ahmed bencherif écrivain et poète

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hymne à un poète, rajout aux chants, ahmed bencherif

4 mai, 2010
Poésie | 3 réponses »

                       hymne à un poète. 

Que le vent du Sud balaie tes dunes d’or,

Et embaume le lit de ta vallée fertile du parfum de mon corps,

J’ai entendu la chanson de tes amours,

Qui susurre des mots qui s’échappent tour à tour,

Mais sache que là-bas j’ai laissé mon âme,

Car j’aime et me languit seule entourée de l’absence,

D’un homme d’orient qui a bien d’autres promesses,

Et Cythérée je voyage en pensée,

Sur la terre qu’il chérit m’exposant aux forces du vent déchaîné,

Puis soumise à mon destin je souris à chaque amour heureux,

Mon regard s’attendrit et je me fonds en eux,

Je m’enivre de l’air et du parfum des fleurs,

Et dans ces lieux magiques j’ai beaucoup de candeur,

Mais j’ai les sens en alerte qui s’éveillent sans fin,

Pour soumettre les hommes à m’aimer sans chagrin,

Beauté suave et éclatante j’exhale le parfum des saisons,

D’une grâce infinie je souris aux Zéphirs en totale diapason,

La lune et les Pléïades la nuit éclairent mon chemin,

Pour que je puisse tenir l’homme que j’aime par la main,

Les muses m’accompagnent de leurs belles chevelures,

Chante le rossignol au doux chant en mesure,

Puis lorsque je l’aperçois mes joues soudain s’empourprent,

Sous l’émotion subite de son être qui m’envoûte,

Je glisse dans ses draps pour lui abandonnée,

Sous les caresses de ses mains adorées,

Mes lèvres s’entrouvent, mes seins se dressent,

Alors dans la passion je subis ses caprices,

Et tous ses désirs les plus fous je cautionne,

Tous ses attraits me grisent d’une merveilleuse ivresse,

Belle et douce je reçois ses assauts éblouie,

Et sombre au pays du plaisir assouvie,

Dans l’évasion folle de ses fortes étreintes,

Je laisse de côté mes armes sans contrainte,

Subjuguée par cet amant qui me damne sans fin,

Prisonnière volontaire je reste entre ses mains,

Mais je dois aussi repartir au Palais de mon Père,

Car l’aurore à la chaussure d’or paraît bien étirée,

Battant des ailes, mes rapides colombes,

Fendant le ciel, attelées à mon char m’entraînent,

Puis arrivée je m’assieds sur mon siège doré,

Attendant les baisers que l’amant saura à nouveau prodiguer.

 auteur, poétesse

poétesse, les chants; ahmed bencherif

16 avril, 2010
Poésie | 4 réponses »

                     

                

                                           Poétesse 

 

 

                     Que le vent du Sud, qui balaie mes dunes d’or, 

                     Et embaume le lit de ma vallée fertile, 

                     Répande les senteurs d’armoise sur ton corps, 

                     De blancheur d’albâtre couvert de fin voile,                                               

                     Te souffle la chanson de mes amours charnels, 

                     Comble tes désirs fous, tes folles attentes,     

                     Te grise de passion, dans ton lit ô ma belle,    

                     Dans l’évasion folle des fortes étreintes, 

                     Te susurre à l’oreille mon chant parfumé d’amour 

                      Comble tes attentes enflammées de sulfure, 

                      Dans ton lit par danse d’Astarté dans sa cour, 

                      Te frôle par douceur et t’orne de parure. 

                      Dans ta ravissante tenue d’Eve en éclat, 

                      De forme gracieuse qui attire mes deux mains, 

                      D’attraits ensorcelants au milieu d’un entrelacs    

                      De folle chevelure caressant tes deux seins 

                     Ce soir là, c’était hier, tu ployais dans mes bras, 

                     Le regard langoureux, la caresse si tendre, 

                     Les sens en alerte, couchée sur un beau drap, 

                     Soumise à ton destin de porter ma sonde 

                     Ton regard s’attendrit et se perd dans mes yeux, 

                     Ta main joue du velours partout sur mon être, 

                      Laisse d’abondantes traînées folles de feu, 

                      Plus vives que le bois en flamme du hêtre.                         

                      Ta langue voyage dans mon palais fiévreux, 

                      Dépose son nectar aussi doux que le miel, 

                      Aussi piquant que le gingembre fin poudreux, 

                      Stimulant comme la garance des prés frêles.                        

                      Sur la mer, le bateau dérive par houle, 

                      S’expose vaillamment aux forces déchaînées 

                      Et moi, prisonnier de ton amour charnel, 

                      Je tangue dans tes draps, en toi, abandonné. 

                      Le bateau est plus fort, il trouve son salut, 

                      Fend hardiment les flots, accoste sur un port,                         

                      Et moi battu de tes câlins si bien voulus, 

                      J’échoue dans ton amour érotique très fort, 

                      Quand ta peau de chaleur excessive s’empourpre, 

                      Tes yeux azur brillent, ton cœur s’emballe trop, 

                      Ta raison déserte, ton fol instinct sombre,   

                      Tes sens te fouettent, ta voix ne dit un mot, 

                                                                          

Odyssée ahmed bencherif

2 avril, 2010
Poésie | 2 réponses »

      C’est un merveilleux voyage poétique dans lequel nous convie le poète , par sa plume tantôt lyrique, tantôt romantique. Le poète possède une grande verve qui nous place dans des scènes aussi diverses que variées. L’on trouve, dans Odyssée, une somme de son expérience dans la vie, de même que sa pensée qui s’illustre principalement en opposition viscérale contre la guerre et les maux sociaux universels tels que la faim dans le monde, la mondialisation qui fait des victimes.
       Il est aussi le chantre de la paix, de la liberté, de la tolérance entre les peuples et de l’harmonie entre les humains. Il compose sa poésie en alexandrins et c’est là que l’on découvre  son génie dans la sculpture des visages  tant il aborde des sujets qui ne semblent point se prêter à la versification. L’odyssée nous place dans l’universalité de la pensée qui nous rapproche de l’autre et uni  les hommes pour faire de notre Terre un lieu  où on peut sentir la création d’une vie nouvelle.

      C’est un recueil de poèmes où l’on s’abreuve de douceur, s’imprègne de mélancolie pour nous rappeler que la vie est bien vaine et que l’on doit accélérer la cadence pour faire du bien et condamner le mal que font nos semblables à la terre, notre mère à nous tous. Mais aussi la colère est bien là pour protéger la liberté de chacun et prôner la paix universelle et montrer ainsi l’horreur de la violence en montrant par la violence des mots que la guerre détruit tout simplement l’espèce humaine.

      L’amour n’est pas absent et le rôle de la femme dans la vie du poète est immense, elle est si bien chantée tantôt avec espoir, beauté, sensualité ; ainsi les poèmes d’amour s’éloignent  de la grande ode où l’héroïne forme une figure inspiratrice qui nous conduit de bout en bout à une élégie.

                En somme, l’odyssée exprime la  condition  humaine et l’on voit dans cette verve   du  poète     un réel don divin ou comme l’appelle Platon un enthousiasme divin. Mais ces femmes chantées sont des sirènes qui inspirent dans la créativité et dans un langage intime propre au poète qui évite le langage trivial et donc place son art dans un contexte de divinité .C’est un langage rythmé, scandé, associé à la musicalité d’où naissent des vers en alternance et primés d’un lexique propre au poète et de sa propre culture.

            L’odyssée, qui a suscité tant de commentaires et donné du plaisir aux visiteurs, est publiée aux éditions Edilivre Paris en un volume de 120 pages, à céder en papier à 13 euros et en numérique à 4,90 euro.   

              Editions Edilivre –Paris France

              175 boulevard Anatole France BAT A 1er étage

                 93200 Saint Denis

              Tel 01 41 62 14 40

Nacera, oraison funèbre; ahmed bencherif

8 mars, 2010
Poésie | 16 réponses »

                                           Nacera, oraison funèbre 

 

     Vos condoléances, ô bonnes gens, tel fut le cri de douleur du poète Sayed, inhérent au trépas tragique de sa bien aimée, Hiziya. C’est aussi mon cri de douleur à l’issue de la mort de ma petite sœur Nacera, ravie à la vie, moins par un sort implacable, que par l’altération des valeurs humaines. 

      Fleur tu as vécu, rayonnante de beauté, à l’éclat de rose, au charme sublime, de peau blanche, aux cheveux châtains, au sourire angélique, au bon cœur et de grande âme, de persévérance religieuse transmise de génération en génération par l’arbre de famille maraboutique, plus que millénaire, spirituelle aux plus hautes expressions accordant si peu de crédit aux éléments matériels de la vie.        

     Arbre fruitier, tu as vécu, aux fruits abondants et très bons, parmi les meilleurs des vergers de la terre, avec le peu d’éléments nutritifs. Mais tu avais cette force extraordinaire, issue de ton propre être, pour leur fournir cette matière multiforme pour croître dans des conditions idéales avec éclat et générosité. Ce sont tes enfants que tu avais nourris de générosité et de clémence, d’amour et de solidarité entre eux comme un seul corps sain et vierge de toute déchéance, de nature spontanée aux  bonnes actions, la main tendue envers autrui. Tu avais sacrifié tes moments de loisirs, tes ambitions pour continuer à cheminer dans les voies du savoir, ta fortune aurifère pour en faire de petits princes galants et surtout des chercheurs de savoir infatigables, studieux et performants, modestes et bien éduqués, dans une grosse métropole où les  tentations font légion et procèdent d’une force diabolique et impressionnante.   

      Ah, ma petite sœur ! Je fus bouleversé de savoir que le mal t’avait rongée en si peu de temps, comme un éclair dans le ciel, comme le clin de l’œil, à tel point que la thérapie avoua tôt son impuissance. D’ailleurs, je suis encore bouleversé et je n’arrive guère à comprendre que cela eût été possible, dans une capitale réputée pour ses gros moyens médicaux et ses compétences avérées. Ton mal était là ; il avait de l’age, il détruisait tes cellules, ton métabolisme  faiblissait et dépérissait. Mais tu gardais ta douleur pour toi-même par philanthropie  pour préserver l’harmonie de tes enfants et leur permettre de vaquer à leurs occupations. 

      Fleur, tu avais vécu, fleur tu es partie. Oui tu es partie tout autant belle, généreuse et de grande âme, pleine de foi en la miséricorde divine, soutenue de courage exceptionnel, préparée pour faire ton long voyage dans un monde meilleur où règne la quiétude pérenne et foisonnent les délices du paradis. Car ta maladie grave et tenace t’avait absoute et t’ouvrait grandes les portes de la félicité, d’autant que tu fus si pure que le lait et tes valeurs humaines te prédestinaient à une vie éternelle heureuse. Oui tu es partie sanctifiée comme bon nombre de femmes saintes louées par les Ecritures Saintes. Oui, sur ton lit de malade, j’avais pressenti, lors de mes visites, la grâce divine qui te comblait. 

     Nacera, ma petite sœur, repose en paix ; je te rendrai grâce, comme tu l’avais souhaité, en te dédiant un poème qui dira ta bonté, ta bonté, ta grandeur d’âme, ta souffrance. 

          

Maria, extrait « les chants » , ahmed bencherif

26 janvier, 2010
Poésie | 3 réponses »

                                          Maria 

Dans ce petit bois aéré, aux arbres hautes et sveltes, de feuillage vert clair, de branches fines et légères, de lianes inclinées et grimpantes, inondé de soleil doux, de blancheur éclatante, tapissé d’herbes tendres encore naissantes, une fleur opulente exhalait ses parfums enivrants, une cirée qui promenait sa joie et sa sensualité dans ce haut lieu sublime et solitaire, habillée de cape courte, légère comme la soie, rouge comme une marguerite dans un pré qui souffle l’amour comme du feu, couvrant à peine les cuisses opulentes comme les mollets en fuseau,  ses cheveux un peu roux et défaits retombant sur ses épaules, son beau visage rond où brillent doucereusement ses yeux verts et l’émail blanc de dents rangés admirablement,  ses lèvres bouffonnes en attente de lèvres dévoreuses et ses joues en far lumineuses, portant dans la main gauche un petit panier en oseille à moitié plein d’effets en satin blanc ocellé, se penchant vers le sol pour couper quelques herbes, grisée de plaisir sensuel, elle en fait la démonstration la plus expressive en laissant ses gros seins nus pendant hors de son corsage blanc, aux mamelons très fins, ceints d’auréoles de couleur marron effacée qui ponctue la blancheur de la peau, heureuse de ses attributs en chair qui lui donnent ce charme émouvant et cette envie forte d’assouvir le désir le plus fou, souriante comme une fille brûlée en quête d’amour, veillée par une ombre mystérieuse dans ces rivages romanesque et solitaires où de partout chante la muse des odes de jeunesse, des chants langoureux, des vers harmonieux entre la nature et la femme, l’amour charnel et l’amour divin. 

 

 

Najoua, extrait odyssée – ahmed Bencherif, dit Ronsard

1 janvier, 2010
Poésie | 18 réponses »

                         

Najoua

Au printemps de ta vie, tu connus du chagrin,

Un chagrin de l’amour qui n’aura pas vécu

Le temps de l’éclosion d’une fleur au matin,

Comme il en meurt toujours, quand le lien est tenu.

Tu le portes en toi, dans ton cœur et ton âme,

Eprouvant de douleur qui mine l’énergie,

Brouille les facultés, perturbe le calme,

Et toi dans ta quête de magie en magie.

Déçue tu espères retrouver son ombre

Et tu cours sur le pas d’un mirage trompeur,

Qui ne finit jamais et tu rêves sous l’arbre

Qu’un beau jour vienne te combler le bonheur.

Qui a trompé ton cœur mérite le poteau,

Il n’est point chevalier digne de te ravir

De toucher ton cheveu sous un beau rameau

Sur une pelouse qui sente l’élixir.

Devrais-tu encore en porter le trophée

Très présent dans le pli de tes jours et nuits

Pour commencer ton mot combien désespéré

Pour toucher tes amis et tuer ton ennui.

Oublie ce souvenir d’un être immonde,

Coureur d’aventures et chercheur de dote ;

Change ce symbole qui te tient en corde,

Libère ton être d’une âme sotte.

Monte ton beau vaisseau et vogue sur la mer,

En quête du bonheur qui t’attend sur un port :

Tu es adorable, bénie par les éthers.

Va comme l’aquilon, confiante de ton sort

L’homme de ton rêve t’attend sur la plage,

Au sable fin doré sous les cocotiers

Par un ciel bleu pur, sans moindre nuage

Où flottent d’allègres séraphins altiers.

Tes universités te montrent le chemin,

Cultivent ton savoir, t’arment de patience,

Te gardent du piège d’individus malins,

Renforcent en tout temps ta persévérance.

Relève les défis d’atteindre le sommet

De la connaissance léguée par les doctes,

D’emporter le titre de la chair élevée,

Fruit de ton label et d’années d’attente.

 

   

Florence, extrait de l’odyssée à paraitre ahmed bencherif

9 août, 2009
Poésie | 11 réponses »

                                   Florence

               Florence, doux rêve qui vient la nuit

               Chanter la romance au son de la lyre,

               Curer l’âme troublée par l’affreux ennui,

               Guérir la plaie du cœur, chasser le délire,

               Ouvrir les horizons au-delà des grands flots,

               Elire le logis dans les bois verdoyants,

               Cultiver le jasmin, épandre le pavot,

               Insuffler dans ma vie ses charmes attrayants.

               La lune disparaît lorsque tu apparais :

               La voûte céleste est alors brillante,

               Constellée en grappes par tes beaux attraits,

               Œuvre d’art grandiose, sublime et fascinante. 

               Au clair de Florence, la romance est chantée,

               La sonate est jouée, les notes se plaignent,

               Les houris évoluent en danses envoûtées

               Et dans l’eau bleue du lac les cygnes se baignent.

               Ta beauté surpasse les pierres précieuses,

               Rouges et violacées, vertes et bleues, argentées,

               Astre magnifique, de couleurs berceuses,

               De radiations tendres, à jamais attestées.       

               Le soleil se couche, lorsque tu apparais ;

               Alors le ciel est bleu, baigné de lumière,

               La nature active dans ses plus beaux attraits,

               Les jolis passereaux chantent leur grand concert,

               Les fleurs s’épanouissent, les lys et les lilas,

               Les herbes renaissent, les moissons durent l’an,

               Les branchages valsent malgré leurs entrelacs,

               Les senteurs enivrent, charriées par les vents.   

               Tes dards brûlent l’aigle dans son lointain envol

               Et soufflent l’air chaud sur la neige qui fond.

               Ma main ne brûle au feu de forêts des saules,

               Mais brûle sur ta joue, jusqu’au derme profond.

               Les fleurs épanouissent à ta seule haleine,

               Avec précocité et de meilleurs éclats.               

               Mon talent s’enflamme de poésie pleine,

               Par ton hale qui tient mon être dans ses appâts.

grappes de raisins, extrait odyssée à paraitre par ahmed bencherif

28 juin, 2009
Poésie | 4 réponses »

 Grappes de raisins  

                En forme de grappe de raisin juteuse,

               Qui brille au soleil par les jours de juillet,

               Réveille les envies combien amoureuses,

               Parmi les feuillages vert clair et douillet,

               Plus grosse que le fruit du chétif grenadier,

               Qui, pendant, balance au toucher d’un rameau,

               Garde jalousement son nectar très envié,

               Attendrit de couleurs et cure de maints maux,

               Charnue comme nèfle, tendre dans la bouche,

               Filante dans la main, brûlante dans les sens,

               Cette cime de chair succulente enclenche

               Un très fort sentiment d’extase et de transe.   

  

               C’est ton orgueil comblé, frais et impérissable,

               Qui vit plus dans ta chair, plus encore dans ton cœur. 

               Il fut le témoin présent et invulnérable

               De tes jours sereins ou vifs, tes joies ou tes langueurs.

               Tu la pares d’écrin de soie noire ou rouge,

               Couleurs violentes bien suggestives,

               Qui donnent à chacun un tendre vertige,

               L’élan de conquête de façon hâtive.

               Le regard s’y pose, tu en es heureuse,

              Tu jouis de plaisir, tu te sens la femme,

              Tu décroches le prix de jolies berceuses,

              Compliments sincères, venus du fond de l’âme.

  

              Ta volupté, aussi, jamais inassouvie :

              De câlins en câlins, tendres ou passionnés,

              Elle en est vierge, tout au long de ta vie,

              Toujours glorieuse, et à jamais fanée.

              C’est ton sein féminin émergeant de ta chair,

              De rondeur unique, appât pour le regard,

              De belle volupté, qui croit en égal pair

              Dès la naissance et pointe ses beaux dards.

bleu oeillet’extrait de l’odyssée à paraitre ahmed bencherif

8 juin, 2009
Poésie | 5 réponses »

                             Bleu œillet, extrait de l’odyssée à paraître ahmed bencherif

            Je te vis radieuse, vêtue de bleu oeillet

            Entre le tapis vert et le jaune doré,

            Sous l’éther par journée très peu ensoleillée

            Et, tout autour de toi, se dressaient les fourrés.

            Tes noirs cheveux retombaient sur tes seins,

            Tes yeux éjectaient la flamme pour brûler,

            Lovés sous les cils noirs, sur ton visage sain

            Sans faux pli, ni rides dont la peau était halée.

 

            Tu étais si belle dans ce champ de blé mûr,

            Gracieuse comme la biche de ton bled,

            Attirante sans fin, rafraîchie par l’air pur,

            Souriante à l’envie, sûr de ton remède.

            Les épis caressaient tes jolies mains brunes

            Les herbes s’inclinaient à tes pieds couverts.

            Par émoi, l’artiste retenait son haleine             

            Et de partout montait le chant de l’univers.

            Derrière toi, le champ prenait sa naissance,

            Pour se jeter loin et finir au tapis vert

            Fermé par une haie de plantes peu denses

            Qui fermaient l’horizon où naissait le bel éther.

                  

            Un vent léger soufflait, caressait tes cheveux,

            Baisait ton visage, rafraîchissait ta peau

            Collait ta chemise sur ton corps délicieux,

            Te susurrait à l’ouie l’évasion au hameau,

             Roucoulait la chanson de l’amour à venir,

             Berçait les feuillages où nichaient les oiseaux

             Faisait flotter le blé joyeux de t’accueillir,

             Heureux de vivre un jour avant la fatale faux.

             

             Le gazon immense, par ci par là terreux,

             Te faisait un beau lit  très épais et tendre

             Pour mouiller de rosée ton corps svelte et gracieux

             En sentir l’haleine sans plus attendre,      

             Pour vivre des moments de plaisir intense,

             Gravé en mémoire jusqu’à la fin des temps,

             Oublier tes soucis, détruire tes transes,

             Jouir à satiété de joie cachée longtemps.

            

Nadia, extrait de l’odyssée à paraitre ahmed bencherif

16 mai, 2009
Poésie | 3 réponses »

                                 Nadia !            

             Le pari n’est tenu pour te rendre grâce.

             Ton éclat nuancé de rose et de pourpre,

             Evoque le rubis qu’un peintre ne trace

             Q’un chantre ne chante dans l’ode champêtre.

             Ton mérite est plus cher qu’un diamant royal,

             Ta valeur surpasse les joyaux de la terre,       

             Ta vertu génère des saintes de chorale,

             Tu es ce prodige de notre univers.

             Dussè-je muer en encensoir précieux

             Et te sanctifier par des fumigations

             Qui renvoient mes tendres complaintes aux cieux

             Et livrent le sujet de mes émotions.

             Ma magie du verbe n’est péché, ni crime.

             C’est l’âme qui parle, dit ce qu’elle ressent.

             C’est le coeur qui vibre par affolant rythme.

             Mon vers en cascade déplore l’air stressant.

  

             Ai-je de la grandeur ? Quel joli compliment !

             Et de la puissance ? Tu me hisses au faîte,

             Aux hautes sphères du merveilleux firmament.   

              J’en suis ravi chère Nadia que tu l’attestes.

             Mon lyrisme est pour toi, femme de culture.              Cherche-t-il à dérober un amour sans espoir ?              Oh que non ! Il te loue pour ta belle allure,              Comme dîme à payer pour tes veillées du soir. 

               Le chant n’est pas magie, c’est de l’art recherché,              Evertué d’idéal et de franchise du cœur,              Où l’âme désire planer et chevaucher, 

             Passionnée de sublime, extasiée de bonheur.   

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