ahmed bencherif écrivain et poète

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Archive pour la catégorie 'culture'


Palestine meurtrie, ahmed bencherif

11 juillet, 2014
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Palestine meurtrie, en décombres, en sang et à feu aujourd’hui par des individus sans foi ni loi, sans scrupules, ni tergiversations, sans clémence ni miséricorde; hier pourtant le pays des prophètes, des révélations divines, pays des patriarches de l’humanité; tu souffres en silence, tu enterres tes morts, tu soignes tes blessés, u amputes un bras, une jambe, tu pleures, tu cries, tu pries, tu résistes à la soif, à la faim du ramadan, mois de paix et de pardon.un voile épais cache toutes tes souffrances à ce que chaque humain ne puisse les voir, les ressentir, se révolter devant tant d’injustices. ce voile est fort puissant indestructible invulnérable ; ce voile c’est Obamla, Hollande, Cameroon, Pootin, Bann Kimoon, l’ONU, le conseil de sécurité; pourquoi cela ? tout simplement c’est Israel qui te bombarde, te détruit, tue tes femmes, tes enfants, tes hommes; tout l’occident soutien la politique de génocide de Netanyahou, ce bourreau sanguinaire, ce spoliateur des terres pour construire de plus en plus de colonies et ramener les Juifs d’Europe de l’Est, de l’Ouest pour y semer la haine le crime; alors si le monde occidental soutient Israel et qui soutient Palestine ? Logiquement l’ONU; naturellement les Arabes, idéologiquement les musulmans.que nous reste-t-il à nous Arabes. hélas il nous reste que de pleurer le martyre de Palestine. Les grands hommes d’état sont morts : Boumediène, Nasser, le roi Fayçal d’Arabie saoudite. ceux-là agissaient de leur temps et pesaient de tout leur poids sur l’échiquier international justement à propos de Palestine; ils n’hésitaient pas à imposer leur vue au monde occidental, pourtant vue divergente que celle adoptée par le monde occidental; j’ai vu ce jour à la prière du vendredi, en évoquant la Palestine meurtrie, l’imam s’effondrer de sanglots; alors j’ai dit à un voisin intellectuel : il ne reste plus aux Arabes que de pleurer.les Arabes ne se révoltent plus, ni gouvernants, ni citoyens; rien on donne quelques sous à la Palestine et puis affaire close; mais non Palestine a besoin de positions fortes vis à vis de l’occident, du conseil de sécurité; mais ils ont perdu aussi toute bravoure, gouvernants et citoyens; les gouvernants ont perdu leur bravoure parce que leur pouvoir n’est pas légitime et ils ont besoin d’Obama Hollande pour se maintenir au pouvoir. les citoyens n’ont plus de bravoure, car ils ne se révoltent pas pour si ce n’est disgracier leurs gouvernants, les désavouer .

Isabelle Eberhardt, à la télévision algérienne; ahmed bencherif

10 mai, 2014
culture | Pas de réponses »

         9. Jonnart était le gouverneur général et ses rapports ne rassuraient guère le gouvernement ni le parlement. Si bien qu’à cette époque la région acquit la réputation de Bled Elkhaouf, le pays de la peur, ou le pays de la poudre. Sur le plan économique la région, jusqu’à Bougtob, était le réservoir de l’alfa, du mouton, de la laine et le chemin de fer avait son terminus à Beni-Ounif. Donc colons et métropolitains tenaient à faire taire les armes, à triompher de la résistance. Jonnart, en visite en France pour des essais de nouvelles armes de guerre, rencontra dans un diner le colonel Lyautey. Celui-ci avait servi au Tonkin et était en service à Madagascar, toujours sous le commandement du général Gallieni qui avait forte réputation et forte influence à Paris.

 

Isabelle Eberhardt sur la télévision algérienne; ahmed bencherif Planète Sahara Isabelle Eberhardt (1877-1904)

8 mai, 2014
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                                          Emission canal Algérie

                                                 5,6,7 mai 2014   

                                                Planète Sahara

                                           Isabelle Eberhardt

                                                (1877-1904)

 

 

Réalisatrice : Mme Sahraoui

Animatrice : Nabila Abada

Intervenant:  Ahmed Bencherif

Site            : Palmeraie de Tiout

Ain-Sefra

 

 

         Biographie

         Isabelle Eberhardt est née le 17 février 1877 à Genève, fille de Nathalie Eberhardt, de père inconnu. Pavel de Moder, qui était marié à Nathalie Eberhardt, meurt en avril 1873. Trophimowsky, précepteur de la famille, élève Isabelle avec grande affection ; il en est le tuteur. Sur sa naissance, Isabelle dit être née musulmane, fille d’un père musulman et d’une mère chrétienne. Elle grandit bien entourée d’affection et d’attentions, poursuit une scolarité normale et entre à la faculté de médecine où elle étudie 3 ans ; Mais l’aventure, le goût de l’inconnu l’attirent. Elle ne se reconnait plus, elle se cherche ailleurs et cet ailleurs c’est l’Afrique et l’islam.

 


colloque international Isabelle Eberhardt ??? ahmed bencherif

15 avril, 2014
culture | Pas de réponses »

 bonjour Joelle,
je suis heureux de faire votre connaissance, j’ai un peu surfé sur le net et je vous y trouvée, bien sur charmante, malgré les agressions du temps; enfin quelle pousse ne grandisse;
Joelle, pour le colloque; c’est une idée folle qui m’a saisi ; alors je m’engage à la réaliser; j’y vais par des sentiers jamais battus et les décideurs ont toujours adopté une attitude subjective à l’égard d’Isabelle; car des esprits l’avaient accusée d’espionite de son vivant, mais c’était pour le compte de la Russie; des esprits malveillants l’ont repris à leur compte dans l’Algérie indépendante et l’ont donc plus ou moins salie post mortem; alors nous menons notre combat pour la laver de tout soupçon.c’est donc sous l’auspice du bureau des écrivains de Naama que je pense piloter le colloque international, structure rattachée à l’union des écrivains algériens.pour cela, il faut un financement conséquent donc je dois faire demande de subvention à l’état pour un ordre en centaines de millions de centimes, puis impliquer aussi le département, si l’état me donne et l’aval et l’argent.
c’est un travail harrasant volumineux qui demande aussi des moyens humains conséquents quant à l’organisation ; puis quant à la sélection des invités de marque, il faut les cibler, les contacter et avoir leurs coordonnées préalablement.donc le rendez-vous serait le 21 octobre 2014; j’ai quelques contacts en France et en Suisse; pour ses biographes avertis, je dispose des coordonnées de mon ami Rochd, mais je ne dispose pas de celles D’Edmonde Charles Roux, écrivaine de grand talent qui est membre de l’académie française.
Isabelle Eberhardt est inhumée dans notre ville Ainsefra, donc nous avons le devoir d’en préserver la mémoire contre ses détracteurs, esprits malveillants en panne d’audience auprès du lectorat.
quant à moi, je me sens concerné à double titre : d’abord parce que c’est une écrivaine qui a révolutionné l’écriture du voyage et a lancé la femme dans l’aventure.ensuite parce que sa dépouille repose dans ma ville Ainsefra; puis ce qui est très important, mon grand-père qui était maitre de zaouïa, avait officié la prière du mort à l’enterrement d’Isabelle; mon grad-père Mostefa ben Miloud charif a été imam pendant 50 ans dans notre ville: il avait fait ses études à Figuig, Tlemcen, Fez; c’était un homme pieux, docte, tolérant; la mémoire collective à Ainsefra ne rapporte nullement ce coté négatif d’espionite; donc notre devoir est justement de tenir ce colloque par d’éminents spécialistes qui auront à réfuter une fois pour toutes ces allgations qui sont loin d’être désintéressées.
cordialement Joelle

http://bencherif.unblog.fr

http://ronsard.e-monsite.com

président bureau écrivains Naama
membre de la société des poètes français

François Hollande et Valérie Triierweiler; ahmed bencherif

30 janvier, 2014
culture | Pas de réponses »

J’ai soulevé une bourde comportementale de François Hollande, en sa qualité de président de la république française, qui partage le palais présidentiel avec sa concubine Valérie Trieirweiler, puis dans sa manière placide et péremptoire de mettre fin à cette relation avec sa maitresse. Que l’on ne s’étonne point de dire qu’un concubine n’est plus ni moins qu’un maitresse. Le schisme religieux chiite d’Iran permet à l’homme d’en avoir autant qu’il peut, autant qu’il veut.
oui j’ai soulevé cette question par humanisme, par solidarité humaine pour une femme qui a malgré tout droit à des égards t surtout le droit à la parole et à la liberté de la dire, sans être obligée de se cacher, ni de cacher ses états d’âme et surtout de déclarer publiquement qu’elle avait consenti à cette rupture. On a l’impression que Hollande s’est comporté en monarque usurpateur et non en tant que président qui est le produit d’une démocratie.
Donc la politique de Hollande ne m’intéresse pas, ni celle d’un autre président français. Néanmoins, quand cette politique vient à moi, touche mon orgueil, obscurcit mon horizon, entache de noir mon cil bleu, alors je réagis. C’est à dire quand cette politique franchit les limites internationales, devient un fait international, alors je me sens concerné. Car elle touche l’opinion internationale dont j suis un élément ou passif ou actif malgré moi. Quand Sarkozy fait la guerre à la Libye, installe par les armes les hommes qu’il veut au pouvoir en Cote d’Ivoire, quand Hollande fait la guerre au Mali, alors mon sens de l »‘Africanité » se réveille et je me révolte. Pourquoi? Parce que le paternalisme des politiques français sur l’Afrique est toujours vivant, vivace malgré l’indépendance du continent africain. C’est l’instinct colonial qui réagit par leurs voix et dans les voies qu’ils tracent pour nous rappeler toujours notre asservissement.
Surtout ne tirez pas à boulet rouge en évoquant le chauvinisme ou la xénophobie. Nous gardons en mémoire un Jacques Chirac qui s’était distingué pendant la guerre de Bush contre l’Irak. Il n’avait pas adopté le profil bas et avait gardé la tête haute face à l’homme le plus puissant de la planète. On voit dans quel état c pays a été réduit, un état lamentable de guerre civile, de sous-développement inquiétant. Je lui rends hommage non par solidarité arabe, mais par le fait qu’il avait su incarner la fonction présidentielle et d faire entendre la voie de la France dans le concert des nations. Mitterrand avait aussi bien incarné cette fonction présidentielle en ralliant la coalition en 1990 dans la guerre internationale contre l’Irak qui avait agressé un pays et avait donc violé le droit international ; là encore je suis du coté de l’opinion internationale dont je fais partie.

annonce création bureau écrivains algériens Naama; ahmed bencherif

14 janvier, 2014
presse | Pas de réponses »

l’espace des écrivains, des poètes de Naama est enfin né à la grande satisfaction du public littéraire. C’est le bureau, ou section locale des écrivains du département de Naama, qui se trouve présidée par le romancier et poète Ahmed Bencherif, dûment mandaté par monsieur Youcef Chagra, pésident de l’union des écrivains algériens, suivant décision du 26 novembre 2013.

Nous sommes heureux de présider à la destinée du bureau des écrivains de Naama et nous espérons la contribution de chacun des écrivains et poètes du département de Naama pour lui garantir le plus grand succès de la littérature locale qui, nous le souhaitons vivement, se fraiera un chemin balisé et parviendra à se faire entendre au niveau national et international. Nous n’hésiterons pas à promouvoir chacun de nos écrivains et poètes et leur seule contre-partie s’illuste par leur  contribution active dans nos différents activités culturelles que nous entamerons par dimension locale pour atteindre enfin la dimension nationale.

Pour ce faire, nous éditons un programme riche et annuel dont les thèmes seront développés dans des communications et par des écrivbains poètes locaux, nationaux, et dans une prochaine étape, intenationaux pouvu que les moyens, qui sont importants, soint disponibles.

En ce qui concerrne le local, nous avons introduit une demande à qui de droit que nous ne remercierons jamais assez pour la disponibilté t l’intéressement que cette autoité a exprimés.

bienvenue

Annonce du nouveau recueil les odes de l’amour; ahmed bencheif

4 janvier, 2014
presse | Pas de réponses »

il y a 3 ou 4 mois, j’avais fait le pari de composer un recueil à thème unique : AMOUR; c’était si difficile alors que j’étais quart de recueil; je vous avais posé la question si je pouvais y arriver(réseaux sociaux); vous m’aviez assuré que oui; mais chemin faisant je me renais compte que c’était trop difficile ; car il fallait éviter les répétions d’expressions d’images; je voulais abandonner , j’avais encore une fois demander votre avis ; vous m’aviez dit un 2èm fois que j’y arriverai sans peine; voilà je vous annonce que j’ai tenu le pari et le recueil « les odes de l’amour » est achevé plus volumineux que l’Odyssée qui est à multiples thèmes; merci merci merci d’avoir cru en mes capacités que je ne soupçonnais pas d’ailleurs;
commence maintenant le parcours du combattant dans la prospection du monde de l’édition; vos avis me seraient très utiles

meilleurs voeux nouvel an 2014; ahmed bencherif

1 janvier, 2014
culture | 2 réponses »

sois philosophe et fais ton bilan de l’année des choses que tu aurai pu ou dû améliorer, des bonne actions auxquelles tu as failli, de l’amour que tu pouvais donner, des marches d’escalier qu tu n’as pas pu gravir, des reculs stratégiques que tu pouvais opérer, de l’entente que tu devais instaurer au sien de ton groupe; mai sois poète et tu donneras l’espoir aux autres, la joie de vivre, l’amour de l’autre, l’altruisme, la domestication de la vie sur terre pour le bien de tous; sois homme sur qui la femme peut compter, poser sa tête sur ton épaule, le déversoir de ses spleens, le modérateur de ses ambitions irraisonnées; sois femme pour apporter toute la chaleur et le confort et l’amour dont il a besoin.meilleur voeux du nouvel an ; joie sereine; votre ami Ahmed

conférence insurction Maguerite à Marguerite; ahmed bencherif

18 décembre, 2013
culture | Pas de réponses »

 

Disons tout de suite que l’œuvre est originale, élaborée sur une enquête minutieuse et une analyse objective des données historiques du dernier quart du 19ème siècle dont elle relate les évènements majeurs de la colonisation de l’Algérie. C’est une période riche en drames, oui la richesse n’est pas souvent pure et saine et les grands écrivains français, métropolitains dis-je, ne s’y penchèrent guère et ne l’avaient pas intégrée dans leurs travaux.. Censure? Manque de motivation? Pourtant ce drame état connu en France et nous avons deux témoignages et pas des moindres: Victor Hugo militait pour donner l’instruction publique aux enfants indigènes; Stendhal dénonçait les exactions. Bien sûr, l’un et l’autre le faisaient timidement. Quant aux écrivains algériens, qui avaient écrit, ils évoluèrent dans leurs travaux  autour de la misère à la Jean Val Jean de Victor Hugo. Ils n’avaient pas restitué le contexte historique de l’époque étudiée. Car on n’y voit vraiment pas les valeurs propres du peuple, ni ses caractères distinctifs,  encore moins  la fortune qu’il détenait ou l’instruction et la culture. Par ailleurs, les écrivains coloniaux n’avaient pas non plus consacré leur plume aux histoires du pays dans lequel ils vivaient. Ils étaient carrément des penseurs coloniaux pour accoucher de théories farfelues pour mieux brimer et oppresser et mener un combat raciste. C’étaient presque des nettoyeurs ethniques, dans la mesure où ils prônaient la déportation pure et simple des indigènes et des indigènes assimilés, soit les juifs qui avaient pourtant accédé à la citoyenneté française.

L’œuvre, qui devait être  immense pour mieux situer le phénomène colonial, tourne autour de trois monstres qui dévoraient le peuple conquis et sans lesquels la colonisation n ‘aurait pas été possible :

- Le séquestre, invention romaine étoffée par le parti colonial. Depuis la grande guerre de 1871. Il frappait, très fort, toutes les tribus pour les déposséder de leurs terres agricoles. En vingt ans, il avait versé au domaine public un million d’has, soit deux fois plus qu’il n’avait été pris de terre pendant quarante ans de régime militaire qui était plus ou moins clément pour le peuple conquis qui à son tour lui réservait une quelconque sympathie.

- L’impôt avait un caractère exorbitant et paupérisait les tribus; il était exigible séance tenante, sans préavis et sans délai  et se réservait le droit de recourir à l’huissier pour en assurer l’entrée. Le redevable se débrouillait pour payer et vendait tout pour échapper  à l’huissier, autre mangeur de fortune. Souvent, on le menaçait de mettre sa femme en prison, s’il ne payait pas et bien des fois la femme avait fait de la prison dans ces conditions.

- Une guerre sans nom est menée contre les populations forestières par les trois conservateurs départementaux dont les pouvoirs étaient exorbitants et les actes sans appel, fût-ce par le gouverneur général et les gardes forestiers frappaient d’amendes sans foi ni loi. Si le fellah des plaines était refoulé vers les piedmonts, le forestier était refoulé vers les montagnes. Cette politique, dit-on, servait à protéger l’environnement contre les feux de forets et leurs destructions.  Au fond, elle répondait à un double intérêt économique : séquestrer des terres et les verser dans le domaine public pour les besoins croissants de la colonisation; satisfaire les appétits voraces des concessionnaires qui surexploitaient l’un des maquis les lus denses au monde pour produire du tanin pour les fabriques du cuir et des textiles.

La colonisation, synonyme d’accaparement des terres, se fait à outrance sans pitié, ni clémence. Elle reste froide devant les famines régionales, principalement celle du Chélif en 1892 où des milliers d’affamés sont interdits d’entrer dans les villes et les villages, par mesure d’hygiène, comme s’ils étaient des lépreux, se nourrissent d’herbes et de glands, meurent le long des sentiers, leurs dépouilles exposées aux charognards. Ainsi, la généreuse vallée du Chélif eut ce triste surnom de la vallée de la mort.

Dans cette tragédie, la société évolue, prisonnière de ses contradictions. Le conflit permanent oppose les trois communautés : les colons, les indigènes, les juifs.

- Les colons ne se suffisent pas et réclament, pour eux seuls, l’autonomie de l’Algérie. (Certains illuminés réclament l’indépendance, inspirés par la guerre d’indépendance de Cuba.) Ils réclament aussi l’annulation du décret Crémieux qui avait donné lé citoyenneté française aux juifs.

- Par les urnes, les Juifs s’attirent des ennemis tour à tour parmi les opportunistes et les radicaux. Ils sont maltraités, molestés, pillés par les colons qui ne craignent nullement la loi, car ils sont la loi. Cette impunité conduira à la crise anti-juive qui avait embrasé l’Algérie en 1898.

- L’indigène, ou le peuple dominé. Le peuple est vaincu, mais reste insoumis. Au terme d’une résistance armée de 40 ans, il continue de résister pacifiquement Il rejette la naturalisation, l’assimilation. Sa confiance pour retrouver sa liberté n’est jamais ébranlée. Il rejette le droit positif, conserve la charia, son culte, ses zaouïas pour l’enseignement et la solidarité. La parole orale de ses aèdes conserve le flambeau de la liberté allumée.

Le récit nous plonge dans le mode de vie de chaque communauté, son intimité familiale, ses amours, ses haines, ses jalousies, ses péchés, ses ambitions. C’est dans ce contexte que grandit Hamza, fils de famille maraboutique, plus ou moins riche. Cet adolescent idéaliste, qui ne manque de rien, souffre du mal de ses gens. Dans son esprit, germe l’idée de la révolution. Il en fait un rêve qui se précise de jour en jour pour devenir un projet pour lequel il vit.

 

 

 

1-La politique fiscale :

 

La politique fiscale exorbitante et discriminatoire de succion permanente avait fragilisé les populations à un niveau honteusement scandaleux. Nul n’en était épargné : ni particuliers ni groupements en l’occurrence les tribus. A partir de 1871, le colon était désormais le maître du pays. La république, instaurée à la place de la monarchie, lui avait donné tous les moyens d’asservissement de l’indigène et ses propres voies pour avancer dans cette hantise permanente d’accaparement des terres par des lois draconiennes. D’abord, il n’était pas assujetti à l’impôt arabe (achour zekkat lezma) pour les troupeaux et les palmiers et les oliviers) qui représentait le nerf vital du budget des collectivités locales. Ainsi cette population conquise, jamais soumise, qui était de 2750000habitants, payait 22963030 d’impôts dont :

-  5000000 de taxes municipales

-  863000  d’impôts dits français

Ces mêmes populations payèrent de 1871 à 1881 34500000 de francs, impôt dit contribution de guerre qui avait frappé les tribus insurgées lors de la guerre d’El-MOkrani ; il faudrait encore y ajouter 9000000 de francs pour le rachat de terres séquestrées par les indigènes. Ainsi l’organe de presse La Vigie Algérienne lance un sévère avertissement sur cette surpression fiscale le 23 mars 1883 : « Il n’est pas exagéré de dire que si un tel régime de succion permanente était pratiqué dans un pays européen, fût-il le plus riche de tous, il suffirait de quelques années pour réduire ce pays à la plus complète misère ».

Les proportions de prélèvement avaient dépassé tout entendement et là le poète du Malhoun, cet aède qui sillonnait les souks hebdomadaires, en dressait un réquisitoire sévère. Il condamnait sans ménagement l’injustice fiscale devant un public fort ruiné qui cherchait compassion  à ses douleurs, à ses plaies, à sa misère, qui cherchait aussi à garder toujours présent dans son quotidien le spectre de la domination coloniale et emmagasiner les colères pour s’insurger un jour et dire non au bourreau.    

« L’impôt nous frappe sans merci l’an entier

Pressure le pauvre et ruine le riche

Vends et paies la taxe ou attends l’huissier

Vends bijoux ou tamis, trophée ou fétiche

L’enchère menace et la terre tremble

Le fellah préserve tant qu’il peut et combat

Le colon le guette, sa joie à son comble

Tenté par un crédit espère le rachat

L’impôt ravit le blé, abandonne le son

Le fellah crie furieux, sème toujours le blé

Attend revenir dans la nuit le croissant

Trop fier trop digne et toujours révolté »

 

Il fallait payer cet impôt exorbitant d’une manière ou d’une autre. Le régime fiscal ne prévoyait pas d’échéancier de paiement. Des prestations de service et des amendes étaient littéralement honorées en journées de travail consenties dans les chantiers publics ou même  les fermes de colons, si bien que ces journées de travail atteignirent des chiffres astronomiques qui s’avèrent ingérables principalement le service des forets. Il ne fallait pas seulement vendre les ustensiles, mais aussi les bijoux et des terres agricoles. Et là, les usuriers attendaient cette aubaine. Cette pratique avait ressemblé à sa sœur à l’époque païenne de la Mecque  soit prêter contre remboursement à très court terme, généralement six mois pour attendre une récolte et à cinq fois la valeur de l’emprunt. Ils étaient des Juifs, des Kabyles, des Mozabites, quelques Arabes, des colons aussi.

2. Nostalgie existentielle :

 

Face à ces torrents d’injustices, l’indigène n’épargnait pas sa mémoire. Il la nourrissait en permanence en se projetant dans le passé glorieux de sa race, les épopées héroïques de son peuple. Comme il ne venait de nulle part, il renouait avec ses racines et les gloires du passé vieux ou récent. Le poète était là pour tenir cette flamme allumée et lui rappeler toutes ces épopées, ces lumières, ce bien-être, l’odeur sainte de la terre. Ainsi Mozghana, autre appellation d’Alger, demeurait rivée dans sa conscience, par sa gloire passée et sa blessure du temps. Déjà il envisageait le maître de l’heure, le libérateur, le messie.

 

« Mozghana, qui guérira tes blessures ?    (1)

Certes, à celui-là je consacrerai ma vie !

A celui qui fermera les plaies de mon cœur,

Et chassera les Chrétiens loin de tes murs.

Tes défenseurs t’ont trahie,

Sans doute étaient-ils ivres »

 

Le poète chantait cette grandeur, donnait de l’émotion à la nostalgie. Poésies célèbres, anonymes, qui animèrent les esprits sur la nécessité de la résistance au conquérant, alors que la défaite était encore fraîche. Poésies, avec d’autres plus innombrables, en arabe littéraire raffiné, qui furent diffusé dans tout le pays. Elles contribuèrent pour une large part à soulever les populations dont la nature était guerrière.

 

« Hélas où est ce port célèbre,                         (2)

Et les butins de café et de drap,

Les câbles de cuir tressé avec lesquels on s’embossait

Les drapeaux de soie claquant au vent,

Les corsaires entrant dans la darse et tous ces captifs les mains liées derrière le dos ?

Pour les mécréants c’était là un crève cœur !

Les exploits d’Alger ont retenti dans les siècles passés. »

 

(1). Trad. J. Desparmet. Rev. Afr. 1930.  La poésie algérienne 1830 à nos jours. J. Dejeux.

(2). Trad. L. Veuillot. Les Français en Algérie en 1841. J. Dejeux. Idem.

à suivre 11 décembe2013

 

Olga et l’automne-ahmed bencherif

26 septembre, 2013
culture | 1 réponse »

Dans tes bois couronnés de verdure, aux jeunes pousses déjà jaunissantes, au sol meuble crissant de feuillies moisies et asséchées, nous primes notre promenade au couchant du soleil, quand les derniers rayons s’apprêtaient à quitter la terre pour une longue nuit. Nous étions Olga, une fille légendaire, et moi, en quête d’une belle évasion automnale, abandonnant derrière nous la tristesse du jour pour aller apprécier la mélancolie de la saison, qui inspire par sa beauté le poète, déjà en état d’euphorie, par la présence mythique d’Olga, heureuse de  guider notre merveilleuse randonnée de fin du jour, donc courte dans son essence même.

Nous marchions de pas romantique, c’est-à-dire sans nous presser, admirant sans cesse la nature, croisant par moments fabuleux nos regards silencieux, nos voix confiées aux espaces solitaires, parfois nous tenant la main, comme pour chasser le spleen des couleurs sombres des arbres, mais aussi pour nous injecter une nouvelle dose d’énergie.

J’aime cette mélancolie quand les feuilles jaunes tombent, se froissent, perdent leurs essences vitales, meurent enfin et voltigent au souffle du vent, en douceur ou par rafales. Je l’aime d’amour, comme mon amante qui est toujours belle et ne vieillit jamais. Nous marchons dans un sentier étroit parmi les chênes verts robustes et chargés de glands en fleurs encore, et des sapins majestueux, tous si beaux les uns que les autres, tous civilisés alors qu’ils ont la réputation d’être sauvages. Leurs branchages tanguent, bruissent, interprétant à eux seuls un merveilleux ballet, sur fond de musique lente et rauque, presque agonisante. Ils initient par leurs mouvements, leurs enlacements, leurs embrassades et leurs tendres chuchotements les  jeunes amoureux, épris de joie de vivre, savourant le plaisir d’être ensemble, se gratifiant d’un sourire, d’un baiser, d’une caresse, comme une offrande divine.

Ensemble nous marchons, dans la crainte du crépuscule qui s’approche, mais lentement pour bien nous assouvir de plaisir de ce magnifique boisage. Côte à côte nous marchons et parfois nos corps se frôlent un bon moment dont nous éprouvons une curieuse sensation indéfinissable; que nous aimons pourtant, espérons la voir se prolonger, se renouveler, se perpétuer. Combien d’espaces avons-nous arpentés; nous avons l’impression que nous avons marché une éternité, tant notre plaisir était immense; sain et candide, celui de deux âmes en évasion pour la première fois, se cherchant patiemment comme deux mages, ou deux anges en élévation sublime. La soif nous prend, nous étreint à la gorge. Ma bouche s’est asséchée et elle, Olga, la divine, a déjà les belles lèvres fines gercées car le nectar de sa bouche a tari. Alors, nous partons vers le ruisseau tout proche dont on perçoit le bruit des cascades à chaque fois qu’elles retombent sur une pente raide caillouteuse. On arrive non sans peine heureux comme des enfants. L’eau est pure, limpide, claire et sans remous. Elle est le miroir de nos visages qui sont souriants et visiblement gais. Celui d’Olga est si beau. Ses grands yeux enjolivés dans de fameux cils sont d’une clarté exceptionnelle entre le châtain et le blond, ses pommettes sont à peine naissantes, ses lèvres fines comme un tissu de soie. Dans mes mains, je puise de l’eau où vient miraculeusement boire Olga, alors que nos yeux se croisent, sans dévier, ni cligner. Ils parlent ;  mais que disent-ils ? Que peut dire l’hôte à son hôtesse au-delà de toute convivialité ? Olga est désaltérée. Elle sourit, mais ne dit rien, comme si nous avions fait un serment avec le silence. Je bois 0 MON TOUR ? lentement comme pour apprécier un eau miraculeuse, mais rêver aussi d’une ile paradisiaque pour y gouter aux fruits exotiques et partager cette solitude pour aimer tout ici-bas la terre et le ciel , la mer et l’océan, les fleurs et le plantes, les humains.

Nous marchons toujours à la recherche du temps perdu où toi tu n’as pas connu mon pays où moi je n’ai as connu ton pays et de cet espace que nous explorons nous ferons notre pays commun. Quel bonheur de trouver une fleur solitaire au pied d’un arbre, laissée par le printemps et préservée par l’automne pour te l’offrir; elle sait qu’elle est pour toi. Dieu lui avait dit que tu es destinée à Olga qui viendra ce jour en promenade. C’est une fleur d’automne, un ail des vignes. Elle a une longue tige verte et ses pétales sont rouge clair en bouquet. Je la cueille et cherche à l’agrafer sur un espace de ton corps. Mais tu l’aimes la voir comme toutes les femmes sur ta poitrine; alors calmement doucement délicatement, je l’accroche au boutonnier de ton chemisier; elle te pare, tu es une déesse antique; je la mets en valeur et tout près j’en sens les parfums mêlés à tes voiles de satin bleu éther brillant dont le ton attire un papillon lui aussi rescapé de l’été.

Sans fatigue nous marchons, main dans la main, comme deux êtres qui se sentent proches l’un l’autre, cherchent à se découvrir; quelle belle sensation : ta main est douce délicate, un velours attendrissant; hélas notre joie ne dure; le vent se lève fort puissant; ses rafales arrachent des plants, brisent des branches, puis tombe la pluie en grosses nappes; alors frileux et craintifs, nous nous réfugions dans ce chalet que nous découvrons non loin du ruisseau. Il fait froid nous allumons le feu dans la cheminée. On s’y allonge tout près on sent la chaleur nous parcourir et tes joues prennent le ton rose. Puis doucement la somnolence nous envahit, vaincus par la fatigue, on souffle dans la nuit noire. Nous embarquons pour le royaume des songes, Olga pose ta tête sur ma cuisse et tombe dans un sommeil profond. Comme un ange, elle dort en souriant, visiblement heureuse de cette aubaine remerciant cette pluie pour enfin se délecter du repos curatif et je lui chante le poème de la vie de l’amour des étoiles.

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