ahmed bencherif écrivain et poète

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Archive pour la catégorie 'culture'


Hommage à Charles-Robert Ageron., Par Ahmed Bencherif

26 avril, 2009
culture | 4 réponses »

                                 Hommage à Charles-Robert Ageron.,

                                 Par Ahmed Bencherif

        Le grand historien, Charles –Robert Ageron, quitta la vie active sans gloire, pour avoir attaqué le syndrome du colonialisme en Algérie. Il en est ainsi des hommes d’exception qui crée des œuvres percutantes. Il quitta la vie le début septembre 2008, terrassé par la maladie.

       Sa thèse «  Les Musulmans algériens et
la France », soutenue en 1968, soit six ans après l’indépendance de l’Algérie, se distingue par une audace que peu de spécialistes pouvaient s’approprier pour piocher dans le passé colonial et le mettre à la disposition du lectorat. Elle est colossale et couvre la période allant de 1871 à 1919.  Elle constitue une référence de base pour l’intelligentsia, dénote l’analyse objective de la praxis coloniale multiforme, reflète une probité intellectuelle exemplaire, procède d’une clarté sidérante, dans la mesure où elle situe les évènements dans leur contexte historique pur et sans maquillage. Les investigations, que mena Ageron, nécessitèrent une grande persévérance, de l’opiniâtreté et surtout l’occultation de ses sentiments et de ses opinions.

      Ageron nous a fourni une didactique pour comprendre le passé colonial qui avait désastreusement évolué à partir de 1871, soit à l’avènement du gouvernement des maires. Disons tout de suite qu’il réfuta les thèses infirmes des penseurs coloniaux. Disons aussi qu’il rendit bien des fois hommage au peuple algérien pour être resté lui-même : fier, vaincu mais insoumis, résistant infatigable.

      Sa thèse m’avait permis de réfléchir, puis de comprendre les mécanismes que j’ai développés dans le roman historique « Marguerite tome 1 ». Par probité intellectuelle, je lui avais dédié cet ouvrage ; hélas, il ne put, pour cause de maladie, savourer le plaisir de savoir que sa thèse avait servi à faire un roman historique volumineux.    

      Le premier tome transpose le quotidien en Algérie, en situation conflictuelle grave de trois communautés : les colons, les juifs et ceux qu’on appelait honteusement indigènes. Sinistre tableau : séquestre, régime d’exception, sussions fiscales, parole muselée, famines régionales, internement administratif, déportation en Nouvelle Calédonie….

      Le second tome, qui paraîtra très prochainement, relate :

     - la révolution avortée des colons

- la crise anti-juive qui avait embrasé l’Algérie

     - l’insurrection de Marguerite

   Mon œuvre, telle que conçue, n’aurait certainement pas vu le jour, sans l’apport substantiel de Charles-Robert Ageron. Encore une fois, je lui rends hommage.

     Qu’il repose en paix !  

Isabelle Eberhardt Lavée d’une allégation fixe

14 mars, 2009
culture | 29 réponses »

                                                 

                                                                  Isabelle Eberhardt, 

                            Extrait de l’article de Abdelmajid Aboura,

                               Paru au quotidien d’Oran     

              A vingt ans (1897), elle est l »auteur d’un article publié à la nouvelle revue moderne intitulé « vision du maghreb » où elle dénonçait le massacre d’un village des OulaD Nail par les troupes légionnaires et tirailleurs. Cette manifestation échappe à la vigilance des critiques.           

           En septembre 1903, Victor Barrucand lui (Isabelle) offre de ^partir en qualité de reporter dans le Sud-oranais pour le compte du journal AKHABR, à la suite des évènements sur les razzias de Sfissifa, le siège de Taghit et l’affaire d’El –moungar (insurrection de Cheikh Bouama).              A Ain Sefra, siège du territoire militaire du Sud-oranais, sous le pseudonyme de Si Mahmoud, elle (Isabelle) remplit avec conscience son rôle d’envoyé spécial t interviewa les blessés d’Elmoungar, en donnant quelques détails sur les circonstances de la bataille.  

         Elle s’attarde surtout à expliquer l’état d’esprit des troupes. La thèse officielle qu’elle donne c’était Bled-El-Baroud, le pays de la poudre. Ces attaques n’étaient que le moyen de s’opposer ou de se défendre contre la main mise coloniale.           Elle fait la connaissance du général Lyautey qui lui demande de collaborer ; mais elle refuse ; elle est traitée de réfractaire. Ce qualificatif est rappelée dans tous les discours officiels relatifs à la région, comme celui du gouverneur général d’Algérie Roger Léonnard, le 28 novembre 1953, lors de l’inauguration du monument du maréchal Lyautey à Colomb Béchar. Même, le lauréat du grand prix littéraire de l’Algérie-année 1925, Gabriel Audislo, la traite d’espionne ou d’insurgé, (comprendre espionne contre
la France) dans le livre d’histoire «  visages de l’Algérie » DE FIN JANVIER à FIN MARS 1904 : voyage au Sud-oranais avec Victor Barrucand et détour à Oujda ‘Maroc)
 

         Début 1904, elle prit contact avec le mouvement anarchiste pour venir enquêter sur les exactions de l’armée coloniale sur la population civile suite aux défaites infligées par cheikh Bouamama aux colonnes du général Lyautey aux batailles de Sidi BElhouari, D’Elguetaf et de Mekitla.        De septembre à octobre, séjour à Ain Sefra.          

        De retour de Beni-ounif, elle est atteinte de la maladie palustre (paludisme) qui était répandue dans la région. Elle est terrassée par la douleur et la fièvre, elle rejoint Ain-sefra où elle est hospitalisée durant quinze jours.         Slimane Elhenni dans une maisonnette qu’elle avait louée dans le quartier riverain de l’oued. Le rendez-vous se termine tragiquement ? Crue subite de l’oued, Isabelle est enfouie dans les décombres de sa maison. Slimane parvient à s’enfuir. Le corps d’Isabelle est retrouvé deux jours plus tard. Près de son corps, son,t retrouvés des manuscrits plus ou moins endommagés qui par la suite sont confiés à Victor Barrucand. 

    Isabelle, dite si Mahmoud, est enterrée au cimetière de sidi Bougemaa.            

  «Elle était ce qui m’attire le plus au monde : une réfractaire. Trouver quelqu’un qui est vraiment soi, qui est hors de tout préjugé, de toute inféodation, de tout cliché et qui passe à travers la vie, aussi libérée de tout que l’oiseau dans l’espace ; quel régal. Je l’aimais pour ce qu’elle était et pour ce qu’elle n’était pas. J’aimais ce prodigieux tempérament d’artiste, et aussi tout ce qui en elle faisait tressauter les notaires, les caporaux, les mandarins de tout poils. » Le général Lyautey  

    

    

www.saphirnews.com/Isabelle-Eberhardt,-sa-voie-et-sa-foi-en-l-Islam_a3226.html –    

    

  www.lyautey.mosaiqueinformatique.fr/content/view/27/43/1/5/ –  

Lyautey à ain sefra    

  cuaab33.blogvie.com/ - 

lyautey et bouamama   

  

présentation

11 août, 2008
culture | 11 réponses »

       J’ai l’immense plaisir d’annoncer aux blogers la publication de mon premier ouvrage Marguerite tome premier aux éditions Publibook, 14 rue des Volontaires 75015 Paris.

      Ce premier tome met en exergue la praxis coloniale multiforme, subie par des hommes qu’on désignait par la loi comme des Indigènes, soit sans individualité propre et qui, à ce titre n’avaient aucun droit. Ils formaient néanmoins un peuple fier, resté insoumis, toujours en rébellion.

       Au-delà du drame, c’est un voyage merveilleux dans le temps, qui illustre une somme de plages de la civilisation des hommes de la haute antiquité et de belles curiosités.

      - La pêche des précieuses dans les eaux profondes de ma mer d’Oman, qui ramenée à son époque, nous parait comme un miracle. Mais c’était de l’ingéniosité, de l’audace et de l’opiniâtreté des plongeurs qui traversaient mille péripéties et le danger de mort à tous les instants.

      - La vision heureuse de Constantin le Grand, qui lui avait permis de vaincre ses ennemis dans la bataille du Pont et par reconnaissance au Christ, il autorisa le libre exercice du culte chrétien.

       - Une bizarroïde façon avait permis l’introduction du vin dans le grand royaume de l’Inde aux temps très anciens.

       Tous ces inédits, aussi beaux les que les autres, jalonnent le récit et lui prodigue du charme et du fantastique.

       Sans prétention de ma part, l’ouvrage procure un indicible plaisir et une valeur ajoutée à la culture.

       Un conseil d’ami : lisez-le. 

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