ahmed bencherif écrivain et poète

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30
jan 2017

Seul ! Seul avec moi-même, je suis devenu, en ces instants vides de sens et d’inspiration, une ombre imperceptible dans la nuit noire et froide. Mon esprit a perdu la notion des couleurs même celles qui symbolisent le bonheur, l’amour, la joie, la tristesse. Mon cœur semble dormir comme dans un coma. il ne bat ni trop  vite, ni trop peu. Rien ne semble l’emballer, l’enthousiasmer, le distraire, l’attrister. Une grave indifférence s’en est emparée depuis ton absence, cruauté pour moi, loisir pour toi. Comme c’est dur d’aimer, comme c’est dur d’aimer à la folie. Dès que l’être cher nous manque, c’est le néant qui règne sur nous-mêmes. C’est le néant où ma vie semble bien suspendue dans le temps, mon esprit figé dans ses connaissances, mon cœur attaché à la dernière image que l’être cher a laissée avant d’aller dans un voyage de loisir, ma raison semble entrer dans une phase de neutralisation toujours suspendue à ses mots d’au revoir.

Seul ! Seul avec moi-même, le jour et la nuit se mesurent pour moi en distances que ne puisse traverser en un jour et une nuit le plus rapide des vaisseaux spatiaux, mais en millénaires. Qui peut vivre des millénaires, subir leur poids stressant, parcourir leur longueur géométrique, percevoir leur lumière et leur obscurité, revisiter leurs souvenirs ? N’est-ce pas trop demander à mon cœur qui ne peut  vivre sans toi l’espace de secondes ?

Si au moins, messager était venu, ma peine serait moindre et j’aurais vu ce lien d’attachement me reliant à mon unique port d’attache qui est ton propre être, représenté par ton esprit lumineux et ton corps épanoui.

Tout cet état d’âme, qui m’affaisse de son poids énorme, explique bien mon apathie. Je mue fatalement en fantôme qui ne ressent point ces beaux sentiments liés à l’amour, qui sont la jalousie, parfois le doute ou la suspicion. Car des moyens modernes, un quelconque message situé à l’autre b out du monde puisse apporter ou la joie ou la tristesse. Mais toi, tu ne fais pas actionner tous ces moyens modernes pour me rassurer, me tranquilliser. Comprends bien alors pourquoi, je me permets de parler de doute ou de suspicion, Quoiqu’au fond de moi-même, ils  n’existent peut-être pas.

 

 

 

 

27
jan 2017

Cléopâtre et Antoine

 

Quelle intimité, dans ton espace Reine Cléopâtre. Une douillette flamme brule dans un  vase de bronze et jalouse la lueur brillante de tes yeux. Elle est tamisée un fond blanc sur le rouge du store baissé, fleuri et dentelé, rouge comme une rose. Dans un autre vase brule l’encens dont la senteur dope l’esprit et murmure au  cœur. Les parfums exotiques de la Perse adoucissent l’air ; ta voix, chant de canari, fredonne une chanson d’amour, tes atours sont au plus modeste, une quasi nudité à ton amant.

Tes noirs cheveux d’ébène soyeux, lâchés sur les deux cotés, sont le point saillant dans le rouge et le blanc de ton espace intime.  Tu règnes en maitresse du cœur de ton amant Antoine que tu attends avec une impatience visible sur tes joues empourprées. Sur ton lit royal, tu es allongée, telle une déesse grecque, déesse de l’amour, la tête relevée, la poitrine dévoilée. Tes gros seins sont hauts et fermes, voluptueux et appétissants, couronnés chacun par une  cerise. Ils balancent, dansent sensuellement à chaque fluxion de tes reins. Ils sont la folie de ton amant qu’il aime soigner en caresses, invoquer divinement, leur réserver une belle culture érotique. Ton sourire de fée dégage une sensualité pour mieux le séduire et l’attirer à partager ta couche. Ton abdomen harmonieux sans excès de chair, gardé par ton  nombril mince, est sa tentation pour se livrer corps et âme à tes pulsions amoureuses.   Plus bas hélas, ton intimité reste secrète, mystérieuse sous ton drap blanc de soie. En vain, Antoine active son imagination sans pour autant découvrir ta secrète intimité.

Comme tu es belle Cléopâtre, une somme arithmétique de sensualité  et d’érotisme, une douceur et une tendresse, l’amour et la passion, que malgré lui, Antoine a délaissés pour aller  venger ton honneur, t’introniser de nouveau dans ton royaume spolié. Pour ta beauté ensorcelante, il livra une guerre inégale à ton adversaire, plus audacieux pour te ravir et te posséder. Antoine, battu sans espoir de revanche, gardera à vie tes souvenirs, gravés dans sa mémoire, comme sculptés dans un marbre.

23
jan 2017
Posté dans Poésie par bencherif à 8:11 | Pas de réponses »

Ne me quitte pas

 

 

Ne me quitte pas, je ne saurai survivre,

Toi, mes sources vitales multiples,

Toutes mes facultés, mon copieux livre,

Mon art poétique, mon verbe intarissable,

L’esprit et le cœur, l’âme ivre dans ton ciel,

Corps sans vie, inerte, fantôme sur terre,

Se mouvant dans la nuit, privé de l’essentiel,

Ton amour, miracle de ma plaie sévère.

Je ne saurai t’oublier, aimer de nouveau,

Une fée, la plus merveilleuse du monde,

Toi, ma huitième merveille que rien ne vaut,

Toi, mon fruit exotique qui abonde.

Le chagrin sera mon compagnon exclusif,

Les soucis en légion, morte, béatitude,

Mélancolie, ma maitresse, rien d’attractif,

Ni folie, sagesse, raison en servitude,

Je vivrai dans ton souvenir mirifique,

Sans présent, ni avenir, mais dans ton passé,

Tes atours, attributs, sourire angélique,

Ces dons de dieu parfaits, œuvre d’art encensée.

 

 

 

 

 

11
jan 2017
Posté dans Poésie par bencherif à 10:57 | Pas de réponses »

Le lac

 

Regarde, contemple ta belle hôtesse,

Venue courtiser tes plages poudreuses,

Flâner sur tes berges, en  noble comtesse,

De sa voix fluette,  te chanter la berceuse,

Regarde sa beauté de nymphe habillée,

En pantalon et veste, un châle noir au cou,

A rayures blanches finement émaillées

Un bonnet de laine doublée à très bon goût,

Plût à toi de veiller Assia, mon amour,

En Elle, réunies, les trois Grâces du bonheur,

Joie et Grace, Beauté sans de moindres atours,

Huitième merveille, singulière splendeur,

Assure son loisir en joies endimanchées,

Sur ta berge en amont de tes verdoyants sapins,

Au plaisir du barbecue, son feu, enclenché,

Ses fumées diffusées vers tes sommets alpins.

Digne  héritière des nymphes antiques,

La pudeur avérée, le verbe pondéré,

Ses charmes envoutants, ses grâces mirifiques,

Sa courtoisie en exemple, ses gestes modérés,

Mire des regards émerveillés et déférents,

Pétillante de vie, un printemps éternel,

Ame poétique, un fantastique roman,

Ourdie et experte, passionnée au label

Elle te rend grâce en foulant tes sables,

En admirant tes eaux bleues, froides et calmes,

Allongée sur un  banc, à l’ombre d’un érable,

Elle médite, le cœur pris, conquise son âme.

 

10
jan 2017
Posté dans Poésie par bencherif à 8:14 | Pas de réponses »

Egérie

 

 

Egérie, je serai à la force de mon âme

Le zéphyr  qui berce tes cheveux ondoyés,

La vague blanche qui caresse tes pieds calmes,

Le sable qui adhère à ton beau corps noyé,

La mousse qui loge dans tes grappes de raisin,

Le papillon qui vient se nourrir de ta fleur,

Le canari qui vient se poser dans ta main,

L’air que tu respires dans la bonne humeur,

Le doux rayon de soleil qui te réchauffe,

Le reflet lunaire balançant dans tes yeux,

Le voile de ta pudeur en belle étoffe,

La prairie de tes romances sous tous les cieux,

Le mausolée chaulé pour tes pèlerinages,

Le roi triomphant par ta boule de cristal,

L’amant jamais connu par les grands mages,

Le faiseur de tes joies, ton unique régal.

 

Vers toi mon Egérie ma pensée survole

Les monts et les vallées, les mers et les fleuves,

Les villes et les bourgs, ensemençant le sol,

Constamment rajeunie et faisant peau neuve.

Je prends mon bain pur dans ta grotte encensée,

Et me frictionne par tes voiles satinés ;

Je hume tes parfums exotiques insensés,

Goutte à tes fruits de mer et tes mets raffinés.

J’arrose de parfums ton beau lit végétal,

J’adoucis d’aromes l’eau pure de ton bain

Et tu baignes ton corps irradié de hâle

Que parcourt tendrement ta merveilleuse main.

Que dis-tu ? Ma pensée remplie de tendresse

Résonne en toi comme un doux chant de sirène,

Eveille tes sens et te couvre de caresses

Son pouvoir enchanteur t’évoque des scènes.

 

Et entends-tu frémir les ailes de la nuit,

Sous la douce brise qui chante tes hymnes,

Heure de l’harmonie des amours épanouies,

Louées magnifiquement dans ton âme fine.

 

La lune porcelaine perlée d’étoiles

Nous promet l’évasion tendre et romanesque,

Emprunt du paradis, ni satins, ni voiles,

Dans ta grotte palais décorée de fresques.

25
déc 2016
Posté dans Poésie par bencherif à 2:39 | Pas de réponses »

Souveraine

 

Dans le pur féminin, tu es souveraine,

Le mot sur la pensée, dicté par ta candeur,

Courtoisie sans pareil de véritable reine,

Savoir et sagesse, modestie et grandeur,

L’âme poétique fine des odes arabes,

Abreuvée de pudeur, choix parfait des rimes,

Lyriques et grandioses, sublimes aquarelles

De belles images, tournures d’escrime,

En écrins argentés, mirifiques ombrelles,

Foi en Dieu profonde, amour du prophète,

Invocations pieuses d’aurore, du couchant,

Vertu en exemple, hauteur de l’acète,

Sentiment sublime, généreux,  attachant,

Un ange terrestre  prêchant la bonne parole,

En quête du bien ici-bas,  pleine sollicitude,

Vivant la nostalgie de Mecheria, son sol,

Tristement dans son cœur, en toute amplitude,

Esprit indépendant, femme de société,

Fière des  nobles valeurs ancestrales,

Léguées par les grands caravaniers redoutés,

Ecrites en caractères d’or dans les annales,

Personne spontanée, fierté de nous tous,

Un soleil au ciel bleu, chassant les  nuages,

Par sa plume douce arrosant les jeunes pousses,

Prêchant d’expérience de très beaux adages,

A toi chère Assia, je dédie cet hommage,

Humblement, sans orgueil, je te rends cette grâce,

Au monument que tu es sans ombrage,

Fidèle aux principes, et de grande classe.

25
déc 2016

Eternité Assia

 

 

Assia, J’ai gravé ton nom sur le granit,

Témoin séculaire des âges à venir,

Quand avait brulé ton soleil à son zénith,

Au ciseau de mon cœur, au pays de Palmyre,

Berceau des légendes,  croisée des cultures,

Liberté des amours, Vénus et Aphrodite,

Porte des rêveries du merveilleux futur,

Fresque poétique  des passions subites,

Idylle magnifiée à l’encre de mon âme,

Au recueil des rimes, charme de Cupidon,

Couronne de mon art qui berce ou enflamme,

Enfanté de  bas âge, un exceptionnel don,

Symphonie des pulsions, firmament constellé,

Lune perlée d’étoiles, soleil des aurores,

Un diamant unique dans l’écrin dentelé,

Couronne boréale de l’hémisphère nord.

Mortels sont les humains, leurs vies éphémères,

Si je cherchais l’éternité, ce serait en toi,

Et vivre ton amour dans ta complicité,

Qu‘Aphrodite ne ferait, stérile en émois,

Que Vénus n’égalerait dans tes voluptés,

Ne crains rien ! Mes rimes survivront à jamais,

Plaisir de lecture dans le monde intelligent,

Modèle d’amoureux en phase de charmer,

Veillées poétiques pour de bonnes gens.

 

 

 

15
déc 2016
Posté dans Poésie par bencherif à 11:59 | Pas de réponses »

Euphorie

 

 

Ton vin, léger comme une feuille d’automne,

Frais comme la rose du printemps chatoyant,

Versé de  nuit dans ton  cristal flamboyant,

Triomphant, chasse mon air gris monotone,

Dopage de hachich, une magie unique,

Que ton souffle insuffle dans son air idyllique,

Que tes mains dessinent comme un chamane,

Que tes baisers, eau de jouvence, miel d’éden,

Le concert des envies dans nos béatitudes

Une danse érotique dans sa plénitude

Dans nos jardins secrets détachés du monde,

L’ile océanique vermeille et féconde

Jamais découverte, un espace de rêves,

Arc-en-ciel, faiseur d’émois, source de sèves,

La vie se résume à  nous, le monde, aussi,

Leurs maux jetés, bannis à jamais leurs soucis,

Voyage féerique dans notre firmament,

Osmose d’âmes sœurs, la fusion des amants.

6
déc 2016
Posté dans Poésie par bencherif à 3:02 | Pas de réponses »

C’est triste

 

 

C’est triste, tout est noir, jour et nuit confondus,

Frappés soudainement d’apocalypse précoce,

Rien ne bouge, ne meut, la vie semble perdue,

Fragilité : tout semble perdre ses forces,

Les astres lumineux entrés dans leur éclipse,

Tragique, mélodrame jamais imaginé,

Entendements stériles et les cœurs vidés,

Victimes d’aléas, meurtris et condamnés,

Les arbres pleurent de sève par torrents,

Les pierres geignent, se désagrègent en  deuil,

Nature comateuse, tableau affairant,

Jour dernier du bilan, fatal, sans écueil,

Silence mortuaire, prémices tragiques,

D’une fin d’un roman d’amour inédit,

Mélodrame en actes, scènes dramatiques,

D’une communion, d’un sort jamais prédit,

Terrible et inquiétant, le silence des amants,

Un pli fâcheux amer, entré, insidieux,

Incompris, spontané, ravageur en démon,

Frimas qui reviennent, sous la clarté des cieux,

Fugue de l’héroïne, fort doute, suspicion,

Quand sommeille, dans sa naïveté, le héros,

Si oui,  ce serait   trépas, sans bénédiction,

Elle revient toujours, les compteurs à zéro.

Le pardon validé de grand cœur et d’amour,

En éclats de soleil, aux  parfums d’une rose,

Plus hardie, plus folle dans ses marques d’amour,

Poésie en écrin chassant l’air morose.

5
déc 2016
Posté dans Non classé par bencherif à 9:15 | Pas de réponses »

À mon huis je ne vois point de crépuscule !….. il y’a juste quelques feuilles d’un coeur en errance. Qui s’inclinent devant la grâce de la miss nature et qu’elles ouvrent leurs portes à son envie. Elles sont tout de même si inquiètes pour ce passage léger qui abandonne son frou frou petit à petit. Il ne veut plus chanter ce sentiment divin. Cet amour condensé, en continue.
Ô jardin d’un coeur là où les belles couleurs de créateurs sont toutes de merveilleuses fleurs au pastel adouci, luisant au parfum d’un ailleurs, d’un mirifique sanctuaire dont un hareme, un refuge pour les fidèles princesses. Elles ont jonché leurs pierres blanches sur un tapis de couleur sombre pour une lumière d’où la suprématie des mots de poètes nocturnes surgissent et lancent une épée à deux reprises aux sonnets chantants.
Ô sublime colombe !
Je veux te prendre. Te mettre dans un espace culminant où tu sentiras la félicité de l’amour et du plaisir.
Je suis un amoureux fou de toi
Pour l’éternité
Pour un infini exile
Tu as tranché
Et j’en conviens
Dans la suprématie des belles lettres enchanteresse bien choisies, bien ordonnées, bien coordonnées.
C’est de bon coeur que j’accepte ton reproche….
Assia Sayah

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