ahmed bencherif écrivain et poète

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ne me quitte pas ; ahmed bencherf

23 janvier, 2017
Poésie | Pas de réponses »

Ne me quitte pas

 

 

Ne me quitte pas, je ne saurai survivre,

Toi, mes sources vitales multiples,

Toutes mes facultés, mon copieux livre,

Mon art poétique, mon verbe intarissable,

L’esprit et le cœur, l’âme ivre dans ton ciel,

Corps sans vie, inerte, fantôme sur terre,

Se mouvant dans la nuit, privé de l’essentiel,

Ton amour, miracle de ma plaie sévère.

Je ne saurai t’oublier, aimer de nouveau,

Une fée, la plus merveilleuse du monde,

Toi, ma huitième merveille que rien ne vaut,

Toi, mon fruit exotique qui abonde.

Le chagrin sera mon compagnon exclusif,

Les soucis en légion, morte, béatitude,

Mélancolie, ma maitresse, rien d’attractif,

Ni folie, sagesse, raison en servitude,

Je vivrai dans ton souvenir mirifique,

Sans présent, ni avenir, mais dans ton passé,

Tes atours, attributs, sourire angélique,

Ces dons de dieu parfaits, œuvre d’art encensée.

 

 

 

 

 

le lac; ahmed bencherif

11 janvier, 2017
Poésie | Pas de réponses »

Le lac

 

Regarde, contemple ta belle hôtesse,

Venue courtiser tes plages poudreuses,

Flâner sur tes berges, en  noble comtesse,

De sa voix fluette,  te chanter la berceuse,

Regarde sa beauté de nymphe habillée,

En pantalon et veste, un châle noir au cou,

A rayures blanches finement émaillées

Un bonnet de laine doublée à très bon goût,

Plût à toi de veiller Assia, mon amour,

En Elle, réunies, les trois Grâces du bonheur,

Joie et Grace, Beauté sans de moindres atours,

Huitième merveille, singulière splendeur,

Assure son loisir en joies endimanchées,

Sur ta berge en amont de tes verdoyants sapins,

Au plaisir du barbecue, son feu, enclenché,

Ses fumées diffusées vers tes sommets alpins.

Digne  héritière des nymphes antiques,

La pudeur avérée, le verbe pondéré,

Ses charmes envoutants, ses grâces mirifiques,

Sa courtoisie en exemple, ses gestes modérés,

Mire des regards émerveillés et déférents,

Pétillante de vie, un printemps éternel,

Ame poétique, un fantastique roman,

Ourdie et experte, passionnée au label

Elle te rend grâce en foulant tes sables,

En admirant tes eaux bleues, froides et calmes,

Allongée sur un  banc, à l’ombre d’un érable,

Elle médite, le cœur pris, conquise son âme.

 

Egérie; ahmed bencherif

10 janvier, 2017
Poésie | Pas de réponses »

Egérie

 

 

Egérie, je serai à la force de mon âme

Le zéphyr  qui berce tes cheveux ondoyés,

La vague blanche qui caresse tes pieds calmes,

Le sable qui adhère à ton beau corps noyé,

La mousse qui loge dans tes grappes de raisin,

Le papillon qui vient se nourrir de ta fleur,

Le canari qui vient se poser dans ta main,

L’air que tu respires dans la bonne humeur,

Le doux rayon de soleil qui te réchauffe,

Le reflet lunaire balançant dans tes yeux,

Le voile de ta pudeur en belle étoffe,

La prairie de tes romances sous tous les cieux,

Le mausolée chaulé pour tes pèlerinages,

Le roi triomphant par ta boule de cristal,

L’amant jamais connu par les grands mages,

Le faiseur de tes joies, ton unique régal.

 

Vers toi mon Egérie ma pensée survole

Les monts et les vallées, les mers et les fleuves,

Les villes et les bourgs, ensemençant le sol,

Constamment rajeunie et faisant peau neuve.

Je prends mon bain pur dans ta grotte encensée,

Et me frictionne par tes voiles satinés ;

Je hume tes parfums exotiques insensés,

Goutte à tes fruits de mer et tes mets raffinés.

J’arrose de parfums ton beau lit végétal,

J’adoucis d’aromes l’eau pure de ton bain

Et tu baignes ton corps irradié de hâle

Que parcourt tendrement ta merveilleuse main.

Que dis-tu ? Ma pensée remplie de tendresse

Résonne en toi comme un doux chant de sirène,

Eveille tes sens et te couvre de caresses

Son pouvoir enchanteur t’évoque des scènes.

 

Et entends-tu frémir les ailes de la nuit,

Sous la douce brise qui chante tes hymnes,

Heure de l’harmonie des amours épanouies,

Louées magnifiquement dans ton âme fine.

 

La lune porcelaine perlée d’étoiles

Nous promet l’évasion tendre et romanesque,

Emprunt du paradis, ni satins, ni voiles,

Dans ta grotte palais décorée de fresques.

souveraine, ahmed bencherif

25 décembre, 2016
Poésie | Pas de réponses »

Souveraine

 

Dans le pur féminin, tu es souveraine,

Le mot sur la pensée, dicté par ta candeur,

Courtoisie sans pareil de véritable reine,

Savoir et sagesse, modestie et grandeur,

L’âme poétique fine des odes arabes,

Abreuvée de pudeur, choix parfait des rimes,

Lyriques et grandioses, sublimes aquarelles

De belles images, tournures d’escrime,

En écrins argentés, mirifiques ombrelles,

Foi en Dieu profonde, amour du prophète,

Invocations pieuses d’aurore, du couchant,

Vertu en exemple, hauteur de l’acète,

Sentiment sublime, généreux,  attachant,

Un ange terrestre  prêchant la bonne parole,

En quête du bien ici-bas,  pleine sollicitude,

Vivant la nostalgie de Mecheria, son sol,

Tristement dans son cœur, en toute amplitude,

Esprit indépendant, femme de société,

Fière des  nobles valeurs ancestrales,

Léguées par les grands caravaniers redoutés,

Ecrites en caractères d’or dans les annales,

Personne spontanée, fierté de nous tous,

Un soleil au ciel bleu, chassant les  nuages,

Par sa plume douce arrosant les jeunes pousses,

Prêchant d’expérience de très beaux adages,

A toi chère Assia, je dédie cet hommage,

Humblement, sans orgueil, je te rends cette grâce,

Au monument que tu es sans ombrage,

Fidèle aux principes, et de grande classe.

éter nité Assia; ahmed b encherif

25 décembre, 2016
Poésie | Pas de réponses »

Eternité Assia

 

 

Assia, J’ai gravé ton nom sur le granit,

Témoin séculaire des âges à venir,

Quand avait brulé ton soleil à son zénith,

Au ciseau de mon cœur, au pays de Palmyre,

Berceau des légendes,  croisée des cultures,

Liberté des amours, Vénus et Aphrodite,

Porte des rêveries du merveilleux futur,

Fresque poétique  des passions subites,

Idylle magnifiée à l’encre de mon âme,

Au recueil des rimes, charme de Cupidon,

Couronne de mon art qui berce ou enflamme,

Enfanté de  bas âge, un exceptionnel don,

Symphonie des pulsions, firmament constellé,

Lune perlée d’étoiles, soleil des aurores,

Un diamant unique dans l’écrin dentelé,

Couronne boréale de l’hémisphère nord.

Mortels sont les humains, leurs vies éphémères,

Si je cherchais l’éternité, ce serait en toi,

Et vivre ton amour dans ta complicité,

Qu‘Aphrodite ne ferait, stérile en émois,

Que Vénus n’égalerait dans tes voluptés,

Ne crains rien ! Mes rimes survivront à jamais,

Plaisir de lecture dans le monde intelligent,

Modèle d’amoureux en phase de charmer,

Veillées poétiques pour de bonnes gens.

 

 

 

Euphorie ahmed bencherif

15 décembre, 2016
Poésie | Pas de réponses »

Euphorie

 

 

Ton vin, léger comme une feuille d’automne,

Frais comme la rose du printemps chatoyant,

Versé de  nuit dans ton  cristal flamboyant,

Triomphant, chasse mon air gris monotone,

Dopage de hachich, une magie unique,

Que ton souffle insuffle dans son air idyllique,

Que tes mains dessinent comme un chamane,

Que tes baisers, eau de jouvence, miel d’éden,

Le concert des envies dans nos béatitudes

Une danse érotique dans sa plénitude

Dans nos jardins secrets détachés du monde,

L’ile océanique vermeille et féconde

Jamais découverte, un espace de rêves,

Arc-en-ciel, faiseur d’émois, source de sèves,

La vie se résume à  nous, le monde, aussi,

Leurs maux jetés, bannis à jamais leurs soucis,

Voyage féerique dans notre firmament,

Osmose d’âmes sœurs, la fusion des amants.

c’est triste ahmed bencherif

6 décembre, 2016
Poésie | Pas de réponses »

C’est triste

 

 

C’est triste, tout est noir, jour et nuit confondus,

Frappés soudainement d’apocalypse précoce,

Rien ne bouge, ne meut, la vie semble perdue,

Fragilité : tout semble perdre ses forces,

Les astres lumineux entrés dans leur éclipse,

Tragique, mélodrame jamais imaginé,

Entendements stériles et les cœurs vidés,

Victimes d’aléas, meurtris et condamnés,

Les arbres pleurent de sève par torrents,

Les pierres geignent, se désagrègent en  deuil,

Nature comateuse, tableau affairant,

Jour dernier du bilan, fatal, sans écueil,

Silence mortuaire, prémices tragiques,

D’une fin d’un roman d’amour inédit,

Mélodrame en actes, scènes dramatiques,

D’une communion, d’un sort jamais prédit,

Terrible et inquiétant, le silence des amants,

Un pli fâcheux amer, entré, insidieux,

Incompris, spontané, ravageur en démon,

Frimas qui reviennent, sous la clarté des cieux,

Fugue de l’héroïne, fort doute, suspicion,

Quand sommeille, dans sa naïveté, le héros,

Si oui,  ce serait   trépas, sans bénédiction,

Elle revient toujours, les compteurs à zéro.

Le pardon validé de grand cœur et d’amour,

En éclats de soleil, aux  parfums d’une rose,

Plus hardie, plus folle dans ses marques d’amour,

Poésie en écrin chassant l’air morose.

N uit blanche; ahmed bencherif

5 décembre, 2016
Poésie | Pas de réponses »

Nuit  blanche

 

Nuit sans murmure, comme un ruisseau gelé,

D’abysses profondes, plus noires que le charbon,

Plus froides que le pôle  nord, rarement foulé,

Stériles comme Mars, tragédie de Strabon,

Sépulture du temps dans un grand linceul,

Noir corbeau, passereau de mauvais augure,

D’étoffe rugueuse, pour supplicié bien seul,

Le poète meurtri qui boit le cyanure,

Dernière volonté, juste avant le trépas,

Point de bénédiction, un départ pour l’enfer,

Péché d’aimer en folie, toujours sur ses pas

Idéal sublimé, l’inachevé amer,

Le jour vient, perd ses éclats, son animation,

La nuit se prolonge encore dans ses violences,

Son  verre de chagrin, ses vaines répulsions,

Son vide assassin, son  oppression intense,

souviens-toi ahmed bencherif

30 novembre, 2016
Poésie | Pas de réponses »

Souviens-toi

 

Souviens-toi de ces monts dont coulait la neige,

De blancheur laiteuse, à cadence lente

Se glissant lentement à travers la gorge,

Sous  ton soleil ardent, de chaleur étouffante,

De ses vignes, en contre bas, fructifiées,

En grappes de raisin juteuses et rouges,

Dont je buvais le vin, par tes mains, lénifié,

Sans verre de cristal, pour un divin  voyage,

Sous tes yeux avides qui brulaient mes espaces,

Telles des braises incandescentes de l’enfer,

Quand tes mains délicates se mouvaient au hasard,

Que tes soupirs attendris jouaient le concert

Que nos cœurs vibraient à l’abri des phares.

Souviens-toi de la vallée où coulait le fleuve,

Contournant ces belles collines de poiriers,

,       au fruit fondant dans le palais de couleur mauve,

Au gout suave et exquis, de grand choix altier,

Qu’un amant n’ait gouté, dans ses assauts fauves,

De ces écumes plus brillantes que l’argent,

Qui dansaient le slow sensuel en surface,

De ces berges sablées, veillées par le donjon,

Des fragiles papillons libres dans cet espace,

De leur amour passionné des belles roses,

Qu’ils butinaient sans fin, sans jamais s’assouvir

Légers qu’ils étaient attirés par la chose.

l’automne, ahmed bencherif

29 novembre, 2016
Poésie | Pas de réponses »

L’automne

 

Soudain, le bel éther s’assombrit d’opacité,

Un furtif nuage étend ses toiles sales,

Impure et lugubre, de grande densité,

Piètre peinture exposée aux halles,

Esquisse d’amateur, anonyme et obséquieux,

Qui promet de mettre à ses pieds de Cendrillon,

La planète rouge, lointaine dans les cieux,

Mars, le successeur de la terre sans sillons,

Qui promet la lune rousse, la vie durant,

Cachant sa fourberie, l’induisant en erreur,

Un diable tout craché, à ses pas fulgurants,

Brossant un tableau sale aux fausses couleurs,

Et Elle, ingénue, jette un pas en avant,

L’autre, par prudence, campé en arrière,

Tiraillée entre son grand cœur, pourtant épris,

Et son imaginaire, qui cherche un ailleurs.

Automne, laisse-moi enfiler ton manteau,

De la mélancolie, si vrai, soit son adieu,

Faire l’adieu à mes printemps et ses flambeaux

Vivre d’amertume, de chagrin en tout lieu.

 

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