 où il s’était fait justice lui-même, en créant des comités révolutionnaires qui réformaient les jugements des juridictions coloniales, des commissions disciplinaires, de certains cadis qui étaient à la solde de leurs maitres de l’heure, comme ils jugeaient les délits et les crimes de haute trahison, commis par leurs concitoyens.

la victoire …colloque Isabelle Eberhardt ahmed bencherif

7 septembre, 2016
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La victoire est l’issue heureuse de la défaite. c’est alors, la joie, l’enthousiasme, la fierté saine. Alors, j’ai triomphé, malgré les obstacles majeurs, les oppositions féroces, les ennemis redoutables. oui notre bureau a triomphé, oui le colloque international Isabelle Eberhardt a triomphé. nous avons triomphé contre les détracteurs de cette immense écrivaine qui avait libéré la femme, cette fille d’Ainsefra, ville ni Tellienne, ni saharienne, montagneuse, neigeuse, dont les habitants sont connus pour leur tolérance, leur hospitalité, leur générosité, leur humanisme.
vous détracteurs d’Isabelle Eberhardt, vous avez chassé le colloque d’Ainsefra, vous avez opposé votre veto pour qu’il ne tienne pas et qu’il ne s’y tienne pas. vous avez perdu, vous allez le regretterez, si vous avez un iota de dignité.
je vous annonce, vous en premier, que le colloque,se fera prochainement à Alger, au mois d’octobre, ensuite à tous les admirateurs et lecteurs d’Isabelle Eberhardt. non ce n’est as une blague; c’est bien vrai. il se fera aussi dans sa dimension internationale prestigieuse, les médias s’y focalisant.
j’invite à la cordialité héberhardienne le public algérois à venir nombreux et faire le plein de la salle immense et somptueuse. Préparez-vous, vous connaitrez mieux notre écrivaine algérienne; oui algérienne, je le clame bien haut.un panel de conférenciers de haut niveau animera la journée radieuse, illuminée, inchallah. Mais, aussi un public avisé de lettres et de culture que nous avons convié à cette sublime opportunité. .
A notre rendez-vous et priez, priez pour moi; allumez aussi, qui un cierge, qui, une bougie.
Votre dévoué Ahmed Bencherif . ,

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