ahmed bencherif écrivain et poète

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Archive pour la catégorie 'Poésie'


mirage; ahmed bencherif

21 février, 2017
Poésie | Pas de réponses »

 

Mirage

 

 

Au désert brulé par le soleil de midi,

L’infini se jette aux lointains rivages,

Le chant mugissant du vent en psalmodie,

L’air lourd et desséché ne permet ancrage,

Partout l’horizon plat à perte de vue,

Ciel et terre en jonction, pas âme qui vive,

Champignons en pierre, des ombres en revue,

Lumière aveuglante, des couleurs vives,

Chaleur torride,  dard d’aplomb, tourbillons,

Havre nulle part,  arbrisseaux squelettiques,

Marche dans le doute sans moindre trait d’union,

Espérance de vie courte et chimérique,

Carrine; ahmed bencherif

22 août, 2014
Poésie | Pas de réponses »

au couchant affirmé, le ciel était ponctué de lumière rougeâtre très timide, d’un noir argenté en étages, lumière couronnée par un petit filet jaune, au plus haut de la voute céleste qui épousait la mer un bleu indigo donnait une merveilleuse sensation d’évasion; l’eau océanique, bleue azur, était calme, endormie et brillait aux derniers rayons du soleil qui s’engloutissait là-bas, au-delà de l’horizon attrayant par ses aventures et sur la jetée était édifiée le palais vitré de la belle océanide, reine des fonds marins, reine de la terre solitaire que peuple seul le poète désemparé, passé si près de la foudre, provoquée par les forces des communions d’un soir ou d’été ou de printemps, ou d’automne ou d’hiver. la belle océanide apparut dans toutes ses splendeurs, toute sa beauté, tout son pouvoir ensorceleur et cacha le soleil éclatant, alors gronda le ciel et la foudre frappa la terre et les arbres. la foudre de l’océanide me frappa de plein fouet au coeur, ah combien il avait palpité, ah combien il avait battu à la vitesse du son, alors mon esprit fut émerveillé au lieu de fuir cette foudre; mais qui peut etre le rescapé d’un coup de foudre de la belle océanide. toi Carrine, reine du palais vitré, avec se colonnes d’acajou, ses meubles de hêtres, j’y vois la propreté méticuleuse transparente comme ton âme; j’aimerais y etre, y vivre l’éternité, toi et moi, ensemble, unis par les serments des dieux, toi reine, moi, ton chevalier, te protégeant contre tous; ah ce parquet reluisant que tes pieds foulent sans moi, j’en suis jaloux; ah cette mer où tu te baignes en petit maillot, j’en suis jaloux; ah ce soleil qui te voit, j’en suis jaloux; ah ce blé dans ta bouche, j’en suis jaloux.

Impôt extr Odyssé ahmed bencherif

28 janvier, 2014
Poésie | Pas de réponses »

Impôt

 

 

L’impôt nous frappe sans merci l’an entier

Pressure le pauvre et ruine le riche.

Vends et paies la taxe ou attends l’huissier

Vends bijoux ou tamis, trophée ou fétiche.

 

L’enchère menace et la terre tremble

Le fellah préserve tant qu’il peut et combat

Le colon le guette, sa joie à son comble

Tenté par un crédit espère le rachat

 

L’impôt ravit le blé, abandonne le son

Le fellah crie furieux, sème toujours le blé

Attend revenir dans la nuit le croissant

Trop fier trop digne et toujours révolté.

 

La nuit coloniale était trop violente,

Et dépouillait l’impôt de ses caractères

De vertu pratiquée à l’égard des gentes

Depuis l’émergence prouvée du numéraire,

Acte volontaire de l’élan solidaire,

Basé en équité pour le bien commun,

Sans laisser sur ses pas l’émoi réfractaire,

De redevables brimés sans des  égards humains.

 

L’Ame, fille de l’océan, extr odes e l’amour; ahmed bencheif

9 décembre, 2013
Poésie | Pas de réponses »

fille de l’océan, soleil aux aurores,
à ses tièdes rousseurs et ses éclats dorés
fée des baies, du sable ocre poudreux
fleur exotique aux couleurs bigarrées
parfum aphrodisiaque, ballet d’amour

Clair de Lune, extrait les Odes de l’Amour à paraitre prochainement; Ahmed Bencherif

17 janvier, 2013
Poésie | 2 réponses »

Clair de lune

 

 

 

 

 

 

C’est un clair de lune propice à ma langueur

Dont les ondes s’élèvent au ciel constellé,

Faisant geindre les pulsations de mon cœur

Pris au carrefour des adieux hélas scellés.

Tristement, il y pleut d’abondantes larmes,

Comme les embruns d’un soir d’hiver en mer,

Qui noient la barque en péril par les lames

Qui s’y brisent sous la furie des flots amers.

 

Ainsi la barque de nos amours naufragée

Aura pour destinée les noires abysses,

Sans rivage d’issue pour enfin abréger

A rien la romance sans voir les prémices.

Pourtant cet horizon assemblait les deux bleus :

L’indigo de la mer et l’azur du ciel

Baignés par le soleil sans filet nuageux,

Comme une merveilleuse aquarelle.

 

Dans nos jardins d’amour, sans cesse cultivés

Par l’art poétique, arrosés de douceur,

S’exhalaient les senteurs par la brise levée

Aux primes aurores, au couchant en rousseur.

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