ahmed bencherif écrivain et poète

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Mes ouvrages Ahmed Bencherif

17 décembre, 2012
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Ahmed Bencherif

Marguerite tome premier

Formats disponibles

Sur commande éditeur: :

Papier : 25,69 euro (-5%)

PDF 13,49 euro

Prix :27 euro

444 pages

ISBN9782748342024

Editions Publibook

14, rue des Volontaires

75015 Paris

auteur@publibook.com

ou

Tél : 01 53 69 65 55

commande@publibook.com

La Grande Ode

Formats disponibles

Sur commande éditeur

Papier 9,49euro (-5%)

PDF…

Ahmed Bencherif

Marguerite tome 2

formats disponibles

sur commande éditeur

Papier grand format 27cm/13cm

Prix 26 euro

PDF 7, 90 euro

Edilvre 175 , boulevard Anatole France

93200 Saint Denis Paris France

Tel 0141621440

Fax 0141621450

ISBN : 9782812121913

362 PAGES grand format

auteur@edilivre.com.

Odyssée

formats disponibles

sur commande éditeur

poésie

120 pages form…

A paraitre prochainement :

Le Vaniteux

Les Odes de l’Amour

Récital poétique au musée du Moudjahed Naama-commémoration 58ème anniversaire 1er Novembre1954-extrait Marguierite tome 1-poème Martyr sur la grande guerre 1871, dit d’ElMokrani-Ahmed Bencherif

2 novembre, 2012
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Les premières salves de l’insurrection retentirent le 23 janvier, sous les fusils des Spahis (tirailleurs) de Ain –Guettar, qui refusèrent de s’embarquer pour la France, en excipant que cela constituait une violation du contrat qui les excluait de servir hors colonie. Ils attaquèrent au soir Souk Harras et entraînèrent derrière eux les habitants. Au 14 février, la tribu des Oulad Aidoun fit le siège d’El Milia. Mais, la révolution qui boitait prit finalement de l’envergure en mars, sous l’impulsion de deux hommes : Cheikh El Hadad, le maître de la zaouïa Rahmaniya, un vieil homme de quatre vingt ans, rendit la fetwa du djihad et El Mokrani, un aristocrate richissime et redoutable guerrier, l’un des plus grands seigneurs d’Afrique du Nord rendit son tablier de bachagha en date du 15 mars et prit la direction de l’insurrection.  Le deuxième héros était prestigieux et son influence dépassait le cadre de l’Algérie et il fut même reçu à Fontainebleau par l’Empereur, d’autre part, il était populaire en raison de sa caution personnelle aux crédits bancaires accordés aux fellahs lors de la famine de 1867, de l’ordre de quatre cents mille francs. Il avait une grande fortune et son revenu dépassait deux cents mille francs. Sa grandeur forçait encore l’admiration de ses ennemis et l’on appréhende dans le caractère irréductible sa lettre de démission : « Je ne puis accepter d’être l’agent du gouvernement civil, je n’obéirai qu’à un sabre, dut-il me frapper » C’est ce qui advint et il mourut le cinq mai, d’une balle au front en pleine bataille, au moment où il célébrait sa prière, ce qui porta un sévère coup à la révolution, qui continuait néanmoins à enregistrer des exploits.

L’armée désira avant tout de se positionner sur le nouvel échiquier politique et oublia son contrat moral, comme elle accorda peu d’intérêt aux énormes sacrifices, consentis par les auxiliaires algériens dont quatorze mille soldats moururent à Sedan. Elle déploya une force impressionnante de cent cinquante mille hommes dont le quart était constitué par des milices européennes. La confrontation violente dura presque deux années et s’étendit dans l’ensemble du pays. Les braves insurgés, qui avaient une confiance aveugle de la victoire, étaient moins équipés pour les tactiques qu’ils adoptèrent. Ils tenaient des batailles rangées et assiégeaient des villes, sans disposer d’artillerie lourde. Ils avançaient avec fougue et luttaient opiniâtrement, proclamèrent l’indépendance des régions qu’ils contrôlèrent. Les troupes françaises, souvent en déroute, étaient battues sur tous les fronts. La tribu des Beni Menaceur et les recrues de Haidar ratissaient toute la région de Meliana dont ils devinrent les maîtres et firent deux fois le siège de Cherchell. L’ennemi, qui s’attendait à une lutte de guérilla, se trouva soudain engagé dans une guerre classique désastreuse pour ses forces. Plusieurs fois, il fut forcé de battre en retraite, pour contre attaquer dans de meilleures conditions. Il changea de tactique et se déploya, comme aux premières années de la conquête, par colonnes de six à dix mille hommes, ce qui lui permettait de circonscrire les foyers chauds et de les attaquer en grand nombre et de l’artillerie nourrie. A ce moment, les insurgés commencèrent à perdre de l’avantage et à subir des revers.

Le bilan fut tragiquement lourd : deux cents mille morts algériens dont un grand nombre parmi les populations civiles, du coté français deux mille soit, soit cent fois moins en quarante ans de guerre. Les mesures de représailles qui s’ensuivirent tenaient à une haine féroce et un sentiment de vengeance hallucinant. Le successeur de Mac Mahon, l’amiral de Gueydon, poussa son zèle à l’extrême et courba l’échine au parti colonial : 318 tribus qui comptaient huit cent mlle âmes furent frappées d’une amende de trente cinq millions de francs, payables en deux ans et le gouvernement général leur confisqua deux millions cinq cents milles has, une superficie égale à cinq départements français. Le désarmement s’accompagne aussi de répression : 81867 fusils furent rendus, frappés chacun d’une amende de deux cents francs. Prises entre les tenailles des amendes, les tribus qui devaient payer à brève échéance recoururent à la vente de leurs bestiaux dont les pris chutèrent affreusement à un franc le mouton et à dix, le bœuf. Les colons et leurs commis en profitèrent et en exportèrent un million deux cents mille têtes en deux ans. Le parti colonial avait triomphé et les immigrants allaient affluer, désormais les terres étaient disponibles, vœu cher à Bugeaud qui y voyait le moyen de réduire la combativité du peuple en disant :

« L’existence de cette nation vigoureuse, si bien préparée pour la guerre, si supérieure à ce point de vue aux masses européennes nous impose l’obligation absolue d’établir devant elle, à côté d’elle, la population la plus vigoureuse possible. »

«  Du temps de l’Emir, chevalier béni

Mes frères volèrent à l’appel du Djihad,

Elégants cavaliers, partis en myriade,

Les burnous en Melf, galonnés à l’envie

Montés sur leurs coursiers, fougueux comme le vent,

Habillés d’harnais brodés d’or et d’argent.

Courageux guerriers, religieux fervents

Illustres, d’aisance parmi les braves gens,

Armés de fusils et de sabres meurtriers

Prompts à charger l’ennemi débusqué,

Par delà les plaines, pourchassé et traqué

Sur des chevaux braves, vifs à l’étrier.

Par les temps du Bureau Arabe mal assis

Mes chères entrailles allaitées de mon sein

Mes fils intrépides, de famine noircis,

Sous armés, partirent pour le même dessein

Le bâton à la main, un fusil pour quatre

Chaussés de sandales, vêtus de haillons

Montés sur leurs pieds gercés et noirâtres

Elevés dans mon sein comme des lions

De folie mirent le siège des villes

D’illusions menèrent des batailles rangées

Révoltés furieux ne virent les périls

Epris de liberté bravèrent les dangers

Les frères et les fils moururent pour Allah,

Pour le bled et l’Islam, rendirent l’âme

Choisirent le havre de paix de l’au-delà,

Foison de délices, ni douleurs ni larmes.

De perte cruelle, la douleur m’éprouve

Mes larmes ont tari, le deuil m’épargne

Assoupie dans mon être, ma fureur couve,

        Insurgée de tout temps contre les fers du bagne

 

entretien réalisé avec Abdellah Hanbali journaliste pour le compte du quotidien l’Opinion Maroc , vendredi 21 septembre 2012; Ahmed Bencherifi

22 septembre, 2012
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Culture

 

Par Abdellah HANBALI

ENTRETIEN AVEC AHMED BENCHERIF

Le poète de l’Oranie

 

A l’occasion de la tenue de son café littéraire, l’Association El Jadida-Mazagan a invité le poète et écrivain algérien Ahmed Bencherif. Nous avons profité de son passage parmi nous pour réaliser l’entretien qui suit.

 

*Depuis quand écrivez-vous ?

- Je me suis consacré à l’écriture, avec la publication comme objectif, depuis 2006. Dans les années quatre vingt, j’ai déjà écrit un essai de roman sur la décolonisation de l’Afrique, mais je n’avais pas encore pris cette résolution.

Au fait, c’est depuis l’âge de quatorze ans, que je me suis mis à écrire des nouvelles pour mon professeur de français sur la guerre de libération nationale.

*Quelle est l’idée qui a inspiré votre roman « Marguerite » ?

- Le devoir d’instruire le lecteur, sur le drame colonial, de façon romancée. Un procédé, à mon sens, plus abordable et plus significatif que les manuels d’histoire que je trouve froids, du fait de leur rigueur scientifique.

*Pouvez-vous nous situer la révolte de « Marguerite » dans son contexte historique ?

- La politique coloniale vers la fin du 19ème siècle se caractérisait autour de deux axes fondamentaux : l’assimilation des Algériens comme Français ou leur association dans un contrat. Dans les deux cas, on trouve une inégalité des droits civiques et politiques.

Les colons étaient conscients de leur minorité tout en sachant qu’une égalité des chances leur ferait perdre le pouvoir.

Quant aux algériens, les indigènes, comme ils étaient appelés de droit, ils résistaient pacifiquement contre cette discrimination, sachant que si elle venait à triompher, elle leur ferait perdre l’essence de leur personnalité et de ses fondements.

*Pouvez- vous donner au lecteur un aperçu sur votre ouvrage historique « Marguerite », Tome I et II.

C’est l’histoire d’un peuple vivant sous le joug colonial. Un asservissement sinistre, aberrant, horrible, occultant et discriminatoire. Pour le cas du peuple algérien, l’œuvre démontre comment il est resté lui-même, fidèle à toutes ses valeurs psychologiques, culturelles, linguistiques et religieuses. Et malgré l’interdiction qui frappait tout apprentissage de la langue arabe, par le pouvoir colonial, les algériens ont continué à l’enseigner dans les écoles coraniques et les zaouïas.

Ils ont réussi à rester musulmans, en dépit des tentatives de christianisation, un peuple fidèle à lui-même ; c’est-à-dire avec ses qualités et ses défauts : laborieux, belliqueux, tolérant, généreux, hospitalier et peuple de défi.

On peut dire que la guerre de conquête avait duré 40 ans (1830 – 1871), avec une résistance exceptionnelle du peuple algérien.

*Quelles sont les sources de documentation sur lesquelles vous vous êtes basé pour écrire votre roman ?

Les sources documentaires sont puisées dans l’œuvre monumentale de Charles Robert Ageron, historien émérite dont l’objectivité est exemplaire. Une œuvre en grand format de 1400 pages, se consacrant aux musulmans de France (1870 à 1930) et qu’il m’a fallu minutieusement étudier et analyser. Ensuite, il y a eu d’autres historiens qui sont, pour la plupart, français mais progressistes libéraux et engagés pour la liberté des peuples. Comme il y a eu d’autres sources anthropologiques, archéologiques et aussi la poésie populaire qui a constitué pour moi une véritable chronique du peuple.

*Citez-nous les principaux personnages de votre roman.

Il y a d’abord Hamza, le héros, fils d’un moqaddem de zaouia. Adolescent, il s’insurge contre l’injustice, puis se fixe comme objectif de faire la révolution à l’âge adulte. C’est un personnage dont l’esprit est plus ou moins indépendant, qui a été initié au dialogue par son père, un docte en sciences religieuses et commerçant gentilhomme. Ce dernier inculqua à son fils les valeurs du bien, de la tolérance, de la clémence…

Puis Gaston, le colon, méchant homme qui incarne toute la volonté de l’Etat français à faire, coûte que coûte, de l’Algérie une terre française ;

Ensuite Jilali Boukadir, un rescapé de la famine et de la vallée de la mort. Un personnage qui durcit Hamza dans ses convictions révolutionnaires. Il est jugé et emprisonné pour avoir volé des patates pour ravitailler ses petits enfants restés orphelins de leur mère, morte de famine.

Mais la dialectique se passe entre Hamza et Gaston.

*Pourquoi avoir choisi un héros adolescent

au premier tome ?

Ce sont les influences à l’adolescence qui définissent, plus tard, la personnalité de l’adulte. C’est aussi l’émergence des rêves, le contact avec la vie assumée, l’affirmation de soi et le premier contact avec l’amour, certes platonique…

Cependant, ce choix est très difficile car le raisonnement, les actes ainsi que l’intelligence, doivent concorder avec l’état d’esprit d’un adolescent. C’est un travail de psychologie qui est très complexe.

C’est d’ailleurs là où réside toute la différence entre un adolescent et un adulte. Celui-ci a plus de liberté dans sa façon d’agir, d’aspirer et de rêver. Il peut aussi se permettre de dire ce qu’il veut, sans que son entourage n’y trouve quoi que ce soit à dire.

*Est-ce que vous avez trouvé des difficultés pour éditer

votre roman en France, sachant que l’œuvre de Marguerite établit une dissection du colonialisme français en Algérie ?

Effectivement, pour la publication j’avais rencontré des difficultés auprès des grandes maisons, telles que Flammarion, Grasset…dont les choix éditoriaux sont politiques, défendant l’honneur français de toute publication qui en ternit l’image.

Mais dans le créneau de l’édition, il y a des progressistes qui cherchent à établir la vérité pour réellement construire des ponts entre les peuples et les civilisations.

Néanmoins, les maisons qui n’avaient pas voulu me faire publier avaient loué mon style littéraire reconnaissant la qualité du travail fourni ainsi que son originalité.

*Pourquoi vous n’avez pas édité votre œuvre

en Algérie ?

Par fierté nationale, j’avais estimé que mon travail porterait la voix d’une Algérie silencieuse, sur une conjoncture politique dont tout notre peuple souffrit et qui consistait à innocenter les crimes qu’avait perpétrés l’Etat français colonial en Algérie.

En effet, le parlement français avait fait une Loi, faisant l’apologie du colonialisme. Mais, fort heureusement, elle ne fut pas approuvée par le Sénat suite à la résistance des intellectuels et de la société civile, qui s’étaient mobilisés dans le but de donner une réponse cinglante à ce large courant qui croit encore que l’Algérie peut devenir française.

-Dans le genre romanesque les actants ou les personnages sont soumis aux évènements de l’Histoire, donnez-nous des exemples sur la trame narrative bien qu’elle soit très variée.

Le drame de Djillali Boukadir analyse toute l’aberration du colonialisme, son horreur, son caractère implacable.

*Le roman est divisé en deux tomes, cependant le lecteur découvre une diversité culturelle et anthropologique de la société algérienne, de même que la vie des colons et des juifs dans l’Algérie coloniale.

Pouvez-vous nous l’expliquer ?

C’est une œuvre monumentale qui touche beaucoup d’aspects anthropologiques du peuple algérien. Des indications sont données sur le passé même très ancien du pays, particulièrement, sur la civilisation phénicienne et carthaginoise, à travers des documents et ouvrages rares et écrits par des hommes de science français, mais apolitiques.

De la sorte, on a pu retracer toute la construction portuaire de ces navigateurs et de ces commerçants infatigables.

L’autre aspect, c’est la cohabitation soit forcée, soit volontaire des diverses communautés en présence : indigènes, colons et juifs. Les écrivains algériens qui m’avaient précédé n’avaient pas, ou peu, écrit sur les forces des communautés étrangères.

Dans mon œuvre j’en développe leur vie au quotidien ; leurs espérances ; leurs rêves ; leurs amours ; leurs haines ; leurs noces ; leurs fêtes ; leur culte…Parfois, le lecteur français se demande si je vis en France ou je suis moi-même Français, en se voyant plongé dans son propre milieu.

Il faut dire que le roman algérien en langue française était, avant et après l’indépendance, essentiellement axé sur la misère du peuple et en puisait des clichés empruntés à Victor Hugo dans son roman « les misérables ».

Or ce n’était pas vrai, le peuple avait des sources de revenus en travaillant durement dans le commerce ou dans l’agriculture. Même ceux qui avaient été dépossédés de leurs propriétés agricoles fertiles et implantés malgré eux sur des piedmonts arrivaient à se procurer leur menu pain. De même, les propres valeurs de notre peuple, n’avaient été ni analysées ni rapportées au lecteur.

*Nous savons que le romancier est un poète de longue date et vous avez donc introduit des poèmes dans

votre roman ; nous citons comme exemple « Hiziya ».

Comment avez-vous traduit ce chef-d’œuvre populaire ?

J’ai introduit des poèmes dans le roman, comme une partie prenante du patrimoine culturel. Car les aèdes ont joué un rôle considérable pour éveiller la conscience nationale, dans la mesure où ils vilipendaient des mesures coloniales vexatoires coloniales comme l’impôt, l’exil, ou encore réclamaient ou chantaient la liberté perdue. Pour ce qui est de la grande ode de Hiziya, elle relate une véritable histoire d’amour, qui finit tragiquement par la mort de Hiziya, lors son cortège caravanier nuptial, à travers le Sahara. Une agression de quelques soldats français et des goumiers au service du caïd ; ce dernier voulait la ravir, pour en faire sa femme.

Quant à l’élu de son cœur, Saïd, il perdit la raison et erra 23 ans en fidélité de l’amour que lui portait Hiziya.

C’est dans la période où se tramait l’histoire du roman, que s’était produit ce drame.

Donc l’ode était chantée dans les mariages pour graver ce bonheur envolé par l’injustice du bourreau et de ses collaborateurs.

*Est-ce qu’il y a des auteurs ou des historiens

algériens qui ont parlé de Marguerite ?

L’œuvre est originale. Notons cependant qu’un historien algérien arabophone en a parlé de façon générale dans le cadre des insurrections nationales, sans en donner la genèse.

Au contraire, un romancier algérien francophone a rapporté dans son ouvrage « qui se souvient de Marguerite », les auditions au tribunal des insurgés, travail qui m’avait permis de reconstituer les phases de l’insurrection.

*Un dernier mot ?

Je réitère mes remerciements à l’Association El Jadida-Mazagan pour son invitation et pour l’occasion qui m’a été donnée pour côtoyer le public/lecteurs marocains. El Jadida est une ville magnifique et l’auditoire présent ne l’est pas moins. Merci et bravo.

 

Ahmed Bencherif est né en mille neuf cent quarante six à Ain Sefra (Algérie). Il a grandi dans cette vallée, irriguée par un grand oued aux crues impressionnantes. Il étudia à l’Institution Lavigerie, lycée de renom des Pères Blancs de toute l’Oranie, c’est d’ailleurs là que se révéla son talent littéraire et poétique.

Il se distinguait dans les dissertations, de courts essais et la poésie. Le Père Supérieur, Deville, le baptisa « Ronsard du Ksar ». Les autres Pères Blancs le surnommèrent : le Poète ou le Philosophe.

Ahmed Bencherif fit ensuite des études supérieures de droit administratif, chemin qui ne correspondait nullement à la vocation du « Ronsard du Ksar ».

Il est amené à connaître deux autres personnages illustres, Lyautey et Isabelle Eberhardt. Bien que n’ayant pas vécu longtemps à Ain Sefra, Isabelle Eberhardt y avait conquis le droit de cité. Elle y repose dans le cimetière musulman de Sidi Boudgemma, où elle fut enterrée selon le rite musulman, malgré la chronique qu’elle défraya de son vivant.

Ahmed Bencherif était naturellement amené avec le concours d’amis à faire de la légende une réalité. Il initie une conférence en mille neuf cent quatre vingt sept sur Isabelle Eberhardt, non tenue pour raison d’Etat, mais qui aura servi néanmoins à ouvrir le débat sur l’écrivaine.

Son talent s’imposa et lui valut d’être invité par son éditeur, Publibook, au Salon International du Livre de Paris- édition 2009. Mais sa déception de n’avoir pu y participer en fut grande ; en effet, les services consulaires lui avaient refusé le visa. Invité encore au Salon du Livre de Genève, il déclina cette invitation pour le spectre du visa qui continue à le hanter et pour lequel il mène un combat serein pour permettre aux écrivains francophones algériens de pouvoir se déplacer sans difficultés dans la sphère géographique de la francophonie.

Ses ouvrages publiés :

-Marguerite tome 1, roman historique de 448 pages en juin 2008

– La Grande Ode, élégie de près de 1500 vers en alexandrin en décembre 2008

– Marguerite tome 2 en octobre 2009

– l’Odyssée en avril 2010

Ses activités culturelles :

– Vente dédicace et présentation d’ouvrages au palais de la culture de Naama en avril 2009.

– Conférence à l’Université d’Oran au Colloque International de Traductologie ; thème la poésie populaire algérienne dans la traduction en octobre 2010.

– Conférence sur l’œuvre de Marguerite à Marguerite -Ain-Torki- wilaya de Ain-defla en 26 avril 2001.

– Conférence au Musée du Moujahid de Naâma sur le 14 juillet sanglant 1953 à Paris et répressions de la manifestation pacifique de militants MTLD qui demandaient la libération de Messali Hadj et l’indépendance de l’Algérie;

– Conférence sur le Moujahid et poète défunt à la maison de la culture de la Wilalya de Mila, janvier 2012.

Détracteurs de l’islam; Ahmed Bencherif

14 septembre, 2012
culture | 6 réponses »

Détracteurs de l’islam, ne jouez pas avec les sentiments des musulmans, n’essayez pas d’abaisser leur religion en voulant vous mettre en valeur pour médire de notre prophète, de notre culte. L’islam est le dernier rempart des peuples musulmans que vous ne franchirez jamais et en voulant y porter atteinte vous exposez le monde à leur courroux, vous mettez le feu aux poudres, vous semez la haine en

tre les peuples, vous détruisez l’entente humaine. L’islam est une religion de paix, de dignité pour l’homme.Ce n’est pas l’islam qui a fait les guerres de croisade, mais bien la chrétienté; ce n’est pas l’islam qui a colonisé le quart de la terre mais bien la chrétienté. dans toutes les sociétés et les nations, il existe des extrémistes qui tuent froidement des victimes. Mais dans le monde musulman ceux-là sont taxés de terroristes et en occident ils sont qualifiés de tueurs et on leur trouve des circonstances atténuantes en diagnostiquant chez eux un grain deux trois de folie ou dira encore que c’est du brigandage. pourquoi les musulmans respectent-ils la chrétienté, le judaisme, Les apôtres Jésus, Moise ; ils l’ont toujours fait même au plus fort de leur civilisation, au plus fort de leur puissance; ils croient tout simplement que la religion est affaire de conscience individuelle.Il n’est pas dit non plus que la puissance des peuples ne décline pas ou n’émerge pas; et nous voyons de nos jours des pays réputés forts décliner et des pays faibles émerger. Alors soyons pacifiques tolérants tout simplement humains pour bannir à tout jamais de nos lexiques la haine la vengeance la guerre le mal ; conscients du monde militez dans cette voie Ahmed Bencherif.
Le poète Imrou El Kais et Fatima, Marguerite tome 2; Ahmed Bencherif

10 avril, 2012
culture, Marguerite t/1; t/2 | 7 réponses »

        Imrou El Kais, le grand poète arabe du sixième siècle, draguait sa cousine, Fatima. Un jour, il la vit sortir avec ses copines à dos de chameau. Il prit le sien et les suivit sans se faire remarquer. Elles s’éloignèrent indéfiniment du douar et s’arrêtèrent dans un ruisseau où elles se déshabillèrent et commencèrent à se baigner nues. Elles se divertissaient, jouaient joyeusement dans l’eau sous des gazouillis tendres, nageaient comme des naïades, ou les filles de l’eau, comme on les appelle en arabe. Notre poète ramassa leurs vêtements et resta embusqué dans un fourré. Il faisait chaud et elles ne sortirent de l’eau fraîche qu’au bout de trois heures. A ce moment, Imrou El Kais se montra et elles retournèrent dans l’eau. Il leur dit que si elles voulaient rentrer au quartier, elles n’avaient que venir nues, l’une après l’autre, prendre leurs vêtements. Elles refusèrent et restèrent cachées dans l’eau. Le temps passait et elles s’inquiétaient, tandis que le poète s’amusait et essayait de découvrir de loin les contours de sa cousine. Elles perdirent patience et dirent que leurs parents pourraient arriver et ils le sabreraient et lui trancheraient la tête. Il répondit qu’il était un guerrier craint par tous et qu’elles n’avaient qu’à satisfaire son désir. Elles s’avouèrent finalement vaincues et sortirent, l’une après l’autre, tandis que Fatima y resta, dans l’espoir de voir son cousin renoncer à son caprice. Le poète amoureux ne changea point son attitude et Fatima sortit enfin de l’eau, plus belle qu’une nymphe. Les filles le sermonnèrent et lui reprochèrent de les avoir garder trop longtemps prisonnières dans l’eau et qu’elles avaient terriblement faim. Il leur proposa de les rassasier, en égorgeant et en faisant rôtir son propre chameau, à condition qu’il s’embarque dans la litière de Fatima pour retourner au camp. Cela fut et sur le chemin du retour, il profita pour faire l’amour avec Fatima qu’il embrassait indéfiniment, envoûté de parfums

Les labours, Marguerite tome 2; Ahmed Bencherif

10 avril, 2012
culture, Marguerite t/1; t/2 | Pas de réponses »

Son retour avait coïncidé avec la saison des labours qui commença dans la deuxième moitié du mois d’octobre et il y travaillait depuis deux jours. Les choses ne s’étaient guère améliorées. Les ouvriers souffraient le même dénuement que trahissaient leurs habits indigents de l’ordinaire et leurs peaux desséchées de malnutrition. Leur troupe était cependant moins nombreuse qu’aux moissons. Il y avait moins de bénévoles et point de roulants. Ils étaient une trentaine de paysans à travailler d’arrache pied dans une joyeuse ambiance. Certains luttaient vaillamment contre un sol dur et insuffisamment humide que défonçaient difficilement les socs qui traçaient des sillons dont la profondeur atteignait un pied. Ils poussaient à perdre haleine les charrues que tractaient des bœufs ou des mulets. D’autres nourrissaient la terre : ils portaient en bandoulière un sac de laine, plein qu’ils épandaient jovialement en faisant valser le bras dans un mouvement giratoire formidable. L’enthousiasme des travaux champêtres y régnait toujours, avec la même ardeur, la même joie et les chants religieux éternels.

Malgré les débuts de la saison d’automne, le mois d’octobre est particulièrement chaud et l’on boit énormément, mais l’on n’avait pas besoin de colporteur d’eau. Les dards du soleil sont forts, à tel point qu’ils font mûrir subitement les dattes. Hamza formait équipe avec Karim et Riyahi. Celui-ci gardait une haute opinion de la tribu auprès de laquelle il avait recouvré la mémoire et venait aux différentes saisons, par reconnaissance. Il n’avait plus d’angoisses identitaires, louait le sacrifice de sa tribu enfumée et en était fier et souvent il faisait un petit pèlerinage à la grotte de la mort et honorait la mémoire des siens.  Il vivait normalement et ne regrettait guère les souffrances qu’il avait endurées des années durant.  Il parlait, riait, souriait. Il était redevenu l’humain ordinaire, avec ses propres défauts et qualités. Quant à la bonhomie de Karim, elle ne mourut jamais, comme ses errances à travers les campements, en quête de Ouaada, (fêtes votives) pour échapper aux emprises de sa diète chronique, glaner des nouvelles fraîches, des blagues, des anecdotes. Ainsi, il se conservait et trouvait sa petite place dans la société qui est toujours avide de l’inédit. Il raconta à Hamza que l’éternel amoureux et poète Sayed mourut l’année passée, puis il chanta quelques couplets de l’ode qui avait atteint le sommet de la célébrité et faisait pressentir, aux poètes avertis, la résonance des sept grandes odes arabes.

Le campement n’avait pas non plus la même dimension de grandeur et seulement trois tentes étaient montées ; certains copropriétaires qui vivaient principalement d’élevage avaient regagné le Sahara pour y passer l’hiver et engraisser leurs troupeaux, à l’abri du froid, des gelées et des tempêtes de neige. Celle du moqadem était présente, distinguée par sa générosité. Fatima était venue seule et assumait quasiment seule le service. Il y avait moins de femmes et d’enfants, leurs chahuts étaient moins intenses et cadraient avec la monotonie de la saison. La Douja ne sortait plus à la campagne, fragilisée par la vieillesse ; un pur sang avait remplacé le barbe qui mourut l’année passée ; la nourriture était préparée et servie abondamment de façon rigide par les femmes, comme si celles-ci eussent été dans une popote militaire.

préface Marguerite – Ahmed Bencherif

31 mars, 2012
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Préface

 

Connaître, regarder et découvrir l’autre comme un autre soi-même, n’est ce pas la plus belle aventure que nous puissions vivre ?

        C’est à une nouvelle lecture de l’histoire vécue, mais aussi à une rencontre exaltante avec l’âme humaine universelle que nous convie Monsieur Ahmed Bencherif dans son ouvrage « Marguerite ». L’auteur, expert en l’art d’exprimer avec délicatesse la psychologie des différents acteurs, détaille finement les fondements de la révolte de Marguerite, petite ville coloniale d’Algérie, avec l’œil analytique de l’anthropologue. Cette insurrection, bien que « modeste » sur le terrain, eut un immense impact : pour la première fois, l’opinion française découvrit ce drame qu’était la colonisation de l’Algérie.

       Cette merveille d’érudition culturelle et historique va nous faire voyager au sein de cette riche et belle culture dont les Algériens peuvent être fiers. Monsieur Bencherif l’honore, et de surcroît, en annonçant par ce premier tome la révolte inéluctable de ce peuple opprimé par la colonisation française, rend un vibrant hommage à toutes les femmes et les hommes de bonne volonté qui ont bâti l’histoire de ce pays.

        La dictature coloniale, qui sévit en Algérie depuis 1830, s’accompagne de haine viscérale contre l’Arabe. Cette oppression, mêlant violence physique et morale, ne pourra engendrer que très fortement un sentiment d’injustice et de révolte.

        Le premier tome de l’ouvrage replace les événements dans leur contexte historique en même temps qu’il évoque de façon très explicite un quotidien accessible à notre imaginaire.

        Nous faire partager une multitude de moments magiques où la nature foisonnante de la terre algérienne est un vrai don du ciel, nous emplit déjà de bonheur simplement sensuel.

        Donnant vie à ses personnages, il nous les rend ainsi proches et familiers .Ceux ci deviennent alors nos sœurs, nos frères , nos enfants et nos compagnons de route , et nous aimons , haïssons et luttons avec eux.

        Loin de tout fanatisme, habité par la volonté d’un regard objectif ; Ahmed Bencherif n’en porte pas moins un regard tendre et même parfois humoristique sur ses proches. Ce dernier maîtrise un art habile de mêler évènementiel historique dont les sources scientifiques sont identifiables, et la description d’un quotidien agrémenté d’une trame romancée qui en font une œuvre forte et originale.

        Cette œuvre met en scène de façon magistrale la générosité de cœur, la richesse combative, et la fierté de tout un peuple demeuré debout 130 ans d’occupation étrangère.        Nous lui présageons un grand succès public ; qui ne pourra qu’attendre avec impatience la parution du second tome.

 

 

                 Christiane Bavois-Fihey, une Algérienne de cœur.         

Entretien réalisée par www.Almothaqaf; sous la plume de Arwa Bencherif; Ahmed Bencherif

18 mars, 2012
presse | Pas de réponses »

 

Au début la revue www.almothaqaf( voir Google) est très heureuse de recevoir le poète et écrivain algérien Ahmed Bencherif  en espérant que cet entretien soit fructueux sur le plan littéraire et culturel.

 

L’auteur :Tout le plaisir a été pour moi je vous en remercie ; je souhaite que cet entretien puisse contribuer aux efforts de  votre site littéraire pour diffuser la culture arabe et instaurer des ponts avec les cultures et civilsations des autres nations. De même,  je vous remercie personnellement madame Arwa Bencherif, ma fille poétesse, vous souhaite du plein succès ; toute la route est tracée devant vous ; mon appui a été là et sera là toujours inconditionnel ; je vous embrasse ma fille ; je remercie aussi Le poète Jalal et le poète Ghrabaoui, tous deux, membres actifs de ce site.

 

 

            

1- Depuis quand écrivez-vous ?

 

- Je me suis consacré à l’écriture depuis 2006 dans la détermination avec objectif de publication. Plus loin dans le temps dans les années quatre vingt, un essai de roman sur la décolonisation de l’Afrique n’eut pas cette chance, ni cette résolution. A quatorze ans, j’écrivais des nouvelles pour mon professeur de français sur la guerre de libération nationale.  .

 

2- Quelle est  l’idée qui a  inspiré l’œuvre de Marguerite ?

 

-  Le devoir de mémoire pour instruire le lecteur sur le drame colonial de façon romancée qui est plus abordable et plus significative que les manuels d’histoire qui sont froids, du fait de leur rigueur scientifique.

 

3- Pouvez-vous nous situer la révolte de Marguerite  dans son contexte historique ?

 

- La politique coloniale vers la fin du 19ème siècle se caractérisait autour de deux axes fondamentaux qui sont l’assimilation des Algériens comme Français ou leur association dans un contrat. Dans les deux cas, avec inégalité des droits civiques et politiques. Les colons ne voulaient pas de ce projet car en tant que minorité ils perdraient le pouvoir. Les Algériens, pu indigènes, comme ils étaient appelés de droit, ils résistaient pacifiquement ; car ils perdraient leur personnalité algérienne avec tous ses fondements.

 

4- Pouvez- vous donner au lecteur une présentation  sur Marguerite Tome I et II.

 

C’est l’histoire d’un peuple sous le joug colonial le sinistre, aberrant, horrible, occultant, discriminatoire. Pour le cas du peuple algérien, l’œuvre développe comment il est resté lui-même dans toutes ses valeurs psychologiques, culturelles, linguistiques, religieuses ; Malgré l’interdiction de l’apprentissage de la langue arabe par le pouvoir colonial, il avait continué à l’enseigner dans les écoles coraniques, les zaouïas. Il est resté musulman, malgré les tentatives de christianisation. Il est resté lui-même : laborieux, belliqueux, tolérant, généreux, hospitalier, relevant le défi. Nous dirons que la guerre de conquête avait duré 40 ans, depuis 1830 jusqu’à 1871, résistance exceptionnelle que rares les peuples de la terre peuvent assumer.

 

5- Quelles sont les  sources  documentaires sur lesquelles vous avez établi  votre  roman ?

 

Les sources documentaires sont puisées dans l’œuvre monumentale de Charles Robert Ageron, historien émérite dont l’objectivité est exemplaire de 1400 pages en grand format qu’il m’a fallu étudier, analyser ; les musulmans de France  de 1870 à 1930 ; en plus d’autres historiens pour la plus part français ; mais ils sont progressistes libéraux ils sont pour la liberté des peuples ;   aussi d’autres sources anthropologiques, archéologiques et surtout la poésie populaire qui constituait la véritable chronique du peuple.

 

6- Citez- nous les principaux personnages de Marguerite.

 

1. Le héros c’est Hamza, fols d’un moqadem de zaouia ; adolscent, il s’insurge en lui-même contre l’injustice ; puis il se fixe objectif de faire une révolution à l’age adulte ; d’esprit plus ou moins indépendant, initié au dialogue par son père qui était docte en sciences religieuses, commerçant gentilhomme, il inculque à son fils les valeurs hérités du bien, de la tolérance, de la clémence…

2. Gaston, le colon, le méchant homme qui incarne toute la volonté de l’état français de faire de l’Algérie une terre française ;

3 .Djilali Boukadir, un rescapé de la famine, de la vallée de la mort, qui durcit Hamza adolescent dans ses convictions révolutionnaires ; il est jugé emprisonné pour avoir volé des patates pour se nourrir et ravitailler ses petits enfants restés orphelins de leur mère morte de famine.

Mais la dialectique se passe entre Hamza et Gaston.

 

- Pourquoi avoir choisi le héros un adolescent au premier tome ?

 

C’est à l’age adolescent que se définit l’adulte plus tard. C’est aussi l’émergence des rêves, le contact avec la vie assumée, l’affirmation de soi, le premier contact avec l’amour certes platonique. Cependant ce choix est très difficile, car le raisonnement, les actes, l’intelligence doivent concorder avec un adolescent ; c’est un travail complexe de psychologie. C’est là la différence entre un adolescent et un adulte, celui-ci peut dire ce qu’il veut et ne soulève aucune critique quant à la critique de son discours, de ses actes, de ses reves, ambitions.

 

8-Est-ce que vous avez trouvé des difficultés pour éditer votre roman  en France, sachant que l’œuvre de Marguerite établit une dissection  du colonialisme français en Algérie ?

 

Effectivement, j’avais rencontré des difficultés pour me faire publier par les grandes maisons, telles que Flammarion, Grasset…dont les choix éditoriaux sont politiques, défendant l’honneur français de toute publication qui en ternit l’image. Mais dans le créneau de l’édition, il y a des progressistes qui cherchent à établir la vérité pour réellement construire des ponts entre les peuples et civilisations. Cependant les maisons qui n’avaient pas voulu me faire publier avaient loué mon style littéraire et la qualité du travail fourni, ainsi que son originalité.

 

9- Pourquoi vous n’avez pas édité votre œuvre en Algérie ?

Par fierté nationale, j’avais estimé que mon travail porterait la voix de l’Algérie silencieuse sur une conjoncture politique dont tout notre peuple en souffrit, qui consistait à innocenter les crimes qu’avait perpétrés l’état français colonial en Algérie.

En effet, le parlement français avait fait une loi, faisant l’apologie du colonialisme, fort heureusement, non approuvée par le sénat par suite de résistance des intellectuels, de la société civile, m’avait mobilisé pour donner une réponse cinglante à ce large courant qui croit encore que l’Algérie peut devenir française ; c’est une réponse basée sur des actes barbares du colonialisme pour en montrer tout le mal qu’il avait perpétré.

 

10- Dans le genre romanesque les actants ou les personnages sont soumis aux évènements de l’histoire, donnez-nous des exemples sur la trame narrative bien qu’elle soit très variée.

Le drame de Djillali Boukadir analyse toute l’aberration du colonialisme, son horreur, son caractère implacable.

Un extrait de ce portrait …

 

11- Sachons que le roman est  divisé en deux tomes cependant le lecteur découvre une diversité culturelle, anthropologique de la société algérienne et aussi,  ce qui est nouveau, la vie des colons et  des juifs dans l’Algérie coloniale. Pouvez-vous nous expliquer ?

 

C’st une œuvre monumentale qui touche beaucoup d’aspects anthropologiques du peuple algérien. Des indications sont données sur le passé vieux du pays, particulièrement sur la civilisation phénicienne et carthaginoise, grâce à des documents ou ouvrages introuvables, écrits par des hommes de science français apolitiques. Ainsi, on a pu retracer toute la construction portuaire de ces navigateurs et commerçants infatigables.

L’autre aspect, bien sur, c’est la cohabitation forcée ou volontaire des diverses communautés en présence : indigènes, colons, juifs. Les écrivains algériens, qui m’avaient précédé, n’avaient pas, ou peu écrit sur les forces les communautés étrangères. Ainsi, mon œuvre en développe la vie de leur quotidien, leurs espérances, leurs rêves, leurs amours, leurs haines, leurs noces, leurs fêtes, leur culte. Parfois le lecteur français se demande si je vis en France ou je suis moi-même Français, en se voyant plongé dans son propre milieu.

Le roman algérien francophone était avant ou après l’indépendance presque axé sur la misère du peuple, en puisant de forts clichés empruntés à Victor Hugo dans son roman « les misérables ». Or ce n’était pas vrai, le peuple avait des sources de revenu en travaillant durement dans le commerce ou dans l’agriculture. Même ceux qui avaient été dépossédés de leurs propriétés agricoles fertiles et implantés malgré eux sur des pieds monts se procuraient leur menu pain. De même, que les valeurs propres de notre peuple n’avaient pas été analysées ni rapportées au lecteur.

 

12-Dans un espace conflictuel vous avez réussi à  démonter le drame  d’un point de vue  différent  de celui évoqué dans l’Histoire de cet évènement ,le lecteur voudrait savoir comment ?

 

13- Vous êtes  un romancier érudit  dont la recherche fournit aux différents domaines de la connaissance de l’identité   nationale et du patrimoine immatériel ,pouvez-nous éclaircir sur quelques domaines .

 

14-Quellles sont les impressions de certains de vos lecteurs français sur le roman ?

Sur mes deux sites, les commentaires sont élogieux aussi bien sur le style que sur la maîtrise de la langue. Les visiteurs sont émerveillés par la beauté la richesse du vocabulaire, l’objectivité qui se fait loi pour analyser tel personnage clé du roman en bien ou en mal, c’est-à-dire humain ou inhumain.

Comme c’est un roman historique qui décortique la praxis coloniale dans notre pays, il est évident qu’il suscite aussi bien des probations que des désaveux, voire du déni, selon que l’on se place du coté des bons ou des mauvais, c’est-à-dire anti colonialiste ou pro colonialiste. Des lecteurs émettent leurs opinions et a alors s’ouvre un débat vite abandonné par ces mêmes antagonistes adeptes toujours de l’Algérie française.

 

15- Nous savons que le romancier est un poète  de longue date et vous avez donc introduit des poèmes dans votre roman ; nous citons comme exemple : « Hiziya ». Comment avez-vous traduit ce chef-d’œuvre populaire ?

J’ai introduit des poèmes dans le roman, comme faisant partie du patrimoine culturel. Car les aèdes ont joué un rôle considérable pour éveiller la conscience nationale, dans la mesure où ils vilipendaient des mesures vexatoires coloniales dont l’impôt, l’exil,  ou encore réclamaient ou chantaient la liberté perdue. Pour ce qui est de lu grande ode de Hiziya, elle relate une histoire d’amour vraie qui finit tragiquement par la mort de Hiziya pendant son cortège nuptial caravanier à travers le Sahara, dans une agression des goumiers du caïd qui voulait la ravir pour en faire sa femme, soutenus par des soldats français. Quant à son élu, Said, il perdit la raison et erra 23 ans en fidélité de l’amour que lui portait Hiziya. C’est dans la période où se trame l’histoire du roman que s’était produit ce drame. Donc l’ode était chantée dans les mariages pour graver ce bonheur envolé par l’injustice du bourreau et de ses collaborateurs.

 

 

16- Est-ce qu’il y a des auteurs  ou des historiens algériens qui ont  parlé de Marguerite ?

 

L’œuvre est originale. Notons cependant qu’un historien algérien arabophone en a parlé de façon générale dans le cadre des insurrections nationales, sans en donner la genèse. Au contraire un romancier algérien francophone a rapporté dans son ouvrage « qui se souvient de Marguerite » les auditions au tribunal des insurgés, travail qui m’avait permis de reconstituer les phases de l’insurrection.

 

Biographie

Ahmed Bencherif est né en mille neuf quarante six à Ain Sefra, ville fondée au 16ème siècle par le saint vénéré Sidi Boutkhil, ancienne capitale des Ksour du Sud Ouest algérien, ancienne capitale des Territoires militaires du Sud, musée à ciel ouvert de gravures rupestres de 8000 ans avant Jésus Christ,  terre de dinosaures dont un ossement remontant à 65 millions d’années a été retrouvé. C’est là que grandit Ahmed Bencherif, dans cette vallée, irriguée par un grand oued dont les crues sont impressionnantes, dominée par deux montagnes, l’une bleue, le Mekhter, l’autre, marron, Aissa, longée dans sa partie Sud par une longue dune dorée au sable fin, où jadis jaillissait une source dont les flots montaient très haut et qu’on apercevait des hauteurs de Bendouma, jaunes comme l’or, d’où elle prit le nom de Source jaune –Ain Sefra-

Il étudia à l’Institution Lavigerie, lycée de renom des Pères Blancs de toute l’Oranie. C’est là que se révéla son talent littéraire et poétique. Il se distinguait dans les dissertations,  de courts essais et de poésie. Le Père Supérieur, Deville, le baptisa « Ronsard du Ksar » Les autres Pères Blancs le dénommèrent : le Poète, le Philosophe. Il fit ensuite des études supérieures de droit administratif, chemin qui ne correspondait nullement à la vocation du Ronsard.

Instituteur, puis administrateur. Essais littéraires non publiés cependant : recueil de poésie sur la nature et les passions de jeunesse, ainsi qu’un modeste roman sur la décolonisation de l’Afrique. Des circonstances particulières l’empêchèrent de continuer sur cette voie.

Il fait ensuite en 1883, époque générale de récupération de l’histoire nationale, une page sur la vie et le parcours combattant de Bouamama, le héros irréductible de la résistance du Sud Ouest pendant vingt cinq années, fin dix neuvième siècle, travaux enrichis par une riche bibliographie présentée par le regretté Père, François Cominardi.

Il est donc amené à connaître deux autres personnages illustres, Lyautey et Isabelle Eberhardt. N’ayant pas vécu longtemps à Ain Sefra, Isabelle Eberhardt y avait conquis droit de cité et y repose dans le cimetière musulman de Sidi Boudgemma, où elle fut enterrée selon le rite musulman, malgré la chronique qu’elle défrayait de son vivant. En effet, le grand père de Ahmed Bencherif, qui était un maître de la confrérie Taybia, avait officié la prière des morts pour la défunte et depuis femmes et hommes se recueillent sur sa tombe et lisent du coran. Ahmed Bencherif était naturellement amené avec le concours d’amis à faire de la légende  une réalité. Il initie une conférence en mille neuf cent quatre vingt sept sur Isabelle Eberhardt non, tenue pour raison d’Etat, qui aura servi, néanmoins à ouvrir le débat sur l’écrivaine, à organiser une série de conférences à partir deux mille un et enfin à commémorer le vingt et un octobre deux mille quatre le centenaire de la disparition tragique de notre fille. Comme, il organisa une  conférence sur le poète mystique Mohamed Benyakoub et le résistant populaire Mohamed Ould Ali fin dix neuvième siècle.

Appel est donc lancé à tous les biographes de respecter la mémoire de notre fille Isabelle sur sa vie privée et de faire des analyses objectives sur sa vie publique et non se contenter de déductions personnelles qui n’ont rien de scientifique dans leur essence même.

Ses ouvrages publiés :

-Marguerite tome 1, roman historique de 448 pages.  juin 2008

– La grande ode, élégie de près de 1500 vers en alexandrin. décembre2008

– Marguerite tome 2   octobre 2009

– l’Odyssée    avrile 2010

Ses activités culturelles :

– vente dédicace et présentation d’ouvrages au palais de la culture de Naama, avril 2009.

– conférence à l’université d’Oran au colloque international de traductologie; thème la poésie populaire algérienne dans la traduction .octobre 2010.

– conférence sur l’oeuvre de Marguerite à Marguerite -Ain-Torki- wilaya de Ain-defla; 26 avril 2001.

– Conférence au musée du moujahid de Naama sur le 14 juillet sanglant 1953 à Paris et réepressions de la manifestation pacifique de militants MTLD qui demandaient la libération de Messali Hadj et l’inédépendance de l’Algérie;

– Conférence sur le Moujahid et poète défunt à la maison de la culture de la wialya de Mila ;13 janvier 2012.

Son talent s’imposa et lui valut d’être invité par son éditeur, Publibook,  au salon international du livre de Paris- session 2009- Sa déception en fut grande, les services consulaires lui avaient refusé le visa.  Invité encore au salon du livre de Genève, il déclina cette invitation pour le spectre du visa qui continue à le hanter, pour lequel il mène un combat serein pour permettre aux écrivains francophones algériens de pouvoir se déplacer sans difficultés dans la sphère géographique de la francophonie, en impliquant notamment l’organisation internationale de la francophonie.

Enfin, il publiera prochainement son nouveau roman de fiction : Hé! Hé! c’est moi qui l’ai tué; donc il est en prospection pour un éditeur en Algérie, e France ou au Canada. De même que son troisième recueil de poésie est en achèvement ; il a pour titre ; les odes de l’amour

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Non à l’indifférence des grands malades, Ahmed Bencherif

3 mars, 2012
culture | 2 réponses »

Etre humain, c’est sentir la souffrance des autres que la santé a trahis. N’est-ce pas là un noble sentiment qui donne un sens à notre vie. Se peut-il qu’il est des hommes qui vivent pour faire l’amour, amasser de l’argent, courir leurs ambitions, faire des rêves les plus fous, utopiques pour atteindre je ne sais quel rang social ? Comment peut-oublier que sans les humains nous ne pouvons gravir les échelons de toute hiérarchie. Alors comment oublier notre humanisme à l’égard de ceux qui l’attendent de nous. Il est inhumain que dans des services sanitaires ou sociaux fassent attendre indéfiniment, languir à la démesure les grands malades qui viennent ne solliciter d’eux finalement leurs droits que l’état, un quelconque état, leur ait consentis. Ils viennent aussi solliciter d’eux un soutien moral. Car il est de grands malades qui se trouvent seuls et bien seuls face à la mort. Ils souffrent terriblement le mal qui les ronge, les détruit inexorablement. Mais qu’a-t-on appris à l’école, à la mosquée, à l’église, à la synagogue, dans la rue avec nos camarades.

Non réagissons! posons des questions sur notre passage dans la vie, écoutons notre coeur, notre conscience pour aller vers ces grands malades, les soutenir dans leur solitude, leur enfermement dont les murs ne sont en fait faits que de verre et que nous pouvons briser facilement pour aider ces grands malades à vivre les jours qui leur restent en prenant avec eux une belle image de bonté, d’altruisme, de générosité, de grandeur des humains. Cela est nettement meilleur qu’ils ne partent et emportent de nous une image infernale, de méchanceté, d’indifférence, de mépris.

Non je me révolte contre de vils agissements ou tout simplement l’absence d’agissements de certains individus qui ont choisi de veiller à la santé des autres, à la couverture sociale des autres. Pourquoi sont-ils devenus froids, insensibles à la détresse des autres. Alors vous, objet de mon courroux, changez pendant qu’il est encore temps; redevenez des humains, vous l’êtes certainement pour vos proches , mais sentez-le aussi pour les autres, ceux que vous ne connaissez pas, ceux à qui rien ne vous lie, ni parenté, ni clientélisme.

Je déplore qu’une amie grande malade se plaigne de ce comportement négatif, dans un pays qui avait introduit le premier la couverture sociale, ce grand pays qu’est la France qui a aussi enfanté les droits de l’homme. Non messieurs, vous trahissez la mémoire de vos grands philosophes, penseurs, illuminés qui avaient tant apporté à la société pour la rendre humaine, socialisé.

Mon amie grande malade, je partage ta souffrance, ta douleur mais je ne peux te dire que tu es pitoyable. j e te dis courage, ne baisse pas les bras, aime ceux qui te négligent et dis-toi qu’ils ne savent pas ce que c’est souffrir. C’est par ta bonté qu’ils pourront changer leur comportement. Je pense à ta toi, à ton mal et mon coeur se déchire. je t’aime mon amie sois forte et c’est pour toi que j’exprime mon indignation.

biographie ahmed bencherif écrivain poète

20 février, 2012
presse | 6 réponses »

Ahmed Bencherif est né en mille neuf quarante six à Ain Sefra, ville fondée au 16ème siècle par le saint vénéré Sidi Boutkhil, ancienne capitale des Ksour du Sud Ouest algérien, ancienne capitale des Territoires militaires du Sud, musée à ciel ouvert de gravures rupestres de 8000 ans avant Jésus Christ,  terre de dinosaures dont un ossement remontant à 65 millions d’années a été retrouvé. C’est là que grandit Ahmed Bencherif, dans cette vallée, irriguée par un grand oued dont les crues sont impressionnantes, dominée par deux montagnes, l’une bleue, le Mekhter, l’autre, marron, Aissa, longée dans sa partie Sud par une longue dune dorée au sable fin, où jadis jaillissait une source dont les flots montaient très haut et qu’on apercevait des hauteurs de Bendouma, jaunes comme l’or, d’où elle prit le nom de Source jaune –Ain Sefra- 

           Il étudia à l’Institution Lavigerie, lycée de renom des Pères Blancs de toute l’Oranie. C’est là que se révéla son talent littéraire et poétique. Il se distinguait dans les dissertations,  de courts essais et de poésie. Le Père Supérieur, Deville, le baptisa « Ronsard du Ksar » Les autres Pères Blancs le dénommèrent : le Poète, le Philosophe. Il fit ensuite des études supérieures de droit administratif, chemin qui ne correspondait nullement à la vocation du Ronsard.   

           Instituteur, puis administrateur. Essais littéraires non publiés cependant : recueil de poésie sur la nature et les passions de jeunesse, ainsi qu’un modeste roman sur la décolonisation de l’Afrique. Des circonstances particulières l’empêchèrent de continuer sur cette voie. 

          Il fait ensuite en 1883, époque générale de récupération de l’histoire nationale, une page sur la vie et le parcours combattant de Bouamama, le héros irréductible de la résistance du Sud Ouest pendant vingt cinq années, fin dix neuvième siècle, travaux enrichis par une riche bibliographie présentée par le regretté Père, François Cominardi. 

          Il est donc amené à connaître deux autres personnages illustres, Lyautey et Isabelle Eberhardt. N’ayant pas vécu longtemps à Ain Sefra, Isabelle Eberhardt y avait conquis droit de cité et y repose dans le cimetière musulman de Sidi Boudgemma, où elle fut enterrée selon le rite musulman, malgré la chronique qu’elle défrayait de son vivant. En effet, le grand père de Ahmed Bencherif, qui était un maître de la confrérie Taybia, avait officié la prière des morts pour la défunte et depuis femmes et hommes se recueillent sur sa tombe et lisent du coran. Ahmed Bencherif était naturellement amené avec le concours d’amis à faire de la légende  une réalité. Il initie une conférence en mille neuf cent quatre vingt sept sur Isabelle Eberhardt non, tenue pour raison d’Etat, qui aura servi, néanmoins à ouvrir le débat sur l’écrivaine, à organiser une série de conférences à partir deux mille un et enfin à commémorer le vingt et un octobre deux mille quatre le centenaire de la disparition tragique de notre fille. Comme, il organisa une  conférence sur le poète mystique Mohamed Benyakoub et le résistant populaire Mohamed Ould Ali fin dix neuvième siècle. 

         Appel est donc lancé à tous les biographes de respecter la mémoire de notre fille Isabelle sur sa vie privée et de faire des analyses objectives sur sa vie publique et non se contenter de déductions personnelles qui n’ont rien de scientifique dans leur essence même. 

          Ses ouvrages publiés :

              -Marguerite tome 1, roman historique de 448 pages.  juin 2008

             – La grande ode, élégie de près de 1500 vers en alexandrin. décembre2008

             – Marguerite tome 2   octobre 2009

             – l’Odyssée    avrile 2010

           Ses activités culturelles :

               – vente dédicace et présentation d’ouvrages au palais de la culture de Naama, avril 2009.

               – conférence à l’université d’Oran au colloque international de traductologie; thème la poésie populaire algérienne dans la traduction .octobre 2010.

               – conférence sur l’oeuvre de Marguerite à Marguerite -Ain-Torki- wilaya de Ain-defla; 26 avril 2001.

               – Conférence au musée du moujahid de Naama sur le 14 juillet sanglant 1953 à Paris et réepressions de la manifestation pacifique de militants MTLD qui demandaient la libération de Messali Hadj et l’inédépendance de l’Algérie;  

              – Conférence sur le Moujahid et poète défunt à la maison de la culture de la wialya de Mila ;13 janvier 2012.

  Son talent s’imposa et lui valut d’être invité par son éditeur, Publibook,  au salon international du livre de Paris- session 2009- Sa déception en fut grande, les services consulaires lui avaient refusé le visa.  Invité encore au salon du livre de Genève, il déclina cette invitation pour le spectre du visa qui continue à le hanter, pour lequel il mène un combat serein pour permettre aux écrivains francophones algériens de pouvoir se déplacer sans difficultés dans la sphère géographique de la francophonie, en impliquant notamment l’organisation internationale de la francophonie.   

        Enfin, il publiera prochainement son nouveau roman de fiction : Hé! Hé! c’est moi qui l’ai tué; donc je suis en prospection pour un éditeur en Algérie, e France ou au Canada. De même que son troisième recueil de poésie est en achèvement ; il a pour titre ; les odes de l’amour

 

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