ahmed bencherif écrivain et poète

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17
août 2021
Posté dans Non classé par bencherif à 10:14 | Pas de réponses »

Muriel, dans sa cour

 

 

 

O jeunesse perdue ! Qu’en est-il des vieux ans ?

Souvenir ou regret des beaux jours insouciants,

Quand valsait le ballet pour toutes les saisons,

Naissait la mélodie en constante ascension,

Coulait comme source la liqueur limpide,

Régnait la mixité en habit fantaisiste,

Enivrait le parfum féminin dans le vide,

Que l’ambiance chassait l’ennui et l’air triste.

 

Ce soir-là, au printemps, surgissent mes démons.

Le cristal me tente, le rythme m’emballe,

Ses yeux me fascinent, j’oublie mes abrupts monts,

Sa grâce m’enchante, j’oublie mon aride val.

Les anges sont absents et d’ailleurs dieu aussi,

L’interdit ne m’effraie, il a goût de l’amour

Mais le temps égrené me plombe sans merci,

Le rêve est-il permis quand brillent ses atours ?

Vers en alexandrins, ou libres ou classiques,

Vous dansez dans nos cœurs en rythme cadencé,

Vous créez le jour dans la nuit opaque,

Quand on sombre à fond dans nos noires pensées.

Vivons alors l’instant dans sa plénitude

Ses joies ne sont mortes, ses ennuis passagers,

Savourons le nectar, rompons aux habitudes,

Melons-nous aux autres,  et mort aux préjugés.

Elle est sublime, déesse du temple

Phare de la soirée, mire de tous les yeux,

Aisée dans son voile qui à rien ne ressemble,

Voile rouge sacré au teint harmonieux.

Son mot est un ruisseau qui coule mélodieux,

Trouve la voie des cœurs, se greffe à l’esprit,

Un mot solennel qui azure mes cieux,

Qui gonfle mon voilier aux épaisses soieries.

 

 

 

17
août 2021
Posté dans Non classé par bencherif à 10:13 | Pas de réponses »

Un rayon solaire parut sur le seuil, pénétra et chassa la triste désolation qui avait perturbé les esprits : c’était la jeune et belle Pauline de souche espagnole. Sa beauté était éclatante, de peau blanche et de chevaux noirs, la sève de sa jeunesse coulait. Un seul regard vous suffisait pour être dans d’heureux transports. Slimane enrageait dans son fort intérieur que son père fût là, déçu de cacher son admiration, de jouer l’indifférent, le grand pieux. « Bonjour Mr le Moqadem, dit-elle ». Celui-ci la salua paisiblement. Elle était cliente attitrée et avait de la réserve, mariée à l’interprète de l’administrateur. Elle acheta deux draps, deux rideaux et des provisions, régla la note de dix francs, puis elle demanda à Hamza de ramener avec elle quelques colis, s’il le désirait. « Va avec elle, intima le père ». Hamza porta de bon gré le couffin lourd en produits, tandis qu’elle embarrassa ses jolis bras de colis, emballés dans du papier kraft rugueux, qui pouvait lui égratigner la peau laiteuse. Ils s’en allèrent et Hamza, comme vous pouvez l’imaginer, en était heureux.

 

La rue Saint Arnaud était animée par de multiples boutiques dont certaines répondaient au goût de leur temps, où l’homme était le propre artisan de sa vie et sublimait toutes ces belles curiosités artistiques qui manquent cruellement aujourd’hui dans nos salons ou sur nos épaules : là se trouvait un couturier brodeur, à coté un tanneur décorateur, un peu plus loin un armurier. Leurs articles et leurs produits procuraient de l’émerveillement qui coulait, fluide, dans l’âme ensorcelée  par un souvenir vivant, aux motifs admirablement ouvragés. Les deux cafés maures lui donnaient un charme particulier par un canari qui chantait au seuil de l’entrée, par un gros pot de jasmin qui poussait et exhalait ses parfums, par une énorme jarre d’eau fraîche scellée au mur et ombragée par une toiture en planches rustres. Dans ce décor chatouillant, le revendeur de tapis ne manquait pas d‘apporter une touche exceptionnelle et présentait des produits de l’art de différentes régions du pays.

 

Pauline et Hamza laissèrent, à leur gauche, le boulevard Bugeaud, longèrent l’artère animée bruyamment par des passants aux voix explosives, tournèrent à droite et s’engagèrent dans la rue Cavaignac qui desservait le quartier embourgeoisé. De part et d’autre de la chaussée, de somptueuses ou modestes villas se rangeaient, surélevées au sol, fleuries par de petits jardins à basse clôture, couvertes de tuiles rouges, vers lesquelles rampaient les œillets, ajourées par de grandes fenêtres aux rideaux fins et transparents. Sur une véranda, une vieille femme somnolait, sur une autre, un homme lisait le journal, tandis qu’un autre cueillait des roses. Et elle, Pauline, passait comme une lumière que dévora le regard d’un passant, vite corrigé au flanc par un cou de coude de sa femme. Dieu l’avait comblée de grâces et de formes harmonieuses : ses lèvres sensuelles brûlaient à distance, ses yeux noisettes ensorcelaient le derviche, les deux grappes qui pendaient à sa poitrine étaient succulentes ; sa longue et soyeuse chevelure, qui retombait sur ses épaules, inspirait le poète au bord de l’eau. Elle avait cette nature espagnole, gaie et cultivée par la note des castagnettes et la danse du flamenco ; en complément de es grâces, sa vertu la protégeait contre tous les prédateurs.

Ils arrivèrent au seuil de la petite villa, moins gaie en verdure et sans véranda.  Hamza voulut se retirer. Elle le pria d’entrer pour lui offrir un rafraîchissement. Il accepta difficilement et la suivit jusqu’à la cuisine où il déposa le couffin sur la table. Pauline, qui avait presque fondu sous la chaleur, ouvrit le robinet et se débarbouilla à la hâte. L’eau coula chaude et elle pensa qu’il valait mieux s’arroser sous la douche. Elle fit asseoir son hôte sur une chaise, lui offrit un verre de limonade et lui demanda de l’attendre quelques minutes. Elle se retira et l’on entendit l’eau tomber en cascades, puis elle revint, moulue dans une robe légère, plus belle et plus envoûtante. Elle prit une chaise et s’assit en face de Hamza qu’elle admira  sereinement et longuement : il avait une belle figure, des yeux mauves pénétrants, des sourcils assez fournis, une vitalité surprenante et de la tenue avec une grande modération de gestes. Il lui paraissait cependant énigmatique, l’air sévère. Lui-même, avait le regard suspendu sur cette merveilleuse créature qu’il contemplait, qu’il gravait dans son esprit. Il planait, il voguait dans une sphère inconnue, mais merveilleuse. Enfin un charmant sourire se découvrit sur son visage qui respirait un sentiment étrange.

 

-   Tu es belle Madame Pauline, dit-il d’un ton doux.

 

-   Enfin ! A la bonne heure ! Cela me fait plaisir de t’entendre parler. Au magasin, tu étais gai ;  en chemin, l’expression dure de ta belle figure m’avait fait peur. .Je t’ai peut être dérangé en te ramenant avec moi. Tu n’es pas fâché ?

 

-   Ce n’est pas cela du tout. Cela m’a fait plaisir.

 

-   En es-tu sûr ? Tu voudrais encore m’aider à faire les courses ?

 

-   Je ne sais pas, c’est tellement nouveau pour moi. Je n’ai jamais fait le porteur pour qui que ce soit. Tu sais, je n’avais pas obéi à mon père pour venir avec toi. Je l’ai fait de moi-même, poussé  par quelque chose que je ne parviens pas à m’expliquer. Tu viens d’où ?

17
août 2021
Posté dans Non classé par bencherif à 10:06 | Pas de réponses »

Au fond de la cabane, la rescapée du voyage de la mort essayait une belle robe blanche qui lui a été offerte par son amie Adherbala. Elle lui seyait à merveille. Elle se présenta aux femmes qui l’encensèrent d’éloges très flatteurs peu communs. Dans sa démarche, elle ressemblait au cygne gracieux dans son élément aquatique qui suscitait l’admiration de l’artiste, du poète et même du navigateur. Dans son aisance et son apparence aérienne, elle était un ange dont les pas étaient légers et les yeux, célestes. Sa famille d’accueil la considérait déjà comme un être à part, supérieur à l’humain. Elle lui vouait une infinie déférence due à une prêtresse, qui serait l’oracle de son peuple. Elle lui prodiguait aussi un amour immense tout  comme à leur propre fille. Puis, elle la traitait de façon sublime, presque adulatoire.

en chantier

Gétuliya ne comprenait pas ce qu’il lui arrivait. Du jour au lendemain, elle était devenue un symbole de mutualité et de foi. Cependant, elle s’y adaptait avec une spontanéité peu commune. Elle  n’était plus la gentille petite fille qui avait peur de mourir, qui aimait jouer à la corde avec son amie Adherbala et bavardait longuement avec elle. Elle était désormais sobre dans ses gestes et ses paroles. C’était comme si elle avait accédé précocement à la maturité et qu’elle devait exécuter des actes de pleine conscience. Durant toute la journée, elle était sollicitée par des femmes dont elle interprétait de façon naturelle les lignes de leurs mains et  leur prédisait un avenir radieux. Elle ne jouait guère la comédie, mais elle y croyait de toute la force de son âme. Même des hommes, les moins  crédules, la consultaient et lui demandaient une lecture astrologique.

Elle était aux petits soins par sa famille d’accueil. Tous l’aimaient, la couvraient de petites attentions. Même, les petits poussins se  voulaient en être les gardiens et les serviteurs. Plus que tous, Massine se sentait très proche d’elle et espérait d’elle de convaincre Trafen pour partir à Cirta rendre visite à sa famille qu’elle n’avait pas revue depuis près de cinq ans.

Les lumières du jour désertaient déjà la contrée et le disque de feu s’était englouti à l’horizon derrière la montagne, quand s’élevait le tendre concert des gazouillis des oiseaux qui regagnaient leurs nids, quand encore fredonnait le  cri des troupeaux qui retournaient à leurs enclos après une journée de pacage et de loin en loin se percevait le hurlement des fauves et des charognards. Alors, mille feux furent allumés presque en même temps avec une parfaite synchronisation, comme à la guerre que ce peuple farouche et redoutable savait mener. Ils brillaient comme des astres dans un ciel noir, à mesure que l’obscurité tombait. On aurait dit des vagues de feu qui dansaient au gré du vent du soir et soufflaient des haleines chaudes, dissolvant les fines glaces de la gelée de ce mois d’avril.

De grandes assemblées, plus de cinquante,  s’étaient formées en cercles de plus de cinquante individus, les uns distants des autres d’au moins deux cents mètres. Le village Doug semblait être comme une grande ville avec toutes ses rues et ses places, ses maisons et ses palais, tant les mille cabanes étaient soigneusement alignées, ni trop serrées, ni trop éloignées et lui donnaient ainsi le cachet de grande cité, une capitale sans  nom, héritière véritable de son ancêtre préhistorique. Les hommes étaient séparés des femmes, mais à peu de distance, si bien que leurs ombres se confondaient à la lumière.

Alors commença la veillée joyeuse sans vacarme, mais empreinte de sérénité. Les flûtes donnèrent le ton et leurs mélodies tendres et douces captaient les attentes secrètes de l’amour, appelaient l’âme à faire un  voyage céleste. Leurs notes graves prolongées se relayaient à d’autres plus gaies et moins timbrées, mais avec une parfaite synchronisation orchestrale, sans solfège pourtant. Les tambourins les accompagnaient en sourdine à quatre coups rythmés. Les hommes chantaient un couplet spirituel en hommage au Dieu Ammon, sur un mode grave, presque mélancolique. Les youyous s’élevaient d’un moment à l’autre, prolongés et harmonieux, relayés aussi par des chansonnettes allègres d’amour. Toutes ces voix fortes, dont les échos résonnaient dans l’immense contrée, créaient une atmosphère de culte et non un appel à une expédition guerrière quelconque.

Le repas était servi. Partout de grands plats de  couscous étaient servis, ainsi que des dizaines de carcasses de viande rôtie. C’était délicieux et les gens mangeaient avec un réel plaisir, en parlant et en commentant l’évènement qui faisait date dans l’histoire de leur peuple. C’était la fête et tous la prolongeaient dans la nuit. Tous étaient gais et joyeux. Certains buvaient la liqueur des jujubes qu’ils écrasaient et faisaient  bouillir pour en extraire du  vin fort qui  brulait les tripes. Mais, ils restaient conscients, respectueux des usages, sans tanguer le moins du monde. Ils n’étaient pas nombreux.  Car le peuple libyen n’était pas un consommateur d’alcool, comme les peuples romain ou grec.

17
août 2021

Ratissages

Pour rassurer les colons, les autorités civiles et militaires avaient décidé une opération militaire punitive de grande envergure dans le Zaccar le jour même. Elle était justifiée par l’état d’esprit phobique des populations européennes et une grande fierté des indigènes d’être encore capables de prendre les armes et conquérir des droits que la paix ne leur avait pas octroyés. Le général Paul Alphonse Grisot avait été requis par le gouverneur général Jonnart, en santé déclinante, sur le point de démissionner. L’armée est plus que jamais requise à frapper fort et vite. Elle doit enlever toute velléité aux indigènes de penser révolte, de prendre les armes, de vouloir vengeance. Elle doit non seulement les impressionner, mais aussi les terroriser longtemps.

Une force considérable est déployée. Ses effectifs donnent une impression de terreur et prédisent que les représailles devaient être terribles. Ils signifient en clair qu’ils sont sur le pied de guerre, contre une population désarmée et isolée. C’est la formation d’une puissante colonne qui se met en mouvement pour s’engager dans les hostilités, comme pendant la guerre de conquête. Le haut commandement du 19e corps est décidé a réprimer de la plus atroce façon. C’est le retour aux méthodes de la terre brulée du maréchal Bugeaud. Le 28 avril, deux jours seulement après l’écrasement de la révolte, 1 200 soldats stationnent le long de la voie ferrée qu’ils surveillent, 800 autres partent ratisser dans la montagne du Zaccar où se sont réfugiés les rebelles :

-          Un bataillon du régiment des Zouaves d’Alger

-          Deux compagnies de tirailleurs d’Orléans ville

-          Un escadron des chasseurs de Blida.

Au total, deux-mille soldats, entre Zouaves, Tirailleurs, sont sous le commandement du général Octave Gilet. Trois torpilleurs appareillent pour surveiller les côtes de Cherchel. Est-ce que les craintes du commandement étaient justifiées pour mener la guerre aussi sur mer ? Aucune donnée historique n’est disponible ni pour infirmer ou confirmer sa justification. Toutefois, nous avançons avec la plus grande réserve que le commandement militaire craignait l’implication de la tribu des Benimenaceur qui avait assiégé cette ville en 1871 pendant un mois (25).

Ces forces considérables paraissent incroyables, telles rapportées par ce journal métropolitain. Cependant, un embrasement de la région n’était pas exclu par les autorités coloniales, d’autant que l’Angleterre et la France se livraient une guerre sourde et ce fait n’était un secret pour personne. Les forces engagées dans le Zaccar, soit 800 soldats, sous le commandement du lieutenant-colonel Pierre Léré, sont également citées par Christian Pheline dans son ouvrage (26). Ils ont pour directives de ramener les individus âgés de 15 à 65 ans. Ils se rabattent sur un douar de 3200 âmes, de tout âge. Ils pillent et saccagent les gourbis, violent des femmes et des filles, tirent sans sommation. Ils ont tué des indigènes. Mais combien ? Le saurait-on jamais ? En tout cas, les Zouaves s’enorgueillissaient d’avoir tué quatre-vingts indigènes. Il faut souligner avec amertume qu’aucune enquête n’avait été menée sur les abus et les crimes commis par ces soldats endurcis et aguerris contre des populations paisibles. L’opération dura plusieurs jours et s’était soldée par des centaines d’arrestations.

Dès son agression contre le sol algérien, la France avait opté pour la solution militaire pour soumettre le peuple qui mena quarante ans durant une résistance héroïque, avec les moyens modiques dont il disposait pour rester libre dans sa patrie. Il avait payé un lourd tribut et avait subi, outre les revers des défaites, des crimes contre l’humanité dont la barbarie était unique, comme les nombreuses tribus qui avaient été enfumées dans des grottes, ou encore la destruction des oliviers et des orangers. Ce siècle s’ouvrait ainsi sur une rivière de sang pour irriguer les champs de la liberté, tellement arides que le peuple aura encore à les arroser. La France était restée fidèle à elle-même, partisane de la loi du talion et réprimer très fort toute tentative qui viserait à secouer le joug colonial. Elle dépossédait sans payer le moindre sou, implantait des Européens sans se soucier des ressentiments des populations autochtones.

Les bombardements du 27 aout 1816        

Depuis trois siècles, la Régence d’Alger pratiquait ce commerce à haut risque et plein de dangers pour perquisitionner les vaisseaux de commerce qui naviguaient même en haute mer, pour s’assurer que ceux-ci ne représentaient aucun péril pour sa marine de guerre ou marchande. Les corsaires algériens avaient acquis une forte réputation en Méditerranée et en Atlantique. Cependant, ils traitaient leurs victimes avec une injustice avérée et des humiliations répétées. Plusieurs guerres navales les avaient opposés aux nations européennes, mais jamais ils ne furent détruits. Ils subissaient des dégâts, certes importants, mais ils parvenaient vite à réparer les dommages occasionnés soit à leurs vaisseaux soit aux fortifications portuaires.

Le dey Hadj Ali ne réchappait à cette règle générale du corsaire brave et intrépide, opiniâtre et impitoyable. Il commettait des injustices flagrantes à l’égard des chrétiens que sa flotte capturait en haute mer dont les captifs étaient astreints à galérer et les femmes étaient vendues au plus offrant. Sa barbarie farouche faisait sa triste réputation. Ces iniquités généraient de forts ressentiments et entretenaient un climat d’hostilité à son endroit par les chancelleries d’Europe. C’est ainsi que le 2 juillet 1815, le ministre turc de la Marine signalait au sultan Mahmoud les mauvais traitements que le dey infligeait aux chrétiens. Il ajoutait que l’amitié qui existait avec l’Europe s’était transformée en querelle et en agression. Donc, il était quasiment en état de guerre ce qui perturbait la navigation et le commerce maritime. Sa folie des grandeurs engageait à brève ou longe échéance les Algériens dans une guerre ouverte. En effet, en aout 1814, l’amiral britannique William Sidney Smith fait appel à l’Europe pour mettre fin à la piraterie des états barbaresques. En réplique, Hadj Ali encouragea Rayes Hamidou à multiplier les attaques contre les Européens et ses voisins. Le 23 mars 1815, Hadj Ali fut tué et remplacé par Omer. Celui-ci se lança évidemment dans la course, alors que le consul Deval en fit un rapport élogieux qu’il avait adressé à son ministre.

La marine britannique réagit sans tarder. Une expédition est lancée, sous le commandement de l’amiral lord Exmouth, conjointement avec la flotte hollandaise qui était sous les ordres de l’amiral Von Capellen. Bientôt ces deux forces navales arrivèrent devant Alger le 27 aout 1816. Lord Exmouth signifia au dey Omer un ultimatum d’une heure pour signer la paix et libérer tous les captifs chrétiens sans rançon. Le dey et son cabinet refusèrent. Les deux flottes se rapprochèrent des forts du port, sur le pied de guerre et la menace affichée notoirement. Cependant, elles étaient à bout portant de l’artillerie des défenses d’Alger. Mais le dey Omer préfère attendre au lieu de donner l’ordre à ses mortiers d’attaquer. Il perdit ainsi l’effet de surprise que recherche toute armée pour s’assurer sa suprématie. La bataille éclata et au bout d’une heure, les fortifications d’Alger étaient anéanties. Elle dura 11 heures 23 minutes, faisant un désastre. La défaite de la Régence était alors actée. Le dey Omer accepta de signer la paix aux conditions exigées. Ainsi, 1 200 captifs chrétiens furent libérés sans rançon, évaluée à 2 millions de riyals français.

La piraterie algérienne ne cessa que pendant deux mois et dès le 27 novembre six vaisseaux partirent de nouveau pour croiser en mer. Après la destruction de sa flotte, la Régence acheta et construisit de nombreux bateaux. La Sublime Porte, le Maroc et Tripoli leur donnèrent d’autres. Le dey parvint à reconstituer sa flotte puissante et menaçante. Omer fut assassiné par Necib Ben Malik Ali Khodja le 27 octobre 1817, qui lui succéda.

Les trois coups d’éventail 

Un sentiment de défiance réciproque régnait entre la France et la Régence d’Alger, depuis que le gouvernement manifestait clairement son refus de payer sa dette envers la maison commerciale Busnach et Bacri, contractée entre 1793 et 1798, évaluée à 7 millions en 1801, pour des approvisionnements de blé et de fromages dont le dey lui-même avait fait des avances substantielles. Il estimait que c’était une nature absolument insolvable qui l’irritait au plus haut point. Il remit deux lettres aux ministres français par la voie de leur consul Deval, dans lesquelles il réclamait le paiement de cette créance vieille de 20 ans et aucune réponse ne lui était parvenue. Après son retour de France, le consul fut reçu le 27 avril dans le palais du dey Hussein qui lui demanda des explications sur ce retard dans le paiement et plus grave sans échéance avancée par la France. Son hôte ne lui apprit rien qui puisse le rassurer et observa une attitude évasive et arrogante. Alors, le gouverneur en fut courroucé et dans un accès de colère, Il le frappa de trois coups d’éventail. Le consul s’indigna et lui reprocha qu’il vînt d’outrager le roi qu’il représentait.

extrait

République Algérienne Démocratique Populaire

 

Ahmed Bencherif

Ecrivain  conférencier

président section union

des écrivains algériens

Président du Colloque

International Isabelle Eberhardt

 

A

Monsieur le Président  de la République

Direction du Cabinet

El Mouradia Alger

 

                                        

Mémorandum / Isabelle Eberhardt

 

Il était logique et naturel de m’intéresser tôt à une Ecrivaine qui avait abandonné les douceurs du climat, le luxe et toutes les commodités de la vie dans  son pays natal, la Suisse,  la religion de ses aïeux, les titres de noblesse de la Russie tsariste pour venir au début du vingtième siècle en Algérie, subir les rigueurs du climat, connaitre la misère, côtoyer les maladies épidémiques, se travestir en homme, tenue en suspicion par les colons et les autorités coloniales, vivre parmi le peuple algérien, dit indigène, dont elle plaidait la misère, l’ignorance, les oppressions du colonisateur français. Elle avait abandonné tant de choses qui sont de nos jours tant convoitées par les pays en voie de développement. Et quelles en étaient ses raisons ? Elle avait déjà aimé dans son jeune âge l’Algérie, elle avait appris la langue arabe et la religion musulmane en correspondant avec Abou Nadhara, un  exégète  islamique égyptien qui vivait à Paris. Elle avait suivi sa mère Nathalie de Moeder qui était convertie à l’islam et vivait à Annaba où elle est enterrée dans le cimetière musulman de Zaghouwana de cette même ville.

Il était aussi logique et naturel que je m’intéressais tôt à une écrivaine noyée dans les crues violentes et gigantesques de l’oued Breij à Ainsefra le 21 octobre 1904, à l’âge de vingt-sept ans seulement  et pour laquelle mon grand-père, si Mostefa, avait officié la prière du mort au cimetière musulman de sidi Boudgemaa. Qui était ce personnage ? Il était lui aussi un exégète, recteur de la zaouïa taybiya, imam de la mosquée antique de la ville. Donc c’était un soufi qui prônait la tolérance entre les religions, entre les ethnies. Cela n’empêchait pas la société de vivre dans un mode conservateur et humaniste, la main tendue au prochain. A la mort d’Isabelle Eberhardt, le général Lyautey, chef de la subdivision militaire d’Ainsefra, avait voulu enterré cette dernière dans le cimetière chrétien. Néanmoins, le recteur si Mostefa et des notables allèrent lui rappeler que cette femme était de confession musulmane et qu’à ce titre, elle devait être enterrée ,dans le cimetière musulman. Le général Lyautey qui avait beaucoup d’estime pour cette écrivaine à la plume engagée s’inclina et demanda à ses plaignants de créer un cimetière à sidi Boudfgemaa, au sommet des dunes, sur la rive nord de l’oued et de l’y ensevelir, d’autant que le cimetière du ksar ne disposait pas assez de carrés pour d’autres enterrements. C’est ce qui a été réalisé et Isabelle était le premier mort à y être enterré.

Toutes ces raisons m’avaient amené à aller sur les pas d’Isabelle Eberhardt pour lui rendre hommage et honorer sa mémoire et l’accepter à titre posthume parmi nous, comme l’avaient fait nos aïeux. Nous étions, des amis et moi-même, conscients de notre devoir d’abord humain, envers cette femme dont les restes sacrés reposaient parmi nous et qui n’avait ni parents, ni proches pour venir la bénir sur sa tombe. Cependant, nous étions loin d’imaginer que nous allions soulever la colère de l’Etat par la voie du parti unique en 1983, date où nous voulions organiser une rencontre littéraire autour de ses œuvres et lui rendre un ultime message. La réponse du Commissariat national du Parti était un refus catégorique, en alléguant que cette écrivaine était une espionne, ce qui était une aberration, puisque ces messieurs étaient les moins cultivés en culture générale et avaient opposé leur véto sur la base d’une rumeur qui trainait du vivant d’Isabelle Eberhardt. Or cette rumeur avait été diffusée par les colons qui la haïssaient et ne se lassaient pas d’interpeller les autorités coloniales pour l’expulser, en avançant qu’elle était espionne pour le compte de la Russie tsariste aux dépens de l’Etat français. Elle fut en effet expulsée en France et là son aimé, un Slimane Henni, ancien spahis, l’avait rejointe et l’avait  épousée. Leur communion avait été officiée à la mairie de Marseille. Puisque son mari avait la nationalité française et de ce fait elle y avait accédé également ce qui lui avait permis de retourner en Algérie.

Ma vie professionnelle m’avait longtemps éloigné de ce projet citoyen de ma ville natale Ainsefra. Cependant, mon statut d’écrivain m’ouvrit grandes les portes pour activer sur le plan culturel, historique, littéraire dans les années deux-mille-dix et en 2015, je créais le bureau de wilaya des écrivains algériens dont je suis toujours président. Cette mission nouvelle me permit d’entreprendre le projet qui tient au cœur des citoyens cultivés d’Ainsefra ou tout simplement des gens lambda amoureux d’isabelle Eberhardt. En effet, il m’avait fallu trois années de lutte harassante pour convaincre les autorités gouvernementales et présidentielles pour obtenir le premier colloque international Isabelle Eberhardt, subventionné par le ministère de la Culture et sous le patronage de Monsieur le Ministre du secteur en question. Nous l’avions organisé le 9 octobre 2016 à la Bibliothèque nationale Hamma Alger. Des professeurs, des critiques et des historiens avaient donné des conférences de haut niveau. Monsieur le ministre de la Culture devait y assister, mais empêché il avait désigné Madame Akab, directrice de la coopération internationale au même ministère. Les ambassadrices de la Suisse et de l’Autriche nous avaient également honorés de leur présence. Ce grand évènement avait enregistré le succès de l’avis de Monsieur le ministre, venu en visite officielle à Naama dans les mois qui avaient suivi cet évènement. Il nous informa également que le colloque était institué et m’invita en ma qualité de président du colloque de faire une deuxième édition sous une autre  thématique, tel que le soufisme d’Isabelle Eberhardt.

Au terme de deux années, j’avais déposé au ministère un dossier pour la réédition  et j’avais sollicité le haut patronage de Monsieur le Président de la République en 2018. Le projet était en phase de finalisation. Quelle fut ma déception, quand Monsieur le Conseiller du ministre de l’Intérieur m’appela au téléphone pour me dire que cette Isabelle Eberhardt était une traitresse. Je lui avais répondu que nous avions déjà organisé un premier colloque sous le haut patronage de Monsieur le ministre de la Culture et avec la subvention de l’Etat algérien. Il exprima vertement sa surprise et pour sauver la face, il me dit que le patronage de Monsieur le Président de la République était d’une dimension politique. Puis vint le Hirak et j’étais entièrement investi en tant qu’écrivain engagé.

De nouveau, nous interpellons les autorités gouvernementales et la Magistrature Suprême sur le fait qu’il n’appartient pas aux Services de renseignement de fournir un avis ou une opinion sur la base d’une rumeur récoltée dans la rue pour dire que cette écrivaine était une espionne. En effet, ils n’ont ni la compétence ni les connaissances littéraires ou historiques pour faire valoir leur excès de zèle. Cette question échoit aux historiens, aux critiques littéraires à l’effet de formuler un avis autorisé sur la base de preuves irréfutables. C’est ce que j’avais plaidé en 2016 auprès de Monsieur le Président de la République qui avait instruit Monsieur le le ministère de la Culture pour adopter notre thèse et partant organiser ce colloque dont toute une ville ou presque le souhaite.

Messieurs les Hauts Responsables, vous n’êtes pas sans savoir que des dizaines d’Européens, Américains et Canadiens font un long voyage pour venir à Ainsefra se recueillir auprès de la tombe d’isabelle Eberhardt au cimetière musulman de sidi Boudgemaa. Ce sont des historiens, des critiques, des écrivains, des diplomates, des journalistes. Tous conviennent que la regrettée I. Eberhardt avait servi la cause du peuple algérien opprimé et un humanisme planétaire. Que pensent-ils alors de notre Etat, si ce n’est que certains de ses représentants fournissent des opinions sans en posséder les connaissances et de ce fait ils sont à la limité démunis en culture générale. N’est-ce pas là un affront que nous, en tant qu’élite intellectuelle, nous ressentons au plus profond de nous-mêmes. Ces agents sont-ils conscients du discrédit qu’ils portent à notre nation face aux autres nations de l’Occident.

Nous croyons fort, et nous soutenons notre thèse, qu’il n’appartient pas aux Services de renseignements quels que soient leurs organes de rattachement de donner une opinion sur un personnage historique éteint depuis plus de 120 ans. Car, nous n’avons à aucun moment sollicité l’octroi du Mérite National à cette écrivaine. En outre seuls ces types de colloque sont de nature à éclairer l’opinion publique et les pouvoirs publics sur toute question d’histoire équivoque.

 

Nous vous interpellons Messieurs qu’il est grand temps de sortir de la sphère des préjugés dommageables à la crédibilité de notre Etat et de la frustration qu’ils nourrissent au sein de l’élite intellectuelle, trop malade de ressasser depuis tant d’années les mêmes plaidoyers pour servir uniquement la vérité et la culture, qui sans elles, tout gouvernement,  quel qu’il soit, ne peut avancer solidement sans en provoquer des remous çà ou là.

Aussi, nous avons l’insigne honneur et l’immense plaisir d’invoquer votre sens des réalités, votre sympathie pour une écrivaine morte, si jeune, à l’âge seulement de vingt-sept ans, votre amour de la patri, votre sens de l’équité et lever cette restriction qui nous est opposée à chaque fois que nous parlons d’Isabelle Eberhardt et que nous tentions d’organiser une évènement culturel pour lui rendre hommage et offrir un plaisir culturel aux citoyens de ma ville natale d’Ainsefra, dont le passé préhistorique et contemporain est prestigieux.

Naama le 22/06/2021

 

Le Président du Colloque

Ahmed Bencherif

                                                      L’affaire Margueritte vers l’universalité

 

 

L’insurrection de Margueritte (Ain-Torki) du 26 avril 1901, sitôt réprimée dans le sang, était devenue « l’affaire Margueritte » en raison des débats intellectuels, politiques et parlementaires qu’elle avait provoqués et du procès judiciaire monstre dont elle avait été sanctionnée du 15 décembre 1902 au 8 février 1903. Si de son temps, elle fut célèbre, elle était vite tombée dans l’oubli. Toutefois, C harles-Robert Ageron lui avait consacré quelques pages dans son œuvre monumentale ‘les Algériens musulmans et la France 1871-1919, publiée en 1968 et en 2002, le médecin Laadi Flici avait rapporté dans sa chronique ‘Qui se souvient de Margueritte  ’, laquelle a été publiée en 2002. La même année, la mairie d’ Ain-Torki avait édifié une stèle commémorative. Malgré cela, elle restait méconnue du public.

Néanmoins, l’auteur Ahmed Bencherif avait publié son œuvre monumentale,   ‘Margueritte’ déclinée en deux tomes publiés en France, respectivement en 2008 et en 2009. Il entreprit un véritable travail de promotion de son roman historique pour la faire connaitre par la voie de la presse écrite, des médias audiovisuels, des conférences aux universités et les espaces culturels, ainsi que par le canal de ses sites officiels. Ce travail de fond a été concluant et avait généré une critique de l’auteur Christian Pheline’ l’aube d’une révolution Margueritte Algérie 216 avril 1901, laquelle fut publiée en 2012 en France. Cet essai historique apportait de nouveaux éclairages et comblait de multiples zones d’ombre. L’auteur Ahmed Bencherif devait nécessairement les mettre à profit pour actualiser son œuvre Margueritte et y intégrer les résultats de ses propres travaux de recherche et de documentation. C’est ainsi qu’il publia en 2019 Margueritte revisitée le 26 avril 1901 en deux tomes. Cependant, le roman historique demeurait exclusivement littéraire. C’est ainsi que sa propre œuvre scientifique vit le jour le 5 février 2021 aux éditions l’Harmattan France, sous le titre du ‘le procès des insurgés de Margueritte Algérie cour d’assises Montpellier 1902-1903. Elle fit une entrée triomphale au laboratoire d’histoire de l’université de Tlemcen Algérie.

A notre ère contemporaine, l’affaire Margueritte est classée dans le grand registre de la colonisation française de l Algérie du 19ème siècle principalement par les historiens anglophones, qu’ils analysent en toute objectivité et de façon impartiale. Nous pouvons citer deux historiens majeurs :

-. L’auteur Jennifer Sessions, professeure d’histoire et chercheuse à l université Virginie aux USA, qui pilote un projet d études et de recherche sur l affaire Margueritte.

-. L’auteur Arthur Asseraf, professeur d’histoire et chercheur à l université de Cambridge en Angleterre.

Les deux éminents historiens avaient été les hôtes de la Radio Podscat Séries Noires le 17 juin 2021. Ils y avaient développé sommairement mais avec suffisamment de clarté et de précision l’insurrection de Margueritte et de ses remous pendant toute la phase judiciaire, tout comme ils avaient mis l’accent sur la dépossession foncière dont fut frappée la tribu des Righa, laquelle dépossession fut le véritable déclencheur de la révolte du 26 avril 1901.

Il résulte des contacts par l’auteur Ahmed Bencherif avec les professeurs suscités sur ‘l’affaire Margueritte’ que l’ouvrage ‘le procès des insurgés de Margueritte cour d assises de Montpellier 1902-1903 est intégré dans les travaux d études et de recherche aux universités de Cambridge en Angleterre et de Virginie aux USA, respectivement sous la direction du professeur Arthur Asseraf et de la professeure Jennifer Sessions. Il est évident que ce nouveau-né apporte d’amples éclairages sur les débats parlementaires, politiques, intellectuels, le procès judiciaire, les 81 acquittés, les 10 condamnés à des peines légères et 13 aux travaux forcés à perpétuité ou à temps limité et donc ‘ transportés’ en Guyanne.

Douze ans d’efforts intellectuels intenses, de recherche et de promotion déployés  avec constance et persévérance pour l’œuvre Margueritte de l’auteur chercheur Ahmed Bencherif ont abouti à intégrer ‘l’affaire Margueritte’ dans la voie universelle. Cette promotion offre également  des opportunités pour organiser des rencontres scientifiques internationales. Le Mémoriel édifié en hommage aux « transportés » de la Nouvelle-Calédonie, de l’ile Marguerite et de la Guyane française et inauguré le 5 juillet 2021 par Monsieur le Président de la République à la place des Martyrs Alger est à juste titre du combat mené par ces artisans de la résistance face à la colonisation française.

Ahmed Bencherif

18
juil 2021
Posté dans Non classé par bencherif à 9:36 | Pas de réponses »
Mohamed VI serait faire une grosse bourde de langage que de vous qualifier de roi car vous êtes le monarque absolu en ce sens que votre gouvernement votre parlement vos assemblées locales sont vos moyens pour vos caprices politiques quant à votre peuple vous lui avez inculqué la notion de sacralite de votre trône
En fait votre monarchie héréditaire à prouvé au long de trois siècles son indigence intellectuelle sa médiocrité son goût pour le vice
Au long de vos siècles d ambitions expansionnistes territoriales traduites par des assauts guerriers sur notre frontière avec votre pays réduit à la misère par votre politique fantaisiste sans rigueur sans real politique
Vous avez prouve en 1963 votre haine et votre phobie pour le peuple algérien qui je vous le rappelle est frère du vôtre
Vous avez vendu l émir Abdelkader au général Lamoriciere en décembre 1947 l obligeant à choisir entre être votre prisonnier ou se rendre à Lamoriciere l histoire à prouvé qu il avait choisi le moindre mal comme elle a prouvé que le royaume allaouite est l ennemi du peuple algérien. Oui je dis allaouite car il n est pas cherifien et ce n est que l une de vos nombreuses usurpations les Idrissite sont des cherifiens
Vous inondez notre pays de hachich vous vous êtes allié à l ennemi du monde arabe de la Palestine de l Algérie et cet ennemi c est l état sioniste
Voilà encore que vous travaillez au vu et au su du monde entier pour l éclatement de l Algérie en clair pour la sécession de la Kabylie dont vous vous prononcé pour l autonomie c est grave trop grave
Vous voulez la guerre nous n en voulons pas vous vous croyez assez fort pour nous l imposer en ce sens que vous vous sentez fort avec le soutien américain et sioniste
Mais si vous voulez la guerre coûte que coûte vous la perdrez et nous occuperons votre pays à votre tour vous serez obligé de vous incliner pour signer votre défaite alors nous instituerons une république et le grand maghreb républicain sera en marche
Présentez vos excuses fermez les bureaux de Ferhat Mehenni de tous ces parleurs ces personnes ratées même dans les pays d Europe Clamez haut et fort que vous êtes pour l Algérie une et indivisible condamnez Ferhat Mehenni
C est un ultimatum de tout peuple et je me fais honneur de parler en son nom
Ahmed Bencherif auteur de Margueritte
Envoyé depuis Fast Notepad
8
juil 2021
Posté dans Non classé par bencherif à 8:20 | Pas de réponses »
j’ai l’immense plaisir de vous annoncer que mon œuvre scientifique ‘le procès des insurgés de Margueritte Algérie cour d’assises de Montpellier 1902-1903 enregistre d’autres reconnaissances dans les laboratoires d’histoire.
Après son adoption par le laboratoire des études civilisationnelles et intellectuelles université de Tlemcen, mon ouvrage académique sus- cité fait son entrée au département d’histoire de l’université de Cambridge en Angleterre sous la direction de l’historien professeur Arthur Asseraf qui intègre mes travaux dans ses recherches. De plus, il fait l’objet de travaux de recherches sous la direction de l’historienne et professeure Jennifer Sessions à l’université de Virginie aux Etats Unis d’Amérique
je remercie infiniment tous ces scientifiques nationaux et internationaux engagés à faire des recherches sur cette mémoire dont ils sont appelés à interpeller, à interpréter, à apporter d’autres vérités auxquelles je n’ai pas pu avoir accès.
Merci Monsieur Boughouinef, Honorable Recteur de l’université de Tlemcen
Merci Professeure Jennifer Sessions de l’université de Virginie
Merci Professeur Arthur Asseraf de l’université de Cambridge.
8
juil 2021

Les bombardements du 27 aout 1816        

Depuis trois siècles, la Régence d’Alger pratiquait ce commerce à haut risque et plein de dangers pour perquisitionner les vaisseaux de commerce qui naviguaient même en haute mer, pour s’assurer que ceux-ci ne représentaient aucun péril pour sa marine de guerre ou marchande. Les corsaires algériens avaient acquis une forte réputation en Méditerranée et en Atlantique. Cependant, ils traitaient leurs victimes avec une injustice avérée et des humiliations répétées. Plusieurs guerres navales les avaient opposés aux nations européennes, mais jamais ils ne furent détruits. Ils subissaient des dégâts, certes importants, mais ils parvenaient vite à réparer les dommages occasionnés soit à leurs vaisseaux soit aux fortifications portuaires.

Le dey Hadj Ali ne réchappait à cette règle générale du corsaire brave et intrépide, opiniâtre et impitoyable. Il commettait des injustices flagrantes à l’égard des chrétiens que sa flotte capturait en haute mer dont les captifs étaient astreints à galérer et les femmes étaient vendues au plus offrant. Sa barbarie farouche faisait sa triste réputation. Ces iniquités généraient de forts ressentiments et entretenaient un climat d’hostilité à son endroit par les chancelleries d’Europe. C’est ainsi que le 2 juillet 1815, le ministre turc de la Marine signalait au sultan Mahmoud les mauvais traitements que le dey infligeait aux chrétiens. Il ajoutait que l’amitié qui existait avec l’Europe s’était transformée en querelle et en agression. Donc, il était quasiment en état de guerre ce qui perturbait la navigation et le commerce maritime. Sa folie des grandeurs engageait à brève ou longe échéance les Algériens dans une guerre ouverte. En effet, en aout 1814, l’amiral britannique William Sidney Smith fait appel à l’Europe pour mettre fin à la piraterie des états barbaresques. En réplique, Hadj Ali encouragea Rayes Hamidou à multiplier les attaques contre les Européens et ses voisins. Le 23 mars 1815, Hadj Ali fut tué et remplacé par Omer. Celui-ci se lança évidemment dans la course, alors que le consul Deval en fit un rapport élogieux qu’il avait adressé à son ministre.

La marine britannique réagit sans tarder. Une expédition est lancée, sous le commandement de l’amiral lord Exmouth, conjointement avec la flotte hollandaise qui était sous les ordres de l’amiral Von Capellen. Bientôt ces deux forces navales arrivèrent devant Alger le 27 aout 1816. Lord Exmouth signifia au dey Omer un ultimatum d’une heure pour signer la paix et libérer tous les captifs chrétiens sans rançon. Le dey et son cabinet refusèrent. Les deux flottes se rapprochèrent des forts du port, sur le pied de guerre et la menace affichée notoirement. Cependant, elles étaient à bout portant de l’artillerie des défenses d’Alger. Mais le dey Omer préfère attendre au lieu de donner l’ordre à ses mortiers d’attaquer. Il perdit ainsi l’effet de surprise que recherche toute armée pour s’assurer sa suprématie. La bataille éclata et au bout d’une heure, les fortifications d’Alger étaient anéanties. Elle dura 11 heures 23 minutes, faisant un désastre. La défaite de la Régence était alors actée. Le dey Omer accepta de signer la paix aux conditions exigées. Ainsi, 1 200 captifs chrétiens furent libérés sans rançon, évaluée à 2 millions de riyals français.

La piraterie algérienne ne cessa que pendant deux mois et dès le 27 novembre six vaisseaux partirent de nouveau pour croiser en mer. Après la destruction de sa flotte, la Régence acheta et construisit de nombreux bateaux. La Sublime Porte, le Maroc et Tripoli leur donnèrent d’autres. Le dey parvint à reconstituer sa flotte puissante et menaçante. Omer fut assassiné par Necib Ben Malik Ali Khodja le 27 octobre 1817, qui lui succéda.
ouvrage en chantier
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