ahmed bencherif écrivain et poète

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Archive pour la catégorie 'évènements nationaux internationaux'


le débarquement à sidi Freidj; Ahmed Bencherif

8 janvier, 2022
la conquete de l'indépendance de l'Algérie | Pas de réponses »

Le débarquement

Le maréchal de Bourmont fut chargé du commandement du corps expéditionnaire, s’appuyant du plan d’attaque conçu par le capitaine Boutin en 1808. Aussitôt, la flotte s’était mise en mer, en navigation continue pendant plusieurs jours. Le débarquement eut lieu au port de sidi Freidj le 14 juin 1830. Le motif avancé de l’agression consistait à venger l’affront subi par le consul Duval frappé par le dey avec son éventail. À deux heures du matin, les troupes de la première division, à bord de leurs navires, attendaient sur le pont les chaloupes pour les mener en terre ferme. Chaque homme était muni de ses armes et munitions et il emportait en outre cinq jours de vivres. L’artillerie est chargée sur des chalands, puis poussée sur le rivage par des soldats. À cinq heures, le général Berthezene dirigea ses deux brigades vers la gorge de la presqu’ile. Des Arabes embusqués tirèrent des coups de feu puis ils disparurent. Les canons des Turcs, positionnés sur un mamelon, bombardaient ces troupes en marche. Une corvette et deux bricks avaient riposté et pilonné l’artillerie algérienne. La colonne en marche fut surprise par l’attaque de cinq-cents cavaliers arabes. Les artilleurs français les pilonnèrent à leur tour, faisant des victimes, non dénombrées. Alors cette cavalerie s’était repliée et disparut. Les brigades escaladèrent le mamelon obligèrent, au moyen de leur canonnade, les Turcs à battre en retraite, dans le désordre, abandonnant douze canons en fonte et deux mortiers en bronze, encore opérationnel et vite récupéré par la brigade.

Les combats  

Le 15 du même mois, il fut procédé au déchargement du matériel de guerre, sans discontinuité : des voitures pour les batteries de campagne et d’autres équipements nécessaires pour détruire le château de l’Empereur. Quatre jours plus tard, au point du jour, des fantassins arabes ouvrirent le feu sur toute la ligne des avant-postes français. Derrière ces combattants, il y avait deux colonnes d’infanterie et de cavalerie : la colonne de gauche se composait de mille janissaires, six-mille Kabyles, vingt-mille hommes du contingent de Constantine et d’Oran, sous les ordres du bey de Constantine ; la colonne de droite était sous le commandement de l’agha Ibrahim, composée du contingent du Titteri, de Maures, de janissaires et de Coulouglis. Du côté français, deux divisions estimées à vingt-mille hommes, appuyées par l’artillerie, étaient en formation de combat. Sur la baie du côté est, les bricks pilonnaient les positions adverses avec leur artillerie. Les Algériens furent battus à Staoueli. Le 23 juin, les Algériens qui avaient attaqué à partir de Staoueli, devaient, pour libérer Alger, traverser plusieurs collines, distinctes, étagées, telle une fortification régulière, commandées par les hauteurs de Bouzareah. Le lendemain, les forces algériennes envahirent le plateau de Staouali. Elles furent repoussées par l’artillerie française. Désormais, la défaite de la Régence était actée et les forces françaises prirent possession de la ville. Battu et sans espoir de retourner la situation, le dey Hussein négocia son avenir et il capitula le 5 juillet à midi. Il déclara les portes ouvertes d’Alger.

Un combat très court dans le temps, d’une violence relative, selon les pertes humaines avancées par les uns et les autres, qui actait une défaite jamais imaginée par les janissaires ou leurs propres ennemis, un combat infaillible qui consacrait pour longtemps la domination d’un peuple trahi par ses gouvernants qui avaient tous les moyens pour continuer la lute. L’histoire est restée hélas muette sur cette victoire française trop rapide dont les artisans rendaient vaines toutes les tentatives de conciliation, tentée par l’amiral turc du sultan Mahmoud ou le pacha Mehemet Ali. La Guerre urbaine fortement envisagée par le haut commandement militaire et crainte par les autorités politiques n’eut finalement pas lieu. Les Arabes et les Kabyles regagnèrent tout simplement leurs plaines, leurs montagnes ou leurs villes, les poches vides et sans butin, déçus encore par le peu de gloire du dey Husseine.

Les janissaires avaient montré au peuple qu’ils étaient tout simplement une force d’occupation, coupé de tout lien avec la patrie. Ils avaient prouvé qu’ils étaient simplement des mercenaires qui amassaient leurs trésors dans la Casbah dont ils puisaient en cas de besoin urgent pour payer la solde des janissaires en mutinerie, comme il s’en produisait souvent.

Un combat s’achevait sans gloire avec la rapidité de l’éclair. Mais un autre commençait, plus âpre et plus long, plus violent et dramatique, authentique assumé par les fils de cette terre trop irriguée par le sang des martyrs depuis la nuit des temps.

la conquête de l’indépendance de l’Algérie, Ahmed Bencherif

17 août, 2021
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Les bombardements du 27 aout 1816        

Depuis trois siècles, la Régence d’Alger pratiquait ce commerce à haut risque et plein de dangers pour perquisitionner les vaisseaux de commerce qui naviguaient même en haute mer, pour s’assurer que ceux-ci ne représentaient aucun péril pour sa marine de guerre ou marchande. Les corsaires algériens avaient acquis une forte réputation en Méditerranée et en Atlantique. Cependant, ils traitaient leurs victimes avec une injustice avérée et des humiliations répétées. Plusieurs guerres navales les avaient opposés aux nations européennes, mais jamais ils ne furent détruits. Ils subissaient des dégâts, certes importants, mais ils parvenaient vite à réparer les dommages occasionnés soit à leurs vaisseaux soit aux fortifications portuaires.

Le dey Hadj Ali ne réchappait à cette règle générale du corsaire brave et intrépide, opiniâtre et impitoyable. Il commettait des injustices flagrantes à l’égard des chrétiens que sa flotte capturait en haute mer dont les captifs étaient astreints à galérer et les femmes étaient vendues au plus offrant. Sa barbarie farouche faisait sa triste réputation. Ces iniquités généraient de forts ressentiments et entretenaient un climat d’hostilité à son endroit par les chancelleries d’Europe. C’est ainsi que le 2 juillet 1815, le ministre turc de la Marine signalait au sultan Mahmoud les mauvais traitements que le dey infligeait aux chrétiens. Il ajoutait que l’amitié qui existait avec l’Europe s’était transformée en querelle et en agression. Donc, il était quasiment en état de guerre ce qui perturbait la navigation et le commerce maritime. Sa folie des grandeurs engageait à brève ou longe échéance les Algériens dans une guerre ouverte. En effet, en aout 1814, l’amiral britannique William Sidney Smith fait appel à l’Europe pour mettre fin à la piraterie des états barbaresques. En réplique, Hadj Ali encouragea Rayes Hamidou à multiplier les attaques contre les Européens et ses voisins. Le 23 mars 1815, Hadj Ali fut tué et remplacé par Omer. Celui-ci se lança évidemment dans la course, alors que le consul Deval en fit un rapport élogieux qu’il avait adressé à son ministre.

La marine britannique réagit sans tarder. Une expédition est lancée, sous le commandement de l’amiral lord Exmouth, conjointement avec la flotte hollandaise qui était sous les ordres de l’amiral Von Capellen. Bientôt ces deux forces navales arrivèrent devant Alger le 27 aout 1816. Lord Exmouth signifia au dey Omer un ultimatum d’une heure pour signer la paix et libérer tous les captifs chrétiens sans rançon. Le dey et son cabinet refusèrent. Les deux flottes se rapprochèrent des forts du port, sur le pied de guerre et la menace affichée notoirement. Cependant, elles étaient à bout portant de l’artillerie des défenses d’Alger. Mais le dey Omer préfère attendre au lieu de donner l’ordre à ses mortiers d’attaquer. Il perdit ainsi l’effet de surprise que recherche toute armée pour s’assurer sa suprématie. La bataille éclata et au bout d’une heure, les fortifications d’Alger étaient anéanties. Elle dura 11 heures 23 minutes, faisant un désastre. La défaite de la Régence était alors actée. Le dey Omer accepta de signer la paix aux conditions exigées. Ainsi, 1 200 captifs chrétiens furent libérés sans rançon, évaluée à 2 millions de riyals français.

La piraterie algérienne ne cessa que pendant deux mois et dès le 27 novembre six vaisseaux partirent de nouveau pour croiser en mer. Après la destruction de sa flotte, la Régence acheta et construisit de nombreux bateaux. La Sublime Porte, le Maroc et Tripoli leur donnèrent d’autres. Le dey parvint à reconstituer sa flotte puissante et menaçante. Omer fut assassiné par Necib Ben Malik Ali Khodja le 27 octobre 1817, qui lui succéda.

Les trois coups d’éventail 

Un sentiment de défiance réciproque régnait entre la France et la Régence d’Alger, depuis que le gouvernement manifestait clairement son refus de payer sa dette envers la maison commerciale Busnach et Bacri, contractée entre 1793 et 1798, évaluée à 7 millions en 1801, pour des approvisionnements de blé et de fromages dont le dey lui-même avait fait des avances substantielles. Il estimait que c’était une nature absolument insolvable qui l’irritait au plus haut point. Il remit deux lettres aux ministres français par la voie de leur consul Deval, dans lesquelles il réclamait le paiement de cette créance vieille de 20 ans et aucune réponse ne lui était parvenue. Après son retour de France, le consul fut reçu le 27 avril dans le palais du dey Hussein qui lui demanda des explications sur ce retard dans le paiement et plus grave sans échéance avancée par la France. Son hôte ne lui apprit rien qui puisse le rassurer et observa une attitude évasive et arrogante. Alors, le gouverneur en fut courroucé et dans un accès de colère, Il le frappa de trois coups d’éventail. Le consul s’indigna et lui reprocha qu’il vînt d’outrager le roi qu’il représentait.

extrait

la conquete de l’indépendance de l’Algérie; ahmed bencherif

12 juin, 2021
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La réunion du premier congrès musulman 

La préparation du Congrès avait été largement médiatisée. Les masses s’y intéressaient fort bien. Pauvres et analphabètes, elles espéraient voir enfin améliorer leur  niveau de vie, voir leurs enfants accéder aux écoles et apprendre à ire et à écrire l’arabe, puis le français. Les élites espéraient gagner des échelons, souhaitaient entrer dans les bonnes grâces de la France coloniale. Tous convenaient discuter de l’égalité des droits entre Algériens musulmans et français. Ils se leurraient cependant et donnaient de faux espoirs à leurs sympathisants. Car, cette revendication, qui était la clé de voute de la coexistence, était de longue date revendiquée par les Indigènes et combattue avec acharnement par les colons, qui s’ils venaient à l’accepter, ils perdraient le pouvoir en vertu du jeu démocratique, basé sur le principe électoral.

Dans chaque ville et chaque village, des comités de chaque mouvement politique, social ou culturel avaient été créés pour désigner leurs représentants au Congrès et cela avec la bénédiction du gouvernement du Front Populaire qui espérait rattacher l’Algérie à la France ou en accordant aux musulmans le statut de citoyen tout en conservant leur statut personnel. Le 7 juin 1936, le Congrès était convoqué au cinéma Majestic à Alger. Les délégués s’étaient réunis. Ils représentaient les Elus, les Notables, les Oulémas, les Communistes. Ce parti politique marxiste qui se prétendait d’obédience musulmane était d’un anachronisme certain. Car, il lui était illusoire de parvenir à conclure un accord politique avec les autres formations, principalement celle des Oulémas. Les délégués de l’Etoile Nord-Africaine participaient également. Cependant, leur identité avait été dissimulée pour éviter un discours radical des revendications. De surcroit, ils n’avaient pas droit à la parole, une idée des communistes, partagée également par les Oulémas. Certains d’entre eux siégeaient pourtant aux commissions, tels que Mestoul, Mezrana, Bouras.[1]

La liste des orateurs avait été minutieusement sélectionnée. Tous restaient fidèles à un discours consensuel entre les différents courants assimilationnistes qui ne devait ni offusquer les autorités coloniales ni éveiller leurs soupçons sur des visées indépendantistes. L’honneur avait été pour le socialiste, l’instituteur Benhadj, puis le communiste, Boukort, puis l’élu, Ferhat Abbès, puis le Dr Saadane, défenseur des Territoires du Sud. Puis, ce fut au tour des Oulémas, tels qu’El Okbi et Ben Badis. Tous les orateurs tenaient un discours de rattachement pur et simple, en revendiquant, toutefois, la suppression des rouages spéciaux. A la clôture de ses travaux, le Congrès adopta six résolutions :

1)      la suppression des lois d’exception.

2)      le rattachement pur et simple à la France, avec suppression des rouages spéciaux

3)      le maintien du statut personnel

4)      l’instruction obligatoire

5)      A travail égal, à salaire égal, à mérite égal, grade égal.

collège électoral avec représentation au Parlement   


[1] Mahfoud Kaddache op.cit, T1 p427

l’occupation française du mont des Ksour ; Ahmed Bencherif

30 avril, 2021
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Ahmed Bencherif                                          

                                        Conférence

                            L’occupation du mont des ksour

                                       et la résistance

                              Centre universitaire Naama

                                18 avril 2021 à 21h 30mn

 

Le 14 juin 1830, la France commettait la première guerre de conquête au 19ème  siècle. Elle avait une grande rancune envers l’Algérie dont la flotte de guerre de la Régence la privait de sa suprématie en Méditerranée et en contrôlait tous les navires marchands qu’elle taxait de redevances commerciales. Il ne faut pas croire que cette agression était le fruit de la vengeance sur l’affront subi par le consul Deval en 1827. Les raisons sont ailleurs. En  effet, la Régence était une puissance navale internationale. Il ne faut pas croire non plus qu’ elle était la seule à pratiquer le commerce des esclaves.

-                 l’affront au consul Deval. c’était en 1827, le représentant du gouvernement français était en audience chez le dey Hocine. Le sultan algérien, ( c’est ainsi que les deys furent appelés longtemps) réclama les créances, vieilles de deux ans, dues aux deux négociants juifs Bakri et Buchnak de fournitures de blé et autres produits. Il comprit que Deval cherchait à éluder cette question. le dey Hocine. Il entra dans une vive colère, quand il chercha à savoir pourquoi le ministre des affaires étrangères n’avait pas voulu lui répondre pour ses deux lettres. Alors, le dey le frappa de trois coups d’éventail. Deval dit que ce le roi de France est offensé et qu’il exigeait des excuses publiques. le dey refusa et aussitôt la France mit en, œuvre le blocus par les navires de guerre qui appareillaient presque au port d’Alger. ce blocus resta trois ans et aboutit au débarquement du 14 juin 1830.

-                 Les raisons de l’agression étaient économiques les nations d’Europe voulaient déjà conquérir le monde et avaient adopté des règles de commerce international. pour ce trafic, il fallait assurer la sécurité du trafic maritime. Les états chrétiens pratiquaient eux aussi le commerce des esclaves.

-                 le congrès de vienne de 1816 avait pris des résolutions pour détruire la flotte algérienne. C’est ainsi que la flotte anglaise et hollandaise bombardèrent Alger et détruisirent la quasi-totalité des navires de guerre de la Régence.

-                 La flotte,  reconstituée partiellement fut détruite en 1827 par les marines européennes dans leur guerre contre l’empire ottoman.  Puis, le blocus fut imposé pendant trois ans par la marine française jusqu’à son entrée en guerre.

-                 le 14 juin 1830, c’st le débarquement à sidi Freidj ; le 5 juillet suivant le dey Hocine se rend. Commence alors les guerres de résistance la première à Staouali par des combattants arabes et kabyles.

-                 Puis commença la guerre de résistance de l’émir Abdelkader 1832-1847

La zone de repli de l’émir Abdelkader

Tant que la guerre étendait son empire sur les êtres humains, les bêtes, les arbres et les plantes, les moissons et les cueillettes, l’émir Abdelkader se devait de choisir des zones de repli sures. Il disposait à cet effet de deux opportunités, l’une sur le territoire marocain, l’autre dans la steppe et le mont des ksour et ses oasis. Cependant cette dernière région devait fournir à ses troupes le repos et les approvisionnements en céréales et dattes, en fruits et légumes. En effet, il était venu plusieurs fois et avait parlementé avec les habitants des ksour, les tribus nomades, les Hamiyan Gheraba, les Amours, les Oulad sidi Ahmed Mejdoub, les Ouald Maalla. Pour les habitants des ksour, il ne les avait pas astreints à un impôt de guerre, en raison de leur état de pauvreté bien apparent, car ils vivaient presque en autarcie. Il y avait au moins deux ksars dont la moitié des habitants émigraient pendant plusieurs mois de l’année pour subvenir à leurs besoins.

La région frontalière du Maroc à lalla Maghniya devenait de plus en plus perméable et de moins en moins sure pour l’émir, l’autorité militaire résolut de le couper de la seconde zone de repli, sure et très menaçante par ses cavaliers et ses fantassins intrépides. C’était la steppe, le territoire des tribus nomades et le mont des ksour, une grande zone d’oasis de culture, plus ou moins bien arrosée par les pluies et irriguée par des oueds de grandes crues ou de faibles débits en période sèche. Cette mission échut au général Cavaignac dont les troupes devaient marcher presque sur le long du tracé de la frontière marocaine et du général en chef Renaut dont les troupes marchaient un peu plus à l’est, vers les campements des Hamiyan Cheraga, déjà soumis. La colonne prit sa marche à partir de Tlemcen le 1er avril 1847.

la conquête de l’indépendance de l’Algérie Ahmed Bencherif

20 avril, 2021
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Le blocus du 16 juin 1827

Le capitaine Collet réagit et entreprit de faire le blocus d’Alger, par voie maritime, le 16 juin 1827. Il y a tout lieu de croire que ce siège était décidé par sa hiérarchie militaire avant de prendre la mer et de se diriger vers Alger pour laver l’affront. En effet, la force dont il disposait renseigne bien sûr ces dispositions. La division navale chargée du blocus d’Alger était composée de : cinq frégates, une corvette et six bâtiments. Six croiseurs parcouraient le bassin occidental de la méditerranée, d’autres escortaient les navires de commerce. Le dey ne céda pas et attendit que la tentative échouât comme les précédentes. En revanche, il détruisit par représailles les comptoirs de Bône. Le 4 octobre 1827, au point du jour, la flotte du dey, composée de onze navires de guerre, était repérée sortant du port. Le commandant Collet manœuvra pour l’empêcher de sortir. Vers midi le feu s’engagea et après deux heures de combat, les Algériens renoncèrent à forcer le passage et rentrèrent au port.

De l’échec du blocus, germa l’idée d’une grande expédition militaire contre Alger, dont Clermont-Tonnerre, ministre de la guerre, rapportait les grandes lignes au roi Charles X. Il argumentait son projet de guerre en ce sens que la marine seule ne peut atteindre l’objectif et qu’il faut débarquer une armée de terre près d’Alger. Le plan de l’expédition remonte à 1808, sous le règne de Napoléon 1er. Il était élaboré par l’espion, le capitaine Boutin, qui séjourna à Alger du 24 mai au 17 juillet de la même année. C’est un volumineux dossier fourni en renseignements, cartes, croquis, forces de la Régence. Sa mission était soutenue par le consul Dubois-Thainville. p.35

13 mai 1828 le député de Marseille, déplora le déclin du commerce de sa ville de moins en moins approvisionnée par Alger. Il dénonce le blocus comme guerre passive et propose d’y mettre fin par une guerre. C’est ainsi que le gouvernement Polignac prit la décision le 31 janvier 1830 pour mener l’expédition contre Alger. C’est à partir du port de Toulon que les équipements de guerre étaient mobilisés. C’était une importante flotte capable d’anéantir la plus grande puissance du monde de l’époque, détaillée comme suit : onze vaisseaux de ligne, vingt-quatre frégates, des corvettes, des briks, au total plus de cent bâtiments de guerre, les uns déjà chargés de matériel, les autres disposés pour recevoir les troupes. Au-delà sur la mer, des navires de commerce, les uns destinés au transport des chevaux, les autres affrétés pour les services administratifs faisant partie d’une flotte de 347 voiles. (1) L’objectif de la France consistait à garder pour elle-même Alger et la côte. Elle prévoyait en outre de partager le reste du pays entre les autres puissances de l’Europe : Bône sera attribuée à l’Autriche, Stora à la Sardaigne, Djijelli à la Toscane, Bougie à Naples, Tenez au Portugal, Arzew à l’Angleterre, Oran à l’Espagne.

la conquête de l’indépendance de l’Algérie; ahmed bencherif

28 mars, 2021
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                              La conscience nationale

  1. 1.      Psychologie de la conquête française

La marine algérienne partout imbattable en Méditerranée ou en Atlantique, était crainte par les autres puissances navales des Etats unis d’Amérique, de l’ Angleterre, de la France et de bien d’autres. Les combats qu’elle menait attestait sa bravoure, son amour pour le danger, son goût pour le risque. Mais elle devenait trop problématique, trop inquiétante pour la sécurité navale que pour l’évolution logique dans laquelle étaient engagés tous ces états adverses. Cette fois, il fallait employer les grands moyens. Allait-elle encore gagner ses paris et survivre à toutes ces guerres navales qu’elle avait menées ?

La navigation fructifiait pendant presque trois siècles, sur les côtes, au nord et au sud de la Méditerranée, pour le commerce d’esclaves, capturés lors des guerres ou de razzias qu’opéraient les nations d’Espagne, du Portugal, de la France, de l’Angleterre, de Malte et des états italiens, la Régence d’Alger, de Tunis et de Tripoli. Ni les chrétiens, ni les musulmans n’en  réchappaient. Des milliers d’hommes et de femmes, étaient réduits à l’asservissement et ne rachetaient leur liberté qu’à un prix fort astronomique. Leur seul tort était de se trouver sur le chemin de ces corsaires, maîtres des mers. Tous ces états la pratiquaient sans honte ni vergogne. C’était une barbarie qui ne disait pas son nom. Cependant au 19ème siècle, les sociétés commençaient à s’émanciper. C’est ainsi que les chefs d’Etat concernés, du moins européens, avaient tenu le congrès de Vienne le 7 juin  1815. Les travaux avaient abouti à redessiner la carte de l’Europe : des territoires sont retranchés ou rajoutés à des Etats. Outre ce fait majeur, des résolutions furent adoptées. Elles allaient révolutionner le monde. La traite des noirs fut abolie et la captivité des chrétiens par les Etats nord-africains fut carrément interdite sous réserve de représailles. De plus, la liberté du commerce fut adoptée et donc la piraterie devenait un fléau à combattre. L’Etat le plus visé était naturellement la Régence d’Alger dont la force navale était encore très puissante et pouvait contrecarrer les mesures prises par le congrès. Donc, il était impérieux aux nations d’Europe d’affaiblir ou  rendre hors d’état de nuire cet ennemi redoutable qu’était la Régence d’Alger qui investissait de grandes dépenses de son budget dans la construction aéronautique et l’emploi d’une nombreuse armée de janissaires, non moins redoutable. De ce fait, elle avait de plus en plus besoin de d’esclaves chrétiens pour galérer sur ses vaisseaux en haute en mer en bravant tous les dangers naturels ou les attaques de puissances ennemies. .

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Crash de l’avion militaire de transport à Boufarik Crash de l’avion militaire de transport à Boufarik. Ahmed Bencherif 11 avril 218 à 8 heures 30 mn.

12 avril, 2018
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Crash de l’avion militaire de transport à Boufarik

11 avril 218 à 8 heures 30 mn.

 

Dans les moments difficiles de ton histoire tragique, que l’on retrouve, ô mon grand peuple, ta spontanéité dans la solidarité la générosité l’entre-aide pour panser les plaies de tes enfants, venir en aide à tes victimes des tragédies localisées ou nationales, reconstruire les maisons, lever des campements, déblayer les gravats et les pierres, sauver des vies humaines de par-dessous les décombres, éteindre les feux gigantesques au sceau par sceau d’eau en appoint aux soldats du feu. Tu dresses des cuisines sur les sites frappés de catastrophes naturelles ou celles plus insensées commises par la main de l’homme. Oui tu es grand dans le malheur, tu te lèves comme un seul homme, la main sur le cœur, la main dans la poche.  Ton cœur et ton esprit sont au label si plein d’humanisme dont tu donnes des leçons à plus de nations les plus rodées dans cette mission volontaire et volontariste.

Des voix se lèvent pour punir les négligences commises, ou le manquement aux normes sécuritaires des uns ou des autres. Non ce n’est pas le moment de chercher les responsabilités, car nous vivons le deuil au plus profond de nous-mêmes depuis ce mercredi noir au matin du 11 avril 2018, dès l’annonce du crash de l’avion militaire de transport et de logistique qui transportait des passagers, des militaires, des familles de militaires, des malades Sahraoui qui revenaient à Tindouf, leur territoire d’exil, après avoir suivi des soins dans nos prestigieux hôpitaux de notre capitale, Alger la Blanche. Nous sommes rivés à nos écrans télévision afin de suivre le sauvetage des corps en fragments sur cette ferme verte qui évoque comme par hasard le paradis vert. Suivre encore les in formations sur l’identification des corps.

Dès quinze heures, Monsieur le Président de la République a officialisé notre deuil par un décret de trois jours de deuil national, qualifiant le crash de tragédie nationale. Nous le saluons pour ce cas précis d’avoir eu la perspicacité du classement de ce crash en tragédie nationale, ainsi pour permettre l’indemnisation des familles des victimes. Le ramassage des corps se poursuivait toujours pour les ramener à l’hôpital militaire d’Alger, afin de permettre à ses praticiens de les mettre en cercueil, après avoir rassemblé les fragments des corps et après les avoir identifiés. En effet, la tache est ardue, car les soldats du feu les secouristes bénévoles avaient retrouvé des cranes coupés et éjectés loin du site du  crash.
Je  voudrais te dire ô mon grand peuple que tu dois aussi te lever comme un seul homme pour le bien de la patrie, chaque fois que cela sera nécessaire et je voudrais aussi que tu reviennes ce peuple laborieux, pugnace, ingénieux, vigoureux c comme l’avait remarqué pendant les premières années de la conquête française le général Bugeaud qui avait demandé à son gouvernement de transplanter des peuples aussi vigoureux que toi
gloire à toi ô mon peuple gloire à nos martyrs tous nos martyrs de toutes les épreuves vécues subies

Que vive l’Algérie

Que vive mon peuple

Le 12/4/ 2018

Ahmed Bencherif

le 5 juillet 1962, indépendance de mon amour l’Algérie; ahmed bencherif

5 juillet, 2013
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Le 5 juillet 1962 le temps s’était arrêté pour l’Algérie coloniale et l’histoire de l’Algérie indépendante commençait; venez voir nos réalisations au lieu de vous lamenter, essayer de nous montrer de faux chemins, nous voir avec le mépris que vous avez eu envers nous indigènes qui n’avions jamais perdu espoir que le temps nous réservait notre plus belle revanche.
Le 5 juillet 1962 date mémorable pour le peuple algérien, sa tertre, sa mer, ses montagnes, ses oueds, ses vallées, ses prairies, ses pierres, son sable, son air. c’est la date de l’indépendance arrachée au prix d’immenses sacrifices surhumains qui ont forgé la légendez de bravoure du peuple algérien. mais ce chois de la date, est-il un hasard, une volonté politique des combattants algériens? je ne peux répondre à cette question; mais je dis que le 5 juillet 1830 marque la reddition du dey Houcine; donc le 5 juillet 1962 efface la honte du 5 juillet 1830.
tout est là nous avons construit des millions de logements, des milliers de structures sanitaires, une université par département des routes des ponts des barrages, la liste est très longue; guerre fratricide? c’était une guerre entre la tolérance et l’intolérance, le pragmatisme et le fanatisme, la liberté d’opinion et la confiscation de la parole ; nous sommes fiers d’avoir mené ce combat d’avoir aussi triomphé contre l’obscurantisme; dans notre âpre combat l’Occident nous avait tourné le dos et compatissait se solidarisait avec les égorgeurs; il aura fallu un 11 septembre américain pour que la vision des décideurs de ce monde change et solidarise avec nous.il se trouve que je connais l’histoire coloniale de mon pays nous avons vécu un drame colonial , nous étions les proscrits pendant 130 ans; alors il ne sert à rien de pleurer un pays où le colonisateur n’avait semé que la haine l’exclusion la misère pour la majorité ; la vérité est celle-là; ceux qui en doutent n’ont qu’à lire mon oeuvre Marguerite en 2 tomes sur un voyage dramatique de 800 pages.
à ceux qui sont partis contraints sous diverses raisons, nous leur disons que le 5 juillet 1962 a ouvert l’ère de paix, de réconciliation, d’amitié. alors nous vous tendons la main prenez-la , vous ne le regretterez pas

huit mars, journée internationale de la femme, combat héroique; Ahmed Bencherif

9 mars, 2012
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Le 8 mars, au combat héroïque de la femme

 

Longtemps, longtemps la femme est restée l’objet de plaisir de l’homme ; longtemps, elle est restée recluse sur elle-même, timide dans ses pas et ses actes, craintive de l’ombre même du male qui ne voyait en elle que l’objet de son plaisir, de ses désirs, à tel point que l’on est en droit que l’amour n’a existé entre eux qu’exceptionnellement. Il dominait, elle était soumise. Quel triste rapport combien même ils vivent en union. Au plan social, elle était la moitié d’une personne ; elle travaillait plus, elle était moins rétribuée. Quelle aberrante injustice. Elle est restée longtemps analphabète, acculturée des siècles durant, toujours traitée avec mépris, toujours confinée à la place que l’homme lui avait réservée. Il lui a fallu attendre des lustres pour acquérir le savoir, commencer à prendre conscience du monde dans lequel elle évoluait, à prendre conscience de l’iniquité millénaire dont elle souffrait.

En créant l’industrie textile, l’homme allait avoir besoin de la force de travail de la femme, une main d’œuvre à bon marché, sans y intégrer les mesures de sécurité, ni d’hygiène. A l’usine textile « Triangle Shirtwaist de New York, de nombreuse jeunes femmes et des filles de 12 et 13 ans, périrent dans l’incendie, enfermées par leurs patrons en 1909, pour étouffer leur mouvement de grève. Deux années plus, au 25 mars, une nouvelle tragédie se produisit où 146 femmes périrent également pour endiguer le mouvement de protestation féminin. Des manifestations éclatèrent la même année partout en Europe qui avait vu un million de femmes descendre dans la rue.

Cependant une femme allait mener le combat pour la libération de la femme, Clara Zetkin, journaliste allemande. Elle opta pour la voie résolument révolutionnaire lors du congrès de Copenhague des femmes socialistes, venues de 17 pays. Elle proposa alors l’idée de faire une journée internationale de la femme qu’adopta la conférence dans ses recommandations Les femmes allemandes réclamèrent le doit de vote le 8 mars 1914 qu’elles obtinrent le 12 novembre 1918. En effet, le 8 mars 1913 vit de grandes manifestations de femmes russes. C’est ainsi que le mouvement de libération de la femme commença à se manifester à cette date qui rappelait son combat douteux. Le 8 mars 1917, les femmes de Saint-Pétersbourg  manifestèrent pour demander du pain et le retour de leurs maris du front. En 1921, Lénine décréta le 8 mars comme journée internationale des femmes. Après la deuxième guerre mondiale, le monde célébra cette journée et en 1977, l’ONU  l’adopta en assemblée générale que ratifièrent tous les états.

Le chemin a été bien sûr long, mais le combat a été relativement court comparativement à d’autres mouvements de contestations sociaux. Cela est signe de capacité de la femme à se mobiliser, à se sacrifier, à prouver à son partenaire, l’homme, qu’elle est aussi capable que lui à investir toutes les professions, à mériter toutes les distinctions, à assumer toutes les charges, y compris celles législatives et présidentielles.

Gloire à toi, femme, chère partenaire dans la vie. Confiance ton étoile n’a cessé de briller.

 

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